Préparation d'un roman dont l'héroïne principale sera une domestique qui passera sa vie d'adulte au service d'une famille d'industriels gorronnais.
Livret militaire d’un poilu (mon grand-père maternel)
Eugène, né le 18 février 1877, il décède le 24 avril 1924. 47 ans d’une vie dans laquelle le militaire a pris une grande place (trop sans doute).
Au service militaire de novembre 1898 à septembre 1899.
1ère période d’exercices du 24 août 1904 au 20 septembre 1904.
2ème période d’exercices du 26 août 1907 au 22 septembre 1907.
3ème période d’exercices du 10 au 18 avril 1912.
Sans compter les quatre années de guerre dont nous avons parlé la semaine dernière au cours desquelles il sera deux fois blessé et évacué pour une grippe (du 20 octobre au 20 novembre 1916).
Il reviendra avec la croix de guerre, étoile de bronze pour : « Pendant un violent bombardement d’obus de leur cantonnement, un obus de gros calibre ayant atteint une maison, sont entrés sans attendre l’ordre pour éteindre l’incendie qui venait de s’y déclarer ». Pas sûr qu’elle lui fera oublier les misères endurées.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Route d’Ernée
Odette Maillard (épouse Pierre Garreau), née le 23/06/1910.
Son père, Florentin est originaire de St Siméon, sa mère Azelina de Lesbois. Elle ne sera pas retenue
Récapitulatif
Sur 847 personnes retenues, 156 sont originaires de Gorron. Sur ces 1556, 56 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
Route de la Chennerie
Michel Leblanc, ouvrier menuisier, né le 24/04/1935.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962
Recensement de 1962
Rue des Juifs
N° 3 : Maurice Drouin, chauffeur, son épouse, Marie-J. Charlot, et leur fils Gérard.
Joseph Charlot, électricien, son épouse Agnès Bignon, employée de bureau.
Note de lecture (erreur : Pot-Bouille a été posté pour la deuxième fois hier)
« Les choses » (Georges Perec)
Après « Pot-bouille » qui m’a fait l’effet d’un bon cassoulet roboratif « Les choses » m’ont plutôt fait penser à un plat léger et exquis de cuisine nouvelle. J’ai hésité avant d’entrer dans l’œuvre de Perec. J’avais un peu peur d’un jeu littéraire trop sophistiqué pour moi. Il est vrai que l’utilisation systématique du futur, du conditionnel sort un peu de l’ordinaire. Que les séries d’observations, de choses, de paysages, sont inhabituelles. Mais, au-delà de la nouveauté, le talent pour faire entrer le lecteur dans la vie du couple (personnage central du roman) est indéniable.
La vie semble faite d’aspirations jamais vraiment réalisées. Quand on pense avoir atteint le but, l’habitude et l’ennui relance la quête sans jamais vraiment aboutir. Perec a commencé par des études en psychologie. Il en reste manifestement quelque chose dans son œuvre littéraire.
L’objectif est de recenser les domestiques (hors agriculture), de connaître les familles qui les emploient. Dans la mesure du possible, essayer de repérer leur lieu de naissance, leur origine sociale et la durée de l’exercice dans la fonction.
Le recensement des domestiques est repris à partir de 1872 dans lequel leur l’origine est notifiée.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marguerite Péan (épouse Gabriel Boullard)
1918
La signature de l’armistice est sans doute l’événement le plus fêté cette année. Les cloches sonnent à la volée, le tambour de ville parcourt les rues, ainsi que les enfants des écoles dont les classes sont fermées. Le soir, une retraite aux flambeaux est organisée. On imagine la joie des familles dont les enfants sont encore sur le front. Et les larmes de celles qui sont endeuillées.
24 Gorronnais ont perdu la vie au cours de cette année jusqu’à l’armistice de novembre. On n’en parle pas dans la presse. On préfère évoquer les différentes médailles distribuées aux soldats méritants. Après l’armistice lui-même, 5 autres Gorronnais périront des suites de leurs blessures ou de maladies.
Si l’année 1918 est la dernière de cette guerre meurtrière, elle n’a pas été la plus calme. Au contraire. Les armées allemandes et alliées ont tenté de nombreuses offensives. Des avions allemands ont bombardé Paris. Le rationnement a été instauré sur toute la France qui sort épuisée du conflit mais elle a gagné... Avec ses alliés.
Préparation d'un roman dont l'héroïne principale sera une domestique qui passera sa vie d'adulte au service d'une famille d'industriels gorronnais.
Livret militaire d’un poilu (mon grand-père maternel)
Né en 1877, il fait son service militaire du 14 novembre 1898 au 20 septembre 1899 dans le 102ème régiment d’infanterie.
Il est appelé aux armées pour une campagne contre l’Allemagne du 4 août 1914 au 2 février 1919. Il sera tout d’abord affecté au 26ème régiment d’infanterie.
Le 7 octobre 1914, il est blessé (plaie épaule droite et dos par coup de feu). Il rentre au dépôt le 7 décembre 1914
Le 23 janvier 1916, il est à nouveau blessé par coup de feu dans la partie supérieure externe de la jambe gauche. Il obtiendra une convalescence de 7 jours.
Il rejoint les armées le 22 février 1916.
Le 15 mars 1916, il est affecté au 123ème régiment d’infanterie puis au 117ème le 2 février 1918.
Il est évacué pour grippe le 20 octobre 1916 et rejoint sa compagnie le 20 novembre 1916.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
« Pince-vent »
Alfred Jourdain, né le 04/07/1925, chauffeur.
Ses parents Alfred (Oisseau) et Céline Boullé (Paris), ne sont pas originaire de Gorron. Il ne sera pas retenu dans l’étude.
Récapitulatif (2)
Sur 839 personnes retenues, 154 sont originaires de Gorron. Sur ces 154, 56 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
Route d’Ernée
Gérard Couillaux, né le 22/10/1939, monteur en préfabriqués. Il ne peut être retenu par manque d’informations sur ses parents.
Récapitulatif (2)
Sur 842 personnes retenues, 155 sont originaires de Gorron. Sur ces 155, 56 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
:
Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr