Cette rubrique repose sur les questions posées ou les documents envoyés par les visiteurs du blog.
Bulletin paroissial : il s’agit des bulletins paroissiaux (« Entre Nous ») de la ville de Gorron, rédigés et édités par le curé J. Piard, pendant la période 1954…1960.
Entre Nous : mai, juin 1960
La semaine dernière, nous évoquions les départ de l’abbé Boué. Un visiteur du blog, Alain, nous a envoyé la photo de Louis Boué quelques dizaines d’années plus tard.
Conférence : une religieuse gorronnaise, sœur Cécilienne Huard, missionnaire en Chine depuis des années présentera une série de documents photographiques à la salle Jeanne d’Arc.
Bénédiction : la voiture 2 CV, offerte par la population aux sœurs garde-malades à la clinique rue de Normandie, a été bénie par le curé en présence du maire.
Ici se termine le dernier tome des « Entre Nous » reliés que nous avions à notre disposition. Nous y apprenons que le bulletin a 13 ans en 1960.
Ce journal de bord accompagne l’écriture de mes romans présentés sur le blog à leur sortie dans la rubrique : mes publication. Il évoque succinctement les recherches nécessaires à la réalisation de ces romans.
La forteresse de Gorron
Elle jouera un grand rôle dans le roman en cours. Nous ne connaissons de cette forteresse que la parcelle du cadastre ancien nommé « le Château » avec une tour existant toujours à l’époque actuelle. Cette tour n’est vraisemblablement qu’une reconstruction et non le donjon de l’ancien château comme on le dit parfois.
Seuls les aveux (description des biens d’une châtellenie) qui sont arrivés jusqu’à nous donnent des éléments historiques crédibles. Ceux reproduits par Gabriel Boullard évoquent en 1404 : « la place d’un château ou manoir ancien » et en 1657, la même formule, avec la précision : « actuellement en ruines ». La place d’un château signifie-t-il que le château était déjà détruit dès 1404 ?
Dans un testament en 1636, on évoque une maison qui a été construite sur la place de ce château : « ont récemment fait bâtir et qu’encore à présent ils font édifier et décorer… ». La tour actuelle faisait elle partie de cette maison ?
Quoi qu’il en soit, il y a bien eu à Gorron une forteresse défendant la ville.
Depuis de nombreux mois, déjà, je me suis intéressé au cimetière de Gorron : les plus anciennes tombes, les différents modèles, les familles les plus anciennes, les tombes devant être relevées… Pour clore cette séquence, j’ai recensé les éléments personnalisant les défunts en dehors des inscriptions.
Comme souvent, les plaques correspondent à une activité privilégiée par le défunt. Ici il s’agit vraisemblablement d’un adepte de la pêche en rivière. On voit un homme, près de plantes de rives, tenant une canne à pêche.
Dans cette rubrique, je donne mon avis sur des lectures, sur des événements gorronnais (comme les décisions du conseil municipal, par exemple). Sans prétention, juste un avis personnel…
Note de lecture
« Comme un empire dans un empire » (Alice Zéniter)
Cela fait déjà quelque temps que je m’intéresse à cette écrivaine au talent indéniable. Le thème de ce roman me séduisait particulièrement : la rencontre entre un attaché parlementaire désabusé et d’une hackeuse perturbée. Mais j’ai été un peu déçu.
Le monde de la jeune femme m’est totalement étranger. J’ai eu du mal à suivre le côté technique de son univers. Celui du jeune homme me convenait mieux. Et j’aurais aimé qu’il occupât une place plus importante. De la même façon, j’espérais que le rencontre des deux personnages fût plus longuement traitée.
C’est sans doute cette frustration qui m’a rendu, par moments, la lecture du roman un peu difficile. Impressionné par la densité du texte, il m’est arrivé de fatiguer au long de la lecture.
A partir des signataires des documents prérévolutionnaires ( Questionnaire de l’assemblée provinciales du Maine, Cahiers de doléance) j’essaie de retrouver des descendants gorronnais à ces signataires.
Familles influentes lors de la Révolution
Descendants famille Godeau (Jean Godeau/Jeanne Quentin)
Reine Godeau (80 ans), fileuse, quartier des Fossés. Nous n’avons pas retrouvé la trace de cette personne.
Pierre Godeau (38 ans) tailleur d’habits . Cour de Forges.
