Le premier jet du roman « Un Gorronnais en Algérie » est terminé. Il est désormais au stade de la relecture et de la correction. Le suivant concernera un couple de jumeaux et se déroulera en partie pendant les événements de 1968 qui ont marqué toute une génération d’étudiants à l’époque.
Le pouvoir gaulliste vacille
François Mitterrand, ancien candidat de gauche à la Présidentielle contre de Gaulle, annonce sa candidature à la Présidence de la République en cas de vacance du pouvoir. Une importante manifestation au stade Charléty est organisée par Le Parti Socialiste Unifié (PSU) et l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF). On remarque la présence de Pierre Mendes-France. Ancien Président du Conseil de gauche dans les années 1950.
Le pouvoir est d’autant plus fragilisé que de Gaulle disparait pendant une journée. Il s’est rendu à Baden-Baden consulter le général Massu commandant des Forces françaises en Allemagne. On peut penser qu’il était prêt à jeter l’éponge complètement dépassé par les événements. Mais il revient en France, dissout l’Assemblée nationale, remanie son gouvernement et prévoit des législatives.
Cette nouvelle position rassure les gaullistes qui organisent une grande manifestation sur les Champs Elysées. On parle de près d’un million de personnes. D’autres manifestations sont organisées dans de grandes ville le lendemain.
Cette rubrique nous permettra d’apprécier l’évolution en termes de constructions à Gorron entre le début du 19ème et le début du 21ème siècle.
Le Pont neuf – la rue d’Ernée -
Sur le cadastre, on voit la rue d’Ernée (rouge) qui prolonge la rue des palmes (bleu). Ces deux rue constituent actuellement la rue Jean-Jacques Garnier (rouge sur la photo).
Le second pont n’est pas encore construit. La rue de l’abreuvoir (vert) sur le cadastre correspond à la rue de l’hospice actuelle (vert sur la photo).
Rappel : Relevé des éléments qui serviront de contexte dans le roman mettant en scène la famille D.
Le château du Bailleul actuel
1730
Françoise Marie du Bailleul née le 8 décembre 1729 est ondoyée à la chapelle du château et baptisée le 21 novembre 1730 à Gorron.
1731
Une taxe nouvelle : le trop bu ou trop manquant. Les producteurs de boissons alcoolisées sont limités à leur production personnelle. Ce qui est produit en plus doit être taxé.
Naissance de Louise Hyacinthe Pulchérie du Bailleul sœur de Françoise Marie née le 23 janvier 1731.
Le jansénisme est considéré comme hérétique. Certains prêtres sont soupçonnés comme le curé Galesnes à Gorron.
Descendance d’Etienne Ducoin, maçon et de Renée Bouillon, fileuse.
René Ducoin né le 18 octobre 1828 ; Etienne Ambroise Ducoin né le 08 mars 1830 ; Jeanne Françoise née le 19 mai 1832 ; Pascal Constant né le 20 novembre 1834.
Cas particuliers
René Ducoin (suite). Il décède le 30 octobre 1829 à cinq heures du soir à l’âge de onze mois dix-sept jours.
Etienne Ambroise né le 8 mars 1830. L’acte est signé par le maire César Pierre Ledauphin Delablinière. Son père déclare ne pas savoir signer.
Il se marie à Gorron avec Florence Launay (originaire de Gorron), fileuse de laine, le cinq juillet 1863. C’est le maire Louis Péan Launay qui signe l’acte. On apprend que François Millard est tambour de ville. L’épouse ne sait pas signer.
Il décède à 82 ans, à l’hospice de Gorron le 22 octobre 1912.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue du Pré
Henri Cerisier, manœuvre, né le 25/02/1919.
Il est le fils d’Eugénie Cerisier née à Gorron le 14/02/1889.
Eugénie est la fille de Jean François Cerisier, charpentier et de Claire Rosalie Péculier, journalière.
Jean François Cerisier est le fils de François Cerisier et d’Anne Rondeau.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue de Bretagne
Côté impair
N° 15 : Albert Corbeau, épicier et son épouse Denise James.
Grand talent et grande originalité. Un fils tire deux balles dans la tête de son père déjà mort. Jugé, il doit consulter régulièrement un psy pendant un an. A partir du contenu de ces consultations, l’auteur revient sur le passé du personnage principal, notamment ses relations à son père qu’il présente comme un monstre.
Nous sommes dans les années 2030. Il ne cesse de pleuvoir. L’intelligence artificielle s’est encore développée. Mais, au cœur du roman, ce qui m’a passionné, c’est l’analyse de son développement par le héros, narrateur à la 1ère personne.
Je connais cet auteur. Il ne m’a jamais déçu. Sur la 4ème de couverture, on parle d’humour et de mélancolie. Je rajouterai une écriture qui paraît facile mais qui sort de l’ordinaire, tant au niveau de la forme que du fond. L’auteur a déjà eu le prix Goncourt. Cette récompense me paraît justifiée.
Cette rubrique nous permettra d’apprécier l’évolution en termes de constructions à Gorron entre le début du 19ème et le début du 21ème siècle.
Rue de Brecé - rue du Maine
Sur le cadastre, cette voie n’était pas ouverte (points bleus). Elle part du carrefour des Quatre Piliers, passe devant le moulin Perret (moulin Durand) et se prolonge vers Brecé. A cette époque, c’était la rue du Pré (ancienne rue de Mayenne) qui reliait Gorron à Mayenne via Brecé.
Actuellement, la rue du Maine (rue de Brecé autrefois) est la voie principale en direction de Mayenne (points rouges).
Le premier jet du roman « Un Gorronnais en Algérie » est terminé. Il est désormais au stade de la relecture et de la correction. Le suivant concernera un couple de jumeaux et se déroulera en partie pendant les événements de 1968 qui ont marqué toute une génération d’étudiants à l’époque.
Grèves et occupations
La grève dans les universités, dans l’Education nationale puis dans les grandes entreprises, s’étend. Elle s’accompagne d’occupation des locaux. Les Assemblées Générales se multiplient. L’économie est bloquée.
Malgré les réticences des grandes centrales syndicales, la grève se développe et touche la plupart des activités. On enregistre plus de 10 millions de grévistes et une jonction entre le mouvement étudiant, le monde ouvriers et employés.
Le pouvoir est déstabilisé. Des tentatives de négociations avec les centrales syndicales sont engagées. Elle n’aboutissent pas. La question se pose d’un renversement du système gaulliste. Les forces politiques de gauche tentent de s’organiser.
Rappel : Relevé des éléments qui serviront de contexte dans le roman mettant en scène la famille D.
Blason de la famille du Bailleul
1728
La mère de Pierre V du Bailleul (Pierre Gilbert Anne du Bailleul), Catherine Barin de la Galissonnière décède.
L’été est tellement chaud que les Gorronnais se baignent dans la Colmont. Certains enlèvent même leurs vêtements (parfois entièrement) ce qui met en colère le curé.
1729
Pierre V du Bailleul se marie avec Françoise Thérèse de Montéclerc. Le contrat de mariage est signé par Julien Gobé, notaire royal.
Depuis la révocation de l’Edit de Nantes qui interdit désormais la religion protestante en France les conflits et les persécutions se multiplient.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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