A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962
Recensement de 1962
Rue Brochard-Brault
N° 24 : Deux occupants
Louise Fréard, sans profession
Georges Gayet et son épouse Maria Chemin, sans profession.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marguerite Péan (épouse Gabriel Boullard)
1906
La loi de séparation des Eglises et de l’Etat a entraîné les inventaires des biens appartenant à l’Eglise catholique. Une opération à laquelle s’oppose le clergé et une grande partie des fidèles. On est obligé de faire appel à la force publique pour ouvrir les bâtiments qui reviennent à la Nation. Les tensions sont telles que, parfois, il est fait usage d’armes, d’un côté comme de l’autre. On déplore quelques rares morts.
Dans notre région, les heurts peuvent être violents : les portes doivent être défoncées. A Gorron, mise à part la révocation du maire (le docteur Daniel qui sera réélu en 1906), les opérations se déroulent à peu près calmement.
Les tensions autour des inventaires ne sont pas les seules dans notre pays. Des revendications sociales, des grèves agitent la population. Les élections législatives amènent la gauche au pouvoir.
A partir des signataires des documents prérévolutionnaires ( Questionnaire de l’assemblée provinciales du Maine, Cahiers de doléances) j’essaie de retrouver des descendants gorronnais à ces signataires.
Familles influentes lors de la Révolution
Jean Guihéry, marié à Marguerite Brault
Claude, grâce à une généalogie sans doute complète, peut retrouver des liens sur plusieurs générations. Je vous conseille d’aller consulter les commentaires qui suivent les articles.
René Guihéry, tourneur, 55 ans, quartier de la prison (derrière les anciennes halles – mairie actuelle, côté rue des Rosiers – rue de la Mairie actuelle). Il vit avec ses sœurs Renée, 44 ans et Marie, 60 ans.
Il pourrait s’agir de René, fils de René Guihéry et de Marie Gallouin, né le 14/10/1790 à Gorron. Dans ce cas, il serait alors le frère de Pierre Guihéry évoqué la semaine dernière. Voir le commentaire de Claude pour retrouver le lien avec Jean Guihéry.
Ou
De René Charles Guihéry, né le 05/03/1790. Dans ce cas il s’agirait du fils de Jean Guihéry et de Marguerite Brault.
L’objectif est de recenser les domestiques (hors agriculture), de connaître les familles qui les emploient. Dans la mesure du possible, essayer de repérer leur lieu de naissance, leur origine sociale et la durée de l’exercice dans la fonction.
Année 1861 (3) : présents en 1856 , présents en 1851 ; présents en 1846
L’autrice est chroniqueuse judiciaire et ça se voit. Elle a donc l’avantage de bien connaître le milieu dans lequel se déroule l’histoire. Son style étant, de plus, fluide et simple, le lecteur entre rapidement dans le roman. Le sujet est original, surtout dans cette période où les affaires de violences faites aux femmes émergent enfin, après avoir été ignorées par notre société, donc notre justice.
L’héroïne, à quinze ans, a accusé de viol un homme qui s’est retrouvé en prison alors qu’il était innocent. On pourrait penser que cela va à contre-courant. En réalité, l’ambiguïté aurait été dérangeante si l’autrice avait laissé une place au doute. Ici, ce n’est pas le cas. La jeune femme décide de rétablir la vérité.
Le personnage principal, une avocate, va essayer de comprendre ce qui a amené cette jeune fille à porter cette fausse accusation. Et cela est finement analysé. Je regretterai cependant que l’homme accusé à tort n’ait pas occupé plus de place dans l’histoire. C’est volontaire de la part de l’autrice, mais ça m’a manqué.
Préparation d'un roman dont l'héroïne principale sera une domestique qui passera sa vie d'adulte au service d'une famille d'industriels gorronnais.
La famille de Rosalie Jouvin
Jean-Marie.
Il est né le 23 janvier 1873 à Montenay.
Il est recensé à Montenay, dans la famille, avec Mélanie, Louis et Joseph.
Sur son acte de naissance, un mention nous indique qu’il s’est marié au Havre le 12 octobre 1898 avec Constance Maillard, originaire de Saint-Siméon (Orne). Il est alors recensé comme valet de chambre et elle cuisinière. Ils ne sont pas employés dans la même maison.
On le retrouve à Fougères en 1906, avec sa femme constance. Il est recensé comme jardinier et elle comme ménagère.
En 1906, c’est Henri Fouquet, cultivateur qui est recensé avec sa fille Marie Fouquet à la Croix des Quatre épines.
Par contre, en 1911, nous retrouvons Henri Ledauphin, propriétaire cultivateur et sa femme Marie. Un autre cultivateur est noté : Henri Legauffre.
En 1921, nous retrouvons Henri Ledauphin propriétaire exploitant et marie son épouse. Henri Fouqué, propriétaire exploitant et sa fille Marie-Louise sont aussi présents.
L’absence des Ledauphin en 1906 s’explique peut-être par une erreur dans le recensement, ce qui arrive parfois.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
La Pierre-Pichard – Saint Etienne
Saint Etienne
Emilie Grangeré, née le 21/12/08. Retraitée.
1ère génération
Emilie Grangeré
Retraitée
Saint Etienne
1975
2ème génération
Valentin Grangeré
Propriétaire exploitant
Alexandrine
Saint Etienne
1921
Emilie est la fille de Valentin Grangeré, né en 1854 à Gorron, propriétaire exploitant et d’Alexandrine, originaire de La Dorée.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962
Recensement de 1962
Rue Brochard-Brault
N° 23 : Emile Heurtier, ouvrier d’usine, son épouse Madeleine Boudier et leurs enfants : Jean-Claude, Serge, Marc, Martine.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marguerite Péan (épouse Gabriel Boullard)
1905
Dr Bouessée
L’année a été marquée, surtout dans nos régions de l’ouest, par la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. La loi garantit la liberté de conscience et de culte mais l’Etat ne subventionnera plus aucun d’entre eux. Cette loi s’accompagne de l’interdiction d’enseignement pour les congrégations religieuses. L’Eglise condamne la décision du gouvernement.
A Gorron, le maire, le docteur Daniel qui vient d’être élu, ayant refusé d’afficher le discours d’Aristide Briand, rapporteur du projet de loi, est suspendu de ses fonctions par arrêté du préfet. Il sera remplacé par le docteur Bouessée puis révoqué.
L’atmosphère, dans la ville, est très tendue. L’Eglise y joue toujours un grand rôle. Si l’orientation politique des élus n’a pas posé de problèmes importants jusqu’à présent. On pouvait s’accommoder d’édiles républicains radicaux quand le pouvoir de l’Eglise était préservé. Mais l’anticléricalisme puissant au niveau de l’Etat est, actuellement, mal supporté.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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