Depuis de nombreux mois, déjà, je me suis intéressé au cimetière de Gorron : les plus anciennes tombes, les différents modèles, les familles les plus anciennes, les tombes devant être relevées… Pour clore cette séquence, j’ai recensé les éléments personnalisant les défunts en dehors des inscriptions.
Une guitare, une moto… Malheureusement, on doit avoir affaire à un défunt relativement jeune, même si on peut aimer la guitare et le vélo à tout âge.
Dans le cadre de la préparation de l’exposition de l’association « Conservation du patrimoine gorronnais », je reprends le document de Joseph Lecomte qui donne les numéros des immeubles dans lesquels se trouvaient des débits de boisson et le compare à ma propre recherche relevant ces mêmes débits de boisson dans les recensements de la population gorronnaise depuis 1846 jusqu’à 1936.
Les débits de boisson au 20e siècle (à partir du document « La Belle Epoque… des cafés à Gorron » de Joseph Lecomte)
Rue Corbeau-Paris
N°1. Café Rossignol.
En 1906, on retrouve Aimable Rossignol (né en 1842 à Gorron), débitant, son épouse, Maria Castel, et leur fille Maria (née en 1873 à Gorron), recensés rue de Normandie, ce qui peut correspondre à cet établissement à l’angle de la rue de Normandie et de la rue Magenta à l’époque (devenue en partie rue Corbeau-Paris par la suite).
En 1921, Maria Rossignol est recensée comme épicière avec sa mère, sans profession, rue Corbeau-Paris.
A partir des signataires des documents prérévolutionnaires ( Questionnaire de l’assemblée provinciales du Maine, Cahiers de doléances) j’essaie de retrouver des descendants gorronnais à ces signataires.
Familles influentes lors de la Révolution
Descendants famille Grangeré
Jean Grangeré, laboureur ( vraisemblablement) marié à Julienne Seigneur, fils de Jean Grangeré et de Julienne Quentin.
1846
Louis Grangeré, 31 ans, laboureur, à Surgan, marié à Catherine Cruchet le 29/04/1839 à Brecé. Louis Grangeré est originaire de Couesme, fils de Michel Grangeré et Jeanne Godeau. Il n’y a pas de lien familial direct avec Jean Grangeré er Julienne Quentin.
Jean Grangeré, 37 ans, laboureur au Colombier, marié à Louise Lecrosnier le 13/11/1838 à Gorron.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Ménages collectifs – hospice de Gorron.
Louis Penloup né le 05/07/04.
En 1936, cordier, il est domicilié rue Corbeau-Paris avec sa femme Hélène.
Louis Penloup est le fils de Louis Penloup, originaire Saint-Aubin (né en 1876) et de Marie Charlot, originaire de Gorron, (née en 1877).
Les parents se sont mariés le 19/10/1902 à Gorron.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962
Recensement de 1962
Rue et place de la Houssaye
N° 5 : Constant Mottier, peintre en bâtiment, son épouse Simone Daboux et leurs enfants : Serge et Jacqueline.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marie Constance Péan (épouse Charles Boullard)
le général Boulanger
Décembre 1887
La nomination d’un nouvel évêque est toujours un événement dans nos paroisses. Il s’agit de Monseigneur Lemaréchal. Les prêtres sont un peu inquiets quand arrive ce nouveau supérieur tout puissant. Par contre, en ce qui concerne M. le Marchant, qui est à nouveau conseiller d’arrondissement, il n’y a pas d’inquiétude. Chacun connait ses compétences et son dévouement. Il serait décrit par les autorités officielles comme « connaissant très bien son affaire ».
La République est mise à mal. Le Président Jules Grévy est poussé à la démission. Son gendre, Daniel Wilson, aurait demandé de l’argent pour l’obtention de médailles officielles. On parle de plus en plus du général Boulanger pour diriger la France, ce qui mettrait en danger la République.
Un des compagnons de guerre de Jeanne d’Arc, maréchal de France. De retour de la guerre, il est accusé de dilapider la fortune familiale. Plus gravement, on l’accuse aussi de meurtres en série. Présenté comme pervers pédophile, qui aurait passé un pacte avec le Diable, il serait responsable d’au moins 140 meurtres d’enfants. Arrêté dans son château, il est jugé et condamné à la pendaison et au bûcher. Il sera pendu le 26 octobre 1440 à Nantes et son cadavre sera brûlé ensuite. Certains historiens mettent en doute les crimes de Gilles de Rais qui aurait pu être une victime politique accusée des pires crimes pour le faire disparaître.
Dans mon roman un des personnages, le baron de Gorron, nommé Gil de Vendôme sera lui aussi impliqué dans une série de meurtres (sacrifices au cours de messes noires se déroulant dans les souterrains de la ville).
J’ai découvert Ernest Pérochon en cherchant des textes sur l’instituteur du début du 20e siècle. J’ai appris alors qu’il avait obtenu le prix Goncourt en 1920. J’ai donc acheté le livre. Je l’ai regretté pendant une bonne partie de la lecture. Un style daté. Des personnages caricaturaux. L‘héroïne, domestique chez un cultivateur veuf avec deux enfants. Toutes les qualités et un amour pour le petit garçon et la petite fille, prête à tout sacrifice. Une rivale, belle mais méchante, manipulatrice, qui va épouser le cultivateur.
Quand je pensais à ce qu’avait pu faire Zola avec « La terre », je trouvais « Nêne » insignifiant. Heureusement, la seconde partie, et surtout la fin, sauve un peu l’ensemble. Tout cela a mal vieilli. Pérochon était un auteur à succès à son époque. Je comprends pourquoi il a été oublié.
Depuis de nombreux mois, déjà, je me suis intéressé au cimetière de Gorron : les plus anciennes tombes, les différents modèles, les familles les plus anciennes, les tombes devant être relevées… Pour clore cette séquence, j’ai recensé les éléments personnalisant les défunts en dehors des inscriptions.
Un tracteur, une gerbe de céréales et le soleil. On peut penser que le défunt était un cultivateur et qu’il s’était épanoui dans son métier.
A partir des signataires des documents prérévolutionnaires ( Questionnaire de l’assemblée provinciales du Maine, Cahiers de doléance) j’essaie de retrouver des descendants gorronnais à ces signataires.
Familles influentes lors de la Révolution
Descendants famille Grangeré
Jean Grangeré, laboureur ( vraisemblablement) marié à Julienne Seigneur, fils de Jean Grangeré et de Julienne Quentin.
1ère Lignée : Jean Grangeré/Julienne Quentin › Jean Grangeré/Julienne Seigneur › Pierre Grangeré/Marie Travigné › Pierre Grangeré/Marie Jambin…
1846
François Louis Grangeré, laboureur, la Croix des Quatre Epines mariés à Marie Berrier le 26/11/1827 à Gorron.
François Louis est le fils de Louis Grangeré et Jeanne Berrier. Louis Grangeré est le fils de Jean Grangeré et de Julienne Quentin.
2ème lignée : Jean Grangeré/Julienne Quentin › Louis Grangeré/Jeanne Berrier
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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