
Note de lecture
« Tout dort paisiblement sauf l’amour » (Claude Pujade-Renaud)
Une série de courts chapitres écrits à la première personne, principalement centrés sur l’héroïne Régine Olsen. La jeune femme a été un moment fiancée à l’écrivain philosophe danois Kierkegaard. Ce dernier ayant brutalement rompu ces fiançailles, Régine s’est mariée avec son ancien précepteur, un homme très équilibré, rationnel, qui l’aime.
S’il est question de l’œuvre de Kierkegaard, on n’a pas affaire, pour autant, à un essai philosophique même si on parle de la mémoire qui, nécessairement, invente de souvenirs plus forts que la réalité présente. Il est surtout question d’amour de la musique, de la littérature, de l’art en général. Et, derrière cette harmonie, des interrogations récurrentes sur l’amour de l’autre brutalement interrompu, sur la personnalité de l’écrivain philosophe ancrée dans une généalogie compliquée.
Un livre subtil, délicat, dans lequel on suit la passion, jamais totalement enfouie, qui remonte lentement à la surface, sans pour autant bouleverser la vie de Régine, finalement plutôt simple et heureuse. En apparence…




