Un siècle d’histoire gorronnaise : rue de Bretagne : famille Liger (suite)…
La population gorronnaise : familles Béchet/Quentin…
Histoire du canton : Saint-Aubin-Fosse-Louvain (fin)…
Année 1743 : janvier/juin…
Catégorie échanges :
Le blog a été contacté : famille Goussin (suite)…
Le blog a été contacté : famille Garnier (suite)…
Catégorie fictions:
La Louve de la Thiercelinais : la passion du marquis …
Catégorie Point de vue :
Note de lecture : « Une première pierre »…
D’HIER ET D’AUJOURD’HUI
Sur le cadastre napoléonien, les points d’eau sont indiqués par le symbole d’un puits. Il est entouré en rouge sur l’illustration ci-dessus. Il se situait rue des Sarrazins (Sarrasins) près de la ruelle qui rejoint la Grande Rue. A cet endroit que l’on voit sur la photo ci-dessous, il y avait, il y a encore peu, une pompe située contre le mur.
La datation de cette carte postale est d’autant plus facile et exacte que deux éléments nous la permettent : la légende elle-même de la photo : 4 juin 1911 et le cachet de la poste : 11 septembre 1911. Dans les éphémérides de J. Lecomte et de G. Lemercier il n’est pas question de cette fête.
121 – GORRON (Mayenne) – Souvenir de la Fête du Dimanche 4 juin 1911. Chantepie, relieur-éditeur à Gorron
Elle semble pourtant importante avec des chars pour l’un décoré de feuillage, pour l’autre transportant des fûts de vin (de cidre ?). Il y avait sans doute une cavalcade (on distingue un cheval en bas à gauche) et une partie de la population est déguisée : on peut reconnaître un toréador, des arlequins…
Une autre carte postale confirme l’importance de la fête. Elle représente la place de la Mairie avec des gymnases qui font une pyramide au premier plan et les chevaux de la cavalcade au second plan.
120 – GORRON (Mayenne) – Souvenir de la Fête du Dimanche 4 juin 1911. Chantepie, relieur-éditeur à Gorron
En partant de Victoire Béchet, nous sommes remontés jusqu’à François Quentin (Quantin) et Jeanne Fontaine qui se sont mariés à Gorron le 15/07/1728.
François Quentin (Quantin) est le fils de René Quentin et de Guillemine Hossand. Ainsi s’arrête, pour l’instant, la lignée Quentin/Béchet à Gorron.
Famille Bichet
Rappel : partant du mariage de François Chantepie et de Théotiste Fauvel, nous avons retenu la mère de Théotiste, Joséphine Bichet, fille de René Bichet et Jeanne Daligaut.
René Bichet (garçon filassier), né à Gorron le 07/01/1785, et Jeanne Daligault, originaire de Mantilly, se sont mariés le 16/05/1820 à Gorron.
René Bichet est le fils de René Bichet et de René Fourré. Ici s’arrête, pour l’instant, la recherche sur la famille Bichet à Gorron
L’implantation d’un regroupement de population dans ce lieu semble moins ancienne que celle d’une majorité des villages du canton. Il n’y a pas de vestige préhistorique.
L’apparition du nom du lieu correspond à celle des autres villages dans les documents généralement cités dans les sources consultées. Il est fait état, classiquement, d’un château et d’une église au 15e siècle.
Mise à part les familles d’Avaugour et de Craon, le propriétaire de l’essentiel des terres est l’abbaye de Savigny.
L’évolution de la population est classique : progression globalement régulière jusqu’à la moitié du 19e siècle puis baisse significative.
La présence d’un enseignement semble dater du début du 19e siècle avec la répartition classique : religieuses pour les filles et instituteurs laïcs pour les garçons.
La vie économique, essentiellement agricole, n’évolue pas significativement au cours du 19e siècle, mise à part la disparition classique des fileuses à domicile.
