La population gorronnaise : démographie, 1813 (2)…
Les métiers à Gorron : débitants, Ménard…
Population synthèse : 1975 – district n° 2 récapitulatif…
Les enseignants gorronnais : Romain Cousin…
Catégorie échanges :
Ouest-France : juin 1950 (suite)…
Bulletins paroissiaux : 1931 (suite)…
Catégorie fictions:
Le journal de Marie Gauquelin (épouse Boullard): décembre 1801…
Point de vue :
Note de lecture : « Le bal des folles »…
D’HIER ET D’AUJOURD’HUI
Recensement de 1962
André Chrétien, commerçant tissus et confections, son épouse, Renée Gillot et leurs enfants : Michel, André, Etienne, Dominique, Bérengère, Samuel, Hervé, 21, rue Magenta.
François Fillâtre : perruquier ; François Rouillard, François Morin : charpentiers ; Jean Ernault, Julien Garnier : bouchers ; François Poirier : sellier ; René Le Mesnager, André Dreux : poupeliers ; François Le Sage, Firmin Fournier : maçons ; Julien Brault : chapelier ; Paul Gesbert : teinturier ; Jean Durand : tailleur ; Michel Liot : boulanger ; Marie Manceau : sage-femme ; François Valette : fabriquant de toiles ; Augustin Romagné, François Morin : menuisiers ; Julien Cornu : voiturier.
On voit de plus en plus de transcriptions de décès de militaires.
Les familles ayant exercé le métier le plus longtemps à Gorron.
Famille Ménard
Dans le prolongement de l’article de la semaine dernière sur la famille Fourmond-Ménard qui tenait le Café des Messageries, Grande Rue, nous allons revenir sur ce café. C’est Marie Ménard qui est recensée comme débitante. Son mari est recensé comme messager.
Ce métier correspond aux activités suivantes : porter des messages, des lettres, des paquets ou, plus globalement, conducteur de voiture transportant des marchandises.
Sur une carte postale ancienne, le café des messageries est tenu par Ventroux-Ménard. Apparemment plus ancienne que celle où l’on peut lire : Fourmond-Ménard.
Nous retrouvons le mariage de François Ventroux et de Françoise Ménard à Gorron le 14 juin 1886. A cette date, François Ventroux (originaire de Laval) est cafetier à Gorron. Françoise Ménard est domestique, originaire de Châtillon.
Marie Ménard, femme Fourmond, est la fille de Jean Ménard, cultivateur à Châtillon et de Marie Le Monnier. Françoise Ménard, femme Ventroux, née à Châtillon le 23 mai 1859, est la fille d’Etienne Ménard et d’Anne Chrétien. Jean Ménard est le frère de Françoise Ménard. Marie Ménard est donc sa nièce.
Avant d’aborder les enseignants au 20ème siècle, nous revenons sur des enseignants pour lesquels il nous manque des éléments biographiques.
Romain Cousin, est directeur de l’école de Garçons en 1891. Nous avons commis une erreur en notant sa présence en 1876 comme adjoint. En réalité il s’agissait d’Emile Cousin.
Romain Cousin s’est marié le 03/08/1886 à Laval avec Marie Blanchet. Romain est né à Fougerolles le 10 juillet 1858, de Pierre Cousin, chef cantonnier et de Louise Gallienne. Sa femme, Eugénie Blanchet, est née à Quelaines le 25 février 1864, de Jean Blanchet et de Nathalie Lenormand, propriétaires à Laval. Ils ont trois enfants : Georges, Paul et Roger en 1896.
En 1886, Romain Cousin est instituteur à Gorron. Il est vraisemblablement le premier directeur exerçant dans le groupe scolaire construit rue de Normandie. L’ancienne école de garçons est vendue en 1888 et démolie.
En 1896, il a un adjoint, Paul Blanchet qui n’a pas de lien direct avec Eugénie Blanchet.
