La rubrique sur le cimetière et les échanges avec M. Didier Lory (voir les dernières semaines du blog), nous permettent d’évoquer Fernand Lory (fils de Pierre Lory et d’Emma Martin) né en 1880 à Gorron, décédé en 1945, et sa femme Antoinette Colet, née en 1888 et décédée en 1955, mariés à Mayenne en 1910.
René Lory, fils de Fernand Lory et d’Emma Martin, né en 1911, décédé en 2004, marié à Suzanne Sapin, née en 1917, décédée en 2005. Le couple possédait une maison rue du Pré.
Conclusion
Cette lignée fait partie, d’une manière stable au cours du 18e siècle, de la classe artisans/commerçants, classe moyenne à l’époque. Nous avons déjà vu qu’au 20e siècle, la lignée change de statut social, quitte Gorron, grâce à de solides études.
Avocats : Julien Collin, Jacques René Gauguelin, Louis François Gobard, Jean Ambroise Péan, François Ambroise Péan, Antoine François Fleury, François Clément Fleury.
Affranchisseurs : Guillaume Lhuissier, François Boëne.
Aubergiste : François Quentin.
Bouchers : Pierre Lhuissier, François Courteille, Jacques Courteille, François Pénelée, Jacques Pénélée, François Aubert, Jean-Jacques Courteille.
Boulangers, marchands boulangers : Etienne Roulois, Jacques Legros.
Bordagers : Sébastien Godeau, Michel Rousseau, François Gautier, André Laubier.
Chapelier : Etienne Fleury, François Rousseau.
Charpentiers : Michel Bouillon, Jean Rouillard (décédé le 17/03/1776), Jean Jouïs, Pierre Foulon, Julien Rouillard, Jacques Buin, Jean Thirot, Jean Bouillon, Pierre Quinton, Jean Rogue, Michel Seigneur, Brice Germond, Etienne Rouillard, Jean Divot, Jean Rogue.
Chaudronnier : Noël Barbot.
Chirurgiens : François Fleuri, Alexis Nicolas Le Royer, Antoine Bigeon, François Alexis Le Roy, Charles Julien Thébault, Joseph Le Maire, Joseph Lecoq
Concierge : Pierre Desmoulin.
Contrôleur des actes et avocat : Gaspard Boullard.
Couturiers : Mathieu Lemonnier, Jean Guery (Guihery ?), Julien Heuveline.
Cordier : Jean Manceau.
Cordonniers : Louis Le Batard (dit Brindamour), François Quentin, Jacques Poirier, Jean Landais, Jean Bruneau, Jean Milcent, René Bertré, Pierre Duverger, Noël Rogue.
Docteur en médecine : François Pottier.
Employé aux fermes royales : Adrien Fleuriais.
Filassiers : René Lemarié, Michel Buin, Jean Launay.
Garde de la gabelle : Jean Maurice.
Garde archet de la connétablie : Georges Adrien Fleuriais.
Greffiers : François Péan, Pierre Rothureau (sieur de lauberdière).
Huissier : René Grangeré, Jean Baptiste des Pierres, Georges Fleuriais, Charles Monterguin.
Hostes (hôtes) : Joseph Rousseau, Jacques Buin, Jean Desmoulin, Julien Férard, Pierre Berrier (auberge des Quatre Pilliers), Gaspard Berrier, Jean Lecour, François Lemonnier, Julien Lecourt, Charles Lepetit, Jean Guihéry, Pierre Rabaut, Julien Férard, Charles Le Conte, Martin Pierre Berrier.
Jardinier : Charles Mahé.
Journaliers : René Oliveret, Charles Gérault, Jean Guesdon, Pierre Courteille, Julien Fouilleul, Jean Bouillon, Jean Jousse, Jean Vallet, Jean Quentin, Nicolas Morin, Jean Péan, Joseph Collin, Jean Le Sage, Pierre Gautier, Jean Godeau, Julien Gesland, François Bertré, Julien Le Ray, Pierre Gallienne, André Cornu, Guillaume Bannault, François Poussier, Pierre Géteau, Jean Maillard, Jean Roumagné, François Coniau, Jacques Nourry, Guillaume Jamoteau, Guillaume Erneault, Michel Poussier, Pierre Cornu, Jean Gesteau, Jean Pottier, Michel Lambert, Pierre Gautier, Jean Quentin, Julien Lochu, Guillaume Manceau, Jean Morin, Siméon Lhuissier, Guillaume Gaultier, Michel Buin, René Morin, François Gérard, Luc Hervé, Gabriel Volcler, Julien Gallienne.
