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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:06

L’Académie des Inscriptions et belles lettres…

Comme Jean-Jacques Garnier, Ernest Renan entrera à l’Académie des Inscriptions et belles lettres (1860). Cette entrée aura été plus facile que pour l’abbé. En effet, Renan a été, par deux fois auparavant, lauréat du prix Volney, décerné par cette même académie (en 1847 et 1848).

Cette distinction ne l’empêchera pas de continuer à publier : publications qui auront un grand retentissement comme sa « Vie de jésus ». Sa notoriété lui permettra d’être sollicité pour remplir des missions officielles. Il obtiendra pour un temps un emploi à la bibliothèque Nationale, écrira dans différentes revues…

Le Collège de France…

Comme Jean-Jacques Garnier, il sera nommé professeur au Collège de France (1862). Mais si l’abbé, grâce à ses appuis de l’époque, y était entré facilement, Renan eut beaucoup plus de mal à s’y faire admettre. Sa rupture avec le monde ecclésiastique y étant pour beaucoup. En 1862, il est nommé professeur de langues hébraïque, chaldaïque et Syriaque mais son cours sera suspendu quatre jours plus tard après les protestations des catholiques…

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:02
Actualité de l'Amicale Laïque Gorronnaise...

Actualité de l’Amicale Laïque…

La sortie champignons du 13 octobre 2013…

La cueillette de champignons en forêt, le dimanche matin 13 octobre 2013, a réuni une douzaine de personnes.

La sortie a été suivie de l’observation et de la reconnaissance des diverses variétés ramenées par les participants.

Ceux-ci ont pu ensuite participer au buffet prévu le midi à la salle de l’Amicale Laïque.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 12:42

Vous trouverez cette semaine (41ème /2013)

Catégorie histoire locale :

- Trente Glorieuses : livret : la ville…

  • Trente Glorieuses : la vie associative…
  • Vie économique : l’imprimerie Béchet (1))…

- Biographie de Jean-Jacques Garnier : le début de sa carrière…

Catégorie échanges :

  • Le règlement de police de 1876 : ordre et sûreté …
  • L’Echo de Notre Dame du Bignon (1938) : le cinéma…

Catégorie fictions :

  • Saga Gorronnaise : courage ou inconscience ?…

Point de vue :

  • De Jean-Jacques Garnier à Ernest Renan : rupture avec l’état d’ecclésiastique…

( ! ) Un problème technique empêche l’ouverture de la catégorie « fiction ». Vous pouvez y accéder en cliquant directement sur les articles.

( ! ) Un changement dans l’administration du blog peut perturber la présentation des articles (notamment les photos).

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (41ème/2013)...

Eclairage de la ville

En mai 2013, 427 lampes à vapeur de mercure ont été remplacées par des lampes à sodium haute pression (Courrier de la Mayenne, 30 mai 2013). Ce remplacement permettra une réduction globale des consommations de 22%.

Actualité de la semaine (41ème/2013)...

Au début du 20ème siècle, les rues de la ville étaient déjà éclairées grâce à la production électrique d’une turbine installée sur un bras de la Colmont. Les lampes à filaments (comme celle que l’on distingue sur le détail d’une ancienne carte postale de la place du Général Barrabé), éclairaient sans doute beaucoup moins que les lampes à vapeur de mercure. Elles étaient aussi beaucoup moins nombreuses. Mais l’éclairage public dans une petite agglomération comme Gorron était déjà très moderne.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 12:37
Les Trente Glorieuses : livret

La ville

Municipalité

Après deux mandats interrompus : celui de Lucien Dollé (décédé en 1948) et celui de Fernand Maret (démissionnaire en 1952), Maurice Dufour (photo ci-contre) s’installera durablement à la tête de la municipalité. Il participera aux évolutions de la commune tout au long des Trente Glorieuses et bien au-delà puisqu’il ne quittera sa charge qu’en 1989.

