A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue des Chauvinettes
N° 20 : Romain Benoist et son épouse et Maria Trehet.
« Attaquer la terre et le soleil » (Mathieu Belezi)
Le prix Inter m’a souvent permis de découvrir des auteurs originaux. C’est une nouvelle fois le cas en 2023. La conquête de l’Algérie au 19e siècle. Une alternance de courts chapitres. Les uns sur les militaires chargés de cette conquête et les autres sur les colons arrivés pour exploiter les terres. Deux points de vue différents avec, en arrière-plan, la population indigène considérée comme des barbares à civiliser.
Le premier point de vue est porté par un capitaine, caricature du militaire limite malade mental, violent, bête, raciste et méprisant. Le second par une pauvre femme à qui on a fait miroiter les bienfaits de la colonisation et qui ne rencontre que la misère et la mort.
Dans un texte court, à l’aide d’une langue parfois crue, Belezi dit tout des méfaits de la colonisation. Ses personnages illustrent la complexité de la nature humaine capable de la pire barbarie mais aussi d’amour et de solidarité.
Le conseil de révision qui se déroulait au chef-lieu de canton était chargé de statuer sur l’aptitude ou non des garçons de 20 ans à faire leur service militaire. Il était constitué de militaires et élus. A ma connaissance, il s’est arrêté dans les années 1960 (1967 à Gorron ?).
Sur la photo ci-contre, la classe 1924 donc des Gorronnais nés en 1904. Elle a été prise devant le monument aux morts érigé en 1921 dans le square du Bignon. A noter les arbres qui bordaient le square à l’époque.
Au centre de la photo, le maire de Gorron en 1924 : Clément Moreau.
A partir des encarts publicitaires présents dans le livret (tous les commerçants, artisans, industriels ne sont pas représentés).
Des commerces et artisanats disparus aujourd’hui (qu’on peut retrouver dans les rayons des grandes surfaces).
Quincaillerie – armurerie, F. Fontaine, 28 rue de la Mairie ; quincaillerie, L. Bruneau, place du Général Barrabé ; tôlerie-peinture, L. Letourneur, rue du Maine ; droguerie – peinture, M. Lemonnier, rue Corbeau-Paris ; droguerie, C. Mottier ; tailleur d’habits, H. Voisin, rue Brochard-Brault ; grains – graines, J. Foucher, Place du Général Barrabé ; graines fourragères et potagères, André Coutard, place de la Mairie ; bière-charbon – fuel : Paul Patry, rue du Bignon ; Roger Guérin, rue du Pré.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…
Le journal de Gabrielle Boulard (épouse Daniel)
1931
Nous sommes allés, avec mon mari, voir l’exposition coloniale internationale de Vincennes. Nous aurions pu y rester des semaines tant il y avait de choses à voir. De nombreux pavillons illustraient les paysages et la vie des pays ayant fait partie de notre empire colonial. La reconstitution de villages avec un échantillon de la population indigène est particulièrement prisée. Les « sauvages » amusent ou font peur aux visiteurs.
On imagine des mœurs, des comportements bien différents et inférieurs aux nôtres. Pourtant il peut se passer des choses bien horribles aussi dans nos propres villages. A Gorron, la découverte d’un nouveau-né dans une fosse d’aisances a mis en cause la mère poursuivie pour infanticide. On la considéra comme folle et elle sera enfermée dans un asile.
Heureusement des moments plus agréables nous permettent d’oublier de telles horreurs. La Foire fleurie du 25 mars a été particulièrement fréquentée. Il a fallu augmenter les services du tramway pour amener la foule des localités voisines.
Je commence ici une nouvelle recherche sur les veuves de guerre. A partir du document : « Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914 – 1918 », je vais recenser les femmes ayant perdu leurs maris pendant la guerre. L’objectif étant d’évaluer le nombre de remariages après ces veuvages.
Marie-Louise Louveau épouse Louis Léon
Louis Léon est mort le 27 septembre 1914 dans la Somme. Ils se sont mariés le 11 juin 1911 à Brecé. On retrouve Marie-Louise Louveau mariée à Louis Huard, cultivateur, sur les listes de recensement à Gorron en 1931. Le couple vit à la Pomeraie. Elle avait eu 2 enfants avec Louis Léon.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue Jean-Jacques Garnier
Julien Beaugé, né le 13/07/1908
1ère génération
Julien Beaugé
Rue Jean-Jacques Garnier
1975
2ème génération
François Beaugé
Menuisier
Marie-Louise Cronier
Champ de Foire
1907
3ème génération
Constant Beaugé
Charpentier
Anne Gohier
1877
4ème génération
Siméon Beaugé
Charpentier
Anne Pottier
Propriétaire
1842
François Beaugé est né le 27 mai 1877. Il est le fils de Contant Beaugé, charpentier et de Anne Gohier mariés le 06/06/1872 à Saint-Aubin-Fosse-Louvain.
Constant Beaugé est né à Gorron le 14 septembre 1842 de Siméon Beaugé, entrepreneur charpentier et de Anne Pottier, propriétaire.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue des Chauvinettes
N° 18 : Eugène Royer et son épouse Victorine Pottier.
A partir des encarts publicitaires présents dans le livret (tous les commerçants, artisans, industriels ne sont pas représentés).
Des commerces et artisanats disparus aujourd’hui (qu’on peut retrouver dans les rayons des grandes surfaces).
Teinturerie : Mme Drolon (dépositaire Hénault-Morel) ; Cadeaux, articles de voyage : Lemonnier-Chevalier, 22 rue de la Mairie ; Chapellerie – modes – parapluies : Maurice Mottier, place de la Houssaye ; Horlogerie – bijouterie : F. Chemin, rue de la Mairie et Jean-Pierre Erard, 5 place de la Mairie.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…
Le journal de Gabrielle Boulard (épouse Daniel)
1930
Joseph Pottier
Clément Moreau, maire est décédé le 30 août. Il est remplacé par Joseph Pottier, huissier, greffier de paix, originaire de Placé. Il est classé comme gauche républicain. Coloration politique des maires de Gorron depuis Pierre Fouilleul. Ce qui ne changera pas grand-chose dans l’administration de la ville.
Le chauffage, l’électricité et une horloge sont installés au patronage laïque. Ce genre de décision déclenche toujours quelques polémiques dans la ville. La rivalité entre l’école publique et l’école privée confessionnelle divise toujours la population. On retrouve cette rivalité au niveau des patronages (un patronage paroissial existe depuis déjà des années).
Par contre cette population se réunit quand il s’agit de s’opposer à l’organisation du droit de stationnement des voitures automobiles et hippomobiles. Il devient pourtant nécessaire de mettre un peu d’ordre dans ce stationnement.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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