Le recensement des débitants s’arrête à celui de 1936. Avant de s’intéresser aux familles ayant exercé le plus longtemps au 20e siècle, nous allons voir l’évolution du nombres de débitants depuis 1846 jusqu’à 1936.
En fonction des critères de recensement, les nombres peuvent varier. Souvent, l’épouse tenait un débit de boisson alors que la mari avait une autre profession. Parfois l’activité de la femme pouvait ne pas être notée. Il convient donc d’apprécier le sens de l’évolution et ne pas s’attarder sur la variation d’un recensement à l’autre.
On voit nettement que le nombre de débitants augmente régulièrement dans la seconde moitié du 19e siècle alors qu’il décroit dans la première moitié du 20e siècle, plus précisément à partir de 1891 où on enregistre 57 débitants. Ce qui modère un peu ce qu’on entend souvent qu’il y avait autrefois une centaine de débitants à Gorron.
Maurice Bailleul, né à Gorron le 05 /10/ 1903, en 1936, il est cultivateur à la Grille, à Gorron. Il est le fils de Victor Bailleul, boucher, et de Joséphine Grosse, bouchère. Il se mariera avec Marie-Louise Oger, le 30 mars 1929 à Gorron.
Victor Bailleul, boucher, né à Gorron en 1863, se marie avec Joséphine Grosse le 3 mai 1891 à Saint-Denis-de-Gastines. Il est le fils de Léonor Bailleul, boucher, originaire de la Manche et de Olympe Ernault, originaire de Gorron, mariés le 28/07/1862 à Gorron
Françoise (Félicité ?) Paris, supérieure, sœur de la Charité d’Evron, 63 ans, présente en 1866.
Religieuses : Flavie Vincent ; Stéphanie Chevalier (présente en 1872) ; Félicité Huet ; Rosalie Forget ; Marie Tribondeau ; Marie Asse ; Marie Triquet.
15 pensionnaires : de 16 ans à 7 ans.
Jean Baptiste Morin, instituteur, 36 ans, originaire de La Bazouges de Chémeré, son épouse, Flavie Morin et leurs enfants : Marie et Louis, rue de l’Eglise.
Emile Cousin, instituteur, 20 ans, originaire de Louverné, rue de l’Eglise.
Joseph Blanchet, instituteur, 20 ans, originaire de Saint-Fraimbault de Prières, rue de l’Eglise.
15 pensionnaires de 15 à 9 ans.
La rue de l’Eglise correspond au haut de la rue de Collège dans le recensement précédent.
Le pensionnat dirigé par Virginie Leray n’existe plus. Virginie Leray est décédée le 10 décembre 1775.
Au Conseil municipal. Le salaire du gardien des prisonniers (soldats allemands vraisemblablement) est voté par le Conseil.
19 – 20 octobre 1946
Accident de Jeep. De nationalité belge, le conducteur d’une Jeep américaine appartenant au cimetière américain de Gorron, a perdu le contrôle de son véhicule en doublant un tombereau. Le blessé a été soigné par le docteur Favard.
25 juillet 1949
Mieux qu’une adoption. Une chienne de deux ans a adopté une chienne d’un mois et l’a allaitée. Véra, appartient à M. Launay, charcutier. Sur la photo, Pierre Launay tient la petite Miquette dans ses bras .
Les journaux de mode et de travaux féminins. Habituellement, le choix des publications à lire ou à proscrire portait sur les journaux pour les enfants. Cette fois, il est question des femmes, sans doute aussi immatures que les enfants, incapables de choisir elles-mêmes leurs lectures. Il faut dénoncer ces publications malfaisantes : celles qui sont nuisibles à l’élégance, la pudeur, la santé… Elles ne se bornent pas à d’insignifiants bavardages ; elles vont jusqu’à attaquer la foi et les mœurs ; elles contribuent à tourner la tête des femmes et des jeunes filles et à les conduire aux désordres.
Bureau de la revue des lectures. Toujours de la même veine, le bulletin dresse la liste des romans, pièces de théâtre, opéras, illustrés pour enfants… à retenir et à rejeter. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’Eglise avait une influence importante sur ses ouailles et ne faisait guère confiance en elles.
Zola, l’empoisonneur public. Reprenant des propos d’Anatole France, qui pourtant est un pur laïc, le pur des purs, Emile Zola est voué aux gémonies : il vaudrait mieux qu’il ne fût pas né. Charité chrétienne…
Je sens une évolution vers quelque chose de plus apaisé, de moins violent, même si on est loin d’un retour à la normale. Un accord avec les chefs vendéens et chouans a été signé en début d’année pour une paix entre les Républicains et les contrerévolutionnaires. Malheureusement ce traité de paix n’est pas accepté par tous. On a appris que des émigrés ont tenté de débarquer sur la côte dans l’espoir de ramener la Royauté au pouvoir. De la même façon, si le tribunal révolutionnaire de triste mémoire a été supprimé, des Parisiens se sont révoltés contre les mesures prises par la Convention ayant condamné et exécuté Robespierre. A la fin de l’année c’est au tour des Royalistes d’espérer une insurrection nationale.
Malgré tous ces soubresauts, on entend un appel à terminer la Révolution. A Gorron, ceux qui se nomment eux-mêmes les Thermidoriens, essaient de réconcilier la population qui n’a jamais été très radicale. Ils ont organisé, sous les halles, un petit concert, au cours duquel on a joué et chanté la marseillaise qui a été déclarée chant national. La haine ne semble pas avoir sa place dans notre ville. Mais il faut se méfier. Elle est toujours là, tapie, prête à se réveiller, et ses griffes sanglantes peuvent surgir à chaque instant.
Si vous sortez fatigué d’un lourd roman didactique ou celui d’un contemporain à la recherche de l’originalité avec un texte décousu et abscons, ouvrez celui d’Oscar Wilde. Je ne goûte guère les contes, encore moins le fantastique et pourtant, quel plaisir de lecture. Un style impeccable et surtout un humour léger, délectable. Quand on pense que cet homme é été emprisonné pour homosexualité, est mort ruiné, oublié, on peut s’interroger sur les critères qui sont à la base des choix des critiques à l’époque.
La population gorronnaise : démographie, 1810 (2)…
Les métiers à Gorron : débitants, 1936 (2)…
Population synthèse : 1975 – district n° 2 (suite)…
Les enseignants gorronnais : 1872 …
Catégorie échanges :
Ouest-France : octobre 1946…
Bulletins paroissiaux : 1929…
Catégorie fictions:
Le journal de Marie Gauquelin (épouse Boullard): décembre 1794…
Mes publications :
« La Louve de la Thiercelinaie » : sortie décembre 2020.
Nouveau Roman
Comme chaque année depuis maintenant six ans, un nouveau roman est édité en décembre. Il s’agit ici d’une vaste fresque (450 pages) inscrite comme d’habitude dans l’histoire de Gorron. Pour plus de détails, vous pouvez vous rendre sur la rubrique « Mes publications » sur le blog. Dans un premier temps, ce roman est disponible chez moi (27 bis rue des Sarrazins, tél. 02 43 08 61 14 ; prix 20 € + 6 € si frais de port) puis dans les points de vente habituels.
Nous avons croisé plusieurs fois cette famille sur le blog. Il s’agit ici de Louis Milard (né en 1891 à Gorron), menuisier, de sa femme Germaine (née en 1893 à Colombiers), de leurs filles, Geneviève (née en 1928) et Marie-Louise (née en 1934), qui habitaient rue des Sarrazins.
Guillaume Pennelet : voiturier ; René Leboulanger : mégissier ; Jean Beaudoin : menuisier ; Louis Berrier : hôte ; Julien Garnier : boucher ; Louis Le Moux : poupelier ; François Viel : marchand de peaux ; Joseph Rouillard : charpentier ; Augustin Bougrin : marchand de fil ; Julien Lorin : chapelier ; Pierre Poirier : maréchal ; Bazile Bignon : greffier de la justice de paix ; Bonaventure Fleury : pharmacien ; François Fillâtre : perruquier ; Jean Roger : maçon.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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