La croix classique avec le Christ ornée de motifs végétaux. Il s’agit apparemment de lierre que l’on retrouve sur toutes les parties de la croix. Sur le socle il semble s’agir plutôt d’épis de céréales.
Chronologie
Sur la même tombe que celle de la semaine dernière, nous trouvons deux autres inscriptions : l’une est aisément déchiffrable : Mme BARA 1855/1915 et une autre : A ? BARA ? 1898.
Données sur le couple Bara : Mathias Alexandre Anathole Bara et Marie Louise Amélie Lambert se marient le 14/01/1880. A Gorron.
Mathias, charcutier, né le 24/02/1853 à Villers le Sec dans l’Aisne et Marie Louise, née à Gorron le 22 avril 1859, famille de marchands.
La date de naissance de Mme Bara n’est pas la même dans les deux sources (1855 et 1859). Sur les tables décennales, nous retrouvons Marie-Louise Lambert née le 03/08/1859. Celle inscrite sur la tombe est vraisemblablement erronée.
Sur les listes de recensement de 1906, on retrouve Anatole Bara, cafetier, et Marie Lambert, son épouse, rue Magenta. Cette fois l’année de naissance de Marie-Louise est 1861 ! Il faut toujours être prudent dans ce genre de recherche !
Place de la Houssaye (Houssaie, Marché au Chanvre)
Famille Mottier
En 1906, Adèle ReBours, chapelière, née à Lesbois en 1841, est recensée avec son fils Constant Mottier, chapelier, né à Lesbois en 1877, et son petit-fils Victor Mottier, né à Ernée en 1900.
Victor François Mottier et Adèle Rebours se sont mariés à Lesbois le 17/05/1775.
La famille apparaît sur les listes de recensement, rue de la Houssaye en 1901. Adèle Rebours, chapelière, est recensée avec son fils Constant, marchand de chapeaux.
En 1911, on retrouve Adèle (chapelière), Constant (marchand de parapluies) et Victor (Sans profession) rue de la Houssaye.
Vital Courteille (chausonnier chez Fauchard)/Hortence Bailly (Baillif), rue Jean-Jacques Garnier.
Vital Courteill (patron sabotier)/Jeanne (Victorine ? ) et leurs enfants : Vital (1895), Georges (1897), Germaine (1899), Auguste (1902), Yvonne (1903), rue Jean-Jacques Garnier.
Jacques Buin : charpentier ; François Le Monnier : hoste ; Julien Quentin : lainier ; Julien Heuveline : couturier ; André Cornu : journalier ; Pierre Foulon : charpentier ; René François Fleury : notaire royal et contrôleurs des actes ; Guillaume Erneault : journalier ; René Lemoine : maréchal ; Jacques Noury : journalier ; Marie Tuaudet : sage-femme ; François Lebrun : tissier (tixier) ; Louis De Pannard : tixier ; François Penelée : boucher ; François Poinet : maçon
Après avoir recensé les bouchers et charcutiers au 20e siècle, nous allons faire de même pour le 19e siècle à partir des listes de recensement de la population.
1896
Charcutiers
Eugène Levillain, 15, Grande Rue.
C’est vraisemblablement la première charcuterie qui s’ouvre à Gorron.
Bouchers
Victor Bailleul, Grande Rue/12, rue du Bignon.
Victor Fanneau, 18, rue de la Marie.
Paul Anger, 4, rue de Bretagne.
Nous retrouvons les trois boucheries avec les mêmes bouchers qu’en 1901.
Rappel : nous poursuivons, dans cette série d’articles, le suivi des familles dont le mariage a eu lieu en 1700 :Jean Lesage/Jeanne Danvel, Pierre Perrier/Jeanne Gérault, François Berrier/Renée Lhuissier, Jean Manceau/Julienne Landelle, Jean Feuillet/Renée Largerie.
Famille Gaspard Boulard (Boullard)/René Largerie
Renée Largerie, veuve de Jean Feuillet, se remarie avec Gaspard Boulard le 27/09/1706. Gaspard Boulard (fils de Julien Boulard et de Marie Poirier), employé dans les fermes du Roi, est lui-même veuf.
Leurs enfants : Joseph (18/09/1707), décédé le 15/03/1708 ; Marie Anne (19/08/1708 ; Jean-Baptiste (16/01/1715) ; Renée (12/04/1717 ; Julien (24/07/1718) ; Gaspard Louis (04/06/1723)
A noter que les registres de 1709 et 1710 ainsi que 1713, 1714 et 1716 sont absents.
