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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 16:42
Recueil de notes sur Lesbois (1898)…

La famille Garnier

Le curé Gougeon fait état d’une très vieille maison dans le bourg de Lesbois qu’on appelait « maison anglaise ». Il la décrit de la manière suivante : « une belle façade de maison en vieux granit, une porte aux moulures ogivales et des fenêtres style Henri II…. ».

Il se demande qu’elle en est l’origine et « quels furent les seigneurs de ce vieux castel ». Il rajoute qu’elle « a dû appartenir à la famille de l’abbé Garnier de Gorron ».

Le grand-père de Jean-Jacques Garnier (Guillaume Garnier, originaire de Gorron) s’est marié le 03/11/1687 à Lesbois avec Marie Grangeré. Sur l’acte de mariage ci-contre, il n’y a aucune indication sur les parents des mariés. La maison qualifiée par le curé Gougeon de « Maisons Seigneuriales (…) des maisons qui ont été habitées par des personnes plus riches ou par des individus qui ont joué un rôle quelconque dans l’histoire de Lesbois ». Nous ne savons pas si la maison en question venait d’une famille Grangeré, influente autrefois à Lesbois. Mais c’est une hypothèse qui pourrait être retenue. A noter qu’un notaire, René Grangeré, habitait Lesbois en 1770.

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 16:31
Point de vue...

Les départementales

Finalement, c’est le duo Allain/Duchemin qui l’a emporté. Deux « centres-droits » qui n’avaient guère de divergences au niveau programmes et qui, de toutes façons se seraient retrouvés dans la majorité départementale. L’opposition portait essentiellement sur la rivalité entre les deux anciens cantons : c’est le canton de Gorron qui l’a emporté contre celui d’Ambrières puisque les maires des deux villes s’affrontaient.

Plus significatif est le score du Front National. 16, 03 %. Qui aurait pu penser il y a quelques années que ce parti allait pouvoir atteindre un score pareil dans des élections locales ? J’ai déjà exprimé ici ce que je pensais de ce parti et de ses électeurs. Je n’y reviendrai pas. Pour ceux qui le soutiennent, ils peuvent se réjouir. En une dizaine d’années (références : les cantonales de 2014), il est passé, sur la ville de Gorron de 6, 67 % à 17, 39 %. Soit de 98 votants à 140 votants.

Même s’il est difficile de comparer des élections de natures différentes, on doit tout de même constater qu’aux dernières législatives en 2012, il y avait 79 Gorronnais votant FN, nous en sommes à 140 aujourd’hui. Des mécontents, paraît-il, de la politique de la majorité actuelle. Peut-être. Mais je doute fort qu’ils seront plus contents aux prochaines élections. Je pense plutôt qu’ils peuvent désormais soutenir les idées du FN, chose qu’ils n’osaient pas faire autrefois. Mais, après tout, si ces idées leur conviennent… On ne peut leur demander qu’une chose, c’est qu’ils les assument si un jour ce parti devenait majoritaire.

Illustration : le nouveau canton (Le Courrier de la Mayenne).

JC

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 16:27
Le Taillis de la Mort…

Un projet stupide…

C’est alors que la catastrophe est arrivée. Ayant délaissé quelque peu les larcins dans la ville, les deux bandes se recentrèrent sur leur rivalité. Mais comme chacun avait sérieusement avancé en âge, il n’était plus question de bagarres enfantines. Bien que les règles coutumières fussent toujours respectées, les défis devenaient de plus en plus sérieux. Généralement les deux bandes ne s’affrontaient plus en bloc. Chacune déléguait à quelques champions le soin de remporter la victoire. Il y eut des descentes de la rivière sur des embarcations improbables. Des escalades de rochers de plus en plus élevés. Et même de scombats à mains nues mais de plus en plus violents.