Population

A la sortie de la guerre (recensement de 1946) il y avait 2321 habitants sur la commune. En 1975, 2511. Dans cette augmentation du nombre d’habitants, on peut distinguer deux phénomènes caractéristiques de la période : une baisse de la population hors agglomération qui passe de 667 à 471 et un rajeunissement dû à une augmentation du nombre de naissances par rapport à celui des décès avec, par exemple, 34 naissances de plus que de décès en 1949. Ce phénomène le Baby-boom étant général en France à la sortie de la guerre.

Administration de la commune

On n’enregistre pas de changements significatifs en ce qui concerne les emplois communaux ou autres administrations nationales dans le cadre de la commune, mis à part l’enseignement, sur lequel nous reviendrons. Tout juste peut-on noter la disparition de la justice de paix. La poste, la gendarmerie, la collecte des impôts, l’entretien des voies de communications… autant d’administrations présentes sur la ville depuis le 19ème siècle.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 12:17
Les Trente Glorieuses…

La vie associative

Le Football-Club Gorronnais, réunissant le club de la Jeanne d’Arc et celui de l'Union Sportive Gorronnaise (USG), avant la Seconde Guerre mondiale, aura une place très importante dans la vie de la commune. En 1950, un club de supporters est créé.

A la sortie de la guerre, deux associations concurrentes, la Jeanne d’Arc et l’Amicale Laïque Gorronnaise joueront aussi un rôle important dans les domaines du sport et des loisirs dans la commune.

La première, la Jeanne d’Arc, créée dès 1920 développera la gymnastique, la musique, le tennis de table, le basket… Elle créera, de plus, une colonie de vacances et un cinéma.

La seconde, créée en 1946, animera des sections de tennis de table, basket, hand-ball, théâtre, ciné-club, canoë…

Les Trente Glorieuses…

En dehors de ces associations, on peut noter au cours des Trente Glorieuse la présence de clubs de danse (les Ecureuils), de pétanque, de judo, de gymnastique féminine, de volley (section corporatiste de la SERAP), de karting, de tennis, d’athlétisme…

La plupart de ces sections sportives se réuniront au sein de l’Association Sportive Gorronnaise (ASG) en 1975.

A côté de ces activités à caractère sportif, on peut aussi relever :

- L’association gérant le comice agricole.

- Un comité des fêtes, municipal.

- L’Association Famille Rurale : aide aux familles, aide ménagère, bourse aux vêtements…

- L’Union Commerciale qui organisera de nombreux événements festifs.

- Le Cercle musical.

- L’Union Gorronnaise des combattants et prisonniers des deux guerres 1914-1918, 1938-1945.

- Une société colombophile : les « ailes gorronnaises »…

Autant de sociétés, d’associations, qui ont contribué à l’animation de la commune.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 12:12
L’imprimerie Béchet…

En 1975, Michel Béchet, (marié à Justine Béchet/Calamy), imprimeur (papetier/libraire), est recensé, route d’Ambrières, sur une zone artisanale, nouvellement créée. L’entreprise a une histoire qui remonte au 19ème siècle.

Les origines

Sur les listes de recensement de 1881 Pierre Grandjean (originaire de Lorraine), marié à Jeanne Grandjean, est receveur buraliste, rue de la Houssaye.

Le domicile de la famille Grandjean s’ouvre sur la rue de la Houssaye et sur la rue Magenta ; il peut être recensé à l’une ou l’autre adresse en fonction de la date du recensement.

En 1896, Pierre Grandjean exerce toujours le métier de receveur buraliste. Il vit avec sa fille Alexandrine mariée à Eugène Lesaint, coiffeur, rue Magenta.

En 1901, Pierre Grandjean est recensé comme libraire. Son gendre et sa fille, son neveu Georges Wébert et ses enfants (Lucien et Georgette) habitent au même endroit.

En 1921, c’est la petite nièce, Georgette Wébert qui est recensée comme libraire, rue Magenta.

En 1936, Georgette Wébert est mariée à Etienne Béchet, imprimeur, rue de la Houssaye. C’est la première fois que l’activité « imprimerie » est mise en avant sur les listes de recensement. Mais elle a toujours été présente dans la famille.

L’imprimerie Béchet…
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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 12:09

L'abbé...

Jean-Jacques Garnier obtient le diplôme de maître es-art de l’Université de Paris en 1750. Il entre alors dans la fonction d’enseignant. Il commence dans un poste modeste au collège d’Harcourt : répétiteur, qui consiste à expliquer à des élèves les leçons des professeurs.

Parallèlement, il prend la tonsure cléricale. Cette entrée dans l’état d’ecclésiastique n’avait pas pour ambition de faire carrière ni de rechercher des postes prestigieux et rémunérateurs au sein de l’Eglise mais de lui permettre de poursuivre son activité intellectuelle.

Jean-Jacques Garnier devient donc abbé, au sens du premier grade de clerc séculier, et enseignant. Ces deux activités ont pour but de réaliser sa véritable vocation : devenir homme de lettres au sens où il a pu en faire le portrait dans son ouvrage paru en 1764.

Il entend poursuivre ses études, contribuer à la recherche de la vérité dans le domaine où ses aptitudes intellectuelles seront les plus efficaces. Un chercheur en quelque sorte dont les publications pourront faire avancer le niveau des connaissances de l’époque.

C’est grâce à ses premières publications qu’il peut se faire remarquer et commencer une brillante carrière. Il se met tout d’abord au service d’un secrétaire d’Etat, le Comte de Saint-Florentin, ministre de Louis XV. On utilise alors ses compétences littéraires.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 12:08

Le cinéma.

« Le cinéma paroissial revoit son public, en partie du moins, car les dimanches sont ensoleillés et invitent à la promenade. Très prochainement, ce cinéma va se transformer et de muet devenir parlant. L’image sera plus grande. Nul doute que ce changement n’obtienne grand succès. Au nouveau né, nous souhaitons longue et brillante carrière »

Le cinéma est une longue tradition à Gorron. La Jeanne d’Arc organise, dès 1911, des séances dans la salle paroissiale construite en 1908. Nous voyons donc que les innovations dans le cinéma qui devient sonore, puis parlant, dans les années 1920, arrivent dans la commune relativement rapidement.

La salle de cinéma de la Jeanne d’Arc a brûlé en 1956. Elle a été reconstruite et rouverte en 1957. L’activité s’arrêtera en 1978. La ville de Gorron reprendra plus tard l’exploitation du cinéma en régie municipale.

A noter qu’un autre cinéma existait à Gorron, le « Sélect », dont l’activité a cessé en 1951.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 12:03
Règlement de police de la ville de Gorron au 19ème siècle (1875)…

Ordre et sûreté…

Article 15.

« Il est défendu à tous aubergistes, cafetiers, maîtres de billard et cabaretiers, de donner à boire, à manger ou à jouer à qui que ce soit, autres qu’à des voyageurs, après neuf heures du soir, depuis le premier octobre jusqu’au trente-et-un mars ; et après dix heures du soir, depuis le premier avril jusqu’au trente septembre de chaque année.

Les personnes trouvées dans les maisons ci-dessus seront poursuivies, quand même elles ne boiraient pas ».

Article 16.

« Il est défendu de jouer aux jeux connus vulgairement sous les noms de galoches, dés, quilles, cartes, etc. ; dans les rues, cimetières, places, halles et porches de cette ville… »

Le jeu de la galoche était autrefois très prisé à Gorron. Il consistait à faire tomber un cylindre de bois (la touine), sur lequel étaient empilées des pièces de monnaie, à l’aide de palets. Le gagnant empochait la monnaie en fonction de la distance du point de chute des pièces par rapport au palet.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 11:58

Courage ou inconscience ?

