Les journaux Âmes Vaillantes (pour les filles) et Cœurs vaillants (pour les garçons) sont destinés aux enfants participant aux activités du patronage paroissial dont nous avons souvent parlé dans le blog. Bien que destiné à former des « militants de l’action catholique », le patronage est ouvert à tous les enfants de Gorron.
Dans le roman, l’abbaye prend comme modèle celle de Savigny (voir sur le blog les différents articles concernant cet établissement qui a connu une renommée et une influence considérables depuis sa création au 12e siècle jusqu’à sa disparition à la Révolution). Après la Révolution, les bâtiments ont été vendus comme bien nationaux et achetés en 1793. Les biens ont été dispersés. Les murs ont servi de carrière de pierres taillées.
Le petit prieuré de Gorron et sa chapelle, présents dans le roman, subissent le même sort. Vendus à la Révolution, désaffectés, ils sont ensuite rachetés par l’Eglise (ce qui est réellement arrivé au presbytère servant pendant un temps de gendarmerie). Ils deviennent un petit dispensaire dans lequel des religieuses assurent des soins ambulatoires à la population.
Depuis de nombreux mois, déjà, je me suis intéressé au cimetière de Gorron : les plus anciennes tombes, les différents modèles, les familles les plus anciennes, les tombes devant être relevées… Pour clore cette séquence, j’ai recensé les éléments personnalisant les défunts en dehors des inscriptions.
L’arrosoir, la brouette, les outils de jardinage, les fleurs… Les défunts goûtaient vraisemblablement beaucoup l’entretien de leur jardin.
Dans le cadre de la préparation de l’exposition de l’association « Conservation du patrimoine gorronnais », je reprends le document de Joseph Lecomte qui donne les numéros des immeubles dans lesquels se trouvaient des débits de boisson et le compare à ma propre recherche relevant ces mêmes débits de boisson dans les recensements de la population gorronnaise depuis 1846 jusqu’à 1936.
Les débits de boisson au 20e siècle (à partir du document « La Belle Epoque… des cafés à Gorron » de Joseph Lecomte)
Rue Corbeau-Paris
N° 9 et N° 12 : café Bordelet (avec un déplacement).
Nous avons déjà vu la famille Bordelet sur le blog. En 1926, notamment, Alphonse Bordelet et Marie Delaunay sont recensés comme cabaretiers, rue Corbeau-Paris. Le couple a changé plusieurs fois de professions : charcutier, entrepreneur de transport, taxi…
A partir des signataires des documents prérévolutionnaires ( Questionnaire de l’assemblée provinciales du Maine, Cahiers de doléances) j’essaie de retrouver des descendants gorronnais à ces signataires.
Familles influentes lors de la Révolution
Descendants famille Grangeré
Jean Grangeré, laboureur ( vraisemblablement) marié à Julienne Seigneur, fils de Jean Grangeré et de Julienne Quentin.
1846
Jean Grangeré, 37 ans, laboureur au Colombier, marié à Louise Lecrosnier le 13/11/1838 à Gorron.
Jean Grangeré, laboureur, né à Gorron le 25 mars 1808 est le fils de Jean Grangeré et de Marie Coutard. Louise Lecrosnier (Crosnier) est originaire de Lesbois.
Jean Grangeré et Marie Coutard sont recensés en 1846 au Colombiers. Nous ne retrouvons pas la date de leur mariage.
Cette lignée ne semble pas avoir de lien direct avec Jean Grangeré et Julienne Quentin.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Ménages collectifs – hospice de Gorron.
Louis Penloup né le 05/07/04.
1ère génération
Louis Penloup
Cordier
Hélène
Rue Corbeau-Paris
1936
2ème génération
Louis Penloup
Cordier
Maria Charlot
Cultivatrice
Rue Corbeau-Paris
1921
3ème génération
Louis Charlot
Cultivateur
Jeanne Quentin
Cultivatrice
1871
Louis Penloup et Marie Charlot se sont mariés le 19/10/1902 à Gorron. Marie Charlot, cultivatrice, née à Gorron le 15/09/1877, est la fille d’Amant Charlot, cultivateur et de Florence Fouilleul.
Amand Charlot et Florence Fouilleul se sont mariés le 23/11/1871 à Saint-Aubin-Fosse-Louvain. Amand Charlot est le fils de Louis Charlot, cultivateur et de Jeanne Quentin mariés le 17/07/1828 à Saint-Aubin -Fosse-Louvain. Louis est natif de Colmbiers et Jeanne de Saint-Aubin.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962
Recensement de 1962
Rue et place de la Houssaye
N° 6. André Lepauvre, représentant de commerce, son épouse, Cécile Rousseau et leurs enfants : Monique et Christian.
Un beau roman sur la vie d’un enfant prodige. Musicien de génie, fils naturel d’une femme chauffeur de taxi. On le voit évoluer d’un milieu pauvre jusqu’à la haute bourgeoisie grâce à la musique. L’auteur nous donne un panorama de la société américaine, plus précisément à New-York. Des personnages typiques, du professeur de piano, homme remarquable hanté par un drame vécu au cœur de la Seconde Guerre mondiale, au grand bourgeois abuseur d’enfant, en passant par toute une série de portraits finement analysés au niveau psychologique.
Le talent de l’auteur permet au lecteur non spécialiste de la musique de prendre plaisir à la lecture des passages plus techniques. Quant à la place du don, de la passion, dans la structuration de la personnalité du héros, elle est remarquablement analysée.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marie Constance Péan (épouse Charles Boullard)
Clémenceau
Décembre 1888
Le général Boulanger est élu triomphalement à une élection législative partielle. Beaucoup souhaiteraient le voir prendre le pouvoir et diriger la France comme avaient pu le faire les empereurs Napoléon 1er et Napoléon III. Mon mari souhaite son arrivée à la tête de l’Etat. En ce qui me concerne, même si je ne m’y connais pas beaucoup en politique, je préfèrerais garder la République. Ce régime me semble plus soucieux des droits de l’Homme. Une société des droits de l’homme et du citoyen vient d’être créée, notamment par Clémenceau. Je ne suis donc pas la seule à m’inquiéter.
L’évêque Lemaréchal vient déjà d’être remplacé par Monseigneur Bourgaut. Apparemment, notre curé semble plutôt satisfait même s’il ne s’était jamais permis de faire des remarques sur son supérieur.
La vie des moines était consacrée à la prière mais aussi au travail. Les produits de ce travail permettaient une vie pratiquement en autarcie mais pouvaient aussi être vendus, ce qui améliorait le quotidien de la communauté. Le plus souvent, il s’agissait de nourriture et de boisson. Mais les moines pouvaient aussi pratiquer un petit artisanat. Un des exemples le plus connu est celui de l’invention du champagne par un moine bénédictin, Dom Pierre Pérignon de l’abbaye de Hautvillers près d’Epernay. Même si cette histoire peut être une légende.
Dans le roman, après l’arrestation du baron, le prieuré a perdu une partie de ses ressources. La petite communauté est alors à la recherche de finances. Ce sont les abeilles avec la cire et le miel qui leur permettront de pratiquer un petit commerce. Hyacinthe ira, chaque mercredi, vendre leur production sur la marché place des Halles.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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