Juge (civil, criminel et de police) au siège de Gorron : Françoise Ambroise Péan
Lainier : Jean Lesage, Jean Quentin, Jean Bazeille, Jean Morin, Jean Baptiste Gesteau,
Maçons : Jean Godeau, René Lemoine, Pierre Lambert, René Hamon, Jean Lesage, François Poinet,
Maitre des petites écoles : Siméon Brodin.
Marchand de draps, marchand drapier : François Gallouin, Jean Geslin.
Marchand d’étoffe : Jean Le Crosnier.
Marchands de fil : Gille Le Tissier, Louis Grangeré, Michel Rondeau.
Marchand tanneur : Antoine Poittevin.
Marchand de laine : Jean Geslin.
Marchand de vin en gros : François Le Boullenger, Joseph Rousseau
Marchand tissier : Michel Bouvier
Maréchal des logis : Julien Garnier (frère de J.J. Garnier).
Maréchaux ferrants : Louis Poirier, René Lemoine, François Sallis, Michel Le Baillif, René Lemoine.
Meuniers : René Fleury (à Méreau), François Ruault, René Gaudin, Mathurin Ruault (meunier au moulin de la seigneurie de Gorron), Jean Guerrier.
Menuisiers : André Sonet, Pierre Lelavandier, François Douget, Jean Gendron, Jean Desjardin, Blaise Pourquier, Joseph Blot, Jacques Lefizelier, Pierre Maupilé, Jacques Vayer.
Mégissier : Pierre Poirier, François Cornillau.
Mercier : René Pilier, François Leray.
Notaires : Jean Poyvet, François Gauguelin, Jean Ambroise Péan, René François Foulon, Julien Gobé, Julien Colin (et avocat), Michel Laigre, René Grangeré, Louis Prodhomme.
Ouvrier en laine : Jean Quentin.
Poupeliers : Charles Dreux, René Lemarié, René Gautier.
Perruquiers : Jean L’Homes, François Tarière, Jean Louret, Michel Langot, Louis Lomeau.
Praticien : François Péan
Procureur fiscal : Julien Gobé.
Rouettier : Gille Le Tissier.
Sabotiers : Jean Robier, Jean Lagoutte.
Sacriste : Pierre Desmoulin, Jean Béchet
Sage-femme : Jeanne Geslin, Marie Thuaudet, Renée Douyet.
Sergents royaux : Georges Adrien Fleuriais, Pierre Desmoulin, Jean Réaugette (sergent de la seigneurie du Boisbrault), Jean Baptiste Despierres (habite la Renardière)
Tailleurs d’habits : Jean Geslin, Guillaume Guihéry, Etienne Ducoin, Pierre Manceau, Jean Rousière, Urbain Rouzière, Jean Lecronier, Jacques Lesaulnier, Mathurin Lemonnier, Richard Godeau, Joseph Lesaulnier, François Foureau.
Tisserands : Pierre Meslé, François Lebrun, Julien Desmoulins, Michel Bourcier, Jacques Boulay, Jean Berrier, Siméon Bauger, Michel Desmoulin, Guillaume Manceau, François Langlais, Louis Langlais, Siméon Gautier, François Gagnard, Jacques Buchard, Michel Travigné, Jacques Brard, Pierre Meslay,.Pierre Launé, Urbain Bordelet, Jean Buchard, Pierre Fouilleul, Pierre Remon, Mathurin Ledemy, Pierre Caillé, François Heuveline (marchand tixier), François Lhuissier, François Lebrun, Louis de Pannard, Pierre Colin, Alexandre Rousseau, François Beaugé, Pierre Garnier, François Heuveline, René Lemarié, Jean Beaulain.
