Il s’agit d’Emile Mahouin, né à Colombiers en 1889, terrassier, et de son épouse Pascaline Boismal née en 1991 à Saint-Aubin-Fosse-Louvain, journalière. En 1936, ils sont recensés à la Chennerie avec leur fille Yvette née en 1923.
Les Sans culotides : décès (- d’1 an) : 1 ; décès : 2 ; naissances : 3.
Métiers :
Jean Lahais : cloutier ; Gaspard Berrier, Jean Raimbault : marchands hôtes ; Pierre Poirrier : maréchal ; Jean Legras, Jean Ray, Pierre Vannier : tisserands ; Pierre gâté, François Lesage, Jean Fournier : maçons ; Pierre Chantel, Louis Richard : charpentiers ; Julien Buchard : boulanger.
18e siècle : Louis Poirier, René Lemoine, François Sallis, Michel Le Baillif, Pierre Soirrier. Patrons et ouvriers.
19e siècle : 1846 : Michel Baillif, Abraham Baillif,Jean-Baptiste Lefizelier, François Pottier ; 1861 : Paul Baillif, Constant Jambin, François/Basile/Alexandre Pottier, Michel Baillif,Jean Baptiste/Louis/Edouard Lefizelier, François Béchet. Patron et ouvriers.
20e siècle : 1906 : Eugène Poirier, François Launay, Constant Pallier ; 1921 : Léon Hubert, Etienne Monier ; 1936 : René Launay. Patrons.
Nous nous intéresserons aux familles Baillif (Le Baillif), Lefizelier, Launay.
Nous avons croisé la famille Baillif sur le blog (voir article du 23/07/2017). Le premier Baillif, maréchal-Ferrant est originaire d’Ernée et se marie avec Perrine Béchet le 3 février 1785 à Gorron. Nous essaierons de voir s’il y a un lien entre Perrine Béchet et François Béchet recensé au 19e siècle.
Le patronage Saint Rémy : nous avons plusieurs fois parlé de ce patronage dirigé par l’abbé Bahier. Une photo est publiée qui est prise contre le mur de l’église. On apprend dans l’article que les enfants ont bénéficié d’un séjour de plusieurs jours dans le Pays d’Auge.
16 septembre 1943
La foudre provoque quelques dégâts : un violent orage s’est abattu sur le Bignon : la sonnerie du téléphone a été grillée chez M. Houé, des carreaux brisé, le compteur grillé à l’école publique (collège de garçons), un poste de TSF détruit chez Mme Poerre ( ?) – à noter que les noms sont souvent mal orthographiés.
Décès de Lucien Dollé, maire de Gorron. Dans l’article ci-dessous, on peut se rendre compte de l’émotion engendrée à Gorron par cette mort. On peut relever les qualités du maire mises en avant : « Il fut l’apôtre de l’union. Il réussit à regrouper tout le conseil municipal alors divisé par les polémiques. Il s’inquiéta de régler les dettes de la commune. » On apprend aussi que la guerre et l’exode ont amené 2200 réfugiés à Gorron alors que la ville n’avait que 2300 habitants.
L’histoire nous permet souvent de réfléchir sur nos pratiques du moment. Imaginons l’arrivée de 2200 personnes à accueillir, à nourrir et loger de nos jours…
Le nombre de réfugiés me paraît énorme, j'espère qu'il ne s'agit pas d'un erreur du journaliste...
Une affaire abominable a bouleversé une partie de la population. L’autre partie s’est déchirée en fonction des certitudes de leur religion. Je suis catholique, sans aucun doute. Pour moi les protestants sont en train de perdre leur âme. Mais jamais je ne soutiendrai leur persécution dans certaines régions du royaume. Jean Calas, protestant, est accusé d’avoir pendu son fils car celui-ci voulait se convertir au catholicisme.
Une affaire bien compliquée. Le fils s’est-il suicidé devant l’interdiction de son père ? Le père a-t-il pendu son propre fils. Cette possibilité paraît difficile à croire. Mais pas pour les catholiques fanatisés. Il en serait sans doute de même pour les protestants dans la situation inverse. Cette intolérance m’effraie.
Et ce qui m’effraie aussi ce sont les méthodes de notre justice. Le père va subir la question. Comment, à son âge, pourra-t-il résister à la torture ? J’imagine le pauvre vieillard, prostré en son insondable tristesse, dans un sombre cachot, à l’odeur fade des caveaux.
« Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon » (Jean-Paul Dubois)
J’ai découvert cet auteur à travers son livre « Une vie française » qui m’avait enchanté. J’ai retrouvé, dans ce prix Goncourt, la qualité de l’écriture, l’humour d’un très bon écrivain. La construction du roman est intéressante. Deux prisonniers dans une même cellule au Canada. Beaucoup de choses les séparent. Un membre des Hells Angels, meurtrier un peu frustre et le fils d’un pasteur sans grandes qualités, amoureux de sa femme et de sa chienne disparues, poussé à bout par un employeur sadique. Cette cohabitation improbable amène le narrateur à revenir sur sa vie et notamment celle de son père.
Très bon livre avec, malheureusement ces précisions techniques, à la mode actuellement, qui me paraissent superflues (sans doute que je n’en comprends pas l’intérêt). Mais je n’ai pas trouvé ce qui pouvait justifier le prix Goncourt. Je m’attendais à plus d’originalité.
Promenade gorronnaise : le cimetière, famille Doux…
La population gorronnaise : calendrier révolutionnaire (an III)…
Les métiers à Gorron : débitants 1846…
Population synthèse : 1975, rue des Sarrazins…
Recensement métiers : maçons : Garnier, Douillet…
Catégorie échanges :
Ouest-Eclair : septembre 1943 (suite)…
Les épidémies gorronnaises : la variole de l’hiver 1872/71…
Catégorie fictions:
Le journal de Renée Boullard : vendredi 3 octobre 1760…
Catégorie point de vue :
Humeur : une plaquette du Bocage mayennais…
D’HIER ET D’AUJOURD’HUI
Publicité de 1948
Victor Bailleul, boucher, 4 rue de Bretagne. En 1948 (photo ci-dessous), c’est Georgette Anger, veuve Bailleul, qui tient la boucherie avec ses filles Paule et Jeanne.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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