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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 12:36
Archives de Jean-Jacques Garnier…

Correspondance

A la Chaussée, 27 mai 1801 (7 prairial an IX) – frère.

René exerce à Hercé des fonctions d’aide et de charité en direction de ses anciens paroissiens. Jean-Jacques Garnier s’en réjouit mais s’inquiète pour la situation matérielle de son frère.

« …ne courez plus aucun risque de la part de l’administration qui paraît vouloir se rapprocher de plus en plus des principes de l’équité et de la justice. »

La sienne semble satisfaisante malgré le décès du marquis de Mesmes. Si la succession de son ami n’impose pas la vente du domaine, il pourra rester à la Chaussée avec la veuve et le fils de M. de Mesme.

« …elle vient de nous faire éprouver une affliction par la perte de M. de Mesmes mon ami depuis quarante ans (…) Cet événement tout triste qu’il a été pour mon cœur ne change rien pour le présent à ma situation. Mme de Mesmes et son fils me sont tout aussi attachés qu’il pouvait l’être… »

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 12:27
Gorron en cartes postales…
Gorron en cartes postales…

Rue de Bretagne (en remontant vers le centre ville)

GORRON (Mayenne) – Rue de Bretagne J. Sorel, Edit. Rennes

Nous retrouvons, sur cette photo, la boulangerie au n° 3 de la rue de Bretagne[1], très facile à identifier grâce, notamment, au balcon qui servait à hisser les sacs de farine. Balcon toujours présent actuellement.

La boulangerie est tenue, à l’époque (recensement de 1921), par Jean Gendron et sa femme Marie. En face, se trouvait (même si aucun indice sur la carte ne le signale) une boucherie tenue par Victor Bailleul et sa femme Paule.

Des inscriptions sur la carte postale nous précise que Colombiers est à 3 km et qu’à gauche existe un garage (Auto, avec la flèche). La pompe à essence que nous avons vue la semaine dernière n’est pas présente.

Il existe toujours une boulangerie dans cet immeuble : elle était tenue, dernièrement, par Mme et M. Cailly.

[1] Celle que connaissait bien Claude comme il nous l’a précisé dans son commentaire.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 12:22
Un siècle d’histoire…

Rue de Brecé / Rue du Maine/Rue du Pré

En 1866, on ne trouve que la rue de Brecé dans les listes de recensement. Nous passerons directement à 1872 où apparaissent, à nouveau, la rue Péret, le quartier du Pré et la rue de Brecé.

Les nouveaux métiers :

Sabotier, mercier, mégissier, sommelier, facteur rural, lavoir public ( ?), vidangeuse, mécanicien, fileur de laine, ouvrier en chaussures, forgeron, équarisseur, tricoteuse, scieur de bois, tailleur de pierre, rentière, tailleur, manœuvre.

Pour certains de ces métiers, il s’agit d’un simple changement de dénomination. Pour d’autres comme scieur de bois ou mécanicien, il s’agit bien d’activités nouvelles.

Familles présentes depuis 1846

Renard, Vaugeois, Meslin, Penloup, Chantepie, Buchard, Rouillard, Lecourt, Bouillon, Bougrain.

S’il reste des familles présentes depuis 1846 en 1906, nous essaierons de les suivre plus précisément au cours de cette moitié de siècle (pour la famille Bougrain, voir la rubrique « échanges »).

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 12:19
Vers l’an 2000…

Autres associations

Le comité de jumelage Gorron/Schwaikhem

L’idée d’un jumelage Franco-Allemand a été lancée par G. Launay en 1966. Il était alors Président des Anciens Combattants Prisonniers de Guerre de Gorron. Première rencontre à Gorron : visite des Allemands à la Toussaint 1967. Visite des Gorronnais en avril 1968 à Schwaikheim. Le jumelage des deux associations est officialisé en Allemagne en juillet 1968 puis, en France, en juillet 1969. La signature officielle entre les deux villes a eu lieu en 1986. Une avenue (du rond-poind de la route de Lesbois à celui de la route d’Ambrières) sera baptisée « avenue Schwaikem ».

En 1986, donc, les villes sont officiellement jumelées et les échanges ne feront que croître.

