Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marguerite Péan (épouse Gabriel Boullard)
1910
Si l’invention du chemin de fer a fini par être reconnue comme un grand progrès pour les déplacements des personnes et des marchandises, les risques qui étaient dénoncés au début restent quand même présents. Notre tramway a déraillé en arrivant à la gare de Hercé. Heureusement il n’y a eu que des problèmes matériels. Ce qui n’a pas été le cas sur la ligne Paris Dreux où on a déploré 10 morts et 25 blessés.
De la même façon, s’il arrive quelques inondations dans le bas de la ville du côté du Pont de Hercé, elles n’ont heureusement rien à voir avec ce qui s’est passé à Paris quand la Seine est sortie de son lit.
Notre ancien maire, le docteur Daniel est décédé. Un instituteur, originaire d’Hercé, lui a succédé. Ce changement en a inquiété plus d’un du côté de la cure. Pour l’instant, il ne semble pas y avoir de tension particulière. On verra à l’usage.
Rolande Fourmond Colin, cultivatrice, sa fille Geneviève.
Alexis Gandon, manœuvre, son épouse Constance Aimé et leurs enfants.
Conclusion
La famille Ledauphin est recensée pour la première fois aux Quatre Epines en 1881. On retrouve des membres de cette famille dans les recensements jusqu’en 1936. Ces membres ne sont pas nécessairement les descendants d’une lignée directe. Mais la propriété est restée dans la famille élargie.
Compte tenu des recensements à notre disposition, nous ne pouvons préciser jusqu’à quelle date la propriété est restée dans la famille. Apparemment, en 1962 elle n’en fait plus partie, à moins que des familles recensées à cette date soient leurs locataires.
L’objectif est de recenser les domestiques (hors agriculture), de connaître les familles qui les emploient. Dans la mesure du possible, essayer de repérer leur lieu de naissance, leur origine sociale et la durée de l’exercice dans la fonction.
Année 1861 (6) : présents en 1856 ; présents en 1851 ; présents en 1846
Nom
Prénom/âge
Employeur
Origine lieu
Origine sociale
Colin
Virginie 36
Gesteau/teinrurier
Première analyse sur 4 recensements (149 domestiques)
En 1846, on recensait 50 domestiques.
En 1851 : 60 domestiques dont 7 étaient dans la même place qu’en 1846
En 1856 : 66 domestiques dont 2 sont toujours dans la même place qu’en 1846 et 4 dans la même place qu’en 1851
En 1861 : 83 domestiques dont 2 sont toujours à la même place depuis 1846, 4 depuis 1851 et 1 depuis 1856.
On a donc la confirmation que les domestiques qui restent longtemps dans la même place sont très rares. La plupart, vraisemblablement, changent de condition, souvent en se mariant.
Sur les âges recensés seulement en 1856 et 1861, la moyenne se situe entre 29 et 30 ans mais avec des jeunes (14, 17 ans) et des âgés (60 ans et plus).
Le nombre de domestiques augmente régulièrement. Résultat de l’augmentation de la population et vraisemblablement aussi du niveau de vie de cette population.
L’étude sera reprise quand l’origine des domestiques sera indiquée.
Préparation d'un roman dont l'héroïne principale sera une domestique qui passera sa vie d'adulte au service d'une famille d'industriels gorronnais.
La famille Gendron (Tendron dans le roman)
Mariage de Constant Gendron et de sa cousine Ernestine Gendron le 08/07/1902.
Cet acte nous apporte les informations suivantes :
Les parents de Constant : Joseph Gendron (64 ans), maître tanneur et Jeanne Fontaine (61 ans) sont présents et consentants. Même chose en ce qui concerne les parents d’Ernestine : Pascal Gendron (56 ans), fabricant de salaisons et Ernestine Moulin (44 ans).
Ce n’est pas Pierre Gendron, le maire, empêché, qui marie le couple. Par contre il est noté comme étant présent : « Monsieur Pierre Gendron, âgé de 35 ans, industriel, demeurant à Montigné (Mayenne), frère de l’époux ». Pourquoi Montigné ? S’agit-il bien du maire ?
