Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 11:07
Gorron en cartes postales…
Gorron en cartes postales…

Rue de Bretagne

A la suite du magasin de Nouveautés vu la semaine dernière, on distingue une boutique qui semble correspondre à une boulangerie si l’on en croit les vêtements de travail (le tablier blanc) des deux hommes (dont l’un a les bras croisés) présents sur le trottoir.

L’immeuble, situé au n° 24 de la rue de Bretagne actuelle a été surélevé par rapport à la carte postale. Il est occupé par un magasin de vêtements (Saperlipopette).

Lors de l’installation de ce magasin, les travaux entrepris ont permis de voir qu’il y avait bien, à cet endroit, une boulangerie.[1]

En 1906 et 1921, ce sont Jean Collet et sa femme Aurélie qui tenaient la boulangerie. En 1936, ce sont Henri Letournier (boulanger), son épouse et son beau-fils Jean Collet qui semblent recensés à cet endroit.

En 1962, Raymond Letournier (boulanger) et sa femme Thérèse Meslay/Letournier sont recensés au 24, rue de Bretagne.

[1] Un petit clin d’œil à Claude qui a bien connu cette boulangerie.

Gorron en cartes postales…
Partager cet article
Repost0
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 11:05
Un siècle d’histoire…

Rue de Brecé / Rue du Maine

Après avoir exploré le quartier de la Pierre-Pichard avec la rue Jean-Jacques Garnier, la Butte Saint-Laurent, la Pierre-Pichard, la Grange et la gare, nous nous intéresserons maintenant au quartier du Pré. Alors que la rue du Maine n’était pas ouverte en 1832, en 1846, sur les listes de recensement, nous trouvons : Le Guéguiard, Le Pré, le Quartier du Moulin Péret et la rue de Brecé (vraisemblablement l’actuelle rue du Maine)

Le Guéguiard correspond au moulin du Gué-Guyard dont l’immeuble, « Le Moulin » est toujours présent dans le bas de la rue du Pré. Le Pré correspond au moulin et à la ferme du Pré dont nous avons déjà parlé. Le Quartier du moulin Péret correspond à l’ancien moulin Durand situé actuellement rue du Maine.

Dans ce quartier, en dehors des trois moulins et de la ferme, les professions recensées, ne correspondent pas à des boutiques ou des ateliers repérables sur les cartes postales anciennes.

En 1846 :

Le Guéguiard : fileuses (5), journaliers (3), menuisiers (2), domestique, charpentiers.

Quartier du Pré : marchands (2), journalier, charpentier, laboureur, domestiques (4)

Quartier du Moulin Perret : piqueur de pierre, journalier, charpentiers (2), châtreur, fileuses (3), maçon.

Rue de Brecé : journalier, charpentiers (7), domestique, fileuses (11), maçons (2), tisserand, terrassier (3), charron, menuisier, cordonnier.

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 11:03
Vers l’an 2000…

Autres associations

La musique (suite)

En 1977, l’Association Départementale pour le Développement de la Musique propose à Gorron : deux séances de présentation d’instruments dans chacune des classes maternelles et primaires ; un concert éducatif pour les scolaires ; un concert du soir pour les adultes.

En 1982, création de la Lyre Gorronnaise. Le but de l’association est l’enseignement et le développement de la musique sous toutes ses formes dans le canton de Gorron. Son activité couvre trois domaines : l’école de musique (élèves de 7 à 14 ans) ; l’école de musique instrumentale qui débute en 1985 ; la chorale (adultes) et le cours de solfège pour adultes. En 1997, la CCBM emploie une « dumiste » qui intervient dans 36 classes du secteur. Des conventions sont passées entre l’école de musique de la CCBM et la Lyre Gorronnaise.

Grâce à cette dynamique, des spectacles musicaux seront régulièrement organisés à Gorron. Par exemple une fête de la musique a été créée en 1989

Illustration : construction d’une école de musique en 2015

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 11:01
L’affaire Tabur...

Je viens de terminer un roman sur cette affaire (qui s’appellera, sans doute : « l’Affaire Emma T. »). Ce roman devrait paraître en 2018 (et avant, peut-être, en feuilleton, sur le blog). Corentin a retrouvé sur internet le compte-rendu qui en est fait dans la presse (le Journal du Loiret) ainsi que sa narration dans un ouvrage de 1892 (« Causes criminelles et mondaines d’Albert Bataille »). Nous allons pouvoir comparer les trois récits en sachant que dans mon roman, le travail de fiction peut transformer sérieusement la réalité.

