Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marguerite Péan (épouse Gabriel Boullard)
1916
Verdun
29 Gorronnais sont encore morts cette année à la guerre. D’autres sont prisonniers en Allemagne. La commune a voté une aide à ces prisonniers. Lors de la messe pour le départ des soldats de la classe 1917, on a chanté pour la défense de la France. Mais le cœur n’y était pas. On a organisé un pèlerinage à la chapelle Notre Dame du Bignon pour obtenir la victoire et le retour des soldats. En attendant, des familles sont doublement éplorées. Deux frères (Quentin) sont tués sur le front par les gaz asphyxiants.
Un manque de main d’œuvre commence à se faire sentir en France du fait de la guerre. Des Algériens, Marocains et autres Tunisiens sont recrutés dans les colonies. Les femmes aussi sont mobilisées pour faire tourner notre économie.
Des nouvelles d’une grande bataille près de Verdun sont arrivées jusqu’à Gorron. Il est difficile de savoir ce qui s’y passe. On ne nous parle que de victoires et d’offensives. Mais le front ne bouge guère.
Préparation d'un roman dont l'héroïne principale sera une domestique qui passera sa vie d'adulte au service d'une famille d'industriels gorronnais.
L’Avenir de la Mayenne
Quotidien (politique, littéraire, commercial et agricole) dont le premier numéro paraît le 6 novembre 1878. Il paraîtra sous ce nom jusqu’au 4 septembre 1932. A cette date il prendra le nom de « Le Républicain de la Mayenne » (le grand hebdomadaire de la campagne) et changera de parution (hebdomadaire).
Il est créé par des Républicains. Il sera le principal journal de gauche jusqu’à la Grande Guerre. Puis il sera racheté par Ouest Eclair (qui deviendra Ouest-France). Il se situe plutôt alors dans la mouvance démocrate chrétienne.
Dans le roman, un journaliste de ce journal jouera un rôle dans la résolution d’un double meurtre impliquant des domestiques gorronnaises.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
La Petite Mancellière
Pierre Rousseau, né le 15/10/1940.
1ère génération
Pierre Rousseau
Vendeur de meubles
Cultivatrice
La Pierre-Pichard
1975
2ème génération
Abel Rousseau
Entrepreneur en scierie
Suzanne Leichner
Rue du Pré
1938
3ème génération
Abel Rousseau
Industriel
Lucienne Romagné
Rue du pré
1908
4ème génération
Ernest Romagné
Cordonnier
Marie Milet
Ouvrière
1885
5ème génération
Auguste Romagné
Menuisier
Virginie Dubourg
1850
Ernest Romagné est le fils d’Auguste Romagné, menuisier, et de Virginie Dubourg qui se sont mariés à Désertines le 29/04/1850.
Auguste Romagné est le fils d’Auguste Romagné et de Marie Legros.
L’objectif est de recenser les domestiques (hors agriculture), de connaître les familles qui les emploient. Dans la mesure du possible, essayer de repérer leur lieu de naissance, leur origine sociale et la durée de l’exercice dans la fonction.
Le recensement des domestiques est repris à partir de 1872 dans lequel leur l’origine est notifiée.
« Les origines. Pourquoi devient-on qui l’on est ? » (Gérald Bronner)
Professeur à la Sorbonne, membre de l’Académie de médecine, l’auteur est parfois contesté. Il n’hésite pas à affirmer ses positions. Plus proche de Raymond Boudon que de Pierre Bourdieu, il a beau dire que les deux thèses peuvent être complémentaires, il est parfois classé à droite. De la même façon, s’opposant aux thèses « doloristes » des « transclasses » comme Edouard Louis ou Annie Ernaux, il sait qu’il va se faire critiquer par une certaine gauche.
Lui-même « transclasse », originaire d’une famille pauvre, à partir de sa propre expérience, il explore les mécanismes complexes qui président à cette position sociale élevée en contestant, notamment, la honte, la douleur, parfois mises en avant par ceux qui, comme lui, se sont hissés jusqu’à cette position étrangère à celle de leurs origines.
En règle générale, le discours de Bronner est clair sans pour autant ignorer la complexité des mécanismes qu’il étudie. Sa position par rapport au « mérite », souvent mis en avant, m’a plu par sa lucidité. La réussite personnelle va bien au-delà de ce soi-disant « mérite ». Des facteurs non contrôlables comme l’origine sociale jouent un rôle très important.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marguerite Péan (épouse Gabriel Boullard)
1915
21 nouveaux soldats gorronnais morts à la guerre. Le fils du sénateur Daniel, ancien maire de Gorron, est mobilisé. Il pratique la chirurgie de guerre dans les salles d’opération des journées en continu. Sur le front, on prie notre Dame du Bignon pour se protéger des malheurs de la guerre. Et comme si la guerre ne suffisait pas, un permissionnaire a eu les jambes sectionnées par le tramway et est décédé peu après.
Les premières permissions permettent aux combattants de se reposer. Ils racontent ce qui peut se passer dans les tranchées. Et encore ne disent-ils pas tout pour ne pas effrayer leurs proches.
Des nouvelles officielles continuent à venir du front. Parfois bonnes parfois mauvaises en fonction de l’issue des combats. On a appris que les gaz étaient utilisés rajoutant l’horreur à l’horreur. Un zeppelin allemand a même lâché des bombes sur Paris.
Préparation d'un roman dont l'héroïne principale sera une domestique qui passera sa vie d'adulte au service d'une famille d'industriels gorronnais.
La bourse du travail
Les bourses du travail sont des locaux mis à disposition des salariés afin de permettre à leurs organisations (syndicales par exemple) de mettre en œuvre leurs diverses activités d’aide : bureau de placement, soutiens aux ouvriers malades ou au chômage, aux participants aux grèves (grâce notamment à la création de caisses de solidarité). Les cotisations des adhérents alimentent ces caisses d’entraides. Des cours du soir, des conférences y sont aussi organisées pour développer l’éducation populaire.
Fernand Pelloutier, pendant un temps secrétaire de la Fédération des bourses du travail, a joué un grand rôle dans la vie et le développement des bourses du travail au sein desquelles on retrouvait des courants de la gauche à l’époque : syndicalisme révolutionnaire, marxisme, anarchisme…
Dans le roman, une domestique gorronnaise participera activement à la vie de la bourse du travail de Laval.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
La Petite Mancellière
Pierre Rousseau, né le 15/10/1940.
1ère génération
Pierre Rousseau
Vendeur de meubles
Cultivatrice
La Pierre-Pichard
1975
2ème génération
Abel Rousseau
Entrepreneur en scierie
Suzanne Leichner
Rue du Pré
1938
3ème génération
Abel Rousseau
Industriel
Lucienne Romagné
Rue du pré
1908
4ème génération
Ernest Romagné
Cordonnier
Marie Milet
Ouvrière
1885
Abel Rousseau et Lucienne Romagné se sont mariés le 28/08/1905 à Gorron. Abel Rousseau est né à Hercé. Lucienne Romagné est née à Gorron. Elle est la fille de Ernest Romagné, cordonnier et de Marie Milet, ouvrière qui se sont mariés à Gorron le 19/10/1885.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962
Recensement de 1962
Rue du Château
N° 8 : Paul Doré, ouvrier d’usine, son épouse, Simone Moreau et leurs enfants : Gérard, Jean-Paul, Marie-Claire, Damien, Marie-Anne, Eveline.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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