Je n’allais pas tarder à éprouver mes certitudes. Je passe rapidement sur l’arrivée dans les tranchées. Je ne m’attendais à rien de bon. Je ne fus pas surpris. La terre allait être désormais notre élément. Sous toute ses formes. Poussière, boue, et toujours envahissante et collante. Au moment où nous avons mis les pieds dans le réseau creusé dans le sol du front, plus rien de nous, vêtements, peau, cheveux, yeux mêmes, ne fut épargné. Outre que nos uniformes faisaient de trop bonnes cibles pour les tireurs ennemis, les couleurs n’avaient plus guère de sens. Tout s’uniformisait. Un marron désespérant qui finalement s’harmonisa mieux avec le bleu horizon de nos nouveaux uniformes. Mais, pour l’instant, nos beaux pantalons garance se doublaient rapidement d’une couche brunâtre qui n’arrangeait pas notre triste sort. Fidèle à mes principes et à mes habitudes acceptées par mes compagnons d’armes, je cherchais d’emblée les endroits les plus confortables. Quoique le terme soit plutôt mal approprié. J’avais repéré très vite un poste de vigie. Plus haut que le reste de la tranchée, protégé par un blindage qui me parut assez solide, je réclamais à notre lieutenant la responsabilité de la surveillance de l’ennemi. Il fut un peu surpris. Il connaissait la véritable valeur de nos blindages. Il savait aussi que l’excroissance, sur le haut du parapet, était une cible favorite pour les plus proches artilleurs allemands. Il accepta cependant ma demande. Il semblait avoir confiance en moi. La suite prouva qu’il ne fut pas déçu. Tout du moins en matière de combat. Pour le reste, ce fut une autre histoire.

Lors de notre première sortie de la tranchée, je fus à ses côtés dès que le sifflet retentit. Il me regarda partir droit à l’ennemi avec une surprise peut-être amusée. Il devait penser qu’au premier soldat abattu, j’allais tenter de me protéger comme la plupart des novices lors du baptême du feu. Il ne se doutait pas que ma certitude n’avait pas faibli. Je vis autour de moi des hommes touchés par le métal brûlant alors qu’ils se terraient dans les multiples trous qui bouleversaient le sol de l’espace entre les deux tranchées. Je les imaginai agonisants sur les brancards immondes avec leurs pansements ridicules. J’en vis d’autres, debout, qui brusquement s’effondraient soulevés presque sous le choc des balles. Je ne doutais pas que ceux-là étaient morts. Et je me redressais en zigzaguant avec, je crois une espèce de jubilation que jusque-là je n’avais jamais connue. On m’expliqua plus tard que l’excitation face au danger pouvait être grande et procurer un certain plaisir. C’était donc du plaisir que j’éprouvais alors. Qui n’avait rien à voir avec quelque chose de connu jusqu’alors pour moi. Quand la retraite sonna, je fus presque déçu. Et le retour, bredouille, vers notre tranchée me fut très pénible. Sans doute comme l’attaque elle-même pour les soldats apeurés. Dos à l’ennemi, je n’avais plus aucune certitude. J’avais déjà entendu parler des plaies pénétrantes à la fesse. Qui pouvaient être mortelles, soit. Mais l’idée même d’une telle humiliation me terrorisait. Je rampais alors comme les autres, et attendais la douleur en tremblant pendant tout le parcours du retour.

Mon attitude au front marqua toute la compagnie. Et en particulier notre lieutenant. Ma réputation en sortit renforcée. Avant on me craignait un peu. Désormais on me respectait. J’aurais pu, je crois, demander toutes les faveurs possibles, dans le cadre bien sûr de la discipline militaire, elles m’auraient été accordées. Globalement, donc, l’aventure devenait assez belle à vivre. Mais elle devait me réserver quelques surprises moins glorieuses, sans doute, mais tout autant excitantes. Jusqu’à la dernière, la plus inattendue qui m’a amené là, dans cette casemate infâme, attendant une mort presque assurée. Même si une petite voix continue à chuchoter simulacre, simulacre…

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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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