Le cadre

« Tribunaux – Cour d’assise de la Mayenne. Le mystère de Gavron ( ?). – Une jeune fille empoisonnée.

Un procès qui a pris dans la Mayenne les proportions d’une cause célèbre, s’engage aujourd’hui devant le jury de Laval.

Il s’agit de la mort mystérieuse d’une jeune fille de dix-sept ans, extrêmement jolie, Melle Tabur, appartenant à une famille aisée du village de Govron ( ?).

L’an passé, un jeune homme qui sortait de l’école d’Alfort, M. Tréhet, venait s’établir comme vétérinaire dans ce petit bourg et, en attendant son installation définitive, louait une chambre meublée dans la maison Tabur.

M. Tréhet ne tarda pas à s’éprendre de la fille de ses hôtes ; il la demanda en mariage et fut éconduit. »

Illustration : la place de la Houssaye où habitaient les Tabur.

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 10:58
Inondations à Gorron...

Les méfaits de la Colmont à Gorron (suite)

L’inondation qui a provoqué des dégâts dans la ville de Gorron n’a pas épargné les bourgs voisins. Il est aussi fait allusion à Vieuvy.

Chez M. Montembault, cafetier-jardinier, l’eau monte petit à petit : le mur qui protège son jardin s’est déjà écroulé sur une longueur de cinq mètres.

Au carrefour de la gare, l’eau, après avoir envahi le jardin de M. Gendron et la prairie de M. Durand, est venue couvrir la moitié de la route.

Chez M. Gendron, négociant en grains, le lavoir a été démoli. L’eau étant entrée dans son magasin, des dégâts assez importants ont été constatés.

Le plus fort de l’eau a été, paraît-il, vers 2 heures hier matin.

D’autre part, on nous signale que le ruisseau qui passe dans le bourg de Vieuvy, près du café Valpaille, grossi par les pluies, a coupé la route dans toute sa largeur. La route qui relie le moulin de Geray au moulin de la Cantinière a été également coupée sur une longueur de 20 mètres environ.

D’après les dires de vieux Gorronnais, il faut remonter à bien des années pour avoir vu la Colmont aussi furieuse. »

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 10:55
La Pierre Tournante…

Le cynisme du docteur

Hyppolite se désolait du peu d’entrain de sa magnifique conjointe. Elle se soumettait sans protester au devoir conjugal. Sa propre mère lui avait bien enseigné qu’il fallait respecter les inconvénients du mariage. Mais d’élan, aucun. Quant au plaisir, était-il bien convenable d’y penser ? Quand, malgré ses demandes, le médecin fut convaincu qu’il ne verrait jamais sa femme toute nue, il mit cette pudeur excessive sur le compte d’une éducation trop rigoureuse et sur celui de la neurasthénie. Une affection bien répandue chez les femmes de notables à l’époque.

Il compensait en exigeant un effeuillage parfois excessif des plus belles de ses patientes. Ou des plus jeunes. Mais, jamais un geste déplacé dans son cabinet. Il se contentait de recenser les petites paysannes délurées qui allaient au-devant de ses consignes. Et les rêveuses un peu plus mûres qui montraient plus qu’il ne le demandait. En ponctuant, bien entendu, l’effeuillage du classique : « est-ce bien nécessaire, docteur ? ». Il s’arrangeait alors pour les rencontrer fortuitement au cours des réceptions entre notables pour les unes et aux fêtes villageoises pour les autres.

Car Hyppolite était très manipulateur. Cynique même, pour certains. Pour Simonin, le maire, par exemple, qui n’était pas dupe. Etudiant à Paris, le jeune Delacourt avait longtemps hésité. Deviendrait-il un de ces chercheurs austères qui, après avoir fait avancer leur science, pouvaient goûter aux honneurs nationaux ? Pour cela, il lui aurait fallu cultiver l’abnégation, la patience, le courage. Assez vite il comprit que sa nature ne le portait guère vers autant de rigueur. Peut-être avait-il aussi quelques doutes sur son talent.

Mais il n’était pas dans la nature du jeune homme de pratiquer l’introspection. Une chance s’offrit à lui, à la fin de ses études : épouser une riche fille de notable dans un village du Bas-Maine où on manquait de médecin. Il se vit le premier dans cette petite société qui, il n’en doutait pas, ne pouvait rivaliser avec lui. Et, en plus, l’héritière était particulièrement belle. Il saisit donc l’occasion. Et, dès son installation, programma son ascension.

