Premier relevé de patronymes communs en 1861 et 1906.
1861
Constant Lecourt/Marie Courbet, François Courteille/Marie Poirier, Auguste Caillet/Marie Amiard, Auguste Roussin (?)/Anne Ragonneau, Pierre Pary/Eugénie Morin, Pierre Bazyre/Augustine Thibault, Pierre Minthe, Prosper Thomas/ ? Michelle, Pierre Monterguin/Anne Potier, Eugène Brault/Aimée Debond, Pierre Beaudet/Marie Barré, Augustin Dubourg/Véronique Lelièvre, Théodore Lefèvre/Louise Hamon, Jean Renard/Marie Quinton, Pierre Bouvet/Marie Monnet, Michel Landais/Jeanne Monterguin, Jean Lévêque/Reine Hercent, Julien Cornu, Jean Chéenne/Julienne Pichard, Jean Derenne/Michelle Meslay, Constant Chabrun/Florence Cornu, Honoré Laboulaye/Athalie Moulin, Louis Olivret, Auguste Romagné/Virginie Dubourg, Louis Lehageur/Mélanie Recton, Pierre Pouteau/Joséphine Romagné, Siméon Beaugé, Julien Poirrier/Marguerite Bordeau, Emmanuel Pouteau, Marie Valette, Joseph Lambert/Marie Avenant, Arsène Barrabé, François Romagné/Henriette Derieux (veuve Quentin), Pierre Maillet/Victoire Dubois, Eugène Périolet/René Recton, Louis Romagné/Virginie Heuveline, Amand Romagné, Siméon Letemplier/Jeanne Roleau, Abel Richet/Marie Turpin, Thomerel (Martin), Victor Corbeau/Juséphine Lasaulnier, Charles Laventin/Virginie Lévev, Auguste Guiard/Virgine Gesteau, Eugène Barbé, Louis Morin, Magloire Cheminant/Louise Chérel, Victoire Danvel, Constant Brodin, Victor Gesbert/Hortense Lory, François Péan/Clémentine Girard, François Péan/Marie Liger.
1906
François Doux/Joséphine Mahot ; Vital Milard/Marie Charles ; Anne Brodin ; Eugène Beaugé ; Marie Lefizelier ; Constant Lochu/Victorine Troussier ; Constant Lecourt/Adèle Pennelet ; Frédéric Blanchetière/Mélanie Guihery ; Charles Charbonneau/Rose Benoît ; François Airault ; Marie Beaugé ; Victor Larose/Marie Louise Guillemin ; Joseph Godu/Amélie Nabuest ; Jean Pornin/Louise Bregnon ; Louis Siard/Marie Jouin ; Arnaud Bourdon/Marie F ; Louis Hardy/Augustine Fèvre ; Ernestine Fréard ; Constant Roussel/Modeste Chesnel ; François Launay/Clémentine Domer ; Clément Brault/Marie Ledemais ; Basile Boulay/Constance Cornu ; Erneste Romagné/Marie Millet ; Paul Fontaine/ Euphrasie Goussin ; Marie Delahaye ; Virginie Jamoteau ; Léon Renard ; Eugène Trihan/Léontine Quentin ; Charles Thareau ; Jules Guillais ; Auguste Corbeau/Constance Paris ; Auguste Vaidis/Victorine Blanchetière ; Louis Derieux/Maria Quentin ; Adélaïde Valette ; Michel Vaugeois/Joséphine Vaugeois ; Victor Roussel/Marie Coutard ; Marie Ledemé ; Victoire Perenelle ; François Hodebert/Maria Betton ; Jean Benoit ; Léonie Portais ; Henri Lesaint/Marthe Lhuissier ; Marie Guérin ; Anatole Bara/Marie Lambert ; Alphonse Barré/Berthe Langard ; Isidore Picot/Joséphine Lory ; Eugène Benoit/Marie Carré ; Louis Manceau ; François Guerrier/Marie Leblanc ; Victor Poirier/Monique Cornu ; Paul Leblanc ; Louis Leblanc ; François Lochu/Joséphine Bèche ; Sylvénie Lévêque ; Jeanne Lechat ; Amélie ; Léonie Tréhet ; Auguste Péan/Marie Brochard ; Louise Blanc (veuve Durand) ; Paul Rossignol/Berthe Thuault ; Eugène Boitin/Pascaline Prel.
Françoise Béchet, fille de Julien Béchet et de Jeanne Ducoin (décédée), épouse Jacques Le Gros, fils de Jacques Le Gros (décédé) et de Marie Boisseau, le 05 octobre 1786 à Gorron.
Jeanne Le Gros (30 ans), née le 16 septembre 1793 à Gorron, fille de Jacques Le Gros (décédé) et Françoise Béchet épouse Joseph Lory (26 ans), boulanger, originaire d’Ernée, né le 30 prairial an V (17 juin 1797), le 10 mai 1824 à Gorron.
Avocats : Julien Collin, Jacques René Gauguelin, Louis François Gobard, Jean Ambroise Péan, François Ambroise Péan.
Affranchisseurs : Guillaume Lhuissier, François Boëne.
Aubergiste : François Quentin.
Bouchers : Pierre Lhuissier, François Courteille, Jacques Courteille, François Pénelée, Jacques Pénélée, François Aubert, Jean-Jacques Courteille.
Boulangers : Etienne Roulois, Jacques Legros.
Bordagers : Sébastien Godeau, Michel Rousseau, François Gautier, André Laubier.
Chapelier : Etienne Fleury, François Rousseau.
Charpentiers : Michel Bouillon, Jean Rouillard, Jean Jouïs, Pierre Foulon, Julien Rouillard, Jacques Buin, Jean Thirot, Jean Bouillon, Pierre Quinton, Jean Rogue, Michel Seigneur, Brice Germond, Etienne Rouillard, Jean Divot, Jean Rogue.
Chaudronnier : Noël Barbot.
Chirurgiens : François Fleuri, Alexis Nicolas Le Royer, Antoine Bigeon, François Alexis Le Roy, Charles Julien Thébault, Joseph Le Maire.
Concierge : Pierre Desmoulin.
Contrôleur des actes et avocat : Gaspard Boullard.
Couturiers : Mathieu Lemonnier, Jean Guery (Guihery ?), Julien Heuveline.
Cordier : Jean Manceau.
Cordonniers : Louis Le Batard (dit Brindamour), François Quentin, Jacques Poirier, Jean Landais, Jean Bruneau, Jean Milcent, René Bertré, Pierre Duverger, Noël Rogue.
Docteur en médecine : François Pottier.
Employé aux fermes royales : Adrien Fleuriais.
Filassiers : René Lemarié, Michel Buin, Jean Launay.
Garde de la gabelle : Jean Maurice.
Garde archet de la connétablie : Georges Adrien Fleuriais.
Greffiers : François Péan, Pierre Rothureau.
Huissier : René Grangeré, Jean Baptiste des Pierres, Georges Fleuriais, Charles Monterguin.
Hostes (hôtes) : Joseph Rousseau, Jacques Buin, Jean Desmoulin, Julien Férard, Pierre Berrier (auberge des Quatre Pilliers), Gaspard Berrier, Jean Lecour, François Lemonnier, Julien Lecourt, Charles Lepetit, Jean Guihéry, Pierre Rabaut, Julien Férard, Charles Le Conte.
Jardinier : Charles Mahé.
