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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 11:54

Les Trente Glorieuses : évolution des locaux scolaires…

En 1945, l’enseignement public était dispensé dans le groupe scolaire, rue de Normandie (école publique actuelle), pour les garçons, dans l’école des filles, Butte St Laurent (gîte de la Colmont actuel) pour les filles et, pour les petits, l’école maternelle, Butte St Laurent/rue de la montée (école maternelle publique actuelle).

L’enseignement privé était dispensé pour les filles et les petits dans les locaux du collège Sacré Cœur actuel (lotissement St Michel) et, pour les garçons dans l’école primaire actuelle (lotissement St Michel).

Les Trente Glorieuses : évolution des locaux scolaires…

Enseignement privé

En 1947, on fête les 50 ans de l’école du Sacré Cœur. C’est donc en 1897, que cette école privée confessionnelle de filles est créée après les grandes lois sur l’enseignement public, laïque, gratuit et obligatoire, des années 1880. L’école privée de garçons a, elle, été ouverte en 1911.

En 1963, pose de la première pierre d’une classe enfantine dans l’enseignement privé confessionnel. Elle est inaugurée en 1964.

En 1964, une classe de 6ème est ouverte dans ce qui deviendra le collège Sacré Cœur.

En 1957, la Maison familiale « Mon Foyer » est ouverte, rue de la Cour des Forges. Dans des locaux légués par une Gorronnaise.

Les Trente Glorieuses : évolution des locaux scolaires…

Enseignement public

En 1955, il était question de « l’aménagement d’un groupe scolaire à l’école publique de garçons en vue de l’installation de l’école publique de filles et ultérieurement de la maternelle publique… »

En 1959 les travaux de remise en état des classes, logements, construction de préaux aux écoles publiques sont en cours. Ils dureront de septembre 1958 à septembre 1960. Si l’école de filles sera bien transférée rue de Normandie, la maternelle restera Butte St Laurent.

En 1965, une cantine est ouverte (salle préfabriquée toujours existante) près du groupe scolaire. En 1968, un plateau de sports sera réalisé dans le groupe scolaire.

C’est dans les locaux rue de Normandie que sera créé le Groupe d’Observation Dispersé qui deviendra le collège public. Des classes préfabriquées seront progressivement installées puis un terrain sera acheté en 1965 pour la construction d’un établissement inauguré en 1975 : le Collège d’enseignement Secondaire (CES), rue Jacques Prévert (voie ouverte en 1973).

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 11:48

Evolution des métiers pendant les Trente Glorieuses…

Enseignement.

L’évolution de la dénomination des métiers peut venir fausser la comparaison en termes de nombre de personnes, notamment en ce qui concerne les employés aidant les maîtresses en école maternelle (femme de service, aide maternelle, voire simplement employée communale…). De la même façon, la fonction des religieuses peut ne pas être précisée…

1975 : 43.

Instituteurs(rices) (24), éducatrices (2), maîtresse de maison (familiale), directeurs(rices) de CEG (2), professeurs (9), femmes de service (2), employée communale, institutrice remplaçante, enseignante, aide maternelle, religieuse éducatrice.

1962 : 20.

Instituteurs(ices) (15), monitrice enseignement ménager, femme de service, religieuses institutrices (2), institutrice auxiliaire privée.

1936 : 14.

Directeurs(ices) d’école, 2 instituteurs(ices) (12).

Malgré les réserves évoquées plus haut, l’évolution est très nette pendant les Trente Glorieuses. Elle est essentiellement due à la création des deux collèges : public en 1963, privé un peu plus tard. Nous voyons notamment apparaître la fonction de professeur.

Le groupe scolaire, rue de Normandie.

Le groupe scolaire, rue de Normandie.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 11:42
Horlogerie/bijouterie : 29, rue de la Mairie...

L’horlogerie/bijouterie : 29, rue de la Mairie.

Familles : Guerrier/Chemin.

En 1975, l’horlogerie/bijouterie, 29 rue de la Mairie, est tenue par Félix Chemin, artisan horloger, marié à Joséphine Chemin/Gayet. Ils ont un fils, Antoine qui reprendra l’activité et qui exerce toujours.

