Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marguerite Péan (épouse Gabriel Boullard)
Décembre 1892
Ravachol
Un comité républicain a été créé à Gorron. Il faut dire que le Pape qui a invité les Français à adhérer à la République participe à l’évolution politique du pays. Les Royalistes, pendant longtemps hostiles à la République, soutenus autrefois par l’Eglise, sont moins influents, même dans les petites communes de l’ouest.
La législation du travail progresse et c’est une bonne chose. Les jeunes de 15 ans ne doivent pas travailler plus de 10 h par jour et ceux de 18 ans plus de 12 h. Le Parti Ouvrier gagne certaines élections municipales de grandes ville. Mais les anarchistes, avec leurs attentats à la bombe, effraient la population. Un des leurs, Ravachol a été guillotiné.
Sortie d’un nouveau roman se déroulant sur la commune de Gorron au 19e siècle.
4ème de couverture
En quelques mois, après une cuisante défaite, le Second Empire s’écroule. La France est en partie occupée. Les Prussiens sont arrivés en Mayenne. Une révolte du peuple parisien, la Commune, est écrasée dans le sang par le gouvernement de Thiers. Après l’armistice, la France perd l’Alsace Lorraine. Et une épidémie de variole se répand décimant une partie de la population, notamment dans la ville de Gorron.
Trois familles seront directement touchées par cette catastrophe. Celle du maire qui perdra un fils au cours de la guerre. Celle de réfugiés arrivant de l’est de la France voulant garder la nationalité française. Et celle d’un médecin, ancien communard en fuite.
C’est l’histoire de ces trois familles, dont les liens seront étroits, qui est racontée dans ce roman.
L’auteur continue à s’intéresser à l’histoire de Gorron dans le cadre, notamment, de son blog (http://jouvinjc.overblog.com). Il intègre dans ses romans des faits réels qui servent de points d’ancrage au récit, lui, purement fictif.
Points de vente
15€ : Maison de la presse de Gorron, Super U de Gorron, librairie du Maris (Mayenne), Hyper U de Mayenne, librairie M’Lire (Laval) et au domicile de l’auteur (27 bis rue des Sarrazins, 53120 – Gorron)
A propos de la photo près du calvaire
Une croix de bois a été érigée pour célébrer la fin de la guerre de 1870 et de l’épidémie de variole, route d’Ambrières, à la sortie du Champ de foire. Abîmée par le temps, elle a été remplacée par le calvaire actuel, de l’autre côté de la route, sur lequel on a rajouté la Première Guerre mondiale.
Points de vente
15€ : Maison de la presse de Gorron, Super U de Gorron, librairie du Maris (Mayenne), Hyper U de Mayenne, librairie M’Lire (Laval) et au domicile de l’auteur (27 bis rue des Sarrazins, 53120 – Gorron)
Il est possible de le commander chez l’auteur : Jouvin JC, 27bis rue des Sarrazins, 53120 Gorron (06 08 57 44 19) : 15 € (+ frais de port : 5 €).
C’est sous ce titre que la scénette crée par le curé Chaudet avant la seconde guerre mondiale a été jouée à la salle du patronage Jeanne d’Arc. Une Gorronnaise nous a permis de retrouver les noms des jeunes filles.
Jeanine Foucoin : fille de Marcel et Suzanne Foucoin, sabotiers, rue du Bignon.
Germaine Durand : fille de Marcel et d’Henriette Durand, meuniers, rue du Maine.
Henriette Durand : fille de Marcel et d’Henriette Durand, meuniers, rue du Maine.
Marie-Thérèse Thiélin : fille de Victor et Anna Thiélin, marchand de nouveautés et couturière.
Colette Genet : fille de Marcelle et Mireille Genet, coiffeurs, boulevard Faverie.
Sur la photo postée la semaine dernière, Rosalie est la domestique qui tient sur ses genoux un enfant de la famille où elle est employée. Dans un premier temps, je m’intéresserai à la généalogie de Rosalie née le 17 février 1863 à Montenay.
Louis Jouvin, journalier âgé de 42 ans déclare la naissance de sa fille Rosalie, Françoise née à huit heures du matin. La maman, Joséphine Cottereau, 22 ans, domestique, est originaire de Ballée. Ils habitent au village des Isles. Ils ses sont mariés le 12 janvier 1860 à Montenay.
Les grands-parents paternels : René Jouvin et Michelle Lavandière. La grand-mère maternelle : Joséphine Cottereau. Vraisemblablement mère célibataire qui a confié sa fille aux Hospices de Laval. C’est la commission des Hospices qui a donné l’autorisation pour le mariage
Sur le blog, la catégorie « fiction », permet de retrouver les points forts de l’année 1863. Napoléon III est empereur. La France voulant mettre en place un régime favorable à la France est en guerre au Mexique.
A partir des signataires des documents prérévolutionnaires ( Questionnaire de l’assemblée provinciales du Maine, Cahiers de doléances) j’essaie de retrouver des descendants gorronnais à ces signataires.
Familles influentes lors de la Révolution
Descendants famille Rotureau
François Rotureau, mari de Jeanne Faverie, fils de Pierre Rotureau et de Marguerite Leboulanger,.
1846
Clothilde Rotureau, épouse de François Lemarchand, ferblantier, rue des Quatre Piliers. Elle est la fille de François Rotureau et de Jeanne Faverie. C’est donc la sœur d’Adèle Rotureau vue la semaine dernière.
Elle se marie avec Aimable Le Marchand le 29/09/1828 à Gorron. En 1846, ils ont cinq enfants : Clothilde, Ambroisine, Marie, Lucien, Adèle.
L’objectif est de recenser les domestiques (hors agriculture), de connaître les familles qui les emploient. Dans la mesure du possible, essayer de repérer leur lieu de naissance, leur origine sociale et la durée de l’exercice dans la fonction.
Après mon appel de la semaine dernière, un visiteur assidu du blog m’a envoyé la photo avec le commentaire suivant : « Faisant suite à votre article d’hier (Usine Fauchard), j’ai repéré sur la photo mon Père et ma Tante. En pièce jointe je vous mets la photo ou ils sont cerclés en Rouge. Mon Père Marcel Gobil (nous avons déjà échangé à son sujet, pèche d’un brochet entre autres) né en mars 1920 a travaillé chez Fauchard du 21 mars 1936 au 31 décembre 1939 et pour ma tante Marthe Gobil née en 1921, je ne connais pas la période. »
En espérant recevoir d’autres informations, je vais commencer le récapitulatif des personnes reconnues. Malheureusement, le recensement de 1936 ne fait pas état de l’usine. D’autres sources indiquent qu’elle n’a officiellement démarré qu’en 1937.
Marcel Gobil : il vit avec ses parents, rue du Pré ; en 1936, il est recensé comme cimentier chez Gaggionne.
Je ne retrouve pas Marthe Gobil sur les listes en 1936.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Place du Général Barrabé
Marie Duroy, épouse Landemaine, née le 04/04/1922 à Gorron, gérante « Economique ». Elle est la fille de Victor Duroy, cultivateur, né à Gorron en 1885.
En 1921, nous retrouvons bien Marie Duroy née en 1922 à Gorron
Pour éviter toute accusation de conflit d’intérêt, je dois dire que l’auteur est un ami et que j’aime, de manière générale, les romans historiques. Ceci étant dit, venons-en au livre lui-même.
Roman historique, sans aucun doute. Une période : 1598 - 1709, au cours de laquelle on suit la vie de familles de Feins, bourgade proche de Rennes. Sur la quatrième de couverture, on apprend que l’auteur a eu l’ambition de faire revivre ses propres ancêtres. Un travail impressionnant à partir des archives paroissiales et sur le terrain même où se déroule le récit.
L’avantage de ce choix est que le lecteur est très vite plongé dans le roman avec ses nombreuses précisions sur ce qu’était la vie rurale à l’époque : les naissances, les mariages, les décès… Ainsi que sur le temps qui passe rythmé par les aléas météorologiques et sanitaires. Tout cela à l’aide d’une écriture classique, très travaillée qui convient bien au romantisme qui se dégage du récit.
Ce lecteur, s’il se laisse bercer par le style nourri de multiples détails, généalogiques, topographiques… par la description des nombreux personnages, attendra avec impatience la deuxième partie annoncée dans ce premier volume.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962
Recensement de 1962
Rue et place de la Houssaye
N° 10 : François Moriceau, commerçant aliments du bétail, son épouse, Henriette Bourdoiseau et leurs enfants : Henriette, Michèle, Françoise, Didier, Josiane.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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