Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…
Le journal de Gabrielle Boulard (épouse Daniel)
1924
Il nous arrive, régulièrement, des inondations dans le bas de la ville, près du Pont de Hercé et du Ponceau. Ce sont souvent les mêmes maisons qui se retrouvent les pieds dans l’eau. Mais, heureusement, cela n’a rien à voir avec la catastrophe parisienne. On a parlé d’une élévation de l’eau de plus de sept mètres.
Au niveau national, les législatives ont amené au pouvoir le cartel des gauches. Cela ne changera rien pour les gorronnais. Depuis le mandat de mon beau-père, les maires se situaient plutôt à gauche. Ils étaient moins proches de la cure mais les relations paraissaient plutôt cordiales.
Mon mari a acheté un poste de radio. Cela a été pour moi un véritable événement. J’écoute tout ce que je peux capter. Les informations sur les événements nationaux comme les émissions de divertissement ou d’art et culture. Je m’allonge sur mon divan et j’ai l’impression de voyager.
Je n’aurais pas dû regarder l’interview de l’auteure à la Grand Librairie avant de lire son livre. Son discours sur la recherche du son, de la musique de son écriture (qu’elle ne peut définir d’ailleurs) a gâché ma lecture. Les auteurs qui sentent le besoin d’insister sur leurs difficultés à écrire, par exemple revenir quinze fois sur un paragraphe pour trouver ce « son », m’insupportent. Sont-ils si peu sûrs d’eux pour en rajouter autant ?
C’est un roman policier et c’est de la littérature, un point c’est tout. Et c’est agréable à lire. L’histoire, par contre, m’a paru alambiquée. Les rebondissements pas toujours très crédibles. Heureusement les personnages, les pas de côté sont bienvenus. A conditions qu’ils ne soient pas trop caricaturaux. Je trouve que les méchants sont vraiment trop méchants et les bons trop bons.
Que tout cela se passe près de Combourg avec le sosie de François René de Châteaubriand, m’a paru aussi survendu. Globalement, une vraie déception.
Préparation d'un roman dont l'héroïne principale sera une domestique qui passera sa vie d'adulte au service d'une famille d'industriels gorronnais.
La grippe espagnole (suite)
L’armistice signé le 11 novembre 1918, la joie, les fêtes, masquèrent encore le désastre sanitaire mais il fallut se rendre à l’évidence, les drames étaient loin d’être terminés. On voyait des soldats de retour enterrer leurs femmes qui les attendaient depuis quatre ans !
C’est alors que se développèrent des traitements plus ou moins fantaisistes. Comme souvent, face à une maladie inconnue, sans remèdes efficaces, des théories fleurirent, défendues parfois par des médecins eux-mêmes. Le docteur Folley prétendit avoir trouvé un traitement à base de sérum antipesteux. Un virulent débat s’installa entre les médecins.
D’autres scientifiques n’hésitèrent pas à prescrire le rhum comme prévention et traitement. Outre les ingrédients les plus divers associés à l’alcool, on utilise les médicaments que l’on a sous la main : aspirine, arsenic, huile de ricin et même retour à la saignée. Ce qui n’empêchera pas que le bilan de morts fût énorme. Bien supérieur à celui des tués sur les champs de bataille…
Nous n’avons pas retrouvé les deux demoiselles d’honneur : Jeanine Boittin et Gisèle Perdereau sur le recensement de 1962. Même demande que la semaine dernière : si des visiteurs connaissent ces familles, contactez-nous.
Nous allons maintenant nous intéresser aux artisans, commerçants et industriels en 1969 et comparer avec ceux existant aujourd’hui. Pour cela, nous allons partir des publicités contenues dans le bulletin.
Vente, fabrication de vêtements, bonneterie…
1969 : Chrétien-Gillot, rue Magenta ; maison Romagné, place du Général Barrabé, Claude Lesault, rue de Bretagne ; Bertrand-Menand, rue Magenta ; Paris-nouveautés, place de la Mairie ; Roger Manoury, Grande Rue ; G. Pelé, place de la mairie ; mesdemoiselles Mottier, rue Magenta.
Actuellement : Cassidy, place du Général Barrabé ; Lucien Fourmond, rue Brochard-Brault, Super U route de Brecé.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962
Recensement de 1962
Rue de la Cour de Forges
N° 16 : Emile Rouesnel, marchand de fromage, son épouse Amanda Hellandais et leur fille Eliane.
« Les deux Beunes » (Pierre Michon). Un auteur considéré par certains comme un de plus grands actuels. Une langue très travaillée, poétique. Mais, en même temps, plutôt facile à lire à condition de prendre son temps et de déguster une production parfois un peu précieuse. Le thème est séduisant. Un jeune instituteur nommé dans un village du Périgord tombe amoureux d’une belle buraliste dont le corps de femme mûre le fascine.
Il s’agit d’un deuxième volet suivant le roman « la grande Beune » paru en 1996. Sur la quatrième de couverture, on parle de densité, de fulgurances, d’emportements. On ne saurait mieux dire, sans s’attendre pour autant à un texte sulfureux. Tout est dit mais dans un travail littéraire impressionnant.
Organisée par l’union des Commerçants Artisans et Industriels de Gorron, elle s’est déroulée le dimanche 15 juin 1969. De nombreuse photos vont pouvoir nous faire revivre ce type de manifestation très prisée des Gorronnais.
Le photographe officiel est Pierre Trois, habitant avec son épouse Ghislaine Renard, 8 rue Jean-Jacques Garnier.
Le président de l’Union est Monsieur Michel Béchet, imprimeur, 18 rue Magenta, que nous avons souvent évoqué dans le blog.
Nous ne connaissons pas la famille de la reine : Marie-Josèphe Courteille. Si un visiteur peut nous renseigner, merci d’avance.
L’objectif est de recenser les domestiques (hors agriculture), de connaître les familles qui les emploient. Dans la mesure du possible, essayer de repérer leur lieu de naissance, leur origine sociale et la durée de l’exercice dans la fonction.
Dernière étape : retrouver l’origine sociale des domestiques natifs de Gorron en 1872.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Gabrielle Boulard (épouse Daniel)
1923
Prendre la suite de ma mère et de mes ancêtres est plutôt intimidant. Surtout que cette année, à Gorron, il y a eu peu d’événements remarquables. Un homme s’est tué en nettoyant son fusil (à moins qu’il ne se soit suicidé, ce que parfois l’on cache) ; 16 moutons ont été dévorés par des chiens en trois mois. On en n’est pas encore à la psychose de la Bête du Gévaudan.
La réfection de l’église est toujours un problème pour les finances municipales depuis la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. L’entretien des bâtiments incombant désormais aux communes. On en fait toujours trop pour les uns et pas assez pour les autres.
Au niveau national, une affaire criminelle prend une ampleur exceptionnelle dans l’ouest de la France. Guillaume Seznec est accusé du meurtre de Pierre Quéméneur, conseiller général du Finistère dont le corps n’a jamais été retrouvé. L’accusé ne cesse de nier les faits.
Pour moi qui m’intéresse aux affaires politiques, je suis plus choquée par l’exclusion des membres de la Ligue des droits de l’Homme du Parti communiste.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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