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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 09:27
Le magasin Renard.
Le magasin Renard.

Conclusions Générales sur l’évolution de la vie économique gorronnaise.

Les Trente Glorieuses (fin)

L’évolution spectaculaire des emplois dans le secteur de l’ameublement est liée en grande partie au développement des fabriques de meubles. Dans le cadre de ces fabriques de meubles, des spécialisations apparaissent chez les ouvriers : ponceurs, vernisseurs…

La tendance, au cours des Trente Glorieuses, est à la baisse des artisans, en nombre et en diversité. Baisse déjà sensible dans les années soixante. Des métiers ont disparu en 1975, d’autres ont changé de qualification (le bourrelier devient sellier / litier…).

Amorcé avant la guerre, le développement de la mécanique automobile se confirme dans les années 1970. L’évolution est notamment sensible au niveau des chauffeurs. En sachant que beaucoup des chauffeurs livreurs travaillaient dans les entreprises de meubles.

L’évolution dans le domaine artisanal n’est pas spectaculaire, même si le nombre de petites activités artisanales se réduit. Classiquement, le nombre de sabotiers baisse pour disparaître en 1975. Dans une moindre mesure, il en est de même pour les tailleurs. Le domaine de la confection, au sens large du terme, remplace les spécialités (ouvrières en robes, culottières…). Les laveuses et autres blanchisseuses, ne sont plus présentes en 1975. Le développement de l’électroménager y est pour beaucoup.

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 09:23
La tombe de la famille Bordeau au cimetière de Gorron.
La tombe de la famille Bordeau au cimetière de Gorron.

Le couple Bordeau-Chesnel

Corentin, un lecteur du blog qui était présent lors de la promenade historique, a recherché les éléments pouvant confirmer ce qu’avait avancé le maire.

Le site internet Bordeau-Chesnel, dans sa rubrique historique nous précise que le couple Jules Bordeau (1896-1949) et Anna Marie-Louise Chesnel se sont mariés en juillet 1922 et que dès août de la même année, ils sont venus s’installer à Yvré Lévêque à quelques kilomètres du Mans. Ils y ouvrent une charcuterie familiale qui excelle dans l’art des rillettes.

Pourquoi Connerré ? Parce que les sociétés Bordeau-Chesnel et Lhuissier (charcutier à Connerré en 1900, lui aussi spécialiste des rillettes) s’unissent en 1973.

Un autre site internet « Cimetières de France et d’ailleurs » nous informe que les membres du couple Bordeau-Chesnel reposent au cimetière de Gorron où ils s’étaient mariés.

Nous verrons la semaine prochaine que la famille Bordeau ne nous est pas inconnue. Nous l’avons croisée quand nous nous sommes intéressés au moulin de la rue Jean-Jacques Garnier.

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 09:19
Promenade historique…
Promenade historique…

La place du Général Barrabé (place des quatre piliers)

La place est apparue lors du percement et de l’alignement des rues, réalisés vers le milieu du 19e siècle. La rue Magenta actuelle, dans le prolongement de la rue de Bretagne, allait, à l’époque, jusqu’au Champ de foire créé dans les années 1850. Une partie de la rue Magenta a été appelée ensuite rue Corbeau-Paris, du nom d’une famille de négociants en vins ayant fait des legs à la ville.

Cette place s’est longtemps appelée « place des Quatre Piliers ». Ces quatre piliers correspondaient au porche d’un hôtel situé à l’angle de la rue de la Mairie actuelle et de la rue des Sarrazins. Il reste un immeuble (un ancien hôtel) avec ce type de porche, Grand Rue, derrière la mairie.

Au niveau du Champ de Foire se tenait une entreprise de mécanique agricole (Dollé), qui, occupera une place importante dans la vie économique gorronnaise au cours de la première moitié du 20e siècle.

Promenade historique…
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 09:17
Le Taillis de la Mort…

Jouissance…

Et là je sentis sa main. Elle me caressait lentement les cheveux. Puis elle s’accroupit et me berça doucement. Je sentais ses cheveux glisser sur mes joues humides. Et ma tête sur ses seins reposa doucement. Ses longs doigts à la peau élastique et soyeuse séchèrent mes yeux martyrisés. Nous restâmes là, un long moment, sans rien dire.

