Le 19 août 1948, les petites filles du patronage se contenteront d’une journée à la mer en attendant un séjour plus long prévu pour l’année suivante.
Le programme de la journée prévoit : un bain sur la plage de Paramé, la traversée en vedette de Saint-Malo à Dinard, un déjeuner sur l’herbe à Dinard, le retour à Saint-Malo avec visite du tombeau de Chateaubriand sur le Grand Bé, un nouveau bain sur la plage, la visite de l’abbaye du Mont-Saint-Michel, un arrêt au retour au cimetière américain de Saint-James, l’ arrivée à l’église vers 22 heures.
Parmi les accompagnatrices : D. Leurs, S. Détais, Cl Lefaucheux, A. Thiélin, G. Alain, J. Bouillon, R . Foucoin.
D’autres voyages sont prévus dans l’année : Paris et Versailles, notamment.
Avant la création d’une colonie de vacances qui accueillera régulièrement les jeunes Gorronnais pendant l’été, les Cœurs Vaillants (patronage créé après la Seconde Guerre mondiale) organisaient des séjours en bord de mer. En 1948, il s’agissait de Jullouville.
Le départ a été fixé au 7 août 1948 à 14h. Trente garçons participent au séjour. Ils seront encadrés par un aumônier, 4 dirigeants, 2 dirigeantes, 2 cantinières. La troupe arrive à 16h 45 après 100 km en car. La nourriture est apportée sur place.
Les colons sont hébergés dans un local nécessitant un sérieux nettoyage. Ils dormiront dans des couchettes sur de la paille. Le séjour durera 8 jours. Les garçons sont répartis en trois groupes. Chaque équipe a un chef et une devise.
Nous continuons la recherche sur Louis Anger. Dans le recensement de 1881, il n’est pas présent à Hercé. Vraisemblablement, quand il est entré au service du Duc d’Abrantès, il n’a pas été embauché à Hercé.
Une nouvelle information nous est transmise : Louis Anger serait inhumé dans le cimetière parisien de Clignancourt et non au cimetière de Saint Ouen. Apparemment, le cimetière de Clignancourt et de Saint Ouen sont ls appellations d’un même cimetière. Le cimetière de Saint Ouen se situant à Clignancourt.
Nous ne trouvons pas le décès de Louis Anger sur les tables décennales de Saint Ouen en 1901 ou 1902.
Dans les tables décennales parisiennes, nous ne retrouvons pas le décès de Louis Anger dans le 18e arrondissement.
Même échec pour les autres arrondissements.
Cette petite illustration montre ce que peut-être une recherche dans le cadre de ce blog.
La Seconde guerre mondiale vue par un jeune Gorronnais…
Alors que les combats pour la Libération faisaient rage, pas très loin de Gorron, la ville eut la chance d’être déclarée « Ville sanitaire ». Plusieurs immeubles, la mairie, les écoles… servirent d’infirmerie ce qui protégea l’agglomération. De nombreux blessés arrivèrent. Une tente fut dressée sur la place de la Mairie.
La ville de Mayenne n’eut pas cette chance. On entendait le bombardement terrifiant qui a détruit de nombreux bâtiments et tué des centaines de personnes. La situation était difficile. Et même si les combattants ne passaient pas par Gorron, ce qui se déroulait dans le ciel nous inquiétait beaucoup. On entendait aussi parler des personnes arrêtées, déportées, fusillées par les Allemands.
Nous revîmes des réfugiés venant cette fois de Normandie où s’affrontaient les Alliés et les Allemands. On se demandait qui allait l’emporter. A Gorron, on voyait surtout les ambulances avec leurs nombreux blessés. Ce qui nous donnait une idée de la violence des combats. On vit la chute d’un avion allemand qui s’écrasa sur la commune de Couesmes. Des mitrailleuses furent installées à l’entrée de Gorron.
Une recherche d’information sur la carrière de diplomate de Xavier, Eugène, Maurice Leray, quatrième duc d’Abrantès.
Un article du blog, posté le 29 mai 2016 donne quelques informations sur son métier de secrétaire d’ambassade.
Notre correspondante complète l’article avec des dates et des pays où a exercé le duc : 1881 1882 Italie, 1882 1883 Syrie et Grèce,1884 Grèce et Péloponaise, 1885 Palmyre, 1886 Egypte,1887 Constantinople (Istanbul),1888 Mésopotamie,1889 Caucase Perse Inde,1890 1891 Ceylan,1892 Mésopotamie Kurdistan,1894 1895 Cachemire,1896 Birmanie Inde,1899 Ceylan.
Ces indications se trouvent sur une canne appartenant à Louis Anger, de la belle famille de notre correspondante.
En 1881, nous retrouvons bien Maurice Leray, secrétaire d’ambassade, au château du Bailleul mais pas Louis Anger. Quelques informations m’ont été données : Louis Anger, mort en 1901 ou 1902, est enterré au cimetière de Clignancourt (Paris 18e). Je n’ai pas retrouvé son décès sur les tables décennales du 18e arrondissement.
Je vais poursuivre mes recherches dans les listes de recensement de Hercé et dans les tables de décès parisiennes.
La Seconde guerre mondiale vue par un jeune Gorronnais…
Les difficultés de l’armée allemande étaient connues. Les avions alliés lâchaient des tracts anti Allemands que nous retrouvions dans les prés. On entendait toutes les nuits les moteurs des bombardiers qui s’en allaient vers leurs cibles ennemies. Les chasseurs mitraillaient tous les véhicules allemands. Parfois il y avait des bavures. Un cultivateur du Pas, sur son tracteur, a été tué. Parfois les chasseurs alliés et allemands combattaient dans le ciel au-dessus de nous.
