Dans la rubrique « Population synthèse », nous avons suivi un lignée de la famille Picot à partir de Georges Picot, plâtrier, recensé rue de la Mairie en 1975.
Descendant de Victor Picot et de Marie Garnier, il est ici enterré avec sa sœur Julienne.
L’enregistrement des mariages se fait au Temple de la Réunion.
Métiers et adresses
Louis Le Blanc : maçon ; Noël Lambert : boucher, rue Dorée ; René Grangeré, cultivateur au Rocher ; Julien Lhuissier, cultivateur, la Chennerie ; François Corbeau, journalier au Bois-Brault ; François Milet, cultivateur à la Burelière ; François Lemonnier, tisserand, Grande Rue ; Gaspard Legros, boulanger, la place (halles ?) ; René Fleuriais : praticien, près la halle ; Jérôme Martineau : receveur de l’enregistrement, Grande Rue ; Louis Péan : bourgeois, rue des Rosiers ; Julien Chenel, cultivateur, l’Epine ; Michel Collin, Surgan, René Aubert, la Férardière ; René Daguier, journalier, la Ville Neuve ; Joseph Rouillard, journalier, la Barrière ; François Meslin, cultivateur, Beauvais ; Jean Hebert Dubourg : propriétaire, près les halles ; Pierre Godeau : marchand, Grande Rue ; René Ruault : marchand hôte ; François le Faux : cabaretier ; Pierre Cailler : boucher ; Jacques Auger : marchand de fil ; François Fougeray : cordonnier ; Jean Guitet, laboureur au Rousseau ; René Roussel, rue du Pissot ; Pierre Normandière : rue du cimetière ; Alexis Berrier : hôte, place du Marché. René Douillet, rue des Ponts Neufs ; Pierre Bertron : maçon, au Pont d’Hercé ; Pierre Lair, laboureur au Saudray.
Rappel : nous nous intéressons aux Gorronnais qui, en 1975, sont originaires de Gorron. Nous suivons l’ordre utilisé pour le recensement et ne tenons pas compte des enfants.
Rue de la Mairie
Madeleine Chevalier/Lemonnier, née à Gorron le 01/04/1916. Son père, Albert Chevalier, épicier est originaire de L’Epinay-le-Comte, sa mère, Maria est originaire de Saint-Aubin. La lignée ne sera pas retenue.
Odette Bourdon/Launay, née à Gorron le 18/01/1913. Elle est la fille de Henri Bourdon, tonnelier, originaire de Hercé et de Marie Leblanc, piqueuse chez Goussin – chaussures, originaire de Gorron, née le 25/11/1884.
Marie Leblanc est la fille de Eugène Leblanc, maçon et de Marie Prodhomme mariés le 09/05/1880 à Gorron. Eugène Leblanc est le fils de Louis Leblanc, maçon, et de Constance Dreux mariés à Gorron le 17/06/1850.
18e siècle : Jean Robier, Jean Lagoutte, Pierre Bignon.
19e siècle : 1846 : Pierre Hénault ; 1961 : François Gérault, Etienne Roinel, Jean Dreux, Etienne Fauvel, Victor Cousin, Jean Loizance, Benoît Trihan, Michel Desaunay, Louis Dubois, René Dreux, François Cosmes, Jean-Baptiste Gautier, François Bignon, Henry Grandin, Jean Chéenne, Victor Roussel, René Lagoutte, Armand Robillard.
20e siècle : 1906 : Constant Nollière, François Millard, Henri Beaugé, Arnaud Bourdon, Eugène Trihan, Auguste Carré, Vital Courteille, Théodore Lagoutte, Constant Foucoin ; 1936 : Constant Forêt, Marcel Foucoin, René Labbé, Manuel Laborne, Armand Bourdon.
A noter : l’explosion en 1961 par rapport aux recensements antérieurs ; Au 19e siècle, on ne distingue pas patrons/employés, ce qui est fait au 20e (seuls les patrons sont retenus).
On retrouve le patronyme Lagoutte sur trois siècles, le patronyme Trihan sur deux siècles.