La boutique existe en 1876, elle est tenue par Stanislas Guerrier, horloger, marié à Marie Lecomte.

En 1886, c’est Pierre Chemin, horloger, marié à Marie Fouilleul qui tient la boutique. Ils auront un fils, Félix qui, en 1901 est employé comme horloger chez son père.

En 1921, c’est ce fils, Félix Chemin, marié à Léa Chemin/Ravé qui a succédé à son père. Ils ont un fils, Félix.

En 1962, c’est ce fils, Félix Chemin, marié à Joséphine Chemin/Gayet qui tient la boutique.

Horlogerie/bijouterie : 29, rue de la Mairie...
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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 11:41

Biographie de Jean-Jacques Garnier…

Les bibliothèques de l’homme de lettres.

Ceux qui n’ont été « dans les lettres que par une force d’inertie (…) parce qu’une première éducation les y avait placés » ont généralement une grande bibliothèque. Ils aiment les livres « comme un amusement assez doux, et parce qu’ils ne les occupent qu’autant qu’ils veulent être occupés. »

S’ils sont dans l’opulence, ils « amassent de vastes bibliothèques, sont curieux des livres rares, et rassemblent chez eux les gens de lettres ».

S’ils ont peu de fortune, ils ont du goût pour les nouveautés, ambitionnent la connaissance des Auteurs renommés, épousent leurs querelles et tâchent de mériter leur confiance. »

Jean-Jacques Garnier avait lui-même une grande bibliothèque. Nous y reviendrons plus tard. F. Cadilhon nous apprend que cette bibliothèque peut être regardée comme l’une des plus remarquables de Paris à la fin du XVIIIème siècle : 1544 volumes, cahiers et manuscrits divers… »

Nous verrons dans quelle catégorie Jean-Jacques Garnier lui-même aurait pu classer sa propre bibliothèque. Une bibliothèque qu’il a constituée tout au long de sa vie. Ce qui montre, malgré tout, un certain niveau de revenus.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 11:35
Bulletin paroissial : 1938...

Bulletin mensuel : l’Echo de Notre Dame du Bignon : 1938…

Le bulletin mensuel de la paroisse et des œuvres de Gorron de 1938, va nous permettre de revivre quelques manifestations qui se sont déroulées, cette année-là, à Gorron. Ces archives ont été transmises par Thérèse B.

Le dimanche 4 septembre 1938, la société de gymnastique de la Jeanne d’Arc a organisé une fête « sur la prairie du patronage ». La fête se déroulait pour une partie le jour et pour l’autre la nuit. Des gymnastes de Fougères se produisaient aussi aux côtés des Gorronnais.

« On admira les mouvements d’ensemble, les exercices aux parallèles et à la barre fixe (…) et surtout les pyramides audacieuses (…) la base est solide, le milieu est agile, quant au sommet, il se rit du vertige. »

Malheureusement, en début de soirée la pluie a perturbé la fête et le programme a dû être modifié. En conclusion, la fête est cependant considérée comme une réussite.

« Brillante journée pour nos gymnastes et félicitations à tous les organisateurs de la fête. »

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 11:33

Correspondance pendant la Seconde Guerre mondiale : Paris/Gorron…

Pour clore cette série qui a pu être réalisée grâce au prêt de Laura B., les envois de Paris à Gorron :

En dehors des caisses, avec les clous, les ficelles, les chiffons propres, papier à beurre… envoyés par les Parisiens, il est souvent question des mandats postaux destinés à payer les victuailles qui continuent à être vendues au moins jusqu’en 1946.

En retour, si nous avons vu que pour les chaussures, rien n’était possible, on envoyait du tabac, des paquets de cigarettes, du gruyère, des oranges, du gros sel, de l’huile, des aiguilles à machine, de la résine… Autant de choses qui devaient sérieusement manquer en province.