La question a été posée du nombre d’ouvriers à l’usine de chaussures Goussin. Ce nombre est variable. Nous ne pouvons faire qu’une estimation à partir du recensement de 1921. En sachant qu’il ne concerne que les Gorronnais employés à l’époque. D’autres employés pouvaient venir des communes environnantes.
Nous relevons 95 employés Goussin. Nous y retrouvons bien une famille Gérault (François Gérault, mécanicien, et Augustine Gérault, piqueuse) mais ils sont ouvriers qualifiés. Ils habitent rue du Pré et ont un fils, André, né en 1908.
« Le comptable s'appelait -- Gérault, nous avons connu son fils Paul Gérault, instituteur, décédé dans les années 80-90. »
En 1936, François Gérault et Augustine Gérault habitent rue de Normandie. François est toujours recensé comme mécanicien mais travaille chez un marchand de bois. Augustine est sans profession.
Nous retrouvons aussi un Paul Gérault mais il est né en 1877 et est employé de banque. Quant à André Gerault, il est recensé comme coupeur (ouvrier, qualifié en chaussures, au chômage).
Dans l’étude que nous évoquions la semaine dernière, il est fait état du couple Jean Garnier/Marhe Caillère. Sur les registres d’état civil, le prénom est Pierre et non Jean. Ils se sont mariés le 24/06/1834 à Gorron.
Pierre Garnier, maçon, est originaire de Saint-Siméon de Vaucé dans l’Orne. Marthe Caillère, fileuse, est originaire de Montaudin.
Concernant la ville de Gorron, on peut reconstituer la lignée :
Pierre Garnier, maçon, et Marthe Caillère, Butte Saint-Laurent ; Louis Garnier, maître maçon, et Marie Morisset, rue Jean-Jacques Garnier ; Constant Garnier, maçon, et Colombe Garnier, rue de Bretagne ; Guy Garnier.
En 1962, Colombe Ménard, veuve Garnier, habite Butte Saint-Laurent.
Passionné de chasse, un marquis des environs de Mayenne se spécialisa dans la chasse aux loups. Quand il repérait une horde, son objectif était de l’exterminer, sauf la femelle pleine. Son plaisir étant de traquer les bêtes, il fallait bien préserver l’espèce.
Il jeta son dévolu sur la horde du Heq, dans la forêt de Mayenne. C’est de cette horde qu’étaient issues les femelles aux yeux jaunes venant mettre bas dans le taillis près de la ferme de la Thiercelinais. Cette fois, contrairement à ce qui se passait habituellement, un louvard suivi sa mère jusqu’au taillis.
Il devint l’obsession du marquis. Il le pourchassa de la forêt de Mayenne à Gorron. Il plaça alors dans le taillis plusieurs piège dont un, de son invention, qui se refermait sur la patte de l’animal. Il arrivait alors que le loup se rongea la patte pour pouvoir s’échapper.
Quand Pierre trouva la bête, à bout de forces, allongée près du piège avec la patte dans les mâchoires de fer, il l’emmena à la ferme pour lui donner des soins…
Si on était aussi sévère dans la critique que l’auteur, on pourrait l’accuser d’exploiter un filon éditorial : « Pays perdu 2 », comme ça se fait trop souvent pour les films à succès. Ce serait sans doute très injuste. On retrouve dans ce livre la même rigueur dans l’écriture. Le même talent. Il n’en reste pas moins que le livre manque parfois d’unité.
La différence est grande entre la suite de l’incident entre certains habitants du village décrit par Jourde dans « Pays perdu », notamment le passage sur le procès, et les belles pages sur la « montade » et la « dévalade » du troupeau de vaches, dernière estive à laquelle l’auteur a participé. Le dernier chapitre gâche aussi un peu l’ensemble. On retombe au niveau d’un banal conflit avec des réactions, du ressentiment, peu glorieux.
Pierre Jourde parle de « fiction personnelle ». La réalité ne serait qu’une fiction, un ensemble de mots appartenant à chacun. Il a la chance d’avoir du talent et de faire de ses mots une œuvre d’art. Quand il y arrive, c’est une véritable joie pour le lecteur.
:
Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr