Un polémique (habituelle) est apparue au sujet des réflexions de Macron sur Pétain. Peut-on honorer un maréchal de France « héros » de Verdun frappé d’indignité nationale pour sa trahison au cours de la Seconde guerre mondiale ? Pour moi non, mais il y a bien plus grave. Peut-on honorer des maréchaux qui ont programmé une attaque alors que l’armistice allait être signée ? Certainement pas.
Plus de 90 soldats ont été tué dans cette attaque totalement inutile dont plusieurs (le comble !) alors que l’armistice était signé. L’armée elle-même s’est rendue compte de l’énormité décidée par ces généraux en antidatant la mort de ces pauvres soldats envoyés à l’abattoir pour rien. C’est ainsi qu’ils ont été enregistrés comme tués au combat le 10 novembre alors qu’ils sont tombés parfois à quelques minutes du cessez le feu.
Je me suis intéressé aux Gorronnais morts pendant la guerre 1914/1918. Ils méritaient bien qu’on se souvienne d’eux, de leurs souffrances. J’ai illustré ce livret par un monument aux morts que j’aurais aimé voir plus souvent sur les places des villages( illustration ci-contre : monument aux morts de Gentioux dans la Creuse).
Ici repose le corps de Mr Jules Marius GALLIENNE décédé le 5 juillet 1882 dans sa 26ème année.
A la mémoire de Mr Julien GALLIENNE son père décédé le 8 janvier 1880 dans sa 52ème année.
Il s’agit de Julien Gallienne (ferblantier) veuf Lainé, époux Valette. On le retrouve rue du Collège en 1861 avec sa femme Marie Lainé et leurs enfants : Jules et Marie.
Sur la même tombe, on distingue Adélaïde Valette (inscription indéchiffrable), seconde femme de Julien Gallienne. Mariés le 16/01/1864.
On trouve aussi l’inscription : Mme veuve Le Guillochet, née Gallienne, 1871 – 1918. On retrouve Jeanne Gallienne en 1906 avec son mari, Benoni Le Guillochet, peintre, Grande Rue. Mariage le 26 mai 1894. Elle est la fille de Julien Gallienne et d’Adélaïde Valette.
Informations de Claude
Jeanne Pottier (1928) est la fille de Victor Pottier, ingénieur travaux public (1926) né à Passais le 9/01/1896, probablement décédé entre 1928 et 1931et Marie Louise Gendron née 5/08/1903 à Gorron.
Arthur Maisonotte, boulanger, son épouse, Elise Lory et leurs enfants : Albert, boulanger (employé chez son père), Marthe, René, Elise. Grande Rue.
1936
Albert Maisonotte, boulanger (employé Papillon).
1962
Elise Maisonotte, boulangère, veuve Raison, fille d’Arthur Maisonotte et d’Elise Lory.
Conclusion
Arthur Maisonotte et Elise Lory se marient le 31/01/1879. Ils apparaissent sur les listes de recensement, Grande Rue, en 1886. La lignée Maisonotte habite donc Grande Rue au moins de 1886 à 1962 soit au moins 76 ans.
Pierre Briman (menuisier) et Adélaïde Perrine Cholet (29/04/1839).
Pierre Briman est le fils de Jacques Briman (cordier) et de Perrine Corbeau, marié à Gorron le 04/02/1793.
Jacques Briman est le fils de Guillaume Briman et de Louise Baudoin. Nous ne retrouvons pas l’acte de mariage de ce couple à Gorron.
Lignée des Cholet
Adélaïde Cholet est la fille de François Cholet et d’Aimée Le Marchant, marié le 18/02/1802 à Gorron. Nous ne retrouvons pas l’acte de mariage de ce couple.
Vers le 20e siècle
1906
Florent Chantepie (tanneur – employé Gendron), Marie Brimand et leur fils Florent (menuisier – employé Chantepie) la Brimandière.
Mariage : Jean-Jacques Courteille (fils de François Courteille, boucher), et de Louise Dodard) et Marie Quentin. 03/08/1761.
Métiers
François Courteille : boucher ; Jean Berrier : tixier ; Michel Travigné, Jacques Brard : tisserands ; Jacques René Gauguelin : avocat ; François Gauguelin : notaire ; Joseph Rousseau : hostes ; René Lemoine : maçon.
Nous passons de la lignée des Courteille à celle des Auger, par le mariage de Louise Courteille avec André Auger. Les deux familles sont des familles de marchands.
Auger se transforme en Oger lors du mariage d’André Oger, fils d’André Auger et de Louise Courteille avec Marie Le Gros, originaire de la Baconnière, le 21/11/1776.
Nous passons de la lignée des Oger à celle des Gendron par le mariage de Marie Oger avec Jean Gendron le 13/03/1804 (22 ventôse an XII) à Gorron. Marie Oger entre dans une famille de laboureurs. Les époux ne savent pas signer.
Dans le registre, on trouve de nombreux chants créés par les filles. Les saynètes jouées par elles sont parfois écrites par le curé Chaudet. Ce prêtre semble aimer l’écriture et le chant.
1939
On trouve dans le registre des allusions à la Seconde Guerre mondiale.
Septembre La guerre !
Menaçante depuis de long mois, voilà qu’elle se déclare à nouveau (…) tocsin et sirène sonnent hélas la mobilisation générale. Le souvenir de 1914 est si frais encore dans nos mémoires ! Cette fois la guerre éclate sous la forme d’un immense conflit dès le début. (…) Le progrès fait craindre les avions de bombardement allemands même jusque chez nous où les alertes sont annoncées. La Vierge du Bignon sera notre paratonnerre.
Quelques éléments concernant l’occupation allemande apparaissent
En fin de mai 1940, un afflux incalculable de réfugiés envahit la Mayenne. (…) le 29 mai, ils occupèrent la salle Ste Elisabeth puis l’asile du Sacré Cœur (école maternelle privée).
Pierre a un mois à peine. Cette fois, l’accouchement s’est très bien passé malgré son poids étonnant. Notre garçon est en pleine forme. Et heureusement. Son arrivée dans le monde a coïncidé avec un froid et une gelée exceptionnels qui durent anormalement. En me levant, ce matin, j’ai été stupéfaite de voir notre noyer fendu par la glace jusqu’à la racine. J’espère que cela n’est pas un mauvais présage.
Dans la cheminée de la grande salle de notre maison, de grosses bûches brûlent continuellement. Le père Renard y veille. Nous avons installé un lit près de cette cheminée. Jeanne y dort avec les aînés des garçons. Elle ne pouvait rester dans sa chambre sans feu. Ce nouvel aménagement la réjouit. Ils se pelotonnent tous les trois dans la chaleur de leurs corps et dorment paisiblement.
Si le grand froid est douloureux pour les pauvres et annonce de futures difficultés frumentaires, le spectacle qu’il nous offre est magnifique. Les eaux glacées des rivières et des étangs révèlent des reflets bleutés et des brillances changeantes. On y voit des oiseaux étrangers comme les cygnes ou les oies sauvages qui, habituellement, ne s’attardent pas dans nos contrées. Leurs pattes palmées frottant la glace, leur donnent une démarche pathétique. Et leurs cous tendus vers le ciel désespérément bleu, semblent adresser des reproches à je ne sais quel dieu.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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