Par contre, c’est bien lui qui enregistre le décès de son oncle Pascal Gendron le 26 novembre 1902.
Prix Médicis en 1964 pour son premier roman, Monique Wittig joue un rôle majeur dans la création du Mouvement de Libération des Femmes. Une romancière, une militante, qui est partie aux Etats Unis après des dissensions au sein du mouvement. Ce personnage m’intéressait. Mais il y a un tel décalage entre mes goûts, mes aptitudes de lecteur que ce livre a failli me tomber des mains. Je suis incapable de dire si on a affaire à un roman ou à un essai.
L’autrice avait pour ambition de provoquer un choc, une surprise chez le lecteur. C’est plus un rejet que cela a suscité chez moi. Je ne conteste pas la force des images véhiculées par la litanie de phrases truffées de références qui m’ont échappé. Le vocabulaire sophistiqué lui-même m’a désarçonné.
J’ai cru comprendre que l’autrice, à travers ce récit, s’attache à la lutte des femmes pour détruire le patriarcat mais c’est plutôt la destruction de la langue que j’ai retenue.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
La Pierre-Pichard – Saint Etienne
La Pierre-Pichard
Louise Cerisier, née le 21/06/1909, retraitée.
1ère génération
Louise Cerisier
Retraitée
La Pierre-Pichard
1975
2ème génération
Joseph Cerisier
Maçon
Constance Leblanc
SP
Rue Jean-Jacques Garnier
1911
3ème génération
François Cerisier
Tanneur
Augustine Foucher
Journalière
1872
4ème génération
François Cerisier
Aubergiste
Jeanne Rondeau
Aubergiste
François Cerisier et Augustine Foucher se sont mariés le 30/12/1872 à Gorron.
François, veuf de Pauline Garnier est le fils de François Cerisier et de Jeanne Rondeau, mariés le 22/06/1840 à Lévaré
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962
Recensement de 1962
Rue Brochard-Brault
N° 34 : Camille Legauffre, chiffonnier/brocanteur, Marie-Louise Perrier, son épouse, Augustine Perrier/Planchais, sa tante.
Joseph Ledauphin, né en 1875, originaire de Brecé, son épouse Léonie Houdou, née en 83, originaire de Hercé, leur fils Henri, né en 1922 à Brecé.
Jules Caniou, né en 1884 au Teilleul, cultivateur, son épouse Marie Ledauphin, née en 1883 à Gorron, leurs filles, Célina et Marguerite, nées à Gorron.
Marie Fouqué, cultivatrice.
Jean Fourmond, cultivateur, son épouse, Marie Quiercelin.
Je m’attendais à une biographie classique de cette journaliste, intellectuelle allemande, membre éminente de la Bande à Baader, révolutionnaires ayant choisi la lutte armée contre la société capitaliste. J’y cherchais, notamment, les mécanismes sous-tendant cette évolution radicale. Je me suis trouvé face à un ouvrage beaucoup plus large, plus ambitieux où la poésie, la philosophie, côtoient certains écrits d’Ulrike Meinhof.
Si j’avais connu l’auteure, je n’aurais pas été surpris : écrivaine, philosophe, philologue, elle travaille à l’interface de la philosophie, du roman et de la poésie. Ecrit à la première personne censée être Ulrike elle-même, le récit convoque des personnages comme Netchaïev, Raimbault, Thomas Münzer… qui ont pu inspirer Meinhof.
Des passages où on peut mesurer l’érudition de l’auteur. Mais aussi des exercices de style parfois déconcertants. Les derniers chapitres, par exemple, qui évoquent la torture et l’assassinat en prison d’Ulrike sont particulièrement dérangeants.
L’objectif est de recenser les domestiques (hors agriculture), de connaître les familles qui les emploient. Dans la mesure du possible, essayer de repérer leur lieu de naissance, leur origine sociale et la durée de l’exercice dans la fonction.
Année 1861 (5) : présents en 1856 ; présents en 1851 ; présents en 1846
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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