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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 11:19
Recueil de notes sur Lesbois (1898)…

La double administration (suite)

La répartition des villages entre Lesbois-Maine et Lesbois-Normandie.

Lesbois-Maine : le Bourg, Besnardière, Boucherin (bas), Bouillonnière, Buésière, Charrières, Cour, Couveloup, Froid Goulet, Guesnardière, Juliardière, Manoir, Laison brûlée Pommier Gaudin, Ragelière, Templerie, Tournerie (petite).

Mixte : Boucherin, Templerie, Tournerie.

Lesbois-Normandie : Barrière, Beslière, Bouchardière, Boucherin (haut), Bulengerie, Carrefour, Chesnaie, Coudray, Cruchère, Gornasière, Guépérou, Guérivière (haute), Guérivière (basse), Hussonière, Lignou, Marchandais, Mochetière, Plaguerie, St Jean, Templerie, Tournerie (haute).

Nous nous intéresserons à la Buaisière ou Buésière. Maisons des familles Bignon, Roussel et Le Crosnier (dont la maison et les terres ont été données à l’hospice de Gorron par M. Le Crosnier, curé concordataire de Lesbois).

A suivre : le curé Le Crosnier…

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 11:17
Le Taillis de la Mort…

Autoanalyse…

L’image que j’avais de moi ressemblait à une vaste étoffe suspendue. Où en étaient les bords, à quoi tenaient les fils ? Je n’ai jamais eu l’ambition ni la présomption de les atteindre. Et aujourd’hui encore, une quête d’une telle nature me paraît toujours bien vaine. Cette étoffe peut être de soie, aux reflets et aux couleurs magnifiques. Mais elle peut être aussi de toile rêche et brune en fonction de la lumière dans laquelle elle baigne. Sa surface peut-être lisse ou doucement vallonnée. Elle peut aussi être tourmentée en une succession de creux et de bosses, soumise au vent sur lequel elle se meut. Par endroits, des déchirures ou même des trous noirs peuvent l’altérer.

La question fondamentale qui émergea au cours de ma démarche fut celle d’une action volontaire de ma part susceptible d’influer sur les divers éléments constitutifs de l’étoffe. Je compris assez vite que, bien souvent, la lumière et le vent échappaient à mes tentatives. Mais il arrivait tout de même parfois que je pouvais accentuer ou limiter leurs effets. Et cette découverte suffit à faire émerger en moi un sentiment de liberté, de puissance, limité, mais source de bonheur.

Le chemin fut long avant cette découverte. Après avoir quitté la ville, une grande partie de l’étoffe était occupée par un vaste trou noir que l’éloignement n’avait fait que creuser. Dans un premier temps, je tendais naïvement de le combler. L’acte que j’avais commis n’était pas volontaire. Ma responsabilité en était d’autant plus allégée. Le garçon qui était entré brutalement dans notre jeu stupide n’avait-il pas lui-même quelques parts de responsabilité ? Rien n’y faisait. Mes pauvres arguments s’engloutissaient dans le trou, sans rien combler. Et quand, dans une ultime tentative, je tentais d’imaginer qu’une autre balle que la mienne avait pu tuer, je comprenais alors l’absurdité de mon entreprise.

Je voyais le moment où le reste de l’étoffe allait être aspiré et disparaître dans ce trou qui me paraissait sans fond. Je vis cette glissade s’accélérer et l’étoffe, telle une flamme torturée, disparaître, happée. J’aurais pu, à cette époque, accompagner ce mouvement vers l’anéantissement. Mais je dois avouer qu’à aucun moment je n’ai vraiment songé au suicide. Par lâcheté. Peut-être. Mais aussi, sans doute, par amour de la vie et le sentiment que cet acte appelait un pardon qui ne pouvait être accordé. Par curiosité aussi. Qu’allais-je faire de ce trou ?

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 11:13
Point de vue…

Conseil municipal du 12/02/2015

Ayant déjà regretté l’unanimité trop fréquente au sein du Conseil municipal du fait de l’absence d’une liste d’opposition aux dernières élections, il faut signaler les positions prises par les conseillers au sujet de l’exploitation d’un important élevage porcin : 14 voix pour, six abstentions avec l’obligation pour l’exploitation de respecter les « nouvelles normes de stockage ». Un vrai débat, donc. Mais, outre que cette condition de « respecter les normes » me semble un strict minimum, il aurait été intéressant de connaître les arguments du conseiller qui a déposé un avis défavorable sur le registre d’enquête publique. Des craintes au niveau des sites d’épandage ? Il est dommage que ce conseiller se soit abstenu lors de la décision du conseil. L’élevage porcin intensif et les nuisances qu’il entraîne sont un réel problème pour l’environnement. Il aurait été aussi intéressant de mieux connaître le type d’exploitation concerné, notamment ses conditions d’élevage.