Je connus alors, enfin, la force inimaginable du sentiment vrai. La fermeture, le fameux barrage majestueux dont la puissance pouvait impressionner l’Autre se trouvaient subitement enveloppés, étouffés, digérés par cette douceur ouatée. Ai-je eu, à ce moment, l’infime prescience d’un immense danger ? Je n’en suis pas bien sûr. La raison inflexible et dure, la volonté tendue du stratège résistant à l’envahisseur, s’effritèrent brutalement. Et c’est une quantité discontinue, noyée dans la gratitude et l’amour maternel que Claudine transporta avec précaution dans la minuscule cabane de fougères odorantes et séchées.

Nous restâmes longtemps allongés nus sur la paillasse sèche. Je ne savais pas encore jusqu’où elle prévoyait d’aller. D’avoir pu voir et caresser son corps me suffisait. Tout y était fin, translucide, soyeux. L’effleurement de mes mains faisait naître d’infimes contractions, d’imperceptibles frémissements sur une peau tantôt lisse et mouvante, tantôt hérissée et granuleuse.

C’est elle qui prit l’initiative. Elle alla s’allonger près de l’arbre, directement dans le halo lunaire qui éclairait l’herbe encore suffisamment verte. Elle me tendit la main. Elle regardait intensément la lune lorsque je vis ses paupières frémir et soudain se fermer. Je n’oublierai jamais ce léger son, comme un cri et un gémissement mêlés, ténus. Car ma propre jouissance éclata, à ce moment précis. Depuis cette nuit, certaines femmes peuvent déclencher chez moi, par le simple spectacle d’une grâce délicate, cette émotion proche des larmes accompagnée d’une douceur physique inégalée.

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 09:13
Note de lecture…

« Le Jardin d’Epicure » (Irvin Yalom)

Humilité, authenticité, érudition… ce professeur émérite de psychiatrie à Sandford, dont j’ai déjà parlé plusieurs fois dans cette rubrique, est aussi un psychothérapeute ouvert aux différents modèles qui, souvent, dans ce domaine, s’affrontent et prétendent détenir la vérité.

Au-delà de sa grande expérience qu’il est toujours capable d’interroger, Yalom est aussi un philosophe et un écrivain de grand talent. « Le Jardin d’Epicure » est un essai mais qui se refuse à tout jargon et s’appuie sur des exemples concrets, puisés dans la pratique. Pour moi, psychologue adepte des entretiens d’aide, chacun de ses livres est un excellent outil de réflexion sur la pratique.

Mais on peut aussi être séduit par ses romans sans être pour autant psychologue. Dans cet ouvrage, il traite de l’angoisse de la mort et il peut aider chacun grâce à ses réflexions, ses connaissances, sa sagesse…

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 12:02

Vous trouverez cette semaine (37ème semaine 2015)…

Catégorie histoire locale :

  • Les archives de Jean-Jacques Garnier : 1794…
  • Gorron en cartes postale : le Pont d’Hercé (suite)…
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : les bâtiments de l’hospice…
  • Gorron « Vers l’an 2000 » : conclusions : les Trente Glorieuses (suite)…

Catégorie échanges :

  • Gorron et les rillettes : Rillettes Gorronnaises/ Rillettes Bordeau-Chesnel…
  • Promenade historique : ferme du Pré, rue du Pissot...

Catégorie fictions :

  • Le Taillis de la Mort : l’effondrement…

Catégorie point de vue :

  • Note de lecture : « Sigmund Freud »…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (37ème/2015)...

Le Pont d’Hercé. Prise de vue de l’amont de la Colmont. Le lavoir a disparu (voir rubrique Gorron en cartes postales). La troisième arche du pont est masquée, sur la gauche, par un arbuste.

Actualité de la semaine (37ème/2015)...
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 11:59
Archives de Jean-Jacques Garnier…

Correspondance

1794

La Révolution traverse ses moments les plus dramatiques. Le Roi a été exécuté le 21 janvier 1793. La République doit lutter contre des ennemis intérieurs et extérieurs. La Terreur fait rage. La situation générale est fortement troublée et la vie de plus en plus chère.

La Terreur a pris fin en juillet 1794 par la chute de Robespierre. Les troupes françaises occupent la rive gauche du Rhin. Mais la situation économique reste désastreuse et les prolongements du soulèvement des Vendéens dans la première chouannerie posent de sérieux problèmes à la République dans l’ouest de la France.

Paris, 13 novembre 1794 (l’abbé n’utilise pas le calendrier républicain : 23 brumaire an III) - neveu

Jean-Jacques Garnier, qui a toujours son logement rue des Cholets, passe une partie de son temps dans la propriété de la famille de Mesmes à Bougival. Il semble y trouver un bien être certain en s’occupant, notamment, des jardins du domaine.

« Ma santé s’est soutenue, rien n’a troublé mon repos et la paix dont je jouis au milieu de mes serres. »

Il s’inquiète de la situation dans l’ouest de la France et en particulier de celle de Gorron. Après le désastre pour les Vendéens au cours de la virée de Galerne en 1793, la révolte continue sous la forme d’une guérilla menée par des bandes de chouans, en particulier dans les départements de la Mayenne et de l’Ille-et-Vilaine.

« …le débordement de la Vendée, après avoir dévasté le département de la Mayenne est venu fondre dans votre voisinage. As-tu quelques nouvelles de ta tante, de tes sœurs et de toute la famille ? J’espère que leur éloignement des grandes routes et la difficulté des chemins qu’il aurait fallu traverser les auront préservés de tout accident. »

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 11:55
Gorron en cartes postales…
Gorron en cartes postales…

166 – GORRON (Mayenne) Le Pont d’Hercé Photo. Chantepie. Gorron

Nous retrouvons le lavoir, avec, cette fois, deux laveuses. Sur la rivière elle-même, nous distinguons trois femmes dans une barque dont deux, au moins, pêchent. On peut remarquer leur tenue (robes longues et chapeaux) qui, a priori, n’est guère adaptée pour cette activité. Mais nous nous situons vraisemblablement au début du 20e siècle avec l’éditeur de la photo : Chantepie à Gorron.

Le lavoir attenant à la maison à droite, a disparu de nos jours. Nous le verrons plus nettement sur les prochaines photos.

Gorron en cartes postales…
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 11:53
Un siècle d’histoire gorronnaise…

La Butte Saint-Laurent

Les bâtiments de l’hospice

Les bâtiments correspondant à l’hospice au début du 20e siècle (ceux que l’on voit sur les cartes postales) ont été construits en 1875. Ayant disparu dernièrement, il peut être utile de les décrire : « Un bâtiment sur cave comportant un rez-de-chaussée et un étage avec une chapelle au milieu » (J. Vatus).

Recensement de 1876 (La Renardière)

Les professions : ouvrier peintre, chef cantonnier, ouvrier maçon, journaliers (3), marchand de chiffon, ouvrier cordonnier, ouvrier charpentier, propriétaires (2), ouvrier tanneur, ouvrier terrassier.

L’hospice : supérieure (Françoise Paris), religieuses (soins et enseignement : 7), domestiques (2), élèves pensionnaires (15), pensionnaires hospice (15).

Nous voyons ici l’évolution de l’établissement ayant justifié la construction des nouveaux bâtiments

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 11:50
Construction des HLM de la Colmont.
Construction des HLM de la Colmont.

Conclusions Générales sur l’évolution de la vie économique gorronnaise.

Les Trente Glorieuses (suite)

Le nombre important des employés dans le bâtiment en 1936 est lié au développement d’une entreprise : André Gaggione, originaire d’Italie. Cela au détriment des artisans maçons qui se raréfient. Cette entreprise périclitera après la mort du fondateur. Ce qui explique la baisse relative des emplois dans le bâtiment en 1962.

Les nombreuses constructions de maisons individuelles et de bâtiments collectifs relancent l’activité du bâtiment dans les années 1970. A noter l’apparition de monteurs en préfabriqués correspondant à une entreprise qui prendra de plus en plus d’importance : l’entreprise Foisnet.

Le nombre de métiers de bouche (relevant de la nourriture et de la restauration) diminue significativement après la Seconde Guerre mondiale pour se stabiliser entre 1962 et 1965. Cette baisse est particulièrement sensible au niveau des débitants de boisson, petit commerce souvent associé à une autre activité dans la même famille. De la même façon, les épiciers diminuent pour même disparaître en 1975, remplacés par des commerçants en alimentation, des gérants d’alimentation, prémices de l’arrivée des grandes surfaces. Il en est de même pour la disparition de marchands spécialisés (fromage, vin, poissons…) encore présents en 1962 mais n’apparaissant plus en 1975.

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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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