Voituriers : Jean Filastre, Eloy Foucher, Julien Lambert, François Fillastre, Jean Lalande, François Béchet, René Guihéry (voitier), François Rousseau, Jean Rousseau.
Les souvenirs d’Alain… (extrait de son ouvrage : « Epaves d’écrits » (Alain Bohuon, mars 2019)
C’est au mois de février 1957 que la profession de mon père nous a amenés à Gorron. A cette époque de l’année, il ne pouvait être question d’aller à la piscine, personne n’y aurait songé et, d’ailleurs, nous ignorions bien qu’il pût en exister une à Gorron. Toutefois, dès les premiers beaux jours revenus, mes nouveaux copains m’entrainèrent sur une rive de la Colmont que je ne connaissais pas encore, à la sortie de la ville sur la route de Mayenne. C’est ainsi que je me retrouvais au bord de leur fameuse ‘’piscine’’… Je n’en avais jamais vu de pareilles mais, à la réflexion, je me demande si j’avais déjà vu une piscine. Celle-là était aménagée sur le cours même de la rivière et au grand air. Certes, l’eau était un peu sombre et le chauffage faisait cruellement défaut mais n’était-il pas fabuleux d’avoir une piscine dans laquelle on pouvait nager à contre-courant ? A l’extrémité des structures de ciment qui la délimitaient, une brèche faisait une cascade au creux de laquelle on pêchait le goujon et le gardon. Ah! Oui, vraiment il n’y avait qu’à Gorron qu’il existait un tel bassin. On m’avait bien dit, et cela rendait encore la chose d’autant plus mystérieuse, qu’elle avait été construite par les allemands à la fin de la guerre. Dans la petite tête de mes 9 ans, je me disais que c’était une chose singulière que d’avoir fait venir des étrangers pour construire une piscine à Gorron…Cette même année 1957, j’allais encore découvrir qu’elle recélait des particularités que probablement j’ai été le seul à apprécier. Parfois, à Gorron en été, il pouvait pleuvoir. Or, on n’était pas allé jusqu’à la doter d’un toit amovible comme cela peut se faire aujourd’hui. Mais il y avait tout de même des cabines ; je les revois, fermées d’une porte en tôle de couleur rouille (ou peut-être un peu rouillées). On pouvait s’y abriter, enfin quelques-uns, les anciens, ceux qui étaient de vrais gorronnais, il n’y avait pas toujours assez de place pour faire entrer le nouveau, celui qui venait de Châteaubriant. Alors, je restais de l’autre côté de la porte qu’on refermait devant moi. Ils devaient bien être trois ou quatre à pouvoir se mettre ainsi à l’abri de l’ondée, tandis que je me protégeais plus modestement sous les feuilles du platane tout à proximité. Ceux-là s’appelaient Bernard, Coco, Lulu ou Maurice… Ils riaient, se racontaient leurs exploits, réels ou inventés, et même, un jour, il en est un qui se mit à chanter… C’était très étonnant, la combinaison de la pierre et du métal qui amplifiait le son, lui faisait de l’écho et, curieusement, ce que j’entendais flattait mon oreille de futur fan de Pavarotti. C’est ainsi que celui qui se reconnaîtra dans ces lignes, en interprétant la chanson à la mode de cette année-là, ‘’Bambino’’ que chantait Dalida, me fait dire maintenant que la prestigieuse piscine de Gorron aurait pu être aussi un grand studio d’enregistrement… Mais il est bien vrai que je suis sûrement le seul à y avoir pensé…[1]
[1] En fait, la piscine a été inaugurée en août 1943, mais après une noyade en 1952 et une qualité des eaux devenue suspecte dès 1955 et 1957, elle fut requalifiée en simple baignade gratuite « aux risques et périls des usagers. » (Blog de Jean-Claude Jouvin – 14 juillet 2013). Il n’en reste plus aujourd’hui que peu de vestiges tombant dans l’oubli.
En cette année 1727, les jansénistes ont encore beaucoup fait parler d’eux. Le diacre François Pâris, qui vient de mourir, a pour eux l’image d’un saint. Sur sa tombe, au cimetière de Saint-Médard, les jansénistes viennent fréquemment se recueillir. Et, très vite, le lieu devient très fréquenté. On parle de miracles. On assiste à des scènes d’extase collective et des illuminés sont en proie à des convulsions. On a fini par fermer le cimetière, l’émotion populaire devenait trop forte.