En 1846, il est recensé comme célibataire. Il se marie avec Anne Lelièvre le 28 juin 1847 à Gorron. Il est né à Ernée. Il n’a pas de lien familial directe avec Jean Godeau et Jeanne Quentin.
Dans le cadre de la préparation de l’exposition de l’association « Conservation du patrimoine gorronnais », je reprends le document de Joseph Lecomte qui donne les numéros des immeubles dans lesquels se trouvaient des débits de boisson et le compare à ma propre recherche relevant ces mêmes débits de boisson dans les recensements de la population gorronnaise depuis 1846 jusqu’à 1936.
Les débits de boisson au 20e siècle (à partir du document « La Belle Epoque… des cafés à Gorron » de Joseph Lecomte)
Rue de Bretagne
N° 41 : Hôtel de Bretagne.
Sur la carte postale ancienne, l’enseigne de l’hôtel porte les noms des propriétaires (Belloir – Buin ». Cette famille est présente dans cet établissement depuis 1881. Elle est toujours présente en 1936. Soit, au moins 55 ans.
Il existe toujours un hôtel restaurant au n° 41 rue de Bretagne actuellement.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Ménages collectifs – hospice de Gorron.
Germain Meslin (suite)
1ère génération
Germain Meslin
Maçon
Hospice de Gorron
1975
2ème génération
Germain Meslin
Maçon
Mathilde Leblanc
1880
3ème génération
Marie Meslin
Tailleur de pierre
Aurélie Bizeul
1848
4ème génération
François Meslin
Marie Cornu
1808
Germain Meslin (père) est le fils de Marie Meslin et d’Aurélie Bizeul mariés à Saint-Mars-sur-Colmont le 08/05.1848. Mathilde Leblanc est la fille de Jean Leblanc et de Joséphine Dreux mariés à Gorron le 12/07/1852.
Marie Meslin est le fils de François Meslin et de Marie Cornu mariés à Gorron le 19/07/1808.
A suivre…
Récapitulatif
Sur 663 personnes retenues, 137 sont originaires de Gorron. Sur ces 138, 47 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962
Recensement de 1962
Rue Magenta (côté pairs)
N° 4 : François Guerrier, chauffeur.
Sur la carte postale ancienne, il s’agissait du café Guerrier.
Dans cette rubrique, je donne mon avis sur des lectures, sur des événements gorronnais (comme les décisions du conseil municipal, par exemple). Sans prétention, juste un avis personnel…
Note de lecture
« L’instituteur au début du XXe siècle » (Ernest Perrochon)
Auteur bien oublié qui a obtenu le prix Goncourt en 1920 pour son roman Nène. La lecture de cet ouvrage était motivée par mon propre projet d’écriture dans la série des romans historiques centrés sur Gorron.
Ancien instituteur au début du XXe siècle, l’auteur connait bien ce milieu enseignant qui occupait une grande place dans la société, notamment celle des campagne. Le statut de l’instituteur, malgré la modestie de sa situation financière, était reconnu et respecté. Et cela a duré jusque dans les années 1960, même si ce statut n’a cessé de se dégrader.
Le style de Perrochon peut paraître un peu désuet. Mais l’auteur est très habile à dresser différents portraits de ces instituteurs pas toujours à la hauteur des principes qu’ils inculquaient aux enfants. Notamment dans leurs rapports avec leur propre hiérarchie et les notables des villages…
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marie Constance Péan (épouse Charles Boullard)
Décembre 1882
Une polémique gronde dans la ville. Le Duc d’Abrantès, élu conseiller général, qui aimerait bien devenir maire de Gorron, est très souvent absent au Conseil général. On se demande comment il pourrait gérer la ville. Notamment dans cette période où on envisage de nouvelles constructions. L’école communale de garçons, par exemple, qui sera finalement construite rue de Normandie.
Le suffrage universel (seulement masculin et c’est bien dommage) devient la règle jusque dans les conseils municipaux où le maire est élu par les conseillers municipaux eux-mêmes élus au suffrage universel.
L’enseignement primaire sera désormais obligatoire et gratuit. Certains trouvent cela démagogique. La morale religieuse sera supprimée. Des évolutions qui ne sont guère prisées par certains Gorronnais proches de l’Eglise.
Les loups ont toujours nourri les fantasmes d’attaques contre les humains. En réalité ces attaques sont rares. On a décidé cependant d’éradiquer ces animaux sur tout le territoire.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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