11 décembre 1941 : Au palmarès de la bienfaisance.
Une vente de bons de solidarité par les jeunes gens de nos sociétés sportives a permis de récolter 10 000 francs pour les pauvres de notre commune. Un industriel aurait fait un don de 5 000 francs. La charité était encore à l’œuvre en cette période de guerre.
Ouest-Eclair - 1942
13 avril 1942
Un encart qui rappelle la guerre : Dans la Mayenne, camouflez vos lumières cette nuit de 21 h 19 à 6 h 47. Pourquoi ces précisions ?
16 avril 1942
Les noces sacerdotales du M. le chanoine Herpin, curé archiprêtre de la basilique Notre-Dame de Mayenne. Il s’agit du 50ème anniversaire de la prêtrise de cet homme d’église issue de la famille Herpin de Gorron dont nous avons souvent parlé dans le blog (voir article sur le chanoine le 07 septembre 2014).
Les années se suivent et souvent se ressemblent. La France est toujours en guerre. On finit par y être habitué. Personnellement, je ne m’intéresse pas à ces multiples batailles dans la mesure où aucun de mes proches n’y participe. Je suis beaucoup plus préoccupée par le prix du grain qui augmente considérablement en cette fin d’année. Des récoltes médiocres signifient bien souvent une mortalité en hausse qui, cette fois, nous concerne tous.
Il paraît que le Royaume va enfin s’occuper de notre réseau routier. On a fondé une école des Ponts et Chaussées qui formera des ingénieurs chargés de rendre un peu plus cohérent ce réseau qui ne cesse de se dégrader. Malheureusement, Gorron n’est pas près d’être concerné. Notre petite ville, en période de pluie, de gel, est pratiquement isolée tant la boue, les fondrières rendent les déplacements difficiles.
Certains aiment ces saisons d’automne et d’hiver noyées de boue. Pour moi, elles engendrent le plus souvent une tristesse qui n’a rien de doux. Même si, parfois, mon cœur, enveloppé d’un linceul vaporeux, étrangement, éprouve un plaisir que mon cerveau, surpris, rejette.
On retrouve, dans ce roman ambitieux, la structure classique des textes de cette auteure : une succession de chapitres au sein desquels un narrateur, à la première personne, présente son point de vue sur le contexte et l’action des personnages. On retrouve aussi la qualité de l’écriture avec cette dimension poétique chère à Pujade-Renaud.
Mais la densité du sujet : les relations entre la France, l’Espagne, les Habsbourg, au début du 18e siècle, le nombres des acteurs, demandent un effort aux lecteurs ainsi qu’une connaissance minimum du contexte historique. Cet obstacle dépassé, on se plonge avec plaisir dans les relations complexes entre rois, reines, cardinaux, nourrices, enfants (bien souvent enjeux d’une diplomatie complexe et cynique). Le sort fait à ces enfants est particulièrement saisissant et bien analysé.
La semaine dernière nous avons évoqué la famille Le Guillochet. Une autre tombe, sans inscription particulière, rappelle cette famille.
De la même façon, une tombe rappelle la famille Baillif, sans inscription particulière. Famille qu’on retrouve dans notre recherche « Population synthèse » : « Perrine Béchet, fille de Julien Béchet et de Jeanne Ducoin se marie avec Michel Baillif, maréchal ferrant, le 03 février 1785 à Gorron. Michel Baillif est d’originaire d’Ernée. » (Voir article : 20/01/2019).
En 1906, Michel Baillif (ancien maréchal-ferrant) et sa femme Aurélie Coutard sont recensés rue de la Mairie.
En 1876, Clémence Cordier, épouse de Frédéric Thuault. Nous ne retrouvons pas le mariage en Mayenne entre ces deux époux. Frédéric Thuault, 36 ans, mécanicien agricole, est originaire de Fougerolles. Clémence Cordier, 29 ans, est originaire de Heussé dans la Manche. Ils ont deux enfants en 1876 : Félicité (5 ans) et Berthe (2 mois).
En 1906, Clémentine Cordier, épouse Isidore Thuault. Nous ne retrouvons pas le mariage en Mayenne entre les deux époux. Il s’agit du même couple : le mari est prénommé Isidore Frédéric, l’épouse, Clémentine. Ils ont trois enfants : Frédéric né en 1876, Angèle (née en 1877) et Clément (né en 1889). Félicité n’est plus présente, Berthe et Angèle sont peut-être la même personne.
Frédéric est né le 24 juillet 1877, Berthe Clémentine, le 28 août 1875 ou 1876 selon les tables décennales. Les imprécisions dans les listes de recensement nous amènent à consulter les actes de naissance (à suivre).
En 1906, Marie Goussin, veuve Belliard, née en 1866 à Colombiers-du-Plessis épicière, est recensée rue Jean-Jacques Garnier avec sa fille, Marie Belliard, née en 1902 à Gorron.
Marie Belliard est née le 6 mars 1902 à Gorron de Julien Belliard, sabotier, et de Marie Goussin, journalière, domiciliés rue Magenta. Elle décèdera à Gorron le 16 août 1972.
On retrouve la mère (épicière) et la fille en 1911, rue Jean-Jacques Garnier.
En 1921, Marie Goussin est toujours épicière, rue Jean-Jacques Garnier. Sa fille est recensée comme ouvrière.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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