Essai de sirène d’alerte en cas d’incendie. La sirène se trouvait sur la dôme de la mairie avant d’être transférée sur le toit du centre de secours construit sur les lieux de l’ancienne gare.
Mercredi 14 mars 1945
Tragique maîtrise : un cultivateur a confondu de l’aconit et du cèleri. Mangée en salade, la plante l’a empoisonné et il en est mort le lendemain.
Mardi 3 avril 1945
Décès de la mère du correspondant Ouest-France à Gorron, M. Paul Rossignol : Mme Ve Rossignol.
Plusieurs internements sont exécutés après arrestation par les gendarmes. Les motifs de l’internement ne sont pas précisés : psychiatriques, faits de collaboration ?
Retour sur la photo des conscrits de la classe 1915 (voir semaine dernière). La photo a été prise devant la boutique Normandière. Sur la porte, on peut lire : Bijoux – « Fiz ». Il s’agit de Constant Normandière, horloger, sa femme, Ernestine Lambert et leur enfant Marie, recensés en 1906 rue Jean-Jacques Garnier.
On peut remarquer que certains conscrits portent des chapeaux fantaisie qui font partie des attributs festifs des jeunes gens (cocardes…). Ci-dessous une autre classe de conscrits pris en photo devant le monument aux morts au Bignon. Le maire est M. Joseph Pottier (1930 – 1936). Des jeunes gens nés dans les années 1910 dont nous déchiffrons mal la classe exacte.
Le mariage de Gaspard a été presque parfait. Je dis presque parce que le temps avait tourné à l’orage. Il faisait chaud et lourd mais nous avions décidé, avec l’aubergiste, de dresser des tables dans la cour de l’auberge. Il a fallu rentrer précipitamment dans la grande salle. La mariée paraissait très déçue. Il a fallu que le curé lui-même, invité à la noce, la rassure. Le temps, le jour du mariage, ne présage en rien de la vie du couple par la suite.
Le curé Gonnet, est installé à la cure depuis 1768. On a eu un peu de mal à s’habituer à lui. Son prédécesseur, Gilles Richard, avait marqué son sacerdoce par de nombreux dons aux pauvres. La fortune d’Urbain Gonnet n’a pas été utilisée de la même façon. Et il s’est avéré plus strict que son confrère. Au niveau des mariages, par exemple, il exigeait que les fiançailles soient retranscrites sur les registres paroissiaux et que les unions aient lieu le plus vite possible par la suite.
Maintenant, on est habitué. Il se met, lui aussi, à faire l’aumône. Mais il était moins proche des pauvres. De la même façon, lors de sa participation à la noce, il montra une certaine distance. On voit qu’il vient d’une famille noble malgré tous ses efforts pour se mettre au niveau des Gorronnais.
Je ne connais pas la valeur historique des biographies de Troyat. Mais j’ai eu le sentiment qu’il déséquilibre celle de Zola en brodant sur la psychologie et la vie intime de l’écrivain. Cela entraîne un décalage qui m’a un peu dérangé entre la banalité de l’homme et la grandeur du romancier ainsi que le courage de son engagement politique dans l’affaire Dreyfus.
Selon Troyat, Zola mettait dans ses romans ce qu’il ne pouvait vivre lui-même, notamment dans ses relations amoureuses. On voit un homme ne pouvant choisir entre une femme qui n’engendre pas la passion et une maîtresse qui lui donnera deux enfants. Bedonnant, adepte de la bicyclette et de la photographie, soucieux de la vente de ses livres, se présentant de nombreuses fois à l’Académie française et subissant, à chaque fois, des refus humiliants.
Mais aussi, défenseur du naturalisme, faisant école, bataillant avec ses détracteurs, s’engageant jusqu’à la condamnation à la prison dans la dénonciation d’une erreur judiciaire, d’un mensonge d’Etat… C’est plutôt cette image que je retiendrai à la suite de cette biographie. Avec l’envie de me replonger dans l’œuvre gigantesque d’un écrivain de génie, porté au Panthéon, tout près de Victor Hugo.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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