Je continue à explorer l’œuvre de cette auteure particulière avec plaisir même si ce livre m’a posé quelques problèmes. Le titre tout d’abord : « La vie heureuse ». Bien sûr il s’agit de l’adolescence de Marie (Nina ?) avec les séjours de vacances (Saint-Malo, Saint-Briac, Dinard…), la découverte des relations amoureuses… Mais la mort de la jeune tante est présente tout au long du récit. Mais la confusion des sentiments, l’inconséquence des personnages, ont fini par m’énerver.
Nina Bouraoui adapte son écriture aux thèmes explorés : des chapitres très courts, sans chronologie véritable. Des sensations, des émotions juxtaposées dans un désordre, volontaire sans doute, mais qui donnent parfois le sentiment d’une absence de maîtrise dans la construction du texte. Souvent, avec cette auteure on peut se laisser bercer par le texte. Là on a parfois l’impression de se noyer.
Gille Le Tissier : rouettier ; Jean Rouillard : charpentier ; Jean Le Sage : journalier ; Louis Langlais : tisserand ; Jacques René Gauguelin : avocat ; Alexis Le Royer : chirurgien ; Pierre Desmoulin : sergent ; Jacques Poirier : cordonnier.
Nouvelles données recueillies dans la recherche en cours sur la population gorronnaise :
Jacques Courteille : boucher en 1762 ; François Courteille : boucher en 1761 ;
Famille Ernault
La famille apparaît sur les listes de recensement en 1841.
1841
Jean Ernault, boucher, épouse : Marie Guihery et leurs fils : Alexandre, Firmin, bouchers, rue des Palmes (haut de la rue Jean-Jacques Garnier). Jean Ernault et Marie Guihery se marient à Gorron le 28/04/1806. Il est le fils de Jean Ernault et de Jacquine Vic.
Jean Ernault, boucher, épouse : Anne Lesaulnier, bouchère, rue des Palmes. Jean Ernault et Anne Lesaulnier se marient le 10/05/1830 à Gorron. Il est le fils de Jean Ernault et Marie Guihery.
1846
Marie Guérif (Guihéry), bouchère, 62 ans, veuve Ernault, rue Royale (partie de la rue du Bignon actuelle).
Jean Ernault, boucher, son épouse Anne Lesaulnier et leurs enfants : Hortense, Alexandre, Olimpe ;
Mathurin Ernault, cultivateur au village de la Pommerais où il est né le 05 mars 1809, se marie avec Julie Cochon le 27/05/1841 à Gorron. Il a 32 ans. Julie Cochon, domestique, a 28 ans. Elle est la fille de André Cochon et d’Anne Fleury, cultivateurs.
La fille de Mathurin et de Julie, Mélanie Ernault, se marie à 20 ans avec Bénoni Leguillochet le 10/06/1866 à Gorron. Elle est née le 28/avril/1845. A la date du mariage, son père est décédé (le 17 novembre 1843 à Lesbois,erreur de transcription ?). Sa mère est alors recensée comme rentière.
Bénoni Leguillochet, peintre, a 23 ans le jour de son mariage. Il est né dans la Manche (Cherencey le Roussel) le 10/03/1843. Il est le fils de Benoni Leguillochet et de Jeanne Lebacle, papetiers à Gorron, Grande Rue
En 1921, nous ne retrouvons pas de descendants de la lignée Duschesnay/Bouillon.
Conclusion
Nous avons pu remonter jusqu’à 1688 avec le mariage de Jean Geslin et de Jeanne Jardin ; Jeanne Geslin/Jean Bouillon (1724) ; Jean Bouillon/Renée Volcler (1783) ; Ambroise Bouillon/Anne Derieux (1806) ; Ambroise Bouillon/Scholastique Boulière (1837) ; Constant Bouillon/Hortence Rousseau (1861) ; Hortence Bouillon/Constant Duchesnay (1892).
Nous arrêtons ici cette recherche. Les résultats se retrouveront désormais dans la rubrique : synthèse sur la population gorronnaise. Nous allons maintenant étudier l’évolution démographique de la population.
Sauf erreur de notre part, nous n’avons pas publié les compléments d’informations envoyés par Alexis Blanchetière à la suite de l’article publié le 03 décembre 2017 sur la famille Blanchetière.
Il s’agissait de la carte d’identité de Fernand Blanchetière né le 10 janvier 1905 à Hercé. Carte délivrée le 19 septembre 1840.
Ainsi que celle de sa mère, Augustine Hut, née à Laval le 16 avril 1872 et mariés à Pierre Blanchetière le 11/06/1893 à Hercé. Carte délivrée le 04 octobre 1940.
Je suis à nouveau enceinte. Décidément, ma vie pourrait bien se réduire à une succession de grossesses et d’accouchements. J’ai abandonné ma tentative de contrôle de la santé trop vigoureuse de mon mari. Comme j’ai lâché prise dans les soins de mon corps. A quoi pouvaient servir mes régimes alimentaires quand mes seins et mon ventre subissaient régulièrement des déformations monstrueuses.
Je ne suis pas la seule dans ma situation qu’on dit avantageuse. On peut se demander si la mort qui rôde depuis le début de l’année, frappant les plus jeunes et les plus vieux, ne poussait pas à créer compulsivement la vie. Renouveler la population, perpétuer l’humanité, autant de sentiments confus qui déchaînent l’activité sexuelle. On dit même que lorsque le malheur frappe dans une famille, le soir même de la sépulture, les proches se précipitent dans leur couche pour s’abîmer dans le plaisir des corps.
Quand notre pauvre père Renard s’est éteint à la Renardière où mon père lui avait réservé un lit, j’ai été touchée mais sans doute pas suffisamment. Mon mari, malgré la fatigue due aux soins qui se multipliaient, à peine la fosse refermée, voulut m’entraîner dans notre chambre. Je ne me suis pas résignée comme j’en avais l’habitude et prétextai un mal de ventre pour refuser l’assaut. Et ce soir, il me laisse tranquille, c’est pourquoi je peux écrire quelques mots dans mon journal.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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