Une illustration de Ouest-France intitulée : les serveurs et serveuses de l’ALG.
Il s’agit vraisemblablement d’un des premiers repas organisés par l’Amicale Laïque Gorronnaise (fondée en 1946) qui se déroulaient alors dans une des classes de l’école maternelle, Butte Saint-Laurent.
Dans le livret Amicale Laïque Gorronnaise – soixante ans d’histoire (1916/2006), on trouve un récapitulatif de cette activité qui perdurera jusqu’en 1987. Des moments forts de l’association.
Quelques personnalités :
1ère rangée en bas : M. Lallart, directeur de l’école de garçons ; M. Badier.
2ème rangée en haut : Mme Lallart, institutrice ; Mme Badier ; M. Launay, président de l’Amicale ; Mme Betton directrice de l’école maternelle ; Mme Launay.
Dans les tables de succession et absences, nous retrouvons sa trace. Léone est née à Gorron vers 1936 et meurt le 1er janvier 1954 à Brecé. Elle est alors pupille de l’Assistance Publique de la Mayenne.
On a en effet retrouvé son corps à Brecé. On peut lire dans l’article : Un journalier agricole, Yves Carré, 35 ans, demeurant à Brécé et occupé à rentrer des fagots dans un champ bordant la rivière dont il côtoyait la rive gauche dans le voisinage de la ferme de la Cocherie eut son attention attirée par une masse informe flottant sur l’eau (…) On eut quelques difficultés à hisser le corps sur la berge. Il n’était plus possible de douter de l’identité de la noyée. Il s’agissait bien de la jeune disparue. Un long séjour dans l’eau l’avait toutefois rendue méconnaissable. Plus de cheveux, le front tuméfié par le roulis de la dérive. Mais elle portait les vêtements qui l’habillaient au soir de la disparition.
On ne retrouve pas de Guyard à Gorron dans la liste de recensement de 1936. L’information : « naissance à Gorron vers 1936 » est-elle erronée ou Léone est-elle née après 1936 ?
Dans un nouvel article de Ouest-France de 1954 (transmis par Claude), il était question des conscrits de 1944 (nés en 1924) qui ont fêté leurs trente ans. Dépôt de gerbe aux monuments aux morts, visite au cimetière sur la tombe de leur conscrit Maurice Bouillon*, vin d’honneur et banquet, le soir à l’hôtel du Pigeon Blanc.
Nous avons retrouvé la photo originale avec les noms des présents :
De gauche à droite, Rémi Romagné, René Morin ; Yves Bodin, Michel Béchet, Cyrille Brière, Pierre Monnier, Maurice Dufour, Maurice Charlot, Michel Boulay, Raymond Drolon, Rémi Betton, Maurice (?) Bahier.
Maurice Bouillon, cultivateur, est mort à 22 ans en 1946 à Mayenne.
Dans le livre de Gisèle Lemercier « Chroniques du canton de Gorron et de la région mayennaise…), on apprend qu’en 1954 une jeune bonne de Gorron a disparu puis a été retrouvée noyée six semaines plus tard dans la Colmont. Claude Guihéry a retrouvé l’article de Ouest-France relatant cette affaire.
Si je n’avais moi-même déjà écrit un roman (Rosalie, trente ans domestique à Gorron) qui paraîtra dans deux ans, cette information aurait servi de départ à ce livre. Au-delà de l’objectif de mon blog de connaître l’histoire de Gorron et de sa population, j’aime faire revivre des personnages humbles et totalement oubliés. Par exemple cette jeune fille.
Elle s’appelait Léone Guyard et était employée chez Derenne, boulanger. A partir de cette seule information, je vais essayer d’en savoir plus sur cette pauvre noyée. Donc Je fais appel aux visiteurs du blog qui pourraient avoir des informations sur cette affaire.
Les articles de Ouest-France qui nourrissent ces échanges nous apprennent pas mal de choses intéressantes. Malheureusement, souvent, les illustrations ne sont pas de bonne qualité. Sur les deux photos ci-dessus et ci-dessous, j’ai reconnu mon frère aîné et j’ai cru reconnaître d’autres personnes. Si vous en connaissez d’autres, je suis preneur.
La première correspond à l’équipe de football de Gorron en 1953 (saison exceptionnelle au cours de laquelle le FCG monta en division régionale d’honneur). La seconde, le conseil de révision de la classe 1956 (jeunes gens nés en 1936 autour du Maire Maurice Dufour).
Georges Jouvin ; Gaston Blot ; Marolleau ; Me Garnier (Président).
La photo ci-contre a été prise devant un débit de boisson (Labbé débitant). Certains personnages sont mis en scène. Une femme en tablier, à gauche sert du vin aux deux hommes qui l’encadrent. Un homme tient ce qui ressemble à une bouteille d’eau de seltz. Au premier plan, trois hommes : l’un, un verre à ses pieds semble manger avec un couteau ; un autre, assis, sert un verre à un troisième.
La carte postale ci-dessous nous permet de situer l’établissement (Epicerie LABBE débitant), rue du Bignon. Nous retrouvons sur les listes de recensement de 1906 jusqu’à 1926 les propriétaires : Il s’agit de Joseph Labbé, recensé comme épicier, et de son épouse Marie Lepéculier.
On peut penser que la femme au tablier, à gauche, est Marie Lepéculier et l’homme assis en bas à droite Joseph Labbé.
Retour sur l’exposition « Les processions religieuses d’autrefois »
Au-delà des nombreux objets exposés, deux organisateurs avaient revêtu des vêtements ayant un rapport avec le thème, notamment celui du Suisse (Le Suisse était un employé d’église chargé d’ouvrir les processions et de faire régner l’ordre dans les assemblées). On les voit, ci-contre,à l’entrée du local.
Les cierges de M. Racineux
Sur le blog nous avons plusieurs fois évoqué cette famille : deux générations de ciriers (François, le père et Louis, le fils) qui ont habité au n° 18 de la rue du Bignon. Un autre cirier, Auguste Belliard leur a succédé dans la même maison.
Dans la famille Herpin dont nous avons souvent parlé sur le blog, deux fils du couple Emile Herpin (sacristain) et Pauline Léon deviendront notaires. L’aîné, Léon, exercera à Ambrières. Son jeune frère Paulin aura son étude à Gorron, en face de la maison de ses parents, rue du BIgnon. Le troisième frère, Albert, le cadet, deviendra chanoine, prêtre et doyen de la basilique de Mayenne.
Les deux documents ci-joints nous apprennent que Paulin Herpin a succédé à Me Renard à Gorron et Léon Herpin à Me Lebouc à Ambrières. A noter que le courrier de Léon Herpin est adressé à M. Cussot (le poilu dont nous avons parlé) greffier de paix à Gorron.
Dans le document ci-contre, Emile Herpin, libraire, recensé Grande Rue (Place des Halles sur le document, place de la Mairie actuelle), annonce la cessation de sa fabrication de cierges.
En 1926, il est recensé avec sa femme Marie Neveu, originaire de Brée, et leurs filles Marie et Suzanne. La famille Herpin, originaire de Fougères a été évoquée de nombreuses fois sur le blog. Emile Herpin (père), sacristain, s’est marié avec Pauline Léon le 24 avril 1864 à Gorron.
On note sur le document qu’Emile Herpin, outre les cierges et les bougies, vend aussi des couronnes mortuaires. Son activité de libraire comporte la vente de papeterie, les travaux d’imprimerie…
Dans le compte-rendu de l’Assemblée Générale du Football Club Gorronnais (FCG) de juin 1948, nous relevons plusieurs noms de responsables, bien connus des Gorronnais.
Le nouveau bureau
Président d’honneur : M. Maret, agent d’assurances, maire de Gorron.
Président : M. Garnier, notaire.
Vice-président : M. Delière, directeur de l’école publique de garçons.
Trésorier : M. Jean Garnier fils, trésorier adjoint.
Secrétaire : M. Violas, huissier-greffier.
Secrétaire adjoint : M. Drolon, clerc de notaire.
Entraineur jouer : M. Marolleau, marchand de chaussures.
A la tête des supporteurs : M. Salset, directeur d’usine.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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