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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 11:59
Recueil de notes sur Lesbois (1898)…

Le document

Un manuscrit rédigé en 1898 par Joseph Gougeon, curé de Lesbois, transmis par l’auteur, en 1904, au curé de Lesbois en poste à l’époque. Les archives anciennes sur lesquelles s’appuie le travail de l’historien amateur ne « remontent guère au-delà de 1615 ».

Comme beaucoup de ces historiens amateurs, l’ambition est modeste. Elle consiste essentiellement à permettre de faire revivre le passé et à aider à la transmission d’une certaine mémoire. Le curé Gougeon l’exprime dans sa préface de la manière suivante : Appeler ce petit travail : Histoire de Lesbois serait trop dire … (…) Puisse ce petit travail intéresser mes lecteurs. Quelques-uns, peut-être, seront heureux de relire le passé de Lesbois pour le raconter à leurs auditeurs et les transmettre aux âges futurs. »

Il se trouve que, dans ce document, des références à Gorron sont faites. Notamment à travers des familles, des personnages, des anecdotes… Ce sont ces éléments qui seront mis en avant dans cette nouvelle rubrique. Mais les grandes lignes de l’histoire du bourg y seront aussi présentes.

Lesbois se situait sur le grand chemin royal Ernée/Gorron/Céaucé/Domfront. Ce chemin suivait le tracé de la route actuelle jusqu’au village de la Pommeraie puis, passant par Vilfeu débouchait près de l’église de Gorron.

A suivre…

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 11:56
Le Taillis de la Mort…

Ivresse…

C’est moi, je dois l’avouer, qui amena les bandes à opérer en ville. Et à ne plus se contenter de s’attaquer aux pauvres paysans crédules et isolés. Quelle victoire, quel prestige, quand certains notables finissaient par céder aux peurs irrationnelles réservées aux classes inférieures. Le receveur n’y céda point. J’imaginais alors un larcin qui, je le savais, allait frapper juste. Au cours de mon unique visite, j’avais repéré l’entrée d’une cave, sous le perron, qui renfermait un grand nombre de bouteilles de vin de qualité. Le fils s’était vanté de la présence de ce trésor auquel son père tenait beaucoup.

La réussite de l’opération changea beaucoup de choses pour moi. Je fus brusquement propulsé dans le cercle des dirigeants. Comme conseiller, seulement. Il faut savoir ne pas brûler les étapes. Mais, tout de même, j’avais changé de statut. Et puis, surtout, je fus à l’origine, de nouvelles prestations. Nous bûmes les bouteilles de vin. Il paraît que certains, parmi les plus vieux, avaient déjà connu l’ivresse. Moi pas. Et sans doute, comme moi, la majorité de la bande.

Ce fut une révélation. Je m’étais ingénié pendant des années à faire mon intéressant. A sortir du lot. Avec beaucoup d’efforts et des échecs retentissants. Et là, en quelques heures, je devenais le centre du monde. Je me trouvais drôle, irrésistible même. Et surtout prêt à tout. Avec une volonté et un courage insoupçonnés. Et je ne devais pas être le seul à faire cette découverte. On riait, on parlait, fort, on se trouvait de nouvelles amitiés. Cela ne dura qu’un temps. Heureusement peut-être. La nausée arriva brutalement. Et, là encore, je ne fus pas le seul à connaître le retour à la banalité quotidienne marqué par un violent mal de tête et la perte totale de volonté.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 11:44
Point de vue…
Point de vue…

Entretien des installations à Gorron

Les premiers travaux pour l’aménagement de l’ancien plan d’eau sont prévus pour juillet 2015. La description de ces travaux a été transmise aux riverains. On peut voir que ce qui est prévu devrait permettre la création d’un espace vert plutôt agréable et, d’un point de vue esthétique, assez réussi.