Il faut dire qu’en ce temps la violence était partout présente. La Grande Révolution allait bientôt commencer. Des émeutes, des attaques de charrettes de grains étaient de plus en plus fréquentes. La guerre entre les gabelous et les contrebandiers se terminait souvent par des coups de fusils. C’est alors qu’un soir d’ivrognerie j’eus l’idée la plus stupide que je pouvais imaginer. Je commençais à retrouver une place correcte dans la hiérarchie du groupe et il me fallut en rajouter. Je suggérai un affrontement avec des armes à feu entre les champions des deux bandes. Un semblant de raison me fit tout de même préciser que l’objectif n’était pas de tuer mais de faire peur. Il suffisait pour cela d’élaborer un code avec ceux d’en face. Ne jamais viser directement l’adversaire. Il y aurait bien sûr le risque d’un accident mais là était tout le sel du projet.

Ce projet souleva l’enthousiasme. Nous nous retrouvâmes sur terrain neutre, avec nos adversaires. La première épreuve consistait à se procurer un fusil dans chaque bande. Déjà une aventure en soi. Après de multiples tentatives, les armes furent annoncées. Ce fut plus facile qu’on ne le pensait. Le premier fusil fut volé dans une ferme. Le second dérobé à un gabelou ivre qui sortait, titubant, d’un des nombreux cafés de la ville. Les deux bandes se réunirent une dernière fois avant l’affrontement. Celui-ci fut fixé un soir de juillet. Ce soir-là, j’avais bu et je me proposai pour inaugurer l’exercice. On hésita à me confier la responsabilité du duel. Puis, finalement, les leaders se dirent sans doute qu’il valait mieux voir comment cela allait tourner avant de s’exposer eux-mêmes.

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 16:22
Actualité de l’Amicale Laïque Gorronnaise…
Actualité de l’Amicale Laïque Gorronnaise…

Exposition d’histoire locale (fin)

L’affluence a été légèrement inférieure à celle de l’année passée. Le temps très mauvais au cours du week-end de la Foire Fleurie y a été sans doute pour quelque chose. A moins que la « marée du siècle » ait aussi attiré quelques Gorronnais sur les côtes bretonnes. Le nombre de visiteurs a tout de même dépassé les 300. Comme d’habitude, j’ai annoncé la prochaine exposition qui, en 2016, me permettra d’évoquer largement Jean-Jacques Garnier que les visiteurs du blog commencent à mieux connaître…

Actualité de l’Amicale Laïque Gorronnaise…
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:48

Vous trouverez cette semaine (14ème semaine 2015)…

Catégorie histoire locale :

  • Un siècle d’histoire gorronnaise : la rue Jean-Jacques Garnier (suite)…
  • Fermes et hameaux au 19ème siècle : le Bignon (suite)…
  • Gorron vers l’an 2000 : l’enseignement privé…
  • Photos de classes anciennes : Privé / filles / 1937(suite)…

Catégorie échanges :

  • Actes civils publics : le legs Brochard…
  • Notes sur Lesbois : le curé Garnier…

Catégorie fictions :

  • Le Taillis de la Mort : illusions…

Point de vue :

-Note de lecture : le nouvel inconscient…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Les cavalcades.
Les cavalcades.

Le Courrier de la Mayenne (05/03/15) : « Victor Bisson, un bénévole de longue date (…) En 1978, j’ai créé le Guidon Gorronnais qui a engendré BCM après la dissolution de sa partie FFC. Président pendant 10 ans, je suis aussi devenu éducateur premier degré et commissaire pour les besoins d’organisation. »

En 1985, dans Gorron Infos, on présentait le Guidon Gorronnais de la manière suivante : créé en février 1978, le club cycliste compte 28 licenciés de compétition en 1985. En dehors de l’entraînement, des préparations et des engagements aux diverses compétitions, le club participe à l’organisation de courses dans les communes limitrophes et est responsable du Grand prix de la ville de Gorron créé dans le cadre du comice agricole. Au cours de cette journée, une animation est mise en place dans la ville (grande braderie, bourse d’échanges de jouets…).

