Nous avons évoqué, dernièrement dans la rubrique échanges, la fête des fleurs de 1969 à Gorron avec l’élection de sa reine. En mars 1950, une reine a aussi été élue. Un seul char participait au défilé : le carrosse de l’industrie dans lequel la reine et ses demoiselles d’honneur avaient pris place. Il était suivi de la fanfare Saint-Martin, des maires du canton, de la compagnie des sapeurs-pompiers…
Lors de cette journée on avait organisé un radio crochet, une épreuve de cross cyclo-pédestre, une soirée dansante à la mairie…
Dans l’article, on peut relever des noms bien connus des Gorronnais : en dehors de la reine Madeleine Fougères (d’une famille de cultivateurs gorronnais), M. Maret, maire de Gorron, M. Durand, président du comité des fêtes, M. Bourdon, lieutenant des pompiers, M. Salset, Directeur des établissements Gautier, président du comité des semaines commerciales.
On apprend que monsieur Salset a filmé cette journée. Il existerait d’autres films tournés par M. Salset. Si quelqu’un connaissait l’existence de ces films, qu’il n’hésite pas à me contacter.
Je commence ici une nouvelle recherche sur les veuves de guerre. A partir du document : « Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914 – 1918 », je vais recenser les femmes ayant perdu leurs maris pendant la guerre. L’objectif étant d’évaluer le nombre de remariages après ces veuvages.
Constance Derenne épouse Louis Trotin
Louis Trotin est mort le 4 novembre 1914, disparu au combat dans la Somme. En 1906, il était garçon de cave, employé de Casimir PIVETTE, marchand de vin, rue du Bignon, à Gorron.
Le couple s’est marié le 27 juillet 1908 à Gorron. Ils ont eu un fils en 1909.
Lucie Constance Derenne est née le 3 mars 1882 à Châtillon. Elle est décédée le 28 novembre 1978 à Oisseau.
On la retrouve en 1921 recensée Grande Rue à Gorron avec son fils. Elle est ouvrière en chaussures chez Goussin. En 1926, elle est recensée rue des Sarrazins, piqueuse chez Fauchard ; son fils est mécanicien chez Dollé. Nous perdons leur trace à Gorron en 1931.
Donc, 12 ans après la mort de son mari, Céline Constance, à l’âge de 44 ans, était toujours célibataire.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue Jean-Jacques Garnier
Julien Beaugé, né le 13/07/1908
1ère génération
Julien Beaugé
Rue Jean-Jacques Garnier
1975
2ème génération
François Beaugé
Menuisier
Marie-Louise Cronier
Champ de Foire
1907
3ème génération
Constant Beaugé
Charpentier
Anne Gohier
1877
4ème génération
Siméon Beaugé
Charpentier
Anne Pottier
Propriétaire
1842
5ème génération
Siméon Beaugé
Charpentier
Jeanne Quentin
Domestique
1808
6ème génération
Siméon Beaugé
Tisserand
Renée Berrier
Nous n’avons pas d’information sur ce dernier couple. Pour l’instant, la lignée s’arrêtera à la 5ème génération.
Récapitulatif (1)
Sur 907 personnes retenues, 167 sont originaires de Gorron. Sur ces 167, 62 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
Récapitulatif (2)
5 générations
Romagné
Menuisiers - cordonniers
Morin
Menuisiers - mécaniciens
Herpin Léon Deniau
Sacristain – cirier – notaire - charpentier
Chemin
Cultivateurs
Bailleul Ernault
Bouchers
Delangle - Boittin
Carrier – ouvrière chaussures -Cultivateurs
Pottier - Gendron
Secrétaire – négociant en salaison - tanneurs
Rousseau - Romagné
Vendeur de meubles – entrepreneur en scierie – cordonnier - menuisier
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue des Chauvinettes
N° 22 : Albert Portefaix, son épouse Angèle Gandais et leur fils Pierre.
« A bas l’armée – l’antimilitarisme en France du 19e siècle à nos jours » (Sous la direction d’Éric Fournier et d’Arnaud-Dominique Houte)
Trente-cinq contributions. Un ensemble qui me paraît solide historiquement et agréable à lire. Une distinction est faite entre antimilitarisme et pacifisme même si ces deux positions se croisent et s’interpénètrent souvent.
L’on voit que l’antimilitarisme évolue en dents de scie en fonction des conjonctures nationales et internationales. En temps de guerre et d’union sacrée, souvent il disparaît pratiquement. Mais la critique de l’armée en tant qu’institution, elle, est toujours présente. C’est moins son rôle violent qui est mis en avant (contrairement au pacifisme) que la lourdeur et souvent la compétence de sa hiérarchie qui sont mises en causes.
Au-delà des réactions individuelles (désertions, mutineries…), ce sont les caricatures et les moqueries qui persistent de manière plus ou moins virulente. En France, cela a abouti à la suppression du service militaire obligatoire que certains commencent à regretter, oubliant l’absurdité du comportement de certains sous-officiers souvent présentés comme alcooliques et attardés mentaux.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…
Le journal de Gabrielle Boullard (épouse Daniel)
1932
En décembre, l’usine Lefort et Rossignol frères a été détruite par un incendie. Deux cents familles vont être touchées par ce sinistre. La municipalité et certaines associations comme les Anciens Combattants ont essayé de venir en aide aux pauvres gens. Malheureusement cela leur sera difficile. Il faudrait que l’aide aux chômeurs ne dépende pas seulement du niveau local (caisse municipale, bureau de bienfaisance) mais que le département et l’Etat y participent.
On a enfin décidé de goudronner la rue du Bignon jusqu’à la mairie. Ce n’était pas du luxe. Dans les secteurs qui ne sont pas pavés, l’empierrage irrégulier n’est pas bon pour les différents véhicules mais aussi pour les piétons.
L’assassinat de notre Président de la République a ému beaucoup de Français. On nous présente son assassin, un Russe, comme un déséquilibré. Il sera pourtant condamné à mort. Il prétendait avoir commis son assassinat parce que la France n’avait pas lutté contre les Bolcheviks. La peine de mort m’a toujours dérangée. Mais beaucoup de mes compatriotes sont pour.
Le Memorial Day est un jour de congé officiel aux Etats Unis qui rend hommage aux soldats américains morts au combat. A Gorron, ce jour était célébré au cimetière américain route de Couesmes à Gorron.
L’article de Ouest-France (transmis par Claude) nous apprend que cette célébration s’est interrompue le 21 mai 1948. A partir de cette date, une partie des sépultures ont été transférées au cimetière de Saint-James dans la Manche et d’autres ont été rapatriées aux Etats-Unis.
Lors de cette dernière cérémonie (qui tombait le jour de la Fête-Dieu), de nombreux officiels départementaux se sont donc retrouvés route de Couesmes.
Sur cette photo de Gorronnais, nous reconnaissons Monsieur Henri Durand, meunier, président de la Jeanne d’Arc et Monsieur Lucien Dollé, mécanicien agricole, maire de Gorron. En quelle circonstance a-t-elle été prise ? Regroupement d’une classe d’âge ? Si vous avez des informations, merci d’en faire part au blog.
Je commence ici une nouvelle recherche sur les veuves de guerre. A partir du document : « Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914 – 1918 », je vais recenser les femmes ayant perdu leurs maris pendant la guerre. L’objectif étant d’évaluer le nombre de remariages après ces veuvages.
Rosalie Guesdon épouse Alexandre Barbé
Alexandre Barbé est mort le 15 octobre 1914 de « suite de maladie » à l’hôpital de Verdun dans la Meuse. Le couple avait trois enfants. On les retrouve avec leur mère (née en 1890 à Saint-Aubin), cultivatrice à la Fiaudière, sur les listes de recensement à Gorron en 1931. Elle ne s’est donc pas remariée.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue Jean-Jacques Garnier
Julien Beaugé, né le 13/07/1908
1ère génération
Julien Beaugé
Rue Jean-Jacques Garnier
1975
2ème génération
François Beaugé
Menuisier
Marie-Louise Cronier
Champ de Foire
1907
3ème génération
Constant Beaugé
Charpentier
Anne Gohier
1877
4ème génération
Siméon Beaugé
Charpentier
Anne Pottier
Propriétaire
1842
5ème génération
Siméon Beaugé
Charpentier
Jeanne Quentin
Domestique
1808
6ème génération
Siméon Beaugé
Tisserand
Renée Berrier
Siméon Beaugé et Anne Pottier se sont mariés à Gorron le 08/05/1837. Siméon Beaugé est né à Gorron de Siméon Beaugé, charpentier et de Jeanne Quentin, domestique, mariés le 25/01/1808 à Gorron.
Siméon Beaugé est le fils de Siméon Beaugé, tisserand et de Renée Berrier.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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