Actuellement, des installations (aires de jeux pour enfants, tables de pique-nique) existent en bord de ce qui reste du plan d’eau. Qu’en sera-t-il de ces installations quand les travaux seront réalisés ? Quand on voit leur état actuel, on peut se demander si leur remplacement ne sera pas nécessaire.

En règle générale, l’entretien de l’existant n’est pas le fort de la ville. Au Taillis de la Mort, on a attendu que le parcours de santé tombe en ruines pour le supprimer. J’ai bien peur qu’il se passe la même chose au plan d’eau quand je vois l’état des balançoires ou de certaines tables de pique-nique. Il est à espérer qu’en terme de sécurité pour les enfants, à défaut du côté propreté ou esthétique, un suivi régulier soit fait par la commune…

Point de vue…
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:49

Vous trouverez cette semaine (10ème semaine 2015)

Catégorie histoire locale :

  • Un siècle d’histoire gorronnaise : la rue Jean-Jacques Garnier (suite)…
  • Fermes et hameaux au 19ème siècle : la Pierre-Pichard…
  • Gorron vers l’an 2000 : évolution des différents services…
  • Photos de classes anciennes : Privé / filles / 1937…

Catégorie échanges :

  • L’ancienne piscine : la construction…
  • Sur les pas de Jean-Jacques Garnier : le dernier voyage de Pauline…

Catégorie fictions :

  • Le Taillis de la Mort : trouver sa place…

Point de vue :

  • Note de lecture : « Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce »

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (10ème/2015)...

Le Courrier de la Mayenne (12/02/2015). « La mission accueil emploi se poursuit. (…) Lancée depuis un an (…) au Point Information jeunesse (…) Quelle est la situation actuelle sur le bassin de vie de Gorron ? On comptabilise 117 demandeurs d’emploi et on recherche toujours des chaudronniers, des soudeurs, des menuisiers alu et pvc. »

Le chômage est un fléau… Mais qui, malheureusement, n’est pas nouveau. La fermeture des usines de chaussures avant la Seconde Guerre mondiale a entraîné la création d’une caisse de chômage par la ville de Gorron. En 1985, après les années fastes des Trente Glorieuses (1945/1975), il y avait 103 chômeurs sur la ville de Gorron ce qui, comparé aux chiffres concernant le « bassin de vie » de 2014, nous donne une idée de la situation à l’époque.

Illustration : le Point Information jeunesse.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:46
Fermes et hameaux au 19ème siècle…

La Pierre-Pichard (suite)

Nous prolongeons le recensement jusqu’à la seconde moitié du 20e siècle pour faire le lien avec la rubrique « Un siècle d’histoire gorronnaise ». La ferme est recensée à la « Pierre -Pichard ».

Après la famille Laigre, c’est la famille Cougé qui occupera la ferme pendant le 20e siècle. La stabilité des ces deux familles est peu fréquente.

1911

Paul Cougé (fermier ; 31 ans), originaire de Désertines, et Claire Cougé (SP ; 21 ans), originaire de Brecé.

En 1936, Paul Cougé, veuf, exploite toujours la ferme.

1962,

Paul Cougé (cultivateur, fils de Paul et Claire Cougé), et Odette Cougé/Mahouin.

En 1975, la famille Cougé est toujours sur la ferme.

Illustrations : la maison actuelle et une tête sculptée au-dessus d’une porte de cette maison.

Fermes et hameaux au 19ème siècle…
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:43
Classes anciennes…

Privé/fille/1937

1ère rangée

N° 1 : Jeanne Taburet, fille de Victor Taburet (charron) et de Germaine Taburet (couturière), rue de la Mairie.

N° 4 : Marie-Louise Fougères, fille de Marcel Fougères (cultivateur) et de Madeleine Fougères (cultivatrice), la Chennerie.

N° 5 : Solange Biseul, fille de Joseph Biseul (cultivateur) et de Marie Biseul (cultivatrice).

N° 8 : Joséphine Gayet, fille de Georges Gayet (pâtissier) et Maria Gayet (SP), rue de Bretagne.

N° 9 : Odette Lair, fille de Maurice Lair (terrassier) et Clémence Lair (piqueuse), rue du Bignon.

N° 10 : Jeanne Daguier, nièce d’Augustine Daguier (SP), rue du pré.

N° 11 : Marie Foucault, fille de Marthe Foucault (modiste), rue du Bignon.

N° 12 : Gabrielle Maret, fille de Fernand Maret (directeur d’assurances) et de Gabrielle Maret (SP), rue de la Mairie.

N° 13 : Laure Taburet, fille d’Eugène Taburet (bourrelier) et de Germaine Taburet (SP), Grande Rue.

N° 14 : Paulette Gallienne, fille de Casimir Gallienne (cultivateur) et de Léontine Gallienne (cultivatrice), La Mènerie.

N° 19 : Yvette Lair, fille de Maurice Lair (terrassier) et Clémence Lair (piqueuse), rue du Bignon.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:38
Un siècle d’histoire gorronnaise…

La rue Jean-Jacques Garnier (suite).

Quelques artisans et commerçants.

N° : 40

Fromager ; Chiffonnier/brocanteur.

N° : 42

Maçon ; menuisier ; imprimeur.

N° : 44

Epicière.

Quelques familles

Une famille de maçons est présente de 1846 à 1906 : la famille Leblanc. Pendant une période, cette famille a habité au n° 42.

1ère génération

En 1846, Jean LEBLANC (43 ans), maçon, vit avec sa femme Perrine LESAGE (50 ans) et leurs enfants : Jean (17 ans) et Louis (14 ans), maçons, rue du Pont neuf. Tous les deux originaires de Gorron. Le père de Jean était lui-même maçon.

En 1851, on retrouve la famille de Jean au complet mais l’adresse est rue du Grand Moulin.

2ème génération

Les deux fils épousent deux sœurs (Dreux).

Le fils, Jean (piqueur de pierre), épouse Anne Joséphine Dreux (fileuse) le 12/07/1852.

L’autre fils, Louis (tailleur de pierre), épouse Constance Dreux (fileuse) le 17/06/1850.

En 1856, Jean et Joséphine ont deux enfants : Joséphine (3 ans), Mathilde (1 an). Louis et Constance trois : Louis (5 ans), Constance (2 ans), Jean (1an). Toute la famille habite rue des Ponts neufs.

Illustration : le n° 40

A suivre…

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:35
Vers l’an 2 000…

Evolution des différents services (publics et privés).

Comme nous l’avons vu dans le récapitulatif de 1939, Gorron était dotée, à l’époque, de nombreux services pour une ville de cette taille. La plupart d’entre eux se sont maintenus, voire développés (banques, assurances, Trésor public, administration communale, etc.). A noter la disparition de la justice de paix, comme sur tout le territoire de la France, en 1958. Les principaux changements peuvent être enregistrés dans les domaines de la santé et de l’enseignement.

La santé.

Les médecins / Les pharmaciens

Depuis le 19ème siècle, Gorron a disposé de deux à trois médecins et de deux pharmaciens. Pendant les « Trente Glorieuses », l’un des médecins a marqué la ville : le Docteur Charles Daniel : il avait succédé à son père lui-même médecin et maire de Gorron au début du XXe siècle. Des études de chirurgie, qu’il pratiqua pendant la Première Guerre mondiale, lui permettaient de pratiquer de petits actes chirurgicaux dans le cadre d’une clinique située au n° 14, rue de Normandie.

La clinique

Créée dès le début du XXe siècle, l’établissement était tenu par des religieuses (de la congrégation « des filles de Sainte Marie » de Gacé dans l’Orne). Après la Seconde Guerre mondiale, les religieuses assuraient des soins ambulatoires qui cessèrent à la fin des années 1970. Les religieuses dispensaient aussi des soins à domicile.

