Recensement de 1861. Ismaël Maulavé, 34 ans, cordonnier, recensé rue de Bretagne avec son épouse, Marie Lesaint, 26 ans, et leurs enfants : Ismaël et Marie. A noter la présence de François Maulavé, son père.
Ismaël Maulavé et Marie Le Saint se sont mariés à Gorron le 29/04/1851. Ismaël est le fils de François Maulavé, cordonnier et Jeanne Anfray qui se sont mariés à Saint Mars sur la Futaie le 26/12/1815. François Maulavé est le fils de François Maulavé dont nous ne connaissons pas le métier.
Il n’y a pas de Maulavé cordonnier en 1906.
Nous avons donc deux générations de Maulavé cordonniers à Gorron : François › Ismaël.
Le sinistre des halles. Il s’agit de l’incendie de la première mairie (construite après 1865, remplaçant les anciennes halles) dont nous avons plusieurs fois parlé sur le blog. A noter qu’on continue à appeler la mairie : les halles. Il est décidé de vendre les matériaux (cuivre, zinc…) qui restent après ce sinistre à M. Chassain d’Ernée. La femme du futur maire Lucien Dollé est issue de cette famille.
Paiement de l’éclairage électrique. La municipalité gorronnaise achète de l’électricité à M. Albert Marenne, qui détient la centrale (turbine hydraulique) installée sur le cours de la Colmont, rue Jean-Jacques Garnier. L’éclairage public et celui de quelques immeubles est présent à Gorron, grâce à cette installation, dès le début du 20e siècle.
Une institutrice, Hélène, exercera au sein de l’école créée par la communauté de Léodile. Son enseignement s’inspire des principes mis en évidence par Jean-Jacques Rousseau qui seront appliqués par un pédagogue suisse : Johan Heinrich Pestalozzi.
Jean-Jacques Rousseau, dans son ouvrage « Emile ou De l’éducation » a l’ambition d’élaborer un traité d’éducation. Pour lui, l’enfant passe par des phases successives au cours de son développement. Les méthodes mises en œuvre doivent donc tenir compte de ces différentes étapes. Mais elles doivent suivre quelques grands principes comme : l’enfant construit son savoir grâce à l’observation des choses et ses propres expériences sur ces choses. Cela va à l’encontre des cours généraux passant du maître à l’élève par l’intermédiaire du langage. La motivation de l’enfant est nécessaire. Les apprentissages doivent donc passer par l’action, la sensation, l’intuition.
L’ouvrage est publié en 1762.
Pestalozzi (ci-contre) tenta d’appliquer les grands principes élaborés par Rousseau. Il enseigna dans plusieurs structures au cours de sa carrière. Ses résultats ne furent pas toujours à la hauteur de ses espérances. Il y avait, dans sa démarche, une dimension sociale. Il voulait que les plus pauvres puissent bénéficier de son enseignement. Dans chaque structure, une approche reposant sur les activités manuelles au même titre que les activités intellectuelles était mise en œuvre. Promenades pédagogiques, gymnastique, chant, éducation morale reposant sur le dialogue, la tolérance… Tout cela dans l’affection et le plaisir pour l’enfant.
Pestalozzi est mort en 1827.
Les méthodes pédagogiques nouvelles foisonnant dans le début du 20e siècle s’appuient souvent sur les principes qui apparaissent dans les écrits de ces deux auteurs.
Les transformations dans l’enseignement des jeunes enfants se poursuivent. Il faudra, là encore, attendre quelque temps avant de voir une salle d’asile créée à Gorron. Mais, désormais, les écoles pourront accueillir des enfants de 2 à 6 ans. Cela se fera sans doute à l’Hospice avec les religieuses enseignantes.
Un jeune Gorronnais est mort en Algérie. La présence de la France dans ce pays entraîne des guerres. Les habitants refusent de se faire coloniser. Cela aboutit des massacres. C’est bien triste. Pourquoi ne pas les laisser tranquilles chez eux ?
Les maladies sont suffisamment atroces pour ne pas aller tuer volontairement des humains. Cette année, nous avons eu une épidémie de grippe qui a fait de nombreux morts, enfants en bas âge et vieillards, dans notre petite ville.
« Sapiens – une brève histoire de l’humanité » (Yval Noah Harari)
Un projet très ambitieux mené à bien. Un travail de vulgarisation dans lequel l’auteur a su se mettre à la bonne distance du lecteur tout en restant sérieux. Bien sûr, les spécialistes des nombreux domaines explorés peuvent être critiques. Mais, globalement, ce pavé de 500 pages a le mérite d’exister. Il ressort de l’analyse de l’auteur que Sapiens, une des branches des hominidés, les plus intelligents, mais aussi les plus agressifs, ont colonisé toute la planète. Pour cela, ils n’ont pas hésité à anéantir, à détruire, tout ce qui allait à l’encontre de leurs intérêts.
Ils ont aussi réussi l’exploit de s’agresser entre eux dans des conflits, des guerres, incessants. Malgré tous les progrès, toutes les inventions ayant pour but d’améliorer la vie (pour certains), leur avenir pourrait être bien sombre. Les maîtres du monde risquent de détruire ce monde dont ils dépendent.
Il pourrait s’agir (sous toutes réserves) de Marcel Bagué, né à Gorron en 1897, mécanicien (employé Gayet), et de son épouse Anna Chrétien, recensés en 1936 rue Jean-Jacques Garnier avec leurs enfants André et Jeanine.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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