Les Journées de Gorron : 17 – 21 août 1921 (suite)
La retraite
Les jeunes sont hébergés dans des familles gorronnaises. Notamment chez la famille Guesdon, pharmaciens, dont nous avons souvent parlé sur le blog. Cette famille possédait la parcelle nommée le Château où se trouve la tour actuelle. Le rédacteur du livret se laisse aller à un romantisme particulier quand il évoque l’hébergement : « deux autres choisis parmi les plus braves sont conduits, par un dédale de sombres petites rues, vers le « Vieux Château » qui doit abriter leur sommeil. Sous l’ombre mystérieuse des arbres séculaires, on s’avance vers le pavillon, dont la silhouette se profile en noir sur le ciel étoilé (…) ils s’endormirent bientôt doucement bercés par les hululements nocturnes du chat-huant ».
Tout le monde se rassemble, le jeudi 18 août, à 6 h. 20, dans la cour du Sacré Cœur. Puis on descend par la rue de la Croix vers la chapelle du Bignon en récitant le chapelet. Une chanson, dont les paroles sont écrites par le chanoine Herpin (voir la rubrique échanges sur le blog), est reproduite dans le livret.
Rentrée des classes. Les effectifs : 80 garçons à l’école Saint-Michel ; 64 filles au Sacré-Cœur et 75 élèves de maternelle.
Fanfare Saint-Martin. Une section de pipeauxest créée par M. Penloup.
Centenaire. C’est en 1855 que l’évêché de Laval a été créé. Avant la Mayenne dépendait de l’évêché du Mans.
Hommage. Albert Herpin (de la famille Herpin dont nous avons souvent parlé sur le blog) est décédé le 28 octobre. Il sera inhumé le 31 octobre à Gorron. Sa longue carrière a été très riche : missionnaire diocésain, professeur au Petit Séminaire de Mayenne, curé doyen de Lassay, curé archi-prêtre de Notre Dame de Mayenne… Et auteur des paroles de chansons sur Gorron.
Le journal de Marie Constance Péan (épouse Charles Boullard)
Décembre 1860
L’abbé Gourdelier, doyen d’Evron, originaire de Gorron, a composé un chant de six couplets en l’honneur de sa ville natale : la Gorronnaise. Sur une musique à succès : « les trois matelots ». Mes compétences en musique et en chant, bien modeste, m’ont tout de même permis d’apprendre et de jouer au piano ce qui devrait devenir l’hymne de notre ville.
La France continue à intervenir dans des pays étrangers avec toujours de bonnes raisons : pour protéger les Chrétiens, une expédition française débarque au Liban et en Syrie.
J’aimerais pouvoir me rendre à Paris. On vient d’y ouvrir un jardin zoologique avec beaucoup d’animaux sauvages. J’essaie de convaincre mon mari qui ne semble pas en avoir envie.
Je m’étais réjoui lors des dernières élections municipales de la présence d’une liste d’opposition. Il me paraissait nécessaire d’avoir des contre-pouvoirs au sein d’un conseil municipal. Au-delà même des orientations de chaque liste.
Deux élus pour l’opposition m’ont paru insuffisants pour de véritables confrontations de points de vue. On a eu très vite l’impression que ces confrontations consistaient en un affrontement entre le maire et la tête de liste de l’opposition.
Ma déception est d’autant plus grande qu’une scission vient d’avoir lieu entre les deux élus d’opposition. Quelles que soient les causes de cette scission, je ne peux qu’en déplorer les conséquences. Elle décrédibilise une démarche qui me paraissait utile.
De plus, je ne comprends pas très bien l’élue quittant l’opposition. En toute logique, elle aurait dû démissionner pour laisser sa place à la personne qui lui succédait sur sa liste. Le scrutin portant sur des listes complètes, elle a été élue comme représentante de cette liste et non à titre individuel.
Vraisemblablement une des plus anciennes tombes du cimetière. Le cimetière ayant été déplacé (autrefois autour de l’ancienne église) lors de la démolition de l’ancienne église dans les années 1860.
Il s’agit de la fille de Louis Etienne Gallienne, praticien (notaire sans avoir de diplôme), et de Marie Renée Lhuissier.
1861. Constant Beaudron, 64 ans, son épouse Rosalie Lory, rue Garnier ; Jean Beaudron, 46 ans, rue Jean-Jacques Garnier, son épouse Julienne Leconte, rue Garnier.
Jean Baudron épouse Julienne Lecomte le 05/02/1839 à Châtillon. Il est le fils de François Baudron et de Jeanne Leblanc, fille de Louis Leblanc, maçon.
Constant Baudron (veuf de Françoise Nolière) épouse Rosalie Lory le 21/02/1852 à Gorron. Il est le fils de François Baudron et de Jeanne Leblanc.
François Baudron et Jeanne Leblanc se sont mariés le 8 septembre 1802 (21 fructidor an 10) à Gorron. Il est le fils de Gilles Baudron, maçon, que nous retrouvons avant 1846.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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