A Gorron nous avons aussi eu nos miracles. Il n’était pas question d’un diacre à demi saint. Mais plutôt d’un guérisseur, jeteur de sort. On se demande encore comment son corps fut transporté de la fosse commune à l’angle du cimetière. Très vite, un portique métallique fut fixé sur la tombe. Et l’on trouvait régulièrement des vêtements d’enfants accrochés à la barre transversale.
Notre curé condamna en chaire les superstitions, décrocha, chaque matin, les pauvres petits vêtements. Rien n’y fit. Il finit par céder devant le désespoir des mères qui cherchent à tout prix à déchirer le ciel bourbeux et noir et les ténèbres sans astres et sans éclairs qui annoncent la mort de leur petit.
« Les figures de proue de la gauche depuis 1789 » (Sous la direction de Michel Winock)
Trente courtes biographies de Condorcet à Arlette Laguiller en passant par Jaurès, Blum, Mitterrand etc. Avec des thèmes récurrents : la fin justifie-t-elle les moyens, peut-on passer des compromis sans tomber dans la compromission, rester dans l’incantation ou avoir le courage de gouverner ? Autant de dilemmes que l’on retrouve à toutes les époques qui ont divisé le girondins et les Montagnards, les socialistes et les communistes… Sans compter la spécialité de la gauche : les scissions, les querelles de chapelle… Tout ce qui a abouti au désastre actuel.
Le clivage droite/gauche n’a pas disparu pour autant. Simplement, il existe au sein d’entités politiques nouvelles dans lesquelles on retrouve les mêmes confrontations. Personnellement, je me suis toujours senti plus proche de Jaurès que de Guesde, de Camus que de Sartre, de Rocard que de Mitterrand… De ceux qui ont souvent été traités de traîtres par des juges intransigeants qui se complaisaient dans la dénonciation et l’invective. Position facile qui permet de ne pas se salir les mains dans l’action qui, elle, oblige à jongler entre l’idéologie et les contraintes du réel.
« Les figures de proue de la gauche depuis 1789 » (Sous la direction de Michel Winock)
Trente courtes biographies de Condorcet à Arlette Laguiller en passant par Jaurès, Blum, Mitterrand etc. Avec des thèmes récurrents : la fin justifie-t-elle les moyens, peut-on passer des compromis sans tomber dans la compromission, rester dans l’incantation ou avoir le courage de gouverner ? Autant de dilemmes que l’on retrouve à toutes les époques qui ont divisé le girondins et les Montagnards, les socialistes et les communistes… Sans compter la spécialité de la gauche : les scissions, les querelles de chapelle… Tout ce qui a abouti au désastre actuel.
Le clivage droite/gauche n’a pas disparu pour autant. Simplement, il existe au sein d’entités politiques nouvelles dans lesquelles on retrouve les mêmes confrontations. Personnellement, je me suis toujours senti plus proche de Jaurès que de Guesde, de Camus que de Sartre, de Rocard que de Mitterrand… De ceux qui ont souvent été traités de traîtres par des juges intransigeants qui se complaisaient dans la dénonciation et l’invective. Position facile qui permet de ne pas se salir les mains dans l’action qui, elle, oblige à jongler entre l’idéologie et les contraintes du réel.
Nous retrouvons bien Félix dans le recensement des Gorronnais morts pendant la guerre 1914 – 1918 (Jouvin JC)
LEBOSSE Félix
Né à Gorron le 03 novembre 1896. Mort le 05 mai 1917 ; il avait 20 ans.
Incorporé au 14ème Régiment du Génie, il est mort des « suites de blessures de guerre » près de la Ferme de Burnejean (Mennefan ?) (Aisne), dans l’ambulance.
En 1906, il vit avec son père Louis LE BOSSE, cultivateur, sa mère Pauline MAUDET, ses frères et sœurs : Louis, Sylvain, Francis, Benjamin, Paul et Georgette, à la ferme Le Domaine.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr