Sous Louis Phillipe (1830-1848) grâce à l’action du ministre de l’Instruction publique, François Guizot, l’enseignement primaire en France est réorganisé. Les enseignants doivent obtenir un « brevet de capacité » qui est le plus souvent préparé dans les écoles normales. Avec quelque retard, les institutrices laïques peuvent aussi accéder à la profession d’institutrices. C’est ainsi, par exemple que la communarde Louise Michel a obtenu ce « brevet de capacité ».
Sous le Second Empire (1852 – 1870), on assite à un recul à ce niveau. L’enseignement des filles est essentiellement assuré par des religieuses. L’Empire se méfie des institutrices formées par les écoles normales ou les « cours normaux » qui développent les idées démocratiques. La loi Falloux permet aux conseils généraux de fermer ces écoles. Des institutrices laïques n’étant pas passées par les écoles normales sont employées comme « sous maîtresses ». Le brevet de capacité permettant de devenir « sous maîtresse » devient plus facile à obtenir.
Notre héroïne, Léodile, née en 1845 entre à l’école communale de Gorron ouverte en 1855 sur le domaine de l’hospice. Mis à part les locaux, l’enseignement ne change guère et est toujours assuré par les religieuses de l’hospice à la Renardière.
En 1861, à 16 ans, elle aide Joséphine Chalot responsable des jeunes filles internes : elles sont huit de 10 à 15 ans. Bonne élève, on envisage d’en faire une institutrice. Elle pourra être employée comme « sous-maîtresse » à l’école communale.
Le roi Louis XVIII est mort. Tout le monde s’y attendait. Il était devenu obèse. Il se déplaçait avec des béquilles ou en fauteuil roulant. A 69 ans, sa fin fut terrible. Crises de goutte, artériosclérose, et pour finir, gangrène. Son ambition avait été de revenir sur la Révolution et l’Empire. Il était beaucoup critiqué et caricaturé à la fin de son règne. On le surnommait parfois « gros cochon ».
C’est son frère, Charles X qui lui succède. Il a lui-même 67 ans. Comme souvent, au début de son règne, il semble plus ouvert, à liberté de la presse notamment. Mais plus que la mort de Louis XVIII, c’est un meurtre effroyable qui fait beaucoup parler dans le royaume. Une jeune fille de 12 ans a été tuée et violée. On a même parlé de nécrophilie et d’anthropophagie
Deux points de vue s’affrontent. Pour le maire, la vie économique de la ville est primordiale. Par ses achats de locaux, ses locations, il cherche à retenir ou à faire venir des acteurs économiques dans la ville. Une ambition louable. Mais peut-il pour cela s’affranchir des règles de gestion municipale comme le prétend l’opposition ?
Pour cette opposition, le maire sort de ses attributions, empiétant sur celles de la Communauté de communes. Si c’est le cas, on aimerait connaître les réactions des responsables de cette Communauté. Et surtout pourquoi le maire n’est pas sanctionné par la Préfecture ?
Plus grave, les décisions du maire seraient entachées de favoritisme, toujours selon l’opposition. Là encore, si cela pouvait être prouvé, la justice devrait être saisie et trancher. C’est ce que veut faire l’opposition en portant plainte contre le maire. On verra si cette plainte est retenue et entraîne des poursuites.
A la suite du contrôle de la Cour des comptes régionale une enquête est en cours. Cette fois encore, on verra quelles seront les suites de cette enquête. On devrait en rester là pour l’instant et éviter les conflits personnels, à la limite les injures, qui ne font que détourner l’attention. Une véritable démocratie mérite mieux que cela.
René Richet : poupelier ; François Gasté, Julien Le Sage : maçon ; François Dreux, François Milard, Louis Dupuite : charpentiers ; Michel Le Baillif, Julien Roche : maréchal ; Jean Bellon : marchand cordonnier ; Michel Liot, Jacques Thommeul : boulangers ; Jeanne Berrier : sage-femme ; Joseph Le Rétif : cabaretier ; Jean Renard, Pierre Renard : bouchers ; Joseph Le Saulnier : menuisier ; Louis Le Boulanger : mégissier ; Joseph Jouault : poëlier ; François Garnier : percepteur des contributions directes ; Noël Barbot, Jean Auger : chaudronniers ; Julien Duchenay : cloutier ; Julien , Henry Nicolle : tailleurs d’habits.
Nouvelle Lignée : à partir de Martin Rouillard, 49 ans en 1846, recensé avec son épouse Florence Gilard, fileuse, rue Brecé.
