Noces de diamant : Victor Chantepie et Adrienne Brihault ont fêté leur anniversaire de soixante années de mariage. En 1936, ils sont dépositaires de journaux et domiciliés rue du Pré.
Quelques dates :
Consécration de l’église Saint-Martin actuelle : 12 juillet 1877.
Arrivée des Religieuses de Briouze à l’hospice : 30 juin 1897.
Ouverture de l’école de filles du Sacré-Cœur : 25 avril 1897.
Bénédiction de la nouvelle salle paroissiale Jeanne d’Arc : 23 février 1957.
Décès : M. Morin, ancien directeur de l’école privée de garçons Saint-Michel de 1925 à 1948 est décédé après une douloureuse maladie qui l’a touché pendant huit années.
« La plus secrète mémoire des hommes » (Mohamed Mbougar Sarr)
Prix Goncourt 2021. Un talent indéniable. Un prix bien mérité. Un roman qui commence par une enquête : qu’est devenu l’écrivain africain ayant connu un grand succès pendant des années 1930 puis une cabale contre ce qui est considéré comme un immense plagiat. Cette enquête permet à l’auteur, lui-même Africain, une réflexion sur la littérature en général et sur le colonialisme méprisant. Je pense que l’auteur aurait dû en rester là. Un réel plaisir de lecture et une analyse très pertinente.
Ensuite, il brasse d’autres thématiques comme la Shoa. La construction du livre alterne les narrateurs, dynamique au début puis plus difficile à suivre ensuite. On commence à se demander qui parle et à quelle époque. La magie n’agit plus (pour moi tout du moins) et on a le sentiment d’un exercice d’écriture un peu artificiel.
Le journal de Marie Constance Péan (épouse Charles Boullard)
Décembre 1872
Notre maire, M. Péan-Launay, est décédé en janvier. Il est remplacé par Auguste Le Marchant. Une souscription a été voté pour participer à la libération du territoire après la guerre de 1870. Par contre, les finances de la commune ne sont pas très bonnes. Cela fait quatre ans que l’église est en construction. L’entrepreneur est tombé en faillite. La municipalité ne peut aider au financement de l’église. La Fabrique va faire appel à l’état.
Après la défaite de l’Empire, la République réorganise la conscription. L’Etat pourra, désormais, mobiliser une partie de la population en cas de nécessité de défendre le pays. Cette fois, il n’y aura plus la possibilité de se faire remplacer par un jeune homme de famille pauvre en le payant. Un tirage au sort est maintenu cependant. En fonction des nécessités, certains conscrits seront mobilisés pendant cinq ans. D’autres seulement pendant un an en fonction du numéro tiré.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le nombre d’objets collectés, transpostés et distribués augmente considérablement. Il y a alors nécessité pour le service de recruter du personnel. Un concours d’agent d’exploitation permet ce recrutement. A partir de 17 ans jusqu’à 25 ans, le BEPC ou le suivi d’une classe de seconde permettent de s’inscrire à ce concours.
L’essentiel de ces agents est affecté au tri du courrier. Une formation est mise en œuvre dans des centres de tri. Notamment à Paris. Certains d’entre eux peuvent accéder à la fonction de facteur attaché en priorité à la distribution du courrier.
A l’époque, ce débouché permet à des jeunes ne souhaitant pas poursuivre des études longues, d’entrer dans la fonction publique. Un système de promotion interne permet d’accéder à des postes plus élevées grâce à des concours internes.
Le héros du roman, va passer ce concours et se retrouver à Paris.
Il s’agit d’Arsène Laigneau, originaire de la Bigottière, décédée à 56 ans, le 27 août 1889, rue du Bignon. Elle était l’épouse de Joseph Normandière, entrepreneur en bâtiments.
Jeanne Fleury, 75 ans, fileuse, rue de Brecé. Elle serait née vers 1761. Nous retrouvons une Jeanne Fleury née en 1762, fille de René Fleury et de Jeanne Lecoq. Elle n’a pas de lien direct avec François Fleury.
Jeanne Fleury, 38 ans, épouse de Jean Berson, poupelier, Cour de Forges. Ils se sont mariés le 16/06/1828 à Gorron. Elle est la fille de Pierre Fleury et Jeanne Lefizelier, originaire de Lesbois. Elle n’a pas de lien direct avec François Fleury.
Marie Fleury, 34 ans, épouse de Georges Lecottier, maçon, rue de l’Eglise. Il se sont mariés le 09/02/1836 à Gorron. Elle est la fille de Simon Fleury et de Jeanne Police, originaire de Saint-Mars. Elle n’a pas de lien direct avec François Fleury.
Marguerite Fleury, 58 ans, propriétaire, quartier de la Mairie. Elle serait née vers 1788. Nous ne retrouvons pas la naissance de Marguerite Fleury.
Pour clore la série des dynasties : aubergiste, marchand hôte, cabaretier, cafetier, débitant de boisson… et dans la perspective de l’exposition de 2023, nous partirons de l’ouvrage de Joseph Lecomte
Un article de journal (Ouest-France) titrait : « Gorron ou la ville aux soixante-dix cafés » pour rendre compte d’une enquête réalisée par Joseph Lecomte. Ce nombre correspondrait à la situation « au début du XXe siècle ».
Nous avons, de notre côté, recensé les débits de boisson grâce aux listes de recensement de la population (de 1846 à 1936). En 1906, nous en comptabilisons 32 et non 78.
Le nombre 78 correspond vraisemblablement à l’ensemble des adresses des boutiques découvertes par Joseph Lecomte mais cumulant des époques différentes.
Cette liste nous sera cependant très utile pour resituer dans la ville les différents débits de boisson et retrouver l’origine des propriétaires exerçant à cette époque.
Félix Lefizelier est originaire de Colombiers ; Honorine Lebulanger est originaire de Gorron. Elle est la fille d’Augustin Lebulanger et d’Honorine Hugue. Le mariage de ce couple ne peut être retrouvé.
1ère génération
Félix Pottier
Tapissier
Maison Neuve
1975
2ème génération
Henri Pottier
Journalier
Hélène Lefizelier
Piqueuse
Rue J.J. Garnier
1936
3ème génération
Félix Lefizelier
Tanneur
Honorine Lebulanger
Brilhaut
1906
Récapitulatif
3 générations
Letissier
Maçons - mécaniciens
Poirrier
Cultivateurs
Picot
Maçon - plâtrier
Oger
Cultivateurs
Chemin
Bourrelier – débitante – peintre en bâtiment
Houtin
Journalier - maçons
Lévêque - Collet
Cordonnier - charpentier
Pottier - Lefizelier
Tapissier – piqueuse -journalier - tailleur
Récapitulatif général
Sur 619 personnes retenues, 130 sont originaires de Gorron. Sur ces 130, 41 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
Nous avons plusieurs fois évoqué sur le blog la bijouterie Chemin. Sur ces photos elle est mise à l’honneur. Nous ne savons pas pour quelle occasion. Peut-être en 1965 pour commémorer sa création en 1865.
Dans un article du blog (septembre 2013), on note que la boutique d’horlogerie, rue de la mairie est tenue par Stanislas Guerrier marié à Marie Lecomte en 1876. En 1872, il n’y a pas d’horlogerie rue de la Mairie.
Il est possible que la boutique ait été fondée en 1865 comme indiqué sur la photo mais elle n’était pas alors située 29 rue de la Mairie comme elle l’a été par la suite.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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