Vaccination anti-variolique. Une séance gratuite est prévue à la mairie le jeudi 22 juin à 14h 30. Les familles ne se présentant pas devront fournir un certificat de vaccination.
Procession de la Fête-Dieu. Traditionnelles décorations : sciure colorée, fleurs sur les rues, et reposoirs le long du parcours . La photo n’est malheureusement pas bonne mais on distingue cependant la procession descendant le boulevard Faverie.
22 juin 1950
Un violent orage s’abat sur la région. Vent violent, grêle (grêlons gros comme un œuf de poule), pluie torrentielle. Des dégâts importants : des récoltes, des arbres hachés par la grêle, des vitres brisées, des automobiles sont endommagées…
Tirage au sort des bons de participation de la grande kermesse. Des riches récompenses : moutons, agneaux, buffet de cuisine, bicyclette ont été gagnées par des Gorronnais.
Jules Ferry et le pharisaïsme des anticléricaux. Article, une nouvelle fois,qui manque un peu d’objectivité. Il est d’ailleurs singulier que le terme pharisaïsme soit utilisé (piété ostentatoire, formalisme hypocrite chez un dévot ou religieux). Alors que Jules Ferry est présenté comme un franc-maçon dont l’objectif est la déchristianisation générale (la) désagrégation, (la) désunion, autrement dit l’œuvre de barbarie. (…) Construire une humanité sans Dieu, c’est l’unique raison des radicaux socialistes. Tout le reste, neutralité, respect de toutes les religions ne sont qu’hypocrisie et mensonge. Dans cet état d’esprit le dialogue devait être très difficile à l’époque…
Il ne peut y avoir de morale que venant de Dieu. Tout autre morale ne pourrait être que sotte, niaise… Le Bien et le Mal seraient des mots vides de sens. Les utiliser devant des enfants à l’esprit éveillé, c’est comme si on les nourrissait avec de la « gnôle de mauvaise qualité ». Cette fois, l’excès dans l’argumentation pourrait presque nous amener à sourire.
Le Premier Consul veut mettre de l’ordre dans différents domaines en France. Certaines de ses décisions ont des conséquences dans Gorron même.
Les aides aux femmes enceintes hors mariage sont supprimées. Je m’occupais de ces pauvres filles qui, bien souvent, étaient la proie de leurs employeurs indélicats. Quand elles se retrouvaient grosses, elles étaient, sans vergogne, chassées de la maison où elles servaient. Il va nous falloir trouver de nouvelles ressources pour notre association d’aide.
La profession de boulanger est réorganisée. Les artisans doivent demander l’autorisation avant de pouvoir ouvrir une boutique et attendre six mois avant de la fermer. Jusqu’à présent, tout se faisait à l’amiable : transmission au fils ou au compagnon. Un changement des habitudes qui perturbe nos boulangers.
Le Concordat, signé avec la papauté, réinstalle la religion catholique comme celle de la majorité des Français. Les tentatives de religion nouvelle comme les théophilanthropes deviennent difficiles. Même si ces religions ne nient pas l’existence de Dieu, elles sont concurrentes de l’Eglise catholique.
Un contexte qui m’intéressait. La Salpêtrière, l’enfermement des femmes déclarées folles, Charcot et ses hystériques, Le Grand mal spectaculaire… Je suppose que l’auteure s’est plongée dans cette période importante pour l’évolution de la psychiatrie française mais aussi dans les débuts de la libération féminine et l’émergence des mouvements féministes.
Mais ce contexte historique passe rapidement au second plan pour laisser place à une histoire romanesque qui semble parfois peu crédible. Au-delà des communications avec les morts à la mode à l’époque, les personnages paraissent sans consistance au niveau psychologique, évoluant souvent trop brutalement.
Un roman malgré tout agréable à lire d’une jeune auteure qui a eu beaucoup de chance d’être publiée pour son premier roman. A moins que le fait d’être la fille de la chanteuse Jeanne Mas y soit pour quelque chose.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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