Hérétiques. L’envoi de brochures, de tracts, circulaires, par la poste inquiète la cure catholique de Gorron. « Toute circulaire ou brochure non-catholique est à refuser et à jeter au feu ». Tout cela sent un peu le bûcher. Apparemment, l’offensive des Protestants est importante en cette année.
Poisson d’avril ? Les cinq boulangeries de Gorron seront fermées le 1er avril. Le curé se demande si ce n’est pas une poisson d’avril et souhaiterait qu’une fermeture le dimanche soit instaurée.
Procession des Rameaux. Départ à 8h 30 à l’hôpital (hospice), Butte Saint-Laurent, rue de Bretagne, rue Brochard-Brault, Cours de Forges, cimetière.
Les soldats gorronnais. Une liste de 25 soldats (pour la plupart en Algérie) est dressée dans une page spéciale du bulletin.Elle est accompagnée de deux magazines catholiques, un petit missel du soldat et un chapelet portatif…
Procession de Saint-Marc. Elle partira de l’église à 6h 30 et se rendra à la Croix des Quatre Epines. Une prière publique pour la protection du bétail et des récoltes.
A partir d’un fait divers dramatique : la cavale d’un jeune paysan aux prises avec l’intransigeance de l’administration, l’autrice réalise une fiction très réussie. A côté de la cavale elle-même décrite par un narrateur extérieur, des points de vue se croisent, écrits à la première personne par des proches du paysan. On a même celui d’un des représentants de l’administration. Cette construction donne un ensemble très vivant, agréable à suivre.
Au centre des thèmes abordés, la condition paysanne, le poids des règlements anonymes parfois absurdes. Mais aussi une analyse psychologique fine et profonde de Jacques Bonhomme, le héros malheureux. Et, comme souvent, le poids de ces deux thèmes est parfois trop lourd. Certains des chapitres auraient pu être allégés. Ceci dit, un livre très agréable à lire et une écriture qui est la marque d’une véritable écrivaine.
Le journal de Marie Constance Péan (épouse Charles Boullard)
Décembre 1870
Le 19 juillet 1970, la France déclare la guerre à la Prusse. L’Empereur Napoléon III prend la tête de l’armée à Metz. Dès août, les Prussiens entrent en Alsace. L’armée française est défaite. Le 2 septembre, l’Empereur signe la reddition. Il est considéré comme prisonnier de guerre. Le 4 septembre la IIIème République est proclamée. La guerre continue et Paris est assiégé. La jeune République tente de s’opposer à l’avance des Prussiens. Mais les défaites se multiplient. La capitulation sans condition du maréchal Bazaine à Metz illustre les difficultés qui s’accumulent sur la France
La guerre contre la Prusse et la défaite rapide de la France a bouleversé notre quotidien. Les Prussiens étaient arrivés jusqu’en Mayenne. Dans chaque canton, des bataillons de défense civiles étaient organisés. La guerre s’est arrêtée avant et nous n’avons pas connu de combats à Gorron. Par contre, une violente épidémie de variole a décimé une partie de la population. La municipalité a donné du travail aux nécessiteux. Ils ont agrandi le cimetière pour accueillir les sépultures des nombreux défunts.
Charles Guerrier est décédé à 95 ans. Un hommage lui a été rendu le lundi 2 mai 2022. Mari d’Inès Guerrier, secrétaire et trésorière de l’Amicale Laïque Gorronnaise, il a pendant très longtemps participé aux activités de l’association. Sur les deux photos, on le voit en bord de mer (avec sa femme) pendant un des voyages et lors du repas des Anciens organisés chaque année par l’Amicale.
Né en 1927, il est le fils de Clément Guerrier (terrassier) et d’Emilienne Ducoin (piqueuse en chaussures) recensés en 1936 à Saint Etienne à Gorron. Il représente la troisième génération de cette ancienne famille gorronnaise. Après avoir travaillé dans la mécanique agricole, il occupait une fonction de contremaître dans l’usine EMMO (petite métallurgie à Gorron) avant sa retraite.
Perrier Julien : décédé en 1920. On peut déchiffrer (sauf erreur) sur le tombeau : né le 4 mars 1865 et décédé le 1er novembre 1920. Il ne semble pas né à Gorron (on ne le retrouve pas sur les tables de naissances)
Perrier Louise : décédée en 1955. Nous retrouvons une Marie Louise Perier fille de Marie Perier, cultivateur à la Courçonnais.
Julien et Louise pourraient appartenir à la famille Perier. Mais ceci sous toutes réserves.
Rang 5 ; N° 6
Virginie Louveau : il n’y a pas d’éléments (à notre connaissance) permettant de retrouver cette personne.
Marie Girard, 52 ans, épouse de Jean Sénéchal, quartier de la Mairie. Ils se sont mariés le 02/10/1820 à Gorron. Marie Girard est la fille de Jean Girard, maréchal ferrant et de Marie Boulay. Jean Girard est le fils de Pierre Girard et de Jeanne Brault.
Il existe donc un lien entre cette lignée et celle de François Girard. Jean Girard et François Girard étaient frères.
Clémentine Girard, 28 ans, épouse de François Péan. Ils se sont mariés à Gorron le 26/01/1846. Elle est la fille de Jean Girard et de Jeanne Jarry. Jean Girard est le fils de François Girard et de Perrine Lefizelier.
La famille Girard est présente à Gorron depuis le 18e siècle : Pierre Girard/Jeanne Brault.
Le signataire François est leur fils, François Girard, marchand tailleur.
On retrouve une descendance directe : Clémentine Girard, leur fille, épouse Péan. Et une descendance indirecte, Clémentine Girard, petite nièce de François Girard.
Les dynasties : Aubergiste, marchand hôte, cabaretier, cafetier, débitant de boisson…
Famille Olivret
En 1861
Louis Olivret, 35 ans, débitant, rue Magenta.
Adèle Rotureau, 60 ans, veuve Olivret, rue de la Mairie.
Adèle Rotureau et Louis Olivret se sont mariés le 26/02/1824 à Gorron. Louis Olivret est le fils de René Olivret et de Marguerite Quentin. René Olivret et Marguerite Quentin se sont mariés à Gorron le 21/06/1791. On ne connait pas la profession de Julien Olivret le père de René.
Louis Olivret, cafetier rue Magenta est le fils de Louis Olivret et Adèle Rotureau. Veuf de Constance Pottier épouse Hortense Beaugé le 17/04/1864.
On ne retrouve pas d’Olivret au 20e siècle.
Une lignée de trois générations à Gorron : René Olivret › Louis Olivret › Louis Olivret.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr