En abordant la lecture de ce livre, j’ai ressenti une forte déception. Je m’attendais à une synthèse d’un parcours de vie plein d’enseignement de la part d’une femme remarquable tant au niveau professionnel qu’à celui de l’engagement féministe. Mais on a affaire ici à un catalogue hétéroclite de petits moments de joie parsemant ce parcours de vie.
Et puis je me suis laissé prendre par cette énumération qui, progressivement, devenait plus cohérente que je ne le pensais au départ. Je voyais alors se dessiner une personnalité attachante, riche de multiples expériences, apparemment banales mais au sein desquelles on pouvait imaginer la qualité de la vie de l’auteure.
Un des derniers chapitres de ce court ouvrage nous donne la clé de la démarche. Françoise Héritier réhabilite tout ce qui est du domaine de la sensation, de l’émotion au regard vraisemblablement de la rigueur de son travail intellectuel, affirmant que toute vie est riche de ces moments et que le plus important est sans doute de savoir les savourer.
Il est le fils de Jean Faverie, géomètre de 1ère classe dans le cadastre et de Eugénie Lemarchant.
Eugène Faverie est né à Gorron le 14 novembre 1820 (et non 1819 comme indiqué sur la tombe).
Il est mort le 11 mars 1900 à plus de 80 ans. On a donné son nom au boulevard qui a été ouvert de la place de la Mairie à l’église. Il avait, en effet, fait un legs qui a permis la plantation des marronniers, la réfection des trottoirs et l’empierrement de la chaussée.
Adrienne Fouqué s’est mariée le 31/07/1875 avec Victor Lochu, propriétaire à Gorron. Veuve, elle s’est remariée avec Julien Leloup, cordonnier à Gorron le 18/01/1878.
On retrouve le couple Leloup/Fouqué, Grande rue dans le recensement de 1891.
En 1911, Adrienne Leloup (Fouqué), marchande de chaussures, est recensée avec sa fille Adrienne Leloup, Grande Rue.
C’est en 1911 qu’on recense Amand Fouqué, hongreur, et son épouse Anne, Grande Rue.
En 1921, Adrienne Leloup (Fouqué) et sa fille Clarisse ( Adrienne ?) sont toujours Grande Rue, marchandes de chaussures.
En 1936, Adrienne Leloup (Fouqué), sans profession, est recensée avec sa fille Clarisse, marchande de chaussures, Grande Rue.
Jean Delangle (cultivateur) et Marie Boitin (cultivatrice) mariés le 21/04/1856.
Jean Delangle est originaire de St Siméon (Orne). Par contre Marie Boittin est originaire de Gorron. Elle est la fille de René Boittin et de Françoise Gesland, cultivateurs.
Lignée des Boittin (Boitin)
René Boittin et Françoise Gesland, se sont mariés le 30/06/1829 à Gorron. Il est le fils de Pierre Boitin, originaire de Gorron. et Marie Colin, originaire de St Aubin Fosse Louvain, mariés à Gorron le 07/06/1791.
Pierre Boittin est le fils de Pierre Boittin et Perrine Pouirier. Nous ne connaissons pas la date de leur mariage.
Louis Lambert, boucher, épouse : Marie Liger, bouchère et leurs fils : Louis et Pascal, bouchers, rue des Palmes.
1846
Louis Lambert (56 ans), boucher, épouse : Marie Liger (46 ans), rue des Quatre piliers (rue de la Mairie actuelle).
Marie Lambert (56 ans), veuve Baillif, bouchère, rue des Palmes.
Marie Lambert est la sœur de Louis Lambert. Elle s’est mariée avec Michel Baillif, maréchal, le 31/12/1812. Apparemment, après son veuvage, elle a repris la boucherie rue des Palmes alors que son frère a déménagé rue des Quatre Piliers (rue de la Marie actuelle).
1851
Sauf erreur, Marie Lambert n’exerce plus le métier de bouchère et son frère Louis a repris la boucherie rue des Palmes (rue Jean-Jacques Garnier actuelle).
Le fils de Louis Lambert et de Marie Liger, Louis, se marie le 06/05/1847 avec Marie Loyer. En 1851, il est installé Quartier du Pont d’Hercé (rue de Bretagne actuelle). Marie Loyer est la fille de Jacques Loyer, décédé et de Julienne Foureau, bouchère. Louis Lambert, sa femme Marie Loyer et sa belle-mère julienne Foureau exercent comme bouchers.
Lors de la visite du château du Bailleul pour les journées du patrimoine, on m’a donné les coordonnées d’une femme qui a vécu au château de Lévaré, ses parents travaillant pour la famille d’Abrantès, propriétaire de ce château comme de celui du Bailleul.
Le cinquième duc d’Abrantès, Andoche Le Ray, maire de Lévaré, conseiller général, habite alors le château avec sa femme, Nicole de Maigret et ses sept filles. Il y résidera jusqu’en 1949, date où la famille va vivre à Saint Cloud.
Les extrait de l’entretien présentés dans ces articles correspondent à cette période.
« J’ai vécu au château de l’âge de 5 ans jusqu’à 11 ans (…) Dans les filles, il y avait Madeleine qui s’est beaucoup occupée de moi (…) elle nous apprenait à coudre (…) il y avait un chauffeur, Auguste, des femmes de chambres, une cuisinière (…) le jardinier, Joseph Fouilleul (…) il y avait un bûcheron, M. Blot (…) deux domestiques et deux bonnes (…) les commis couchaient dans les tours du château. Il y avait deux tours (…) un commis jouait de l’accordéon.
Deux sœurs ont accouché le même jour. L’événement, en soi, n’est pas banal même pour des filles mariées le même samedi. La famille économisant un peu sur les frais des noces. Mais, cette fois, ce fut un véritable événement. Car les deux bébés sont illégitimes, les sœurs étant célibataires et bien jeunes pour accoucher. Le scandale a secoué la ville depuis plusieurs jours déjà. Les commérages allaient bon train quand la sage-femme elle-même y mit fin avec l’autorisation du chef de famille.
Même si cela était rarement dit, de pauvres filles enceintes sans mari le devaient à leur père lui-même. Le scandale était étouffé en cherchant un pauvre bougre près à endosser la paternité en échange d’une situation qu’il n’aurait jamais pu trouver autrement. Cette fois, la situation était moins scabreuse et plus pittoresque. Il y a environ neuf mois, un régiment de hussards est passé par la ville. Deux soldats avaient trouvé refuge dans la ferme des deux jeunes accouchées. La suite se dispense d’explication.
Les deux hussards devaient avoir un bel uniforme et des arguments décisifs. Peut-être même se sont-ils laissés aller à quelques contraintes. On condamnait, bien sûr, surtout les hommes. Mais certaines femmes ont, elles, rêvé de ces beaux amants, leur tendant un miroir dans lequel elles se trouvaient si belles.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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