Ils se sont mariés le 19/11/1849 à Gorron. Martin Rouillard est le fils de Joseph Rouillard et Anne Choyer. Il s’inscrit donc dans la lignée déjà explorée. Il est le frère de Pierre Rouillard
Jean Rouillard › Pierre Rouillard, Martin Rouillard› Joseph Rouillard › Julien Rouillard.
Normandière : charpentiers
18e siècle : Mathurin Normandière, Pierre Normandière, Gilles Normandière.
19e siècle : 1846 : Pierre Normandière, 1861 : Eugène Normandière, Alexandre Normandière, Constant Normandière, Joseph Normandière, Pierre Normandière.
Maria Fourmond/Forêt, née le 28/02/1903, retraitée. Elle est vraisemblablement la fille de Jean Fourmond et de Marie Quercelin cultivateurs à Romaton. Jean Fourmond est originaire de Saint Aubin-Fosse-Louvain. Marie Quercelin est née à Gorron en 1864.
Ils se sont mariés le 22/05/1902 à Gorron. Marie est la fille de Louis Quercelin et de Mélanie Fortin. Nous ne retrouvons pas la date de ce mariage. Cette lignée ne sera pas retenue.
Maurice Chemin, né le 20/10/1906 à Gorron et Germaine Oger, née le 01/11/1908 à Gorron. En 1936, on retrouve le couple rue du Bignon. Maurice est clerc d’huissier (Pottier), Berthe, sans profession.
Germaine Oger est la fille d’Albert Oger, né le 02/12/ 1878 à Gorron. Albert est le fils de Jean Oger, laboureur, et de Hyacinthe Louveau. Nous ne connaissons pas la date de leur mariage.
Maurice Chemin est le fils de Joseph Chemin et de Berthe, fermiers au Bignon.
1ère génération
Maurice Chemin
Clerc d’huissier
Germaine Oger
SP
1975
2ème génération
Joseph Chemin
Cultivateur
Berthe
Garnier
Cultivatrice
Le Bignon
1906
Berthe Garnier, originaire de Brécé, a épousé Joseph Chemin le 25/05/1902 à Brecé. Joseph Garnier est le fils de Jean Baptiste Chemin et de Marie Moreau. Il est né le 02 août 1875.
Nous avons déjà croisé cette lignée lors de nos recherches sur les fermes et hameaux de Gorron. Le couple habitait la ferme du Bignon.
En 1872, nous ne le retrouvons pas dans le quartier du Bignon.
Nous avons souvent parlé de Michel Béchet et de sa famille dans le blog. Il est décédé à 96 ans. Il a fourni plusieurs documents alimentant les rubriques. Il aimait parler de ses souvenirs Gorronnais. Des souvenirs qui , comme tous les souvenirs, peuvent parfois être réinterprétés avec le temps. Le travail de l’historien, même amateur, est de resituer ces souvenirs dans les différents témoignages. C’est ainsi que nous avons pu écrire sur le blog : « En 1969/1970, à l’initiative de Michel Béchet, une zone artisanale est créée route d’Ambrières ». La réalité est plus nuancée. D’autres artisans qui s’installeront sur la zones furent à cette initiative. Il en parle d’ailleurs dans un autre article : « En 1969/1970, Michel Béchet et trois autres artisans gorronnais créent une zone artisanale route d’Ambrières ».
Ceci étant dit, nous remercions le disparu qui a toujours été disponible quand nous l’avons sollicité. Le curriculum vitae qu’il nous avait donné illustre une vie bien remplie avec une impressionnante liste des fonctions occupées et des distinctions professionnelles et honorifiques.
Ci-contre, Michel Béchet avec la mandoline fabriquée par son père, menuisier, place de la Houssaye.
« Entre Nous » (bulletin paroissial) : décembre 1948.
La fanfare Saint-Martin
Le curé Piard revient sur la fanfare Saint-Martin qui a été créée par l’abbé Jacob, curé doyen de Gorron, en 1910. A l’époque, ses prestations publiques se déroulaient essentiellement au cours de manifestations religieuses. La première eut lieu le jour de Noël 1919. Il ne pouvait en être question pendant la Première Guerre mondiale.
La fanfare a été en sommeil plusieurs années. Et c’est après la Seconde Guerre mondiale que Louis Penloup a relancé l’activité avec une vingtaine de jeunes. En janvier 1949 aura lieu la première prestation publique de cette fanfare.
Sur les photos ci-contre (illustrant l’article du bulletin) et ci-dessous, on peut voir les groupes de musiciens à deux époques différentes. Nous ne connaissons pas les dates des prises de photos.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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