JC

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 12:08

Vous trouverez cette semaine (16ème semaine 2015)…

Catégorie histoire locale :

  • Un siècle d’histoire gorronnaise : la rue Jean-Jacques Garnier (suite)…
  • Fermes et hameaux au 19ème siècle : le Pré
  • Gorron « Vers l’an 2000 » : l’assainissement
  • Photos de classes anciennes : public/maternelle/1937/38…

Catégorie échanges :

  • Actes civils publics : le Temple de la Raison …
  • Notes sur Lesbois : la double administration (suite)…

Catégorie fictions :

  • Le Taillis de la Mort : la catastrophe…

Point de vue :

  • Note de lecture : Trois mille chevaux vapeur…
L'équipe de la Jeanne d'Arc avant l'unification.
L'équipe de la Jeanne d'Arc avant l'unification.

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Courrier de la Mayenne (12/04/15). « Les footballeuses brillent par leur défense. L’équipe féminine de football est première au classement intermédiaire du challenge de l’Offensive et ce, au niveau national. ( … ) Si les bons résultats se poursuivent, l’équipe se verra offrir une place en finale à Clairefontaine. »

Dans les éphémérides sur Gorron, on peut relever : « premier tournoi féminin de football en 1984 ». Il est vraisemblable que la création d’une équipe féminine de football a eu lieu autour de cette date. Le football, qui avait vu la réunification des deux clubs concurrents (Jeanne d’Arc et Union Sportive Gorronnaise) pendant la guerre, était exclusivement masculin.

Après la Seconde Guerre mondiale, les sports en général s’ouvrent aux femmes et aux jeunes filles. A la Jeanne d’Arc, par exemple, une section féminine (l’Ardente) propose du basket, de la gymnastique, des majorettes… alors qu’auparavant les activités sportives étaient réservées aux hommes.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 12:04
Rue du Pré.
Rue du Pré.

La ferme du Pré.

Apparemment, au 20e siècle, la ferme du Pré a changé plusieurs fois de propriétaire.

1906

Charles Grangeray (cultivateur, patron) et Alphonsine Letemplier (SP).

1921

François Brault (fermier, patron) et Louise Brault/Bignon.

1936

Augustine Garreau (cultivatrice, patron) et son fils Alexandre Garreau (cultivateur).

1962

Il n’y a plus de cultivateur rue du Pré. La ferme semble être devenue la propriété d’Abel Rousseau, scieur de long, qui exploite la scierie hydraulique située en face de la ferme.

Autres fermes en agglomération.

Pour clore cette recherche, je fais appel à Claude et à tous ceux qui pourraient me renseigner sur les fermes présentes dans l’agglomération gorronnaise.

En 1846, il est fait état de laboureurs au Pont d’Hercé. Je ne connais pas l’emplacement d’une ou plusieurs fermes dans ce lieu. Au recensement de 1906, il n’y a plus de cultivateur rue de Bretagne (nouvelle appellation du Pont de Hercé).

En 1936, inversement, une ferme existe rue de Normandie (qui donne aussi sur la rue Victor Foucault, voire la rue du Bignon), tenue par François Foisnet. Je n’en trouve pas la trace au 19e siècle.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 12:00
Classes anciennes…
Classes anciennes…

Maternelle publique : 1937/1938…

1ère rangée

N° 3 : Odette Poirier, fille de Maurice Poirier (journalier) et de Marie Poirier (SP), rue de Bretagne.

N° 5 : Raymonde Ernault, fille de Lucien Ernault (terrassier) et de Marie Ernault (SP), rue Jean-Jacques Garnier.

N° 7 : René Caillebotte, fils de Lucien Caillebotte (terrassier) et de Madeleine Caillebotte (ménagère), rue Ledauphin-Blinière.

N° 9 : Henri Duverger, fils d’Henri Duverger (carrier), rue de Bretagne.

N° 10 : Ghislaine Renard, fille de Pierre Renard (électricien) et de Renée Renard (piqueuse), rue du Maine.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 11:57
Un siècle d’histoire gorronnaise…

La rue Jean-Jacques Garnier (suite).

Les familles de maçons.

Les familles Baudron (Beaudron)

Nous suivrons, sur les listes de recensement, les deux familles Baudron : l’une de Jean (tailleur de pierre) et l’autre de Constant (maçon), en sachant que les deux ont un enfant prénommé Constant et exerçant ensuite le métier de maçon (en sachant que maçon ou tailleur de pierre peuvent être utilisés pour la même activité). Jean et Constant Baudron sont frères, enfants de François Baudron et de Jeanne Leblanc.

1856

Jean Baudron (tailleur de pierre) et Jeanne Comte, sa femme, rue des Ponts Neufs.

Constant Baudron (maçon) et Rosalie Lory.

Constant Baudron, veuf de Françoise Nolière (décédée en novembre 1840) s’est donc marié avec Rosalie Lory en 1852.

En 1861,

Jean Beaudron (maçon) marié à Julienne Leconte (Comte), rue Garnier. Ils ont un fils Constant de 15 ans (maçon).

Constant Baudron (tailleur de pierre) marié à Rosalie Lory, rue Garnier. Ils ont un fils Constant, de 20 ans (tailleur de pierre).

En 1866

Constant Baudron (maçon), 58 ans, vraisemblablement veuf de Rosalie Lory. Il n’y a pas d’autres Baudron rue Jean-Jacques Garnier ni rue Saint Laurent/rue de l’hospice.

A suivre…

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 11:54
Vers l’an 2000…

Les transformations dans la commune

Salubrité publique (assainissement, eau potable, ramassage des ordures…)

Dès 1945 des projets d’alimentation en eau potable et d’évacuation des eaux usées (« Tout à l’égout ») sont mis en discussion. La réalisation et l’extension de ces projets demanderont de nombreuses années. En 1951, on pose des canalisations pour l’arrivée de l’eau potable dans la rue Corbeau-Paris. En 1953, tous les usagers ont droit à un robinet gratuit dans leur maison, à l’endroit de leur choix. En 1956, on construit une station d’épuration des eaux usées derrière les HLM de la Colmont (un nouveau projet verra le jour en 1963). En 1958, la commune traite avec la Sablaise des eaux pour l’exploitation et le service des eaux ; les immeubles sont branchés sur le réseau d’assainissement. En 1966, le réseau d’assainissement est étendu.

Dans le dernier quart du 20e siècle, sur le territoire de la commune, il y a deux stations d’épuration (la première située entre les HLM de la Colmont, la seconde au sud de l’agglomération, en limite du territoire de Brecé), une station de pompage (près du Taillis de la Mort). Le développement dans le domaine s’est fait dans le cadre d’intercommunalités : Syndicat intercommunal d’adduction d’eau potable de Gorron, Brécé, Colombiers du Plessis ; Syndicat de production d’eau du Bocage mayennais ; Syndicat de renforcement d’eau potable du Nord-Mayenne. Un contrat d’affermage a confié la gestion du secteur à des sociétés spécialisées (CISE puis SAUR).

Illustration : la seconde station d’épuration.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 11:50
Archives de la Mayenne.
Archives de la Mayenne.

Le Temple de la raison

Claude a envoyé le message suivant :

« Reine Deporet s'est mariée le 30 messidor an 8 (19/07/1800) à Gorron avec Pierre Augustin Lefaux neveu de l'ancien maire Joseph Lefaux. Ce qui est curieux c'est que le mariage se passe au temple de la raison sans doute l'Église. »

Au cours de l’année 1800 (an VIII du calendrier républicain), les mariages se passaient en effet à « l’ancienne église » nommée, pour un temps, temple de la Raison ou temple de la Réunion décadaire.

On trouve, en effet, en début d’année, la formule « ont comparu au temple de la Réunion pour contracter mariage… »

Des tentatives pour remplacer la religion catholique par une « religion d’Etat » ont eut lieu au cours de la Révolution. Les églises étaient alors rebaptisées « temples de… ». Ci-dessous, l’extrait d’un article trouvé sur internet confirmant ce phénomène :

« Les Temples Décadaires sont des églises républicaines. Durant la révolution il y a eu l’abolition du culte catholique et des tentatives diverses de créer une religion républicaine : Culte de la Raison puis Culte de l'Être-Suprême et enfin Théophilantropie.
Le Temple décadaire était le lieu de réunion du culte décadaire (le décadi étant le jour de repos républicain).
Souvent d'anciennes églises ont été reconverties dans ces cultes républicains puis sont revenues à leur religion d'origine quand elles n'ont pas été détruites ou transformée
s. »

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 11:46
Recueil de notes sur Lesbois (1898)…

La double administration (suite)

Après la Révolution et la division de la France en départements (1790), une partie de la paroisse de Lesbois dépendra du département de la Mayenne, l’autre partie de l’Orne. De 1790 à 1832, il y eut deux maires, avec deux mairies (une maison du bourg pour Lesbois/Mayenne, une maison du village de la Tournerie pour Lesbois/Orne). Sur le plan religieux, là encore, Lesbois dépendait de deux évêchés (Le Mans et Séez).

C’est à partir de 1832 (sous le gouvernement de Louis-Philippe) que la réunification des deux entités eut lieu. Le rattachement à la Mayenne de l’ensemble de la commune a été choisi, notamment, du fait de la proximité du chef lieu de canton : Gorron. La paroisse de Lesbois fut rattachée au diocèse du Mans, puis, en 1855, à celui de Laval. Elle fait partie du doyenné (circonscription administrative de l’Eglise) du Passais.

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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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