Dans les registres actuellement consultés, nous ne retrouvons ni décès ni mariage pour les enfants Boulard sauf pour Renée qui s’est mariée le 21/04/1735 avec Jean Berrier, marchand.
Dans cet acte, on mentionne la ville d’Ernée pour l’origine de Renée ou de ses parents, ce qui pose problèmes pour l’identification. D’autant plus que nous ne retrouvons pas de trace de la famille (naissances, décès) à Ernée.
Avec un sang-froid étonnant, Gabriel évoque des moments de calme, de jeux, et, en même temps, des dangers continuels. Il nous parle ici de l’aviation, nouveau matériel dans cette guerre.
« Nous regardons aussi les avions qui viennent nous repérer et chercher la place de nos batteries. Inutile de tirer sur ces « taules » qui volent très haut, nous ne ferions qu’indiquer notre place. »
Il parle ensuite d’un jeu de cartes auquel il semble accorder autant d’importance qu’à ces avions.
« Nous jouons aux cartes, oui mon vieux, rien de plus intéressant qu’une manille à l’enchère dans les tranchées ! Pierre P., toujours ingénieux, a découpé du papier à lettres et sur les trente-deux petites feuilles il a crayonné artistement un jeu complet. »
Plutôt fataliste, il précise que les parties de cartes peuvent être interrompues : « au moment de couper ou de faire monter, un long sifflement nous coupe la parole et nous rejette chacun dans notre trou. », puis la partie « reprendra de plus belle ». Arrive alors cette réflexion désabusée : « Crois-tu que l’on ne se fait pas à tout, même à la misère ? »
« Nous voilà définitivement installés. Quand mon grand-oncle est décédé, le chapelain qui l’avait remplacé à la tête de la prestimonie du Château Saint-Michel ne souhaitait pas, pour l’instant, accueillir des résidents dans la maison. Il envisageait d’aménager les bâtiments pour y installer un couvent, voire un collège. Le projet paraissait très ambitieux et n’avait guère avancé. Dès mes fiançailles, mon père lui avait fait la demande pour qu’on occupe, mon futur mari et moi, cette maison qui, après tout, appartenait un peu à la famille.
Le testament de mes arrière-grands-parents, ceux qui ont construit la bâtisse, est encore dans les papiers de mon père. Il me l’a prêté quand on a su officiellement pouvoir occuper les locaux. Et cela fait deux jours que je ne cesse de déchiffrer l’écriture difficile de Pierre Triguel le notaire qui l’a rédigé. C’est ainsi que j’apprends que la maison a été construite et érigée en prestimonie par mon ancêtre Julien Largerie, lieutenant et inquesteur, commissaire et examinateur du baillage de Gorron, sénéchal de la châtellenie d’Yvoi et de Carelles et encore sénéchal du parc d’Avaugour en Brecé et Renée Triguel dame de l’Ecluse, l’Epine et du Pont de Hercé.
Je savais que mes ancêtres avaient joué un rôle important dans la seigneurie de Gorron et des environs mais je n’imaginais pas l’ampleur de ce rôle. Je comprends mieux maintenant le caractère imposant de leur construction sur un lieu prestigieux puisqu’il s’agissait de l’emplacement du donjon du château depuis longtemps en ruines. Sur la porte principale de la maison et sur celle de la chapelle Saint-michel érigée au haut du jardin, on trouve encore les armes de la famille de Riantz et de Blavette, propriétaires de la seigneurie. »
Un chercheur en sciences cognitives s’interroge sur le lien entre cerveau et esprit. Apparemment, cette quête l’a perturbé au point de consulter un psychanalyste. C’est dans le cadre de cette consultation que se déroule le récit. Un narrateur qui se dédouble. Une construction subtile, parfois déroutante. Des thèmes universels : culpabilité, responsabilité, amour, deuil… au travers de séquences de vie racontées au psychanalyste.
La réalité, les fantasmes, un mélange classique dans ce genre de discours. L’essentiel étant la qualité de l’écriture, l’aptitude à nous plonger dans des situations intimistes croisées avec des événements à portée internationale comme les attentats du 11 septembre à New-York. Le tout avec de multiples références littéraires et cinématographiques. Un véritable travail d’écrivain où l’humour, l’ironie, la mise à distance, côtoient des réflexions puissantes sans jamais être pesantes.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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