Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marguerite Péan (épouse Gabriel Boullard)
1913
L’année sera marquée par le tremblement de terre de mars. De nombreuses personnes ont été réveillées par les grondements et les secousses. Je me demandais bien ce qui arrivait quand je voyais la batterie de casseroles de la cuisine trembler contre le mur.
Heureusement, cela n’a pas duré très longtemps. D’autres sujets d’inquiétude existent qui eux risquent d’entraîner des problèmes plus durables. La loi sur le service militaire prolongé à trois ans entraîne des débats vifs entre ceux qui veulent éviter la guerre et ceux qui appellent à se défendre contre l’agressivité allemande.
Des événements, dans l’est de la France, illustre la montée des tensions entre les deux peuples. On a même assisté à des bagarres entre des touristes allemands et des jeunes Français excités. Un zeppelin allemand qui a atterri près de Lunéville est gardé par des militaires français.
Préparation d'un roman dont l'héroïne principale sera une domestique qui passera sa vie d'adulte au service d'une famille d'industriels gorronnais.
La famille Gendron (Tendron dans le roman)
Pierre Gendron
Rappel
Il est élu maire en 1900 et conseiller d’arrondissement. Réélu maire en 1904, il refuse la fonction. Il est classé comme républicain, intelligent et adroit par le préfet.
Lors du mariage de son frère Constant en 1902, il n’habite pas Gorron : « Monsieur Pierre Gendron, âgé de 35 ans, industriel, demeurant à Montigné (Mayenne), frère de l’époux ».
La déclaration de naissance de son fils le 18 avril 1902 est bien faite à Montigné. Pierre est recensé comme Directeur de l’usine à colle, domicilié à Montigné le Brillant. A noter que l’enfant est déclaré sous les prénoms Maurice, Jean. Mais peut être recensé sous le seul prénom Jean.
Pierre décède à Gorron le 14 mars 1911 à l’âge de de 46 ans.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
La Pierre-Pichard
Odette Mahouin est la fille de Henri Mahouin né en 1895 à Gorron et de Berthe Badier née en 1894 à Gorron.
1ère génération
Paul Cougé
Cultivateur
Odette Mahouin
Cultivatrice
La Pierre-Pichard
1975
2ème génération
Henri Mahouin
Cultivateur
Berthe Badier
Cultivatrice
La Pommeraie
1931
Nous ne retrouvons pas la naissance de Henri Mahouin et Berthe Badier (Bodier, Bahier) sur les tables décennales de Gorron. Par contre nous les retrouvons à Colombiers du Plessis et ce sont bien les parents d’Odette Mahouin.
La lignée ne sera pas retenue.
Récapitulatif (2)
Sur 821 personnes retenues, 154 sont originaires de Gorron. Sur ces 154, 55 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962
Recensement de 1962
Rue Brochard-Brault
N° 40 : Hyppolite Voisin, tailleur d’habits, son épouse Marie Christofle et leurs enfants : Gérard et Jean-Dominique.
Depuis plusieurs années, l’auteur écrit des romans historiques s’inscrivant dans l’histoire locale. En parallèle, il publie aussi d’autres formes d’ouvrages (policiers, récits…). Il s’agit, cette fois de nouvelles insérées dans une biographie professionnelle.
L’ouvrage est en vente (16 €) dans les points de vente suivants :
Maison de le presse Gorron, Super U Gorron, Librairie du Marais Mayenne, Librairie M’Lire Laval
et au domicile de l’auteur : Jouvin JC, 27 bis rue des Sarrazins 5310 Gorron (06 08 57 44 19).
En cas de commande chez l’auteur, 5 € de frais de port seront demandés (total : 21 €)
L’objectif est de recenser les domestiques (hors agriculture), de connaître les familles qui les emploient. Dans la mesure du possible, essayer de repérer leur lieu de naissance, leur origine sociale et la durée de l’exercice dans la fonction.
Le recensement des domestiques est repris à partir de 1872 dans lequel leur l’origine est notifiée.
Un frère et une sœur se retrouvent près de leur père qui entre doucement dans la maladie d’Alzheimer. Avec, en arrière-plan, la mort de la mère et celle, accidentelle, du gendre. Le père a toujours été attiré par la montagne, le silence, les sommets. La fille se passionne pour les fonds marins qu’elle filme. Une incompréhension, une opposition, qui structurent la famille. Et, entre les deux, le fils qui tiendra l’ensemble.
Trois narrateurs, trois points de vue pour un beau roman. Une écriture limpide qui permet d’aller très loin dans la psychologie des personnages. Avec leurs ressentiments, leurs ambivalences. Un vrai travail d’écrivain qui capte l’attention et l’intérêt du lecteur jusqu’à la fin de ce court roman très dense.
Les cartes postales anciennes sur Gorron dans la première partie du 19e siècle sont très nombreuses. Nous recensons les différents éditeurs de ces photos en essayant de repérer les Gorronnais.
Pour l’instant nous en avons relevés deux : Chantepie, Morin.
Photo L. Couriet
Leguillochet, éditeur photo. Gorron
Editeur Bazar de Gorron
Hamel-Jallier & Cie, Laval
Edit. Danvel
Leguillochet : Benoni, recensé en 1906 Grande Rue comme peintre.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marguerite Péan (épouse Gabriel Boullard)
1912
La grande fête de l’aviation, qui a eu lieu les 18 et 19 mars a réjoui les Gorronnais. Une commission des fêtes a été désignée par le conseil municipal qui vient d’être renouvelé. Pierre Fouilleul a été réélu maire. Il se demande comment lutter contre les vols à la tire qui ont été particulièrement importants lors de la foire Fleurie.
Ancien instituteur, il semble s’intéresser aux écoles communales. Un projet de construction d’une école de filles (actuellement sur le domaine de l’hospice) est envisagé. Des réparations sont faites (notamment pour le chauffage) à l’école de garçons.
On commence à s’inquiéter d’une guerre à venir. A Paris, une manifestation contre les risques de guerre a eu lieu rassemblant plus de 100 000 personnes.
Préparation d'un roman dont l'héroïne principale sera une domestique qui passera sa vie d'adulte au service d'une famille d'industriels gorronnais.
La famille Gendron (Tendron dans le roman)
En 1911
Pierre Gendron (né en 1867), tanneur, Jenny Gendron/Dubois (née en 1875), Maurice Gendron leur fils (né en 1901) et Mélanie Guesdon leur domestique (16 ans).
Constant Gendron (né en 1870), saleur, Ernestine Gendron (née en 1879), son épouse, Marie-Louise (née en 1903), Pascal (né en 1904) leurs enfants, Ernestine Gendron/Moulin (née en 1857) et Rosalie Jouvin, leur domestique.
Maria/Jeanne Gendron/Fontaine (née en 1840) et sa fille Maria Gendron (née en 1875).
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