Dans le bilan de fin de mandat de M. Béchet, président de l’Union des Commerçants, Artisans et Industriels de Gorron, on peut lire : «1965 (…) Nouvelle journée commerciale à l’occasion du Comice Agricole et création du 1er Grand Prix Cycliste de la ville ». Les courses cyclistes ont été présentes très tôt lors des fêtes dans la ville. Des cartes postales du début du 20e siècle illustrent l’importance de ces fêtes appelées encore « cavalcades ».

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:44
Fermes et hameaux au 19ème siècle…

La ferme du Bignon

Après la parenthèse concernant la famille Garnier, nous reprenons la liste des occupants des deux fermes du Bignon. Nous sommes maintenant au 20ème siècle.

En 1906, Joseph Chemin (le fils de Jean-Baptiste Chemin et de Marie Moreau) exploite une des fermes avec son épouse Marthe Garnier.

L’autre ferme est exploitée par Pascal Montembault et sa femme Anne Dupont.

En 1911, Joseph et Marthe Chemin exploitent toujours une des fermes.

Anne Montembault (Dupont), veuve, exploite l’autre ferme avec ses enfants (Pascal, Marie-Anne et Alexandre).

En 1921, la situation n’a pas changé.

En 1936, Gilbert Chemin et sa femme Madeleine Chemin, exploitent une des fermes. Madeleine est la fille de Joseph et Marthe Chemin. Gilbert, lui, est originaire de Vieuvy.

Victor Forêt et sa femme Léontine Forêt exploite l’autre ferme.

En 1962, nous retrouvons deux familles Chemin sur les deux exploitations. Gilbert et sa femme Madeleine, ainsi que leur fils Gilbert et sa femme Solange (Brodin, originaire de Couesmes).

A noter que grâce à Claude (voir commentaire de la semaine dernière), il a été possible de faire le lien entre Agathe Garnier (femme de Pierre Chemin) et la famille de Jean Jacques Garnier : le grand-père de Jean-Jacques Garnier est le frère de l’arrière-arrière-grand-père d’Agathe Garnier.

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:42
Classes anciennes…
Classes anciennes…

Privé/fille/1937

5ème rangée

N° 1 : Solange Coutard, fille de ? Coutard (cultivateur) et de Joséphine Coutard (cultivatrice), la Burelière.

N° 2 : Suzanne Taburet, fille de Victor Taburet (charron) et de Germaine Taburet (couturière), rue de la Mairie.

N°3 : Suzanne Monnier, fille de Joseph Monnier (menuisier) et d’Augustine Monnier (SP), rue de Bretagne.

N° 4 : Yvette Trollet, fille d’Eugène Trollet (charpentier) et de Marie Trollet (employée), rue de la Houssaye.

N° 5 : Colette Genêt, fille de Marcel Genêt (coiffeur) et de Mireille Genêt (coiffeuse), boulevard Faverie.

N° 6 : Marie-Rose Gayet, fille de Georges Gayet (pâtissier) et de Maria Gayet (SP) rue de Bretagne.

N° 7 : Lucienne Gesbert, fille d’Edouard Gesbert (journalier) et de Maria Gesbert (journalière), rue des Chauvinettes.

N° 8 : Marie-Thérèse Morel, fille d’Henri Morel (journalier) et de Victorine Morel (journalière), la Grand Jeussière.

N° 9 : Denise Fleury, fille de François Fleury (journalier) et de Victorine Fleury (ménagère), rue de Bretagne.

N° 10 : Marie-Thérèse Roussel, fille d’Emile Roussel (serrurier/mécanicien) et de Marie Roussel (SP), rue Corbeau-Paris.

N° 12 : Madeleine Fillâtre, fille de Marcel Fillâtre (notaire) et de Cécile Fillâtre (SP), rue de la Mairie.

N ° 13 : Jeanne Bouillon, fille d’André Bouillon (maçon) et de Marie Bouillon (journalière), rue de Bretagne.