En attendant, la propagande allemande pour le Service du Travail Obligatoire (STO), voire pour s’engager dans l’armée allemande, s’affichait sur les murs de Gorron. Très vite, ceux qui refusaient d’aller travailler en Allemagne furent recherchés et risquaient de graves représailles.
Les combats s’intensifiaient. Ils préparaient le débarquement Quand il eut lieu, on pensait que les alliés seraient en quelques jours à Gorron. En réalité, ils mirent deux mois. Les Allemands freinaient leur progression. On pouvait les voir se diriger vers des lieux de combats comme Domfront. Leurs camions étaient équipés de gazogènes. Ce qui montrait encore leurs difficultés.
Créée en 1936 à Gorron, rue Jean-Jacques Garnier, elle est dirigée par M . Roger Salset. Les Etablissements Gauthier ont été fondés à Paris en 1867. Elle occupe les anciens bâtiments de l’usine Fauchard et Bonnant construits vers 1928.
On y fabrique principalement des burettes à huile mais aussi des réchauds à alcool, des pulvérisateurs, des feux de positions, des avertisseurs… Et, depuis quelque temps, des grenades offensives à la demande du gouvernement (20 000 grenades par jour).
Les 75 employés sont essentiellement des femmes et des jeunes filles. Il existe plusieurs spécialisations : outilleurs, découpeuses sur presse, soudeuses à l’étain, plisseurs, ferblantiers, emballeurs…
La Seconde guerre mondiale vue par un jeune Gorronnais…
La population était soumise à des réquisitions, par exemple de foin dans les fermes, ou des chevaux. Chacun essayait de tricher un peu et les Allemands ne s’en apercevaient pas. Si dans les fermes on pouvait vivre presqu’en autarcie, les queues s’allongeaient à la porte des magasins.
Pour les enfants, pendant l’occupation, il y eut toujours l’école, le patronage avec ses activités physiques, les fêtes de village et les auto-tamponneuses. Un soldat allemand, qui avait lui-même des enfants, offrira des tours de manège à Maxime.
Maxime qui quitta l’école après avoir raté son certificat d’études. Il devint journalier. Les cultivateurs s’entraidaient pour les gros travaux. Malgré les difficultés de la guerre, les machines mécaniques étaient utilisées. Les horaires des journées de travail étaient très larges.
La belle armée allemande commençait à connaître des difficultés. Ils fabriquaient des leurres avec des blindés en carton sur des châssis de voiture. Ils connaissaient aussi les camions à gazogène. Les effets de la guerre n’étaient pas très visibles dans la campagne gorronnaise. Mis à part les passages des bombardiers alliés.
Connaissez-vous nos « Sœurs garde-malades » ? (suite)
Les sœurs ne restèrent à Gorron que 2 ans ( (1902/1904). Selon l’auteur de l’article, ce serait la municipalité de l’époque qui aurait provoqué leur départ. Le maire était Pierre Gendron, tanneur. Les religieuses n’avaient pas le droit d’exercer. Il leur fallait obtenir le diplôme d’infirmière.
Des religieuses ne revinrent à Gorron que le 17 août 1914. Ce sont la femme de Charles Daniel (Louise Julien) et le notaire Paulin Herpin qui ramenèrent deux nouvelles sœurs (Théodore et Marie-Bernard) de Gacé. Elles furent rejointes par sœur Cécile. Elles habitèrent d’abord à l’école privée Sacré-Cœur puis dans une maison rue de la mairie et une maison rue du Bignon, près de la Croix. C’est là qu’elles tiendront une infirmerie (ambulance) jusqu’en 1916.
C’est en 1918 qu’elles s’installeront de manière définitive rue de Normandie. La « clinique » servira « d’ambulance » pour les soldats allemands pendant l’occupation au cours de la Seconde guerre mondiale.
Des religieuse habiteront toujours 16 rue de Normandie jusqu’en 1994 même si elles n’exerçaient plus leurs activités de soins (voir article sur le blog du 29/09/2013).
La Seconde guerre mondiale vue par un jeune Gorronnais…
Sur un nouveau poste à Galène construit par son frère René, Maxime écoutait Radio-Londres, notamment Pierre Dac. A cet âge, l’occupation de la France paraissait étrange mais pas nécessairement dangereuse. On aspirait cependant à la fin de la période.
Les Allemands pouvaient être humains. Par exemple, bien soigner une femme renversée par un de leurs camions. Mais ils pouvaient aussi fusiller des otages quand des « résistants » les combattaient sur le territoire. Il fallut alors apporter en mairie toutes armes à feu qu’on pouvait posséder.
Si, dans les fermes, le problème de la nourriture n’était pas très important, même quand il concernait 16 personnes comme chez Maxime dont la famille avait accueilli trois enfants de la région parisienne, les restrictions obligeaient d’utiliser des cartes avec des coupons limitant les achats. Chacun essayait d’améliorer son ordinaire en retrouvant d’anciennes pratiques comme fabriquer son pain, fabriquer ses sabots, où acheter de la nourriture sans passer par les cartes d’alimentation.
Plus l’occupation durait, plus la haine des Allemands augmentait. On suivait les recommandations de radio-Londres qui demandait de cacher les objets en cuivre ou en fer qui pouvaient être réquisitionnés par les Allemands pour la fabrication d’armes.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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