Parmi ces échanges : séjours de jeunes, rencontres sportives, séjours d’artisans, échanges musicaux et… un exploit sportif : 1 000 kilomètres à pied de Gorron à Schwaikhen.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 12:16

Un corps dans le ruisseau

La progression vers la « Pierre Tournante » était difficile. Il fallait patauger dans un pré humide, franchir deux fois le même ruisseau. Le maréchal des logis Rouillard, suivi de deux de ses gendarmes, fouettait les hautes herbes avec le fourreau de son épée. Conquérant. Simonin Guiochet s’amusait de voir le docteur Delacourt tenter vainement de préserver le cuir fauve de ses bottes. Il n’y avait pourtant pas de quoi se réjouir. D’après les explications confuses du paysan qui les avait alertés, une femme serait morte, noyée dans le ruisseau, près de la Pierre.

La femme du paysan les attendait. Dès qu’elle les vit arriver, elle commença ses jérémiades. Des « quel malheur ! » répétés d’une voix plaintive, exaspérante, rythmés par des signes de croix compulsifs. En réalité, elle comptait bien, grâce à ce rôle de pleureuse, qu’on n’allait pas l’éloigner quand on sortirait le corps de l’eau.

Rouillard faisait l’important : « ne touchez à rien ! ». Delacourt, vexé lui demanda s’il pouvait, lui, s’approcher. Simonin guettait la chute brutale de la prétention du militaire. Le menton recula. Les épaules s’affaissèrent. Et la veulerie du regard compléta le tableau. « Je ne parlais pas pour vous docteur, évidemment ». Simonin en conclut, qu’en tant que premier magistrat de la commune, il n’avait pas plus d’importance que les deux paysans. L’habitude se dit-il en soupirant.

Il se plaça, néanmoins, de façon à voir, en détail, le déroulement des opérations. Un des gendarmes descendit dans le ruisseau et retourna le corps. Le Maire dut s’appuyer sur la roche. La femme était jeune, encore belle. De lourds cheveux mouillés encadraient un visage blême. Il fut brutalement renvoyé à son propre drame. Et il dut faire un violent effort pour continuer son observation.

La Pierre Tournante…
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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 12:11

La famille Ruault

Une famille de meuniers jouera, elle aussi, un rôle important dans le roman. Une petite étude sur le Moulin du Pré, qui a pu être lue sur le blog dans la rubrique « échanges », m’a donné l’idée de situer les exactions des Huguenots vers cet endroit, à proximité du Champ des Martyrs.

Dans la trame initiale du roman, une jeune fille, membre de cette famille, se retrouvera au centre des ravages qui abîmèrent le bas de la ville, en dehors des fortifications. Il me fallait trouver une situation permettant la rencontre de Jean, fils de bourgeois, avec la fille du meunier, de milieu beaucoup plus modeste.

Le lieu de la rencontre sera donc ce moulin. Au cours de la rédaction de ce chapitre, il me parut évident que la fille du meunier devait avoir une personnalité particulière. Bien qu’il n’était pas question de parler d’autisme à cette époque, c’est dans ce trouble psychique que je suis allé chercher les caractéristiques psychologiques du fonctionnement de Marie-Madeleine, belle, naturellement, mais aussi étrange. Tout ce qu’il fallait pour intéresser Jean, grand adolescent confronté à des passions naissantes.

Le Champ des Martyrs…
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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 12:06
Le moulin du Gué Guyard.
Le moulin du Gué Guyard.

Installation à Gorron

Dans son ouvrage « Gorron Autrefois », M. Vatus fait état de la famille « Dugrain-Dubourg » dont « Alain Dugrain-Dubourg qui est président de la ligue de protection des oiseaux ». Une partie de cette famille a bien vécu à Gorron. Elle pouvait être recensée comme Bougrain ou Dubourg et non Dugrain comme il est écrit dans l’ouvrage en question.

M. René C. a fait des recherches sur cette famille, confirmant que la famille d’Alain Bougrain-Dubourg vivait bien à Gorron au 19e siècle. Nous partirons des éléments fournis par René pour retrouver cette ascendance dans les listes des recensements effectués à Gorron au cours de ce siècle.

