1906 : François Fontaine, serrurier, né en 1861 à Gorron, son épouse Joséphine Périolet et leur enfant François recensés rue de la Mairie.
En 1921, François fontaine, le fils est serrurier chez son père. En 1936, il a pris la succession et est recensé comme serrurier avec son épouse Yvonne Quentin. Ils ont un fils Jean qui prendra la succession comme serrurier armurier en 1962 (voir article sur le blog du 21 juillet 2013).
On peut donc considérer qu’il y a eu trois génération de Fontaine serruriers rue de la Marie à Gorron.
Famille Landais
1906 : Henri Landais, né en 1854 à Gorron, serrurier/armurier, son épouse Clémentine Divay, et leur fils Henri, né en 1879, sont recensés rue de Bretagne.
1921 : Clément Landais, né à Gorron le 05 octobre 1892, son épouse Célina et leur fils Gilbert, rue de la Houssaye. Clément est le fils d’Henri et de Clémentine.
Il y a donc deux générations de Landais serruriers/armuriers à Gorron au 19e siècle.
Compte-rendu détaillé de la réunion du conseil municipal. On y relève, notamment, le vote de crédits pour l’aménagement du terrain des sports, pour la nourriture et le gardiennage des prisonniers allemands, pour l’acquisition d’un fourgon d’incendie ; l’acquisition d’un corbillard municipal et le projet d’installation d’eau sont reportés.
12 novembre 1945
Le chef de district du ravitaillement de Laval recevra les cultivateurs du canton au café Bertrand Romain, place de la Marie. Si la guerre est terminée, ses conséquences se font toujours sentir, notamment dans le domaine de l’alimentation.
On retrouve M. Bertrand et sa femme Berthe, débitants rue de la Marie dans le recensement de 1936.
18 novembre 1945
Décès de Monsieur Bourdon Armand père, vétéran de la compagnie des sapeurs-pompiers de Gorron. Né le 4 mars 1870 à Hercé, il arrive à Gorron à 24 ans et en 1895 il entre dans la compagnie et ne l’a jamais quittée.
Il est évoqué dans les « Actes paroissiaux » Paul Meslin, disparu pendant la guerre. Nous le retrouvons dans le livret « Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914 – 1918 ».
MESLIN Paul
Né le 31 octobre 1888 à Brécé. Mort le 24 septembre 1914 ; il avait 25 ans. Incorporé au 124ème Régiment d’Infanterie, il est « tué à l’ennemi » à Billancourt (Somme).
1920
Dans les « Actes paroissiaux » une rubrique « Intronisation du Sacré Cœur » est présente. On installe dans les familles l’image du cœur de Jésus à une place d’honneur dans le foyer. Une bénédiction est faite par un prêtre pendant que le chef de famille installe l’image à une place de choix.
Une intronisation a eu lieu le 16 novembre 1920 chez M. et Mme Huart. Il s’agit vraisemblablement de la famille Huart (Louis et Marie) fermiers à la Pommerais.
« La vie quotidienne grandira dans un esprit de prière et d’abandon et deviendra davantage eucharistique. La famille sera alors visiblement une « petite église », un foyer de lumière et d’amour rayonnant de la présence de Jésus…. »
Le royaume est toujours à la recherche d’argent. La levée d’impôts nouveaux provoque régulièrement des mécontentements. Les emprunts ne trouvent pas toujours d’amateurs. Par contre, la loterie nationale semble de bon rapport. Les jeux ont toujours été bien reçus par tous, riches ou pauvres. Dans notre ville, les fêtes offrent au peuple des occasions de jouer dans l’espoir de gagner quelque argent. Et ce sont parfois les plus pauvres qui tentent leur chance au risque de tout perdre.
Lors de la dernière fête, on a exhibé un noir sur une estrade masquée par un rideau. Il fallait payer pour voir le pauvre homme honteusement exploité. Les gens sont d’autant plus curieux qu’une déclaration officielle interdit d’introduire en France des « noirs, mulâtres et gens de couleur » et « ordonne d’envoyer aux colonies ceux qui s’y trouvent ». Je me demande si les plus à blâmer sont ceux qui exposent ou ceux qui regardent ?
Tout ce qui est différent attire et en même temps déclenche des réactions de rejet. Une contradiction qui peut mener aux pires exactions.