Et nous terminerons par le froid et la neige d’autant plus difficiles à supporter pour les Parisiens que les hivers 1944/45 et 1945/46 semblent avoir été rigoureux et les restrictions en bois et charbon importantes… Et pour illustrer la situation, la citation d’une journaliste reprise par un des correspondants : « C’est triste de constater que Paris sous le givre n’a pas une seule cheminée qui fume ! »

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 11:31

La mort…

Nous avons retrouvé des baraques toutes neuves. L’atelier d’étiquetage a repris. Je me suis essayé à écrire des saynètes en souvenir de notre camarade emporté par le typhus. L’épidémie est entièrement enrayée est venu nous annoncer le médecin du camp. Il nous a exhorté malgré tout à respecter un peu mieux l’hygiène. Chacun, au début, a suivi les consignes. Puis les mauvaises habitudes sont revenues. On n’avait plus peur des bactéries vaincues. Je notais alors une légère euphorie. Un retour à une vie normale pour ceux qui comme nous avaient oublié ce que cela voulait vraiment dire. Bien que je n’ai pas retrouvé le calme hébété d’avant l’épidémie, mon humeur est meilleure. Tout du moins jusqu’à hier.

Alors que je revenais d’une répétition pour la soirée théâtrale programmée dans une semaine, je me suis senti bizarre. Comme une euphorie inédite pour moi. Je plaisantais encore avec mon voisin le plus proche quand des frissons me parcoururent. Je me suis couché sans crainte et me suis endormi plus rapidement que d’habitude. Le lendemain j’eus beaucoup de mal à me lever. Des douleurs lancinantes dans tous les membres. Malgré mes tentatives, je ne pus me rendre à l’atelier et retournai me coucher. C’est là que le médecin vint me visiter. A sa vue je me sentis très calme. Il me parlait et je souriais sans pouvoir lui répondre. Sa mine plutôt sombre n’altérait pas ma bonne humeur. Je pris ma température que je n’eus même pas le temps de lire. Ensuite tout alla très vite.

On vint me chercher. Les brancardiers semblaient fébriles. C’est presqu’au pas de course qu’ils m’emmenèrent vers l’infirmerie. On m’installa dans la pièce réservée aux malades contagieux. Je m’endormis très vite. Ce matin, je n’ai pas de visite. Il me semble avoir plutôt bien dormi. J’ai la tête un peu lourde. Et quand je me suis assis pour écrire ces quelques lignes, les douleurs dans les jambes m’ont presque fait crier. Maintenant, le dos calé par deux oreillers, je me sens un peu mieux. (…)

Je venais d’écrire mieux quand le frisson fit tomber le carnet du lit. Le bruit de ma chute alerta l’infirmier de garde. Il entrouvrit la porte et, sans rentrer, appela le médecin. Celui-ci vint me faire une piqûre. Il avait sur la bouche un drôle de masque qui me rappelait quelque chose. La piqûre m’a soulagé. Et je peux reprendre mon écriture. Le masque donnait au médecin un visage ridicule. Je ne peux m’empêcher de sourire en tentant de le décrire. Comme un bec de canard qui alternativement se gonflait et se dégonflait au rythme de sa respiration. Où ai-je déjà vu ce masque ? Quand je lui ai posé la question tout à l’heure il a marmonné quelque chose.

Je ne vais pas pouvoir écrire encore bien longtemps. J’ai l’impression que la fièvre recommence et j’ai du mal à tenir mon crayon. La fièvre… L’envie de dormir de plus en plus forte… Je me demande si le médecin n’a pas dit typhus derrière son masque ridicule… Je lui demanderai demain. Il faut que je dorme…

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 11:26
Note de lecture...

Note de lecture par JC…

« L’art de la thérapie » (Irvin Yalom)

L’auteur : ancien professeur de psychiatrie, psychothérapeute, écrivain… Tout cela pourrait effrayer les non spécialistes. Et pourtant, l’essai peut s’adresser à tous. Les « psys » en général qui y trouveront à réfléchir sur leur pratique tant les multiples thèmes abordés obligent à s’ouvrir à une démarche qui dépasse les formations et orientations classiques des praticiens. Mais aussi tout un chacun. Notamment ceux qui se méfient ou sont sceptiques par rapport aux aides psychologiques. Le texte est très accessible, très concret.