Dans le premier recensement de 1836, on relève au Guéguiard (bas de la rue du Pré) : Bougrain Augustin (la profession n’est pas indiquée), l’âge pourrait être 61 ans (difficile à déchiffrer). Cet Augustin correspondrait à Augustin Bougrain, né à Veaucé le 5 juillet 1777, marié à Françoise Gesbert le 20 fructidor an X (07/09/1802) à Gorron. Nous retrouvons bien Françoise Gesbert sur la liste de recensement. Elle est née le 12 mars 1781 à Châtillon. Pourtant, sur la liste de 1836, son âge est de 25 ans. Une erreur de transcription à vérifier sur les autres recensements. C’est donc cette famille qui s’implante à Gorron dès le début du 19e siècle. En 1836, la mère est fileuse,. les enfants : Augustin (militaire, 25 ans), Pascal (pas de profession indiquée, 20 ans), Arsène (étudiant, 23 ans).

A suivre

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 12:03
La place de la Houssaye dans les années 1970.
La place de la Houssaye dans les années 1970.

Les soupçons

« Une instruction fut ouverte. M. Tréhet et Mad. Tabur répétaient que la pauvre fille s’était certainement suicidée, comme elle en avait manifesté à plusieurs reprises la volonté bien arrêtée depuis qu’elle se voyait enceinte. Elle avait toujours espéré, disaient-ils, que le mariage pourrait s’accomplir avant qu’elle ne fut devenue mère, et l’union tardive qui lui était enfin promise n’avait pu la consoler de sa honte.

Mais le parquet n’a pas admis cette hypothèse du suicide d Melle Tabur. Il accuse aujourd’hui M. Tréhet d’avoir empoisonné sa maîtresse de concert avec Mad. Tabur. »

Albert Bataille apporte les précisions suivantes : « Tréhet et Mme Tabur étaient restés seuls auprès du lit de la malade pendant la dernière heure de sa vie. C’est à ce moment que le poison aurait été administré. Les deux accusés protestent avec la plus grande énergie de leur innocence. Y a-t-il eu crime ou suicide ? »

Pourquoi Mme Tabur est-elle accusée ? Nous le verrons la semaine prochaine.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 12:00

Elections régionales (décembre 2015)

Nous nous intéresserons aux trois partis qualifiés pour le second tour : Union de la droite (UD) ; Union de la gauche (UG) ; Front national (FN).

Premier tour : UD (51,76 % - 456 voix) ; UG (17,59 % - 155 voix) ; FN (16,35 % - 144 voix)

Second tour : UD (58,48 % - 583 voix) ; UG (21, 87 % - 218 voix) ; FN (19,66 % - 196 voix)

Comme au niveau national, la participation au second tour a été plus forte (53,90 %) qu’au premier tour (46, 96 %). Cette augmentation de la participation semble avoir bénéficié principalement à l’UD et au FN. L’UG ne fait pas le plein des voix des écologistes, du Parti Communiste et de l’extrême gauche.

Si l’on compare ces résultats à ceux des dernières régionales, on constate une montée significative du FN : en 2010, ce parti n’avait obtenu que 64 voix à Gorron et n’était pas qualifié pour le second tour.

Aux européennes, la poussée avait été aussi spectaculaire : 2009 (3,78 % - 29 voix) ; 2014 (17, 39 % - 140 voix).

Chacun est libre de son vote. Mais si ce parti arrive au pouvoir, ses électeurs, qui regretteraient éventuellement leurs votes, ne pourront pas dire qu’ils ont été pris par surprise…

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 11:40

Vous trouverez cette semaine (51ème semaine 2015)

Catégorie histoire locale :

  • Les archives de Jean-Jacques Garnier : 1801…
  • Gorron en cartes postales : rue de Bretagne (suite)
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : rue de Brecé/rue du Maine (suite)…
  • Gorron « Vers l’an 2000 » : l’Union des commerçants

Catégorie échanges :

  • La gare : réservoir à eau...
  • L’affaire Tabur : le cadre…
  • La lettre du blog : janvier 2016...

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : les ambitions du docteur…
  • Le Champ des Martyrs : le couvent…

JOYEUSES FËTES

Actualité de la semaine (51ème/2015)...

A tous les visiteurs du blog, je souhaite de bonnes fêtes de fin d’année. Les illuminations gorronnnaises se sont renouvelées. Ci-dessus, la mairie en 2015. Il manque un peu de neige. Imaginez ce que qu’aurait pu être la nuit de Noël en fusionnant les deux photos. Car, de la neige à Noël, compte-tenu des conditions climatiques actuelles, nous ne sommes peut-être pas près d’en voir…

Actualité de la semaine (51ème/2015)...
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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