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 10:52
Le Champ des Martyrs…

La maison Le Toullenger

J’ai situé cette maison à l’intérieur des fortifications de la ville. Il fallait, en effet, que la famille fût protégée des assauts des frères Le Hérissé. Elle correspond à un immeuble de la rue de la Mairie actuelle (ancienne rue des Halles). Le héros y occupe une petite chambre prise sur le grenier qui lui permet de s’isoler. C’est là qu’il satisfait sa curiosité intellectuelle en lisant, notamment, des livres un peu sulfureux traitant, entre autres, de la religion réformée. Le curé de Gorron dîne fréquemment dans cette maison. C’est au cours de ces repas qu’il essaie de persuader son filleul d’entrer dans les ordres alors que M. Le Toullenger penche plutôt pour des études de droit dans la perspective de sa succession.

Au cours d’un dîner, la sœur cadette de Jean, Marie, va commencer à jouer un rôle plus important que prévu. Je vais en faire une élève des sœurs de la Renardière (premier lieu d’enseignement et de soins dans la paroisse). Et, sur ces lieux, un personnage que je n’avais pas imaginé au départ, va aussi prendre de l’importance : un jeune chirurgien habitant et exerçant à la Renardière, Julien. Il jouera un rôle dans sa relation avec Marie et dans ce qui est au centre du roman : l’intolérance religieuse amenant la violence.

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 10:47
Note de lecture…

« L’amour et les forêts » (Eric Reinardt)

Mitigé, parfois décontenancé… J’imaginais la rencontre d’une lectrice avec un auteur, une réflexion sur le lien entre réel et fiction puisque le dernier livre de cet auteur avait « changé la vie » de la lectrice. En réalité, l’essentiel du roman porte sur la vie de cette femme.

Après le thème, le style. Elaguer, revenir à l’essentiel… Et pourtant, on se laisse emporter par le flot. Des métaphores parfois laborieuses. Mais aussi quelques pépites, comme cette vigne vierge comparée à une phrase qui reprend sens quand elle commence à reverdir. Malheureusement, Eric Reinardt sacrifie, lui aussi, à cette mode des descriptions insipides : pour certains, des notices de fonctionnement, ici la procédure de recherche sur un site de rencontres.

Pour l’histoire et les personnages, cela m’a paru un peu caricatural. Que ce soit le mari pervers ou l’amant magnifique. Mais c’est peut-être là qu’il est question des rapports entre réel et fiction. Ce qui expliquerait pourquoi ce livre, irritant par moments, on ne le lâche pas, même lorsque les rebondissements peuvent finir par fatiguer.

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:58
La maison.

La maison.

L'ancien four à pain.
L'ancien four à pain.

La ferme

La ferme actuelle du Pré aurait donc une origine très ancienne. A la Révolution elle appartenait à la famille du Bailleul, deux demoiselles, filles du marquis Pierre-Gilles-Anne. Françoise-Marie du Bailleul (mademoiselle du Bailleul) et sa sœur Victoire-Anne-Félicité (mademoiselle de Lucé). Elles possédaient en indivision la baronnie de Gorron.

Nous avons vu dans la rubrique fermes et hameaux les différents exploitants de cette ferme (voir la rubrique « Fermes et hameaux au 19e siècle – La ferme du Pré » : avril 2015). En 1975, on recense Abel Rousseau (cultivateur) et sa femme Suzanne Rousseau/Leichner (cultivatrice), rue du Pré, au « numéro » : Le Pré.

Actuellement, la famille Rousseau (Michel Rousseau, fils d’Abel) occupe toujours le lieu. Il nous a permis de prendre les photos illustrant cet article.

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:47

Vous trouverez cette semaine (49ème semaine 2015)

Catégorie histoire locale :

  • Les archives de Jean-Jacques Garnier : 1800…
  • Gorron en cartes postales : rue de Bretagne (suite)
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : la gare (2)…
  • Gorron « Vers l’an 2000 » : autres associations (suite)

Catégorie échanges :

  • 1936, inondation à Gorron : les méfaits de la Colmont…
  • Le moulin du Pré : la ferme du Pré (suite)…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : le docteur Delacourt
  • Le Champ des Martyrs : la famille Le Toullenger…

Catégorie point de vue :

  • Note de lecture : «Le météorologue »…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (49ème/2015)...

Le même tronçon de la rue de Bretagne, numéros pairs, côté droit de la rue en descendant vers le Pont de Hercé. Voir rubrique « Gorron en cartes postales ».

Actualité de la semaine (49ème/2015)...
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de jouvinjc
  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
  • Contact

Texte Libre

Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

Recherche