L’Empire semble définitivement derrière nous même si des nostalgiques complotent. Ils sont sévèrement réprimés. Les retours en arrière se confirment. Le divorce est de nouveau interdit. Ce qui désole certaines femmes mal mariées. Ce sont d’ailleurs bien souvent les femmes qui payent les secousses des révolutions et des réactions qui leur succèdent.
Si les ultra royalistes dominent parmi les députés élus, le peuple commence à se révolter contre la montée des prix des grains. On se croirait ramené à la veille de la Révolution. Les révoltes frumentaires éclatent sur tout le territoire. Gorron n’est pas épargné.
Un événement a aussi touché notre ville. Le fils d’une famille connue était marin sur la frégate la Méduse partie pour le Sénégal. Il se trouva parmi les malheureux qui se sont retrouvés sur le radeau, n’ayant pu bénéficier des canots de sauvetage. Un drame qui indigne beaucoup de monde.
Le thème du roman s’inscrit dans l’actualité : les agressions sexuelles sur enfants. L’histoire d’un réseau de prédateurs dont l’activité a duré de nombreuses années. L’intérêt du récit, c’est d’éviter le schéma classique : agresseurs diaboliques et victimes innocentes violentées. L’analyse de l’auteure est plus subtile. Elle démonte les mécanismes qui peuvent attirer les victimes et entraîner leur silence après les faits dans lequel la culpabilité est fortement présente.
Une série de chapitres très courts comme autant de pièces d’un puzzle. Quelque chose à voir avec l’impressionnisme qui déstructure le récit mais qui, habilement, amène le lecteur à reconstruire le tableau final. Du grand art, indubitablement.
Il s’agit vraisemblablement de Julien Troussier, né en 1898 à Brécé, ouvrier en chaussures chez Lefebvre, pensionnaire chez Julien Beaugé, rue Jean-Jacques Garnier en 1936. Il est célibataire à l’époque.
Jean Béchet, Louis Lambert : bouchers ; René Boulay : chiffonnier ; Mathurin Cornu, René Leblanc, Pierre Poisson, Charles Poisson, François Le Sage : maçons ; François Fillâtre : perruquier ; Arsène Barrabé, François Le Conte : aubergistes ; Joseph Jouault : poëllier ; Michel Liot, Jean Thomeret : boulangers ; Julien Duchenay : cloutier ; Jean-Baptiste Mary : charpentier ; Guillaume Bizet : quincaillier ; Louis Fleury : instituteur ; Jean Lemonnier : tailleur d’habits ; Georges Rouillard : lainier ; Gaspard Boullard : notaire.
En 1846 : Pierre Doré, Raphaël Fournier, Jean Baptiste Derennes.
En 1961 : François Fontaine, Pierre Doré, Viral Liger.
Je ne trouve pas de lien entre Derenne et Derennes, charrons.
Cloutier :
18e siècle : Jean Lahais, Julien Duchemin, Julien Duchené.
19e siècle : 1846 : Julien Duchenay ; Jacques Lambert. 1861 : pas de recensement de cloutier.
Julien Duchenay se marie avec Marie Rouillard à Gorron le 26/05/1823. Le père de Julien Duchenay est bien Julien Duchené (Duchenay) présent au 19e siècle.
Couturière, employée Bordeau, fille de Louis Blot, journalier, originaire de Lévaré et Clémence Leblanc, piqueuse au chômage, née à Gorron en 1892, recensés rue de Bretagne en 1936.
Clémence Leblanc est la fille d’Eugène Leblanc et de Marie Prod’homme, originaire de Brécé. Eugène Leblanc est le fils de Louis Leblanc et de Constance Dreux.
Les directeurs et directrices d’école publique au 20e siècle
1921
Directeur école des garçons : Joseph Gevrin
Directrice école des filles : Augustine Ernault.
Directrice école maternelle : Anne Rougé.
Joseph Gevrin est né le 9 juin 1873 à Chailland. Il est le fils de François Gevrin, cultivateur et d’Angélique Gille. En 1926, Joseph Gevrin est toujours directeur de l’école mais, en 1931 , il n’est plus présent. Il aurait eu alors 58 ans et était vraisemblablement parti en retraite. La femme de Joseph Gevrin, Augustine Lemoine, née le 23 avril 1869 à Saint-Berthevin les Laval est aussi institutrice publique.
Augustine Ernault estnée à Saint-Siméon le 27 mai 1880. Elle est la fille de Victor Ernault et de Félicité Vivier, cultivateurs à la Crônerie. Elle est toujours directrice en 1926.Elle se marie à Gorron le 26 décembre 1927 avec Théophile Lèbre. Elle décède à Saint-Fraimbault le 11 février 1963.
De 1945 à 1949 : le bulletin s’appelle « Entre Nous »
Autre temps, autres mœurs (si je puis dire). Le curé de la paroisse est maintenant J. Piard. L’essentiel des articles retenus porte sur les multiples activités de la paroisse, les actes paroissiaux (baptêmes, mariages, sépultures), et des rétrospectives historiques sur lesquelles je reviendrai. Aucune attaque haineuse contre tout ce qui pouvait être laïque, contrairement à ce qui se passait avant la guerre quand le bulletin était tenu par le curé Chaudet.
Les enquêtes d’Entre Nous
Connaissez-vous nos « Sœurs garde-malades » ?
A l’époque, il s’agissait de sœur Marie-Bernard, sœur Céline, sœur Marie-Robert. Elles dispensaient des soins ambulatoires et résidaient rue de Normandie (dans la maison actuelle du maire) qu’on appelait alors la clinique. Des articles ont déjà été consacrés à cette structure sanitaire sur le blog.
Vers 1900, à l’initiative du chanoine Prodhomme et du pharmacien Lecourt (propriétaire de la maison rue de Normandie), quatre religieuses de la congrégation des « filles de Sainte Marie » arrivent à Gorron pour venir soigner les malades de Gorron et ses environs. Il s’agissait de : sœur Patrice, sœur Abel, sœur Isidore, sœur Renée.
La Seconde guerre mondiale vue par un jeune Gorronnais…
De nombreux réfugiés passèrent par Gorron. Certains y restaient quelque temps puis repartaient devant l’avancée des soldats allemands. D’autres restèrent sur place jusqu’à la fin de la guerre et même définitivement.
Pétain, nommé Président du Conseil, rassurait une partie de la population qui aspirait à la fin de la guerre. La nourriture commençait à manquer. Et puis les Allemands arrivèrent à Gorron. On ne s’attendait pas à ce qu’ils viennent jusque chez nous. De la surprise mais pas de crainte. Ils paraissaient polis et n’étaient pas agressifs. Un officier vint à la ferme demander des œufs et offrit une cigarette blonde à mon père.
Les Allemands occupaient une partie de l’école Saint-Michel. Ils nous offrirent des bonbons. Décidément ils étaient bien gentils. En plus, sur leur ceinturon était écrit : Dieu avec nous. Mais notre institutrice était plus méfiante. Elle nous empêcha de manger ces bonbons.
La devise Travail Famille Patrie était plutôt rassurante. Le portrait de Pétain, notre sauveur, se retrouvait dans beaucoup de maisons, notamment la nôtre. On nous avait appris l’hymne : Maréchal nous voilà.
Et puis, le poste à galène de notre père put capter radio Londres…
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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