Deuxième volume des Rougon Macquart. Une plongée dans le Second Empire et plus précisément dans le Paris transformé, éventré pour les voies et les nouveaux immeubles. Des personnages ballotés par cette frénésie. Entrepreneurs plus ou moins honnêtes, femmes du monde fréquentant les lieux à la mode…
L’écriture de Zola convient bien à cet atmosphère de démolitions, reconstructions, ascensions rapides, chutes spectaculaires dans lesquelles l’argent coule à flots. Des tableaux époustouflants comme l’adultère dans la serre aux plantes envahissantes, parfois vénéneuses. Comme les bals où les toilettes, les comportements peuvent être ridicules.
Certaines descriptions sont parfois un peu lourdes. Le « poudroiement d’or » revient un peu trop souvent dans les couchers de soleil. Mais, globalement, un régal de (re)lecture.
Nous avons rencontré la famille Dreux dans la rubrique sur les métiers (sabotiers) – voir article du 28/06/2020. Au cours de nos recherches sur le cimetière, nous avons vu sur le plan la tombe de la famille Dreux. Il est malheureusement difficile de déchiffrer les inscriptions et repérer de quelle branche il s’agit entre les deux frères Jean Dreux et René Dreux.
Rappel : les années « déficitaires » au point de vue démographique à Gorron au 18e siècle (voir semaine dernière) correspondent souvent à des épidémies qui touchent des régions entières, voire tout le royaume.
1706, 1707, 1708 : pourrait correspondre à une épidémie de Dysenterie en Anjou. La dysenterie, une inflammation intestinale due souvent à une bactérie est une maladie fréquente au 18e siècle en France et souvent mortelle.
1722 : pourrait correspondre à une grande sécheresse de la mi-mars à la fin novembre.
1730 : pourrait correspondre à l’hiver très rigoureux 1728/1729.
1742, 1743 : pourrait correspondre à une épidémie de typhus et de dysenterie en Bretagne. Le typhus est une maladie bactérienne caractéristique des milieux insalubres à l’hygiène précaire, transmise par les poux, les puces et autres parasites humains…
1749 : pourrait correspondre à une grande famine.
1772 : pourrait correspondre à une nouvelle épidémie de dysenterie.
1779 : pourrait correspondre à la reprise de l’épidémie de dysenterie.
1783, 1783, 1784, 1785, 1786 : pourrait correspondre à une grave épidémie de pneumonie infectieuse (grippe) dans l’ouest de la France.
Si la dysenterie, le typhus, la variole ont pu être éradiqués dans notre pays grâce à l’avancée de la médecine, la pneumonie infectieuse met toujours en échec nos scientifiques : le coronavirus en est un douloureux exemple en cette période actuelle de pandémie mondiale.
Avant de poursuivre le recensement des débits de boisson au 20e siècle, nous reprenons celui du 19e siècle en relevant les familles qui sont restées le plus longtemps en place (au moins 20 ans) au cours de ce 19e siècle. Nous reviendrons sur le parcours de ces familles dans les semaines à venir.
Marie Lochu (Ve Péan), rue de la Houssaye : de 1846 à 1872.
Aimée Juhère (VeMichel Penloup), rue de Brecé : de 1851 à 1881.
Louis Olivret, cafetier, rue Magenta de 1861 à 1881.
Françoise Maillard, débitante, rue Jean-Jacques Garnier de 1866 à 1891
Louis Moreau/Ernestine Quentin, maître d’hôtel, rue de la Montée de 1866 à 1891.
Joséphine Olivret, maître d’hôtel, rue de la Mairie, de 1872 à 1896.
Rappel : nous nous intéressons aux Gorronnais qui, en 1975, sont originaires de Gorron. Nous suivons l’ordre utilisé pour le recensement et ne tenons pas compte des enfants.
Rue de la Mairie
Lignée Ernest Romagné
Ernest Romagné, retraité, est né à Gorron le 26/11/1892. Il est le fils d’Ernest Romagné, cordonnier, rue Magenta et de Marie Millet, couturière. Ernest Romagné est le père de Rémy Romagné dont nous avons déjà suivi la lignée dans cette rubrique (5 générations).
Lignée Léopold Thuault
Léopold Thuault est né à Gorron le 29/05/1903. Il est le fils de Léopold Thuault, chapelier, né à Fougerolles et d’Ambroisine Dolbeau, née à Lesbois.
Cette lignée ne sera pas retenue.
Récapitulatif
2 générations
Chénel ; Laurier
Bouchers
3 générations
Letissier
Maçons - mécaniciens
Herpin
Sacristain – cirier - notaire
Picot
Maçon - plâtrier
5 générations
Romagné
Menuisiers - cordonniers
Morin
Menuisiers - mécaniciens
6 générations
Bourdon Leblanc
Chemin
Tonneliers – piqueuses - maçons – fileuse de laine
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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