Notre roi, Louis XVIII, par son nom même, renoue avec son frère guillotiné. Mais ce que ma mère pensait être parfois un retour en arrière ne peut l’être complètement. La société évolue, inévitablement. Bien sûr, beaucoup freinent cette évolution, dans l’espoir de retrouver leur passé révolu. Mais ils échoueront.
Dans l’industrie, du drap, notamment, de nouvelles machines viennent bouleverser le travail quotidien. Les ouvriers s’élèvent contre ces nouveautés qui leur sont nuisibles. Des émeutes ont lieu. On détruit ces machines. Mais, malgré tous ces soubresauts, elles vaincront.
L’esclavage n’a pas fini de poser problème. Malgré l’interdiction de la traite, des bateaux négriers continuent à traverser l’Atlantique. On a appris que des hommes devenus aveugles du fait des conditions de leur transport ont été jetés en mer. Des atrocités qui devraient bien un jour disparaitre.
Si la presse est toujours surveillée, la censure commence à devenir moins sévère. Elle aussi devrait bientôt disparaitre.
« La Laïcité, une exception menacée – regards croisés sur un principe républicain » (sous la direction de J.F. Chalot).
Défendre ce principe à l’heure actuelle n’est pas évident. On est confronté à deux écueils opposés :
Les laïques de la dernière heures, particulièrement virulents quand il s’agit de l’Islam et qu’on n’entendait pas beaucoup quand il était question de catholicisme.
Les défenseurs sans réserve des islamistes sous prétexte qu’ils seraient discriminés (ce qui est souvent le cas).
Une voie étroite bien décrite dans ce livre. Au-delà des analyses historiques, juridiques, une réflexion sur des cas concrets très intéressante. Le port du voile, par exemple, pour les mères d’élèves accompagnant des sorties scolaires. Pour moi, l’enseignant doit rester maître du choix des parents accompagnateurs. Il peut solliciter tels ou tels parents en fonction de ce qu’il attend d’eux. Si le port du voile n’est pas provocateur ou prosélyte je ne vois pas pourquoi écarter a priori des mères voilées.
L’honnêteté intellectuelle devrait présider à toute prise de position en matière de laïcité. J’ai l’impression que c’est le cas dans ce livre. C’est assez rare pour être relevé.
Le journal de Marie Gauquelin (épouse Boullard): décembre 1818…
Point de vue :
Note de lecture : « Yoga »…
D’HIER ET D’AUJOURD’HUI
Recensement de 1962
Dans le prolongement de la série sur les publicités, nous nous intéresserons aux résidents recensés en 1962 (recensement dans lequel nous trouvons les numéros des immeubles).
Place de la Mairie
Les métiers en 1962 : concierge, débitantes (4), peintre en bâtiment, institutrice privée, horloger-bijoutier, tapissier, couturière en ameublement, commerçant tissu-nouveautés, vernisseur, ouvrière d’usine, chauffeur, commerçant grains-engrais, scieur de bois, secrétaire de mairie, chauffeur-vernisseur.
Il s’agit de Francis Bertrand, marchand de tissu, originaire de St Ellier, de son épouse Madeleine Menand, elle-même originaire de St Ellier, recensés 29 rue Magenta et de leur fils Jacques.
Lainiers (marchand de laine ou ouvrier en laine - fileur de laine).
Patronyme : Le Saulnier (Lesaulnier)
1946 : Joseph Lesaulnier, lainier, 58 ans, son épouse, Jeanne Lhuissier et leurs enfants : Joséphine et Esther, sont recensés au Bignon. Nous ne retrouvons pas de lien avec Etienne Le Saulier, lainier au 18e siècle.
Certains métiers sont très représentés au 18e et au 19e siècle, notamment les maçons et les charpentiers. Nous retrouvons des patronymes communs. Nous essaierons de retrouver des familles exerçant ces métiers sur plusieurs générations (des dynasties en quelque sorte).
18e siècle : Michel Bouilllon, Jean Bouillon, François Bouillon, Jacques Bouillon, Pierre Bouillon.
1821 : Michel Bouillon (45 ans)
1846, 1861 : François Bouillon, François Bouillon, Pierre Bouillon, Ambroise Bouillon, Constant Bouillon.
Nous avons déjà croisé la famille Bouillon, charpentier, sur le blog. Nous partirons d’Ambroise Bouillon, charpentier, recensé avec sa femme Angèle Portais, rue Jean-Jacques Garnier. Ils se sont mariés le 30/08/1896. Ambroise sera tué le 03 mars 1918 pendant la Première Guerre mondiale.
Michel Gobé né le 02/07/1945, docteur vétérinaire : ses parents sont originaires de Saint-Denis-de-Gastines. Cette lignée ne sera pas retenue.
Thérèse Barbé née le 22/04/1949. Elle est la fille de Marcel Barbé et de Léa Guerrier qui ne semblent pas originaires de Gorron. La lignée ne sera pas retenue.
Jeanne Buin née le 03/08/1920. Elle est la fille d’Eugène Buin et de son épouse Marie-Louise, propriétaires au Verger. Eugène Buin est né le 18 novembre 1873 à Gorron. Marie-Louise en 1888. Ils sont cultivateurs à Brillaud en 1906.
Eugène Buin est le fils de Constant Buin, marchand de chevaux, et de Françoise Cougé
Les directeurs et directrices d’école privée au 20e siècle
1906 - 1911
Directrice école des filles : Marie Cointet.
Marie Cointet : elle est née en 1877 à Brain sur Sarthe, recensée comme institutrice privée, rue de l’Eglise.
1921
Directrice école des filles (Sacré Cœur) : Maria Guidecoq.
Directeur (unique enseignant) école des garçons : Victor Coiseault.
Maria Guidecoq : elle est née le 10 mai 1893 à Pontmain d’Urbain Guidecoq et de Désirée Chevrie, cultivateurs. Recensée comme directrice, rue de l’église.
Victor Coiseault : il est né en 1883 à Feuillet (Maine et loire). Recensée comme professeur, rue de l’Eglise.
Une recherche d’information sur la carrière de diplomate de Xavier, Eugène, Maurice Leray, quatrième duc d’Abrantès.
Un article du blog, posté le 29 mai 2016 donne quelques informations sur son métier de secrétaire d’ambassade.
Notre correspondante complète l’article avec des dates et des pays où a exercé le duc : 1881 1882 Italie, 1882 1883 Syrie et Grèce,1884 Grèce et Péloponaise, 1885 Palmyre, 1886 Egypte,1887 Constantinople (Istanbul),1888 Mésopotamie,1889 Caucase Perse Inde,1890 1891 Ceylan,1892 Mésopotamie Kurdistan,1894 1895 Cachemire,1896 Birmanie Inde,1899 Ceylan.
Ces indications se trouvent sur une canne appartenant à Louis Anger, de la belle famille de notre correspondante.
En 1881, nous retrouvons bien Maurice Leray, secrétaire d’ambassade, au château du Bailleul mais pas Louis Anger. Quelques informations m’ont été données : Louis Anger, mort en 1901 ou 1902, est enterré au cimetière de Clignancourt (Paris 18e). Je n’ai pas retrouvé son décès sur les tables décennales du 18e arrondissement.
Je vais poursuivre mes recherches dans les listes de recensement de Hercé et dans les tables de décès parisiennes.
La Seconde guerre mondiale vue par un jeune Gorronnais…
Les difficultés de l’armée allemande étaient connues. Les avions alliés lâchaient des tracts anti Allemands que nous retrouvions dans les prés. On entendait toutes les nuits les moteurs des bombardiers qui s’en allaient vers leurs cibles ennemies. Les chasseurs mitraillaient tous les véhicules allemands. Parfois il y avait des bavures. Un cultivateur du Pas, sur son tracteur, a été tué. Parfois les chasseurs alliés et allemands combattaient dans le ciel au-dessus de nous.
En attendant, la propagande allemande pour le Service du Travail Obligatoire (STO), voire pour s’engager dans l’armée allemande, s’affichait sur les murs de Gorron. Très vite, ceux qui refusaient d’aller travailler en Allemagne furent recherchés et risquaient de graves représailles.
Les combats s’intensifiaient. Ils préparaient le débarquement Quand il eut lieu, on pensait que les alliés seraient en quelques jours à Gorron. En réalité, ils mirent deux mois. Les Allemands freinaient leur progression. On pouvait les voir se diriger vers des lieux de combats comme Domfront. Leurs camions étaient équipés de gazogènes. Ce qui montrait encore leurs difficultés.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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