Une maison médicale, située rue Brochard-Brault, est inaugurée en 1967. Elle regroupait les médecins exerçant sur la commune, assistés d’une infirmière.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:33
L’ancienne piscine…

Construction de l’ancienne piscine, près du stade Lucien Dollé

Article du journal « Ouest-Eclair » (03/08/1943) – signalé par Claude.

« Commencés le 1er juin, les travaux étaient virtuellement terminés le 20 juillet [1943], c'est à-dire dans un temps record. Des cabines sont en voie de construction et bientôt notre établissement de bains n’aura rien à envier aux autres du département. »

C’est donc bien pendant la Seconde Guerre mondiale que fut construite cette piscine. On a pu lire, ici ou là, que des prisonniers allemands avaient participé à cette construction. Il ne s’agissait donc pas de prisonniers mais d’occupants, à l’époque.

Des subventions ont permis cette construction qui a été dirigée par M. Rouland, ingénieur des Ponts et Chaussées à Gorron.

« L’alimentation en eau douce est assurée par un bras de la Colmont et un judicieux système de vannes permet de changer l’eau à volonté et en quelques heures.

Malgré ce changement d’eau, sa qualité pouvait poser problème puisque la piscine était située à la sortie de la ville.

« En voici les caractéristiques : un premier bain pour enfants et scolaires a un plan d’eau de 12 m. sur 10 m. environ et sa profondeur varie de 0 m. 60 à 0 m. 80 avec départ en pente douce ; le second bain pour débutants et grandes personnes mesure 30 m. sur 12 m. 50 et sa profondeur part de 1 m. 20 pour finir à 2 m. 80. »

Comme nous avons pu déjà l’écrire dans ce blog, cette piscine permit à de nombreux Gorronnais d’apprendre à nager.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:30
Sur les pas de Jean-Jacques Garnier… (fin)

Le dernier voyage de Pauline par Alain.

Une grande partie de cet après-midi, nous avions donc cheminé dans l’univers parisien de Jean-Jacques Garnier, ces établissements prestigieux qu’il avait fréquentés et au sein desquels il s’était construit autant qu’il avait élaboré son œuvre. J’allais bientôt devenir, dans le sillage de Jean-Claude, un familier de notre illustre Gorronnais et les heures passaient bien vite. Nous avons quand même eu le temps de visiter les bouquinistes et la biographie de Tourgueniev, que j’ai feuilletée un instant, me rappelle que nous nous dirigeons vers le 243 boulevard Saint-Germain.

Après la mort de son mari et celle d’Ivan, en 1883, Pauline se sépare de l’hôtel particulier de la rue de Douai, que nous avions aussi arpentée ce matin, et de la maison de Bougival. Pendant 26 ans, elle va encore composer, enseigner et recevoir à quelques pas de l’Assemblée Nationale. Nous avons longtemps marché avant de trouver ces murs, derrière lesquels j’imagine qu’elle nous attend un peu. La pénombre gagne doucement dans la fin de cette belle journée d’octobre et on a éclairé le grand salon que photographie Jean-Claude.

Pauline s’était éteinte là, âgée de 89 ans, le 18 mai 1910. Nous n’allons pas avoir le temps d’aller jusqu’à Sainte-Clotilde où furent célébrées ses obsèques avant de la conduire au cimetière de Montmartre. Nous allons chercher un petit restaurant dans le quartier latin et je lirai à Jean-Claude:

« La fin de Pauline Viardot fut aussi douce que l’avaient été ses dernières années…

Sans doute des scènes du passé lui revenaient-elles à l’esprit et songeait-elle à ses succès anciens, car le seul mot qui lui échappa fut: « Norma », prononcé clairement et à haute voix. Elle s’assoupit le soir… …dans son fauteuil et, à trois heures du matin, elle s’éteignit sans s’être réveillée, avec du rose aux joues et un sourire heureux aux lèvres. » (Patrick Barbier).

Sur les pas de Jean-Jacques Garnier… (fin)
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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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