Jean François Douillet, 34 ans, originaire de Colombiers, domestique fils de Pierre Douillet et d’Anne Rouillard, épouse Jeanne Garnier, 36 ans, originaire de Hercé, fille de Jean Garnier et de Marguerite Dubois, à Gorron le 23 juillet 1794 (05 thermidor an II).
Nous ne retrouvons pas la suite de cette lignée à Gorron.
20e siècle : nous ne retiendrons que les patrons. Un nombre important de cordonniers sont ouvriers dans les fabrique de chaussures.
1906 : Ernest Romagné, François Mulot, Amand Lévêque ; 1936 : Alphonse Chauvière, Amand Lévêque, Jean Cornu, Auguste Grangeré, Louis Phillipot, Clément Milard, Henri Laféac, Fernand Charlot.
Patronymes communs entre 18e et 19e siècles : pas de patronyme commun.
Patronymes communs entre 19e et 20e siècles : Michel Lévêque/Amand Lévêque,
Lévêque
1861
Michel Lévêque, 24 ans, enfant estropié, recensé avec ses parents Pierre Lévêque, journalier, et Henriette Colin, journalière, rue de Brecé.
1906
Amand Lévêque, né en 1874 à Passais, cordonnier, son épouse Marie Collet, recensés rue de Bretagne.
Un enfant blessé par une ruade : le pauvre petit (3 ans) avait une profonde blessure au front ; il fut transporté aussitôt à la clinique du docteur Daniel qui diagnostiqua une légère fracture.
Chute grave : la cycliste tomba lourdement sur le trottoir ce qui lui occasionna une profonde coupure au cuir chevelu et une luxation de l’épaule ; elle fut relevée par M. Penloup, cordier, qui la transporta à la clinique du docteur Daniel. L’accident se produit rue de Normandie alors que la cycliste tournait vers la rue Corbeau-Paris, rue qu’habitait le cordier Louis Penloup.
Nous avons déjà évoqué plusieurs fois cette clinique qui se situait rue de Normandie. Nous écrivions sur le blogle 29 septembre 2013: « Pendant les Trente Glorieuses, la clinique, 14, rue de Normandie, dans laquelle intervint le Dr Daniel à l’époque où elle accueillait encore des gens opérés, assura des soins ambulatoires. Les religieuses qui exerçaient à la clinique dispensaient aussi des soins à domicile. »
Mon intérêt pour George Sand date de ma visite à Nohant. Les lieux, la guide qui commentait la visite, m’ont laissé un souvenir vivace prolongé par la lecture de l’autobiographie de Sand. En centrant son livre sur le domaine, l’historienne, Michelle Perrot, ne pouvait que m’intéresser. J’ai été comblé par le travail historique mais aussi par l’aptitude à transporter le lecteur dans la grande maison, dans l’époque et à faire vivre les personnages qui occupaient les lieu.
George Sand avait pour ambition de créer dans sa maison un monde à part dans lequel des artistes, en totale liberté et fraternité, pouvaient créer. On y croise Chopin, bien sûr, mais aussi le peintre Delacroix, Flaubert et d’autres personnages importants de l’époque. Le rêve de Sand a été en partie réalisé mais l’auteure montre bien aussi le décalage entre le rêve et la réalité. Elle décrit les conflits, les difficultés, notamment de santé, avec les deuils…
C’est cet ensemble où la « grandeur » des artistes côtoie les faiblesses ordinaires de la nature humaine qui fait le charme et la valeur de ce livre.
Emoi à Gorron. Un circulaire oblige les protestants de présenter aux églises catholiques leurs enfants baptisés au désert. On connaissait la formule qui correspondait à l’enregistrement des sacrements clandestins. Mais on n’imaginait pas le nombre de personnes concernées dans la paroisse. On savait, depuis très longtemps que des calvinistes se réunissaient dans l’agglomération. Mais, tant qu’ils restaient discrets, une certaine tolérance leur permettait de vivre leur foi sans trop de problème. Le curé chargé des registres paroissiaux se doutait bien que certains de ses paroissiens ne figuraient pas sur ses registres et il fermait les yeux. Mais il n’imaginait pas que cela touchait autant de familles.
Je fus moi-même surprise. Quelques proches que je prenais pour des catholiques peu pratiquants, s’avérèrent protestants rigoureux, même si, de temps en temps, ils pouvaient donner le change. Cela me surprit mais ne changea rien à mes relations avec eux. Ce ne fut pas le cas pour tout le monde. Mon mari, notamment, m’étonna par son intransigeance. On le sentait trahi. Et c’est moins la haine contre les hérétiques que le ressentiment contre la trahison qui agite son cœur.
Il s’agit d’Eugène Chantepie, menuisier (fabricant d’escaliers déjà évoqué dans le blog) et de Marthe Venisse, marchande de nouveautés, Grande rue en 1921. Ils se sont mariés le 04 novembre 1905 à Gorron. Eugène Chantepie est né à Gorron le 24 mars 1870 de François Chantepie et Hortense Lecourt. Marthe Venisse est originaire de Saint Baudelle.
Marthe Venisse/Chantepie est vraisemblablement la femme que l’on voit sur la carte postale ancienne ci- dessous.
Aimable Rossignol (né en 1842 à Gorron), débitant, son épouse, Maria Castel, et leur fille Maria (née en 1873 à Gorron), rue de Normandie.
1962
Paul Rossignol(né en 1904), représentant de commerce, son épouse, Madeleine Boeda et leur fille Claudine, rue de Normandie.
Un Paul Rossignol, né en 1904, est recensé comme étant en nourrice en 1906 dans la famille Amand Poitevin/Anne Chemin aux Fiaudières. Il est vraisemblablement le fils de Paul Rossignol, quincaillier et de Berthe Thuault, domicilié rue Magenta.
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