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:38
Un siècle d’histoire gorronnaise…

La rue Jean-Jacques Garnier (suite).

Nous poursuivons l’étude des familles de maçons présents dans la rue au 19e et au 20e siècles.

Famille Garnier

La famille Garnier habitait la Butte Saint-Laurent (parfois recensée rue de l’hospice). Le père, Jean Garnier (maçon) est mariée avec Marthe Caillère (fileuse). En 1846, leur fils, Louis a 9 ans.

En 1856, Marthe Garnier(Caillère) est veuve. Louis est maçon et vit avec sa mère et les autres enfants de la famille.

En 1866, Louis Garnier (maçon), marié à Marie Morisset, habite rue Garnier (Jean-Jacques).

En 1872, date à laquelle les listes de recensement distinguent les ouvriers des patrons, il est recensé comme « maître maçon ».

En 1901, Louis Garnier est toujours maçon. Il vit avec sa femme Marie Morisset et leur fils Constant, rue Jean-Jacques Garnier.

A suivre… la famille Garnier au 20e siècle.

Illustration : la famille Douillet (1943).

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:37
La poste.
La poste.

Autres services

Les différents services présents en 1939 sont, pour la plupart, toujours présents et, dans l’ensemble, ont consolidé leur implantation dans la ville.

On doit cependant noter, en matière de justice, la disparition de la justice de paix, ainsi qu’au niveau des moyens de transports, celle de la ligne ferroviaire, dans les années 1950, concurrencée par le transport automobile.

Dans le cadre des travaux importants réalisés dans la ville à la sortie de la guerre, certains de ces services ont été définitivement relogés dans des immeubles neufs. C’est le cas de la perception construite en 1954, rue de la Montée (actuellement un accueil pour les jeunes enfants), celui de la caserne des pompiers en 1965 (à la place de l’ancienne gare), celui de la gendarmerie en 1970 (autrefois rue Corbeau-Paris), rue du Général de Gaulle, et enfin, celui de l’hôtel des Postes (autrefois rue Magenta), place du Champ de Foire en 1972.

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:33
Le legs Brochard...

Extrait des « Actes civils publics » rédigé par M. Monsallier, notaire à Gorron (rue de la Mairie), en 1910. Cet acte décrit un legs important concernant en priorité les écoles de Gorron, Chailland et Carelles.

Les quatre premiers points sont tirés de l’ouvrage « Histoire de l’Ecole à Gorron – cent ans d’histoire : 1866 – 1966 » (JC Jouvin).

Les compléments figurent dans les actes rédigés par Me Monsallier.

En 1910, le legs Brochard :

« Monsieur Joseph Alphonse Brochard propriétaire et Mme Eugénie Brault, son épouse, demeurant ensemble à Enghien les Bains (Seine et Oise) avenue de ceinture n° 6 se proposent de faire donation entre vifs à la ville de Gorron, de deux fermes leur appartenant, situées commune de Carelles.

L’une nommée la Liffrayère d’une contenance totale d’environ 17 hectares 22 ares.

Et l’autre nommée La Gilardière d’une contenance d’environ 11 hectares 43 ares cinq centiares. (…)

Que cette donation sera faite à la charge pour la ville de Gorron d’employer annuellement les revenus des immeubles donnés qui s’élèvent actuellement à 1 600 F par an, et qui s’élèveront à 1 800 F, avec les faisances, lors du décès du survivant des donations, ainsi qu’il est expliqué plus haut, comme suit jusqu’à due concurrence :

1)160 F pour continuer dans les quatre écoles communales des filles et des garçons de Carelles et Chailland le concours spécial d’instruction agricole, à savoir de 20 à chaque école pour la préparation du concours et 20 pour prix aux lauréats et un livret de 10 F et deux de cinq francs de la caisse nationale de retraite.

Illustration cliché Archives de la Mayenne.

A suivre…

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