Journaliers : René Oliveret, Charles Gérault, Jean Guesdon, Pierre Courteille, Julien Fouilleul, Jean Bouillon, Jean Jousse, Jean Vallet, Jean Quentin, Nicolas Morin, Jean Péan, Joseph Collin, Jean Le Sage, Pierre Gautier, Jean Godeau, Julien Gesland, François Bertré, Julien Le Ray, Pierre Gallienne, André Cornu, Guillaume Bannault, François Poussier, Pierre Géteau, Jean Maillard, Jean Roumagné, François Coniau, Jacques Nourry, Guillaume Jamoteau, Guillaume Erneault, Michel Poussier, Pierre Cornu, Jean Gesteau, Jean Pottier, Michel Lambert, Pierre Gautier, Jean Quentin, Julien Lochu, Guillaume Manceau, Jean Morin, Siméon Lhuissier, Guillaume Gaultier, Michel Buin, René Morin, François Gérard, Luc Hervé.
Juge au siège de Gorron : Françoise Ambroise Péan
Lainier : Jean Lesage, Jean Quentin, Jean Bazeille, Jean Morin, Jean Baptiste Gesteau,
Maçons : Jean Godeau, René Lemoine, Pierre Lambert, René Hamon, Jean Lesage, François Poinet,
Maitre des petites écoles : Siméon Brodin.
Marchand de draps : François Gallouin.
Marchand d’étoffe : Jean Le Crosnier.
Marchands de fil : Gille Le Tissier, Louis Grangeré, Michel Rondeau.
Marchand tanneur : Antoine Poittevin.
Marchand de laine : Jean Geslin.
Marchand de vin en gros : François Le Boullenger, Joseph Rousseau
Marchand tissier : Michel Bouvier
Maréchal des logis : Julien Garnier (frère de J.J. Garnier).
Maréchaux ferrants : Louis Poirier, René Lemoine, François Sallis, Michel Le Baillif, René Lemoine
Meuniers : René Fleury (à Méreau), François Ruault, René Gaudin, Mathurin Ruault (meunier au moulin de la seigneurie de Gorron), Jean Guerrier.
Menuisiers : André Sonet, Pierre Lelavandier, François Douget, Jean Gendron, Jean Desjardin, Blaise Pourquier, Joseph Blot, Jacques Lefizelier, Pierre Maupilé.
Mégissier : Pierre Poirier, François Cornillau.
Mercier : René Pilier, François Leray.
Notaires : Jean Poyvet, François Gauguelin, Jean Ambroise Péan, René François Foulon, Julien Gobé, Julien Colin (et avocat), Michel Laigre, René Grangeré.
Ouvrier en laine : Jean Quentin.
Poupeliers : Charles Dreux, René Lemarié, René Gautier.
Perruquiers : Jean L’Homes, François Tarière, Jean Louret, Michel Langot.
Praticien : François Péan
Procureur fiscal : Julien Gobé.
Rouettier : Gille Le Tissier.
Sabotiers : Jean Robier, Jean Lagoutte.
Sacriste : Pierre Desmoulin.
Sage-femme : Jeanne Geslin, Marie Thuaudet, Renée Douyet.
Sergents royaux : Georges Adrien Fleuriais, Pierre Desmoulin, Jean Réaugette (sergent de la seigneurie du Boisbrault), Jean Baptiste Despierres (habite la Renardière)
Tailleurs d’habits : Jean Geslin, Guillaume Guihéry, Etienne Ducoin, Pierre Manceau, Jean Rousière, Urbain Rouzière, Jean Lecronier, Jacques Lesaulnier, Mathurin Lemonnier, Richard Godeau, Joseph Lesaulnier.
Tisserands : Pierre Meslé, François Lebrun, Julien Desmoulins, Michel Bourcier, Jacques Boulay, Jean Berrier, Siméon Bauger, Michel Desmoulin, Guillaume Manceau, François Langlais, Louis Langlais, Siméon Gautier, François Gagnard, Jacques Buchard, Michel Travigné, Jacques Brard, Pierre Meslay,.Pierre Launé, Urbain Bordelet, Jean Buchard, Pierre Fouilleul, Pierre Remon, Mathurin Ledemy, Pierre Caillé, François Heuveline (marchand tixier), François Lhuissier, François Lebrun, Louis de Pannard, Pierre Colin, Alexandre Rousseau, François Beaugé, Pierre Garnier, François Heuveline, René Lemarié, Jean Beaulain
Voituriers : Jean Filastre, Eloy Foucher, Julien Lambert, François Fillastre, Jean Lalande, François Béchet, René Guihéry (voitier), François Rousseau, Jean Rousseau.
Métiers
Chaudronnier : fabrique des ustensiles souvent en cuivre (chaudrons mais aussi des candélabres, des lutrins…) ; il peut être un véritable artiste.
François Chantepie (menuisier en 1906) est né le 30 novembre 1873 à Gorron de François Chantepie, charpentier, et de Hortence Lecourt. François, le fils, se marie avec Euphrasie Drolon, le 9 mai 1898.
En 1921, nous retrouvons aussi Eugène Chantepie, menuisier, né le 25 mars 1870 à Gorron, fils du couple François Chantepie et Hortence Lecourt. Eugène se marie avec Marthe Jénissé le 4 novembre à Gorron.
Sur la plaque apposée au bas de l’escalier, on voit : Fabrique d’escaliers, Chantepie fils, à Gorron (Mayenne). Ne connaissant pas la date de fabrication de l’escalier, nous ne pouvons affirmer qui des deux frères l’a construit.
La pluie a commencé à tomber dès la mi-juin. Au départ, personne ne s’est inquiété. Les Gorronnais s’amusaient même du courant tumultueux qui recouvrait les blocs de granit de la Colmont après la passerelle de la Pierre-Pichard. Puis les inondations arrivèrent. On ne s’amusait plus. Les maisons, au niveau de la rivière, étaient régulièrement inondées. Ensuite, ce furent les récoltes qui pourrirent sur pied. Il y eut des messes, des prières et même des processions. La Vierge de la chapelle Saint-Jacques fit plusieurs fois le parcours du Bignon à l’église, suivie par les fidèles trempés par la pluie.
Du côté du ciel, on ne voyait rien venir. Fallait-il que les hommes fussent si mauvais pour que la volonté divine les accable d’une telle façon ? J’avais ma petite idée là-dessus mais jamais je n’aurais osé en parler autour de moi. Les premières émeutes contre la hausse du prix du blé s’étendirent rapidement sur tout le nord de la France. Notre province fut rudement touchée. Dans la paroisse de Gorron, des moulins et des boutiques de boulangers furent pris d’assaut. La répression était sévère mais rien ne pouvait dissuader les émeutiers tenaillés par la faim.
Notre famille n’avait rien à craindre. Mais j’imaginais mon petit Gaspard dépérissant par manque de nourriture. Je comprenais les pauvres gens qui voyaient leurs enfants taraudés par la faim. Et je sentais mon cœur et mon cerveau enveloppés d’un linceul vaporeux au parfum de tombeau.
Une nuit passée au musée Picasso devant la statue de « l’homme qui marche » de Giacometti. Des réflexions sur l’art. Sa nécessité mais aussi ses côtés obscurs : marchandisation, snobisme… L’auteure s’interroge sur son absence d’émotion pendant cette nuit particulière. Par contre, d’autres thèmes remontent : l’image dégradée du père, la maladie et la chimiothérapie en cours, une réflexion lors d’un repas mondain : « elle a l’air bien modeste », qui renvoient à l’enfance.
L’écriture de Lydie Salvayre est à déguster. Ciselée, souple et cultivée. Elle s’amuse à utiliser des mots anciens, le passé du subjonctif. Ce qui ne l’empêche pas de parsemer le texte d’expressions parfois crues. Mais ce qui m’a surtout séduit, c’est l’honnêteté, la recherche d’une vérité personnelle que l’auteure sait relative et fragile. Elle arrive à nous identifier à cette personne faite de doute et de force en même temps, à l’image de cette petite fille dont la mère, parlant à peine le français qui magnifie désormais notre langue dans son œuvre littéraire.
:
Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr