Cette rubrique repose sur les questions posées ou les documents envoyés par les visiteurs du blog.
Bulletin paroissial : il s’agit des bulletins paroissiaux (« Entre Nous ») de la ville de Gorron, rédigés et édités par le curé J. Piard, pendant la période 1954…1960.
Entre Nous : avril 1960
Service militaire : dans le bulletin, quelques soldats donnent de leurs nouvelles ; la guerre d’Algérie n’est pas terminée ; le service militaire est maintenu à 28 mois.
Sport : le karting a fait son apparition à Gorron ; on peut voir encore actuellement le tracé de la piste au taillis de la Mort (voir photo ci-jointe).
Colonie de vacances : cette année, la colonie de Saint-Pair-sur-mer fait un échange avec celle des Voirons en Haute-Savoie ; les Gorronnais goûteront donc aux joies de la montagne.
Depuis de nombreux mois, déjà, je me suis intéressé au cimetière de Gorron : les plus anciennes tombes, les différents modèles, les familles les plus anciennes, les tombes devant être relevées… Pour clore cette séquence, j’ai recensé les éléments personnalisant les défunts en dehors des inscriptions.
Nous voyons sur la plaque le dessin d’un camion. On peut donc penser que le défunt était chauffeur routier ou entrepreneur de transport. Son métier devait avoir une grande importance pour lui pour qu’il occupe cette place sur sa tombe.
Dans le cadre de la préparation de l’exposition de l’association « Conservation du patrimoine gorronnais », je reprends le document de Joseph Lecomte qui donne les numéros des immeubles dans lesquels se trouvaient des débits de boisson et le compare à ma propre recherche relevant ces mêmes débits de boisson dans les recensements de la population gorronnaise depuis 1846 jusqu’à 1936.
Les débits de boisson au 20e siècle (à partir du document « La Belle Epoque… des cafés à Gorron » de Joseph Lecomte)
Rue de Bretagne
N° 11. Café Huard (Clémentine)
En 1962, nous retrouvons bien Clémentine Huard et sa sœur Léontine, débitante. Sur les cartes postales anciennes, il y avait aussi un débitant à cet endroit en 1921. Il s’agissait de Carré Théodore et de son épouse Pascaline, débitante.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Ménages collectifs – hospice de Gorron.
Lucienne Lemonnier-Penloup, née le 14/06/1893 à Gorron.
Sur l’acte de naissance de Lucienne Penloup, on apprend qu’elle s’est mariée le 8 juin 1914 avec Emile Lemonnier et qu’elle est décédée à Ernée le 31/03/1985.
Elle est la fille de Joseph Penloup, jardinier, et de Marie Cougé, débitante, place des Halles à Gorron. Ils se sont mariés le 13/01/1883 à Colombiers. Joseph est né à Hercé. Marie est née à Colombiers.
Cette lignée ne sera pas retenue.
Sur la carte postale ancienne ci-dessus, on voit le domicile du couple Joseph Penloup et Marie Cougé, place des Halles (place de la mairie actuelle) à Gorron.
Récapitulatif
Sur 658 personnes retenues, 136 sont originaires de Gorron. Sur ces 135, 47 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962
Recensement de 1962
Rue de la mairie
N° 35. Léopold Thuault, ouvrier mécanicien et son épouse Clémentine Boulay, modiste.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marie Constance Péan (épouse Charles Boullard)
Décembre 1880
Une épidémie de grippe en mars a empêché la réunion du conseil municipal. C’est suffisamment grave pour le signaler. On a cru, un moment, à une épidémie qui nous a rappelé la variole noire d’il y a 10 ans. Heureusement, tout s’est terminé très vite. En juillet, au contraire, tous étaient en joie. Pour la première fois la ville a fêté le 14 juillet, fête nationale. Nous avons eu droit à des cavalcades, des fanfares et même un feu d’artifice.
Des décisions prises par le gouvernement en matière d’enseignement font beaucoup parler les Gorronnais. L’Eglise verra son emprise sur l’enseignement sérieusement réduite. Les congrégations (les Jésuites, notamment) sont chassées des instituts d’enseignement. Jules Ferry devient Président du Conseil. La laïcisation de la société, une réforme profonde de l’enseignement, se profilent avec, notamment la création de Centres d’apprentissages (activités manuelles) et de collèges et lycées pour les jeunes filles. Un bouleversement dénoncé souvent par l’Eglise.
Ce journal de bord accompagne l’écriture de mes romans présentés sur le blog à leur sortie dans la rubrique : mes publication. Il évoque succinctement les recherches nécessaires à la réalisation de ces romans.
Où il est question de souterrains…
Les souterrains sont souvent l’objet de nombreuses légendes. Il existe peu de villes possédant les restes d’une forteresse dans lesquelles on n’évoque pas la présence de souterrains mystérieux. On imagine souvent ce qu’on appelle des souterrains de fuite permettant aux occupants d’un château assiégé de s’enfuir. Il s’agirait alors de galeries creusées sur plusieurs centaines de mètres, voire kilomètres quand l’imagination est fertile. Gorron n’échappe pas à la règle.
Ce genre de souterrains existent mais très rarement. On a le plus souvent affaire à des caves, parfois plusieurs, reliées par des boyaux permettant de communiquer entre elles. Elles pouvaient servir de refuges, de lieux de stockage…
A Gorron une cave, dont nous avons souvent parlé sur le blog, avec une maçonnerie qui peut évoquer le départ d’un souterrain, a souvent sollicité l’imagination des enfants et mêmes d’adultes qui prétendent avoir parcouru ce souterrain creusé au moins jusqu’à l’église. A titre personnel, je n’ai jamais eu de preuve de la présence de ce souterrain, ni par témoignage direct ni par archive ancienne. Ce qui ne m’empêchera pas de laisser courir mon imagination dans le roman que je commence actuellement.
Dans cette rubrique, je donne mon avis sur des lectures, sur des événements gorronnais (comme les décisions du conseil municipal, par exemple). Sans prétention, juste un avis personnel…
Note de lecture
« Juste avant l’oubli » (Alice Zéniter)
Plusieurs thèmes se croisent dans ce roman à la construction virtuose. La fin d’une histoire d’amour qui remet une relation de sept ans en cause. Une réflexion sur la littérature et le milieu universitaire qui gravite autour. Tout cela dans un récit très agréable à lire. Même si la nuit, la tristesse, la dépression sont toujours présentes. Tout ce qui peut permettre de réussir un beau roman.
Un ilot sur lequel un auteur renommé, peu agréable au demeurant, a décidé de vivre seul, vraisemblablement dépressif. Sa dépression a entraîné de nombreuses hypothèses plus ou moins délirantes. Son œuvre est le sujet d’études de nombreux intellectuels. Ceux-ci se réunissent régulièrement dans des colloques sur l’ilot.
Alice Zéniter a beaucoup de talent, c’est indéniable. Sa palette est large : romans, scénarios, pièce de théâtre… Comédienne aussi. C’est le genre d’auteur dont on a envie d’explorer toute l’œuvre.
Cette rubrique repose sur les questions posées ou les documents envoyés par les visiteurs du blog.
Bulletin paroissial : il s’agit des bulletins paroissiaux (« Entre Nous ») de la ville de Gorron, rédigés et édités par le curé J. Piard, pendant la période 1954…1960.
Entre Nous : janvier, février, 1960
Souscription : un appel aux Gorronnais est fait par la cure et la municipalité pour l’achat d’une 2 CV qui sera mise à la disposition des religieuses garde-malades qui tiennent la clinique rue de Normandie. 200 familles sur 800 auront donné pour cette souscription.
Anniversaire : le curé de Gorron, rédacteur principal du bulletin paroissial, Jean Piard, a pris ses fonctions le 17 janvier 1946.
Concours départemental : le 12 juin 1960 aura eu lieu le concours départemental de gymnastique et de musique organisé par la Jeanne d’Arc dans la ville. Les rues seront pavoisées. Les guirlandes tendues de maisons à maisons auront des couleurs différentes en fonction des rues.
Depuis de nombreux mois, déjà, je me suis intéressé au cimetière de Gorron : les plus anciennes tombes, les différents modèles, les familles les plus anciennes, les tombes devant être relevées… Pour clore cette séquence, j’ai recensé les éléments personnalisant les défunts en dehors des inscriptions.
Le défunt devait être manifestement un chasseur si l’on en croit le fusil et les cartouchières. Sur la plaque, on voit même un oiseau (je ne saurais dire de quelle espèce, n’étant pas chasseur moi-même).
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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