Un exemple qui illustre la relation complexe et ambivalente entre le « psy » et ceux qui demandent ou refusent d’être aidés : « Les thérapeutes se méfient d’être craints ou rabaissés sans raison mais aussi d’être surestimés et tenus pour capables de lire dans les pensées ou de trouver des solutions à tous les problèmes ».

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 11:09

Vous trouverez cette semaine (36ème /2013)

Catégorie histoire locale :

- Trente Glorieuses : évolution des commerces - divers…

  • Evolution de la commune : développement industriel…
  • Vie économique : la pharmacie : 1, place du Général Barrabé…

- Biographie : Jean-Jacques Garnier (l’homme de lettres)-5…

Catégorie échanges :

  • Correspondance pendant la Seconde Guerre mondiale : les industries en panne…
  • La lettre du blog : septembre 2013…

Catégorie fictions :

  • Saga Gorronnaise : La lutte conte la maladie…

Point de vue :

- Note de lecture : «Dix rêves de pierre ».

( ! ) Un problème technique empêche l’ouverture de la catégorie « fiction ». Vous pouvez y accéder en cliquant directement sur les articles.

( ! ) Un changement dans l’administration du blog peut perturber la présentation des articles.

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (36ème/2013).

Les plus anciennes rues de Gorron…

La rue Brochard-Brault (partie haute).

La famille Brochard-Brault a fait un legs très important en faveur des écoles publiques de Gorron. Avant ce legs, la rue s’appelait rue du Collège (ou rue de l’Ancien Collège). L’école communale de garçons se situait, en effet sur la propriété actuelle, 21 boulevard Faverie.

Actualité de la semaine (36ème/2013).

Dans sa partie haute, elle correspondait (avant le percement du Boulevard Faverie) à la rue du cimetière qui montait jusqu’à l’ancienne église. On la voit sur l’extrait, de gauche à droite, la rue sinueuse.

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 11:01

Evolution de la commune

Développement industriel.

Avant la Seconde Guerre mondiale, des activités annoncent le développement industriel des Trente Glorieuses : fabricant de burettes (Gauthier), fabricant de chaussures (Fauchard), fabricant de meubles (Monnier)…

Dès 1962, Gorron est présentée comme « capitale du meuble de l’ouest », avec 80 ouvriers. On y signale aussi les établissements Gauthier avec 115 ouvriers.

En 1965, le conseil municipal donne un avis favorable pour la création de deux zones industrielles : les Sapinettes (6 ha et 18 a – rue de la Libération vers Fougères) et la Haye (5 ha et 37 a – rue de Brecé vers Mayenne).

C’est sur la zone des Sapinettes que s’installera une entreprise appelée à se développer pour devenir actuellement la principale de la commune : la SERAP (au départ travail du plastique).

En 1969, le Préfet et le Sous-préfet visitent les principales entreprises gorronnaises :

Meubles (Monnier, Pannard) qui ont poursuivi leur progression (les Etablissements Monnier (135 ouvriers) achètent 2ha ; les établissements Pannard construisent un nouvel atelier de 7.000 mètres carrés sur 15 ha d’installations en 1966.

Plastique (SERAP) qui s’étendra en 1971, créera un atelier de tôlerie de 3000 mètres carrés pour fabriquer des tanks à lait en 1974…

Pépinières (Renault). Créées en 1951 avec un seul employé, les pépinières Renault emploient déjà 27 personnes en 1966.

Chaussures (Moche) qui s’installeront aux Sapinettes en 1966.

Métallurgie (EMMO, anciens établissements Gautier).

Pour compléter la liste, on peut évoquer la création d’une zone artisanale privée en 1970 avec, notamment, l’extension de l’activité d’imprimerie (Béchet), l’implantation de l’entreprise « Les Isolants Français » (implantée en 1966, fermée en 1971), l‘installation d’un atelier de confection dans l’ancienne usine Desmoires, rue de Normandie en 1973, la société TMG qui s’installera dans un bâtiment loué par la commune en 1974,la demande d’implantation de la SNAC- porc en 1974…

Nous reviendrons plus en détail sur l’histoire de certaines de ces entreprises qui ont permis le développement économique de la commune pendant de nombreuses années.

La fabrique de meubles Monnier.

La fabrique de meubles Monnier.

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