Promenade gorronnaise : départ devant la salle culturelle…
Un siècle d’histoire gorronnaise : rue de Bretagne : famille Lévêque (conclusion)…
La population gorronnaise : famille Gesteau (conclusion)…
Gorron au 18e siècle : Gorron en 1701, démographie…
Année 1736 : janvier/juin…
Gorron au 18e siècle : métier, le maître chirurgien juré…
Catégorie échanges :
Paul Lecoq : les vêtements et moyens de transport…
Catégorie fictions:
La Louve de la Thiercelinais : l’école…
Catégorie Point de vue :
Conseil municipal : 28 septembre 2017…
D’HIER ET D’AUJOURD’HUI
La rue de l’Eglise. Sur le cadastre ancien, elle partait de la rue du Bignon (comme actuellement) et montait jusqu’à l’ancienne église (entre les deux points rouges). De nos jours, elle est beaucoup plus courte : elle s’arrête au boulevard Faverie (point bleu). Le triangle au centre duquel se situe le gros point bleu, a été démoli pour ouvrir le boulevard.
La rue de l’Eglise actuelle se situe entre les deux points rouges sur le plan ci-dessous.
Rappel : l’église ancienne n’était pas exactement à la place de l’église actuelle.
Nous ouvrons ici une nouvelle rubrique qui succèdera à « Gorron en cartes postales ». L’ambition est de se promener dans le Gorron actuel et d’illustrer cette promenade de photos et de vidéos prises sur les lieux qui se rattachent à l’histoire de Gorron. Il vous faudra être indulgents pour la qualité des vidéos qui sont loin d’être professionnelles…
Cette promenade a été réalisée dans le cadre de l’assemblée départementale de la retraite sportive. Des reproductions de cartes postales anciennes permettaient aux participants à cette activité de repérer les lieux tels qu’ils étaient au début du 20ème siècle. Cartes postales qui nous servent pour illustrer les différents articles du blog et que les visiteurs réguliers du blog connaissent.
Le départ avait lieu devant la salle culturelle, au niveau de la Colmont que nous allons suivre pendant quelque temps.
L’orthographe peut varier d’un recensement à l’autre. Nous retrouvons plusieurs lignées de Lévêque rue de Bretagne qui n’ont pas de lien de parenté direct entre elles. Nous retiendrons celle qui semble avoir résidé rue de Bretagne le plus longtemps
Récapitulatif : nous retiendrons la lignée Amand Lévêque/Marie Collet
Amand Lévêque (originaire de Passais dans l’Orne), cordonnier, son épouse Marie Collet, ouvrière, mariés le 05 /10/1898 présents au moins depuis 1901.
Marie Collet, veuve Lecourt, marchande de chaussures en 1898, est la fille de François Collet, corroyeur, et de Marie Pouteau résidant rue de Bretagne au moins depuis 1881.
Nous retrouvons Amand Lévêque et Marie Collet, sans profession, en 1936, rue de Bretagne.
Cette lignée a résidé au moins pendant 55 ans rue de Bretagne.
Nous reviendrons, la semaine prochaine, sur la tombe évoquée la semaine dernière avec les noms de Lévêque et Collet qui ne semblent pas appartenir à la lignée retenue.
En conclusion : très ancienne famille gorronnaise dont nous retrouvons la présence au milieu du 18e siècle et que nous avons pu suivre jusqu’à la seconde moitié du 20e siècle.
Pierre Gesteau (journalier) ; Jean Gesteau/Julienne Margantin - Marguentin (mariés à Gorron en 1748) ; Pierre Gesteau/Suzanne Desmoulins (mariés en 1778 à Gorron) ; Françoise Gesteau (marchande)/Georges Rouillard (mariés en 1815 à Gorron).
Basile Gesteau (né avant le mariage de sa mère avec Georges Rouillard), teinturier / Marie-Louise Ruault, propriétaire (mariés en 1831 à Gorron), rue des Palmes ; Constant Gesteau, teinturier / Perrine Nezan-Lezan (mariés en 1869 à Ernée), rue de la Mairie ; Constant Gesteau / Augustine Moreau (mariés en 1900 à Gorron) rue de la Mairie.
Gabriel Gesteau, le frère de Constant reprend la teinturerie, rue de la mairie. On le retrouve avec sa femme Clotide en 1911 ; Gabriel Gesteau, teinturier / Jeanne Manoury, rue de la Mairie.
En 1975, Jeanne Gesteau/Manoury tient un commerce de teinturerie et de laine rue de la Mairie.
On entre dans une période de guerre. Le Roi Louis XIV rétablit un impôt (la capitation) dans le cadre des préparatifs de la guerre de succession d’Espagne. Le Duc d’Orléans, frère du roi meurt. L’Angleterre entre dans la coalition contre la France.
Démographie gorronnaise
L’augmentation de la population notée en 1700 se confirme en 1701 : 53 naissances pour 8 décès soit 45 gorronnais en plus.
Les naissances se concentrent en priorité lors des mois mars (9), avril (6), mai (9). Elles sont cependant présentes tout au long de l’année : janvier (5), février (5), juin (4), juillet (3), Août (3), septembre (3), octobre (3), novembre (1), décembre (2).
Les décès arrivent plutôt en fin d’année : novembre (2), décembre (2) et en milieu d’année, Mai (3).
On enregistre un seul décès d’enfant de moins d’un an.
Il n’y a que quatre mariages : janvier (2), mai (1), septembre (1).
Au Moyen Âge, on ne distinguait guère les barbiers des chirurgiens qui intervenaient manuellement sur le corps des personnes (couper les poils ou soigner les plaies ouvertes et autre petite chirurgie).
Au début du 18e siècle on distingue progressivement les maîtres chirurgiens des barbiers chirurgiens qui sont officiellement reconnus par un édit de 1691.
« Les Maîtres chirurgiens ont droit au port d’une longue soutane noire, ils sont dits de robe longue, souvent réunis en confrérie, qui pratiquaient les seules opérations possibles à cette époque : trépanation, cure de hernies, de fistules, taille vésicale, amputations. “On pratiquait aussi l’abaissement de la cataracte, l’exérèse de tumeurs diverses, notamment les cancers du sein, la ligature des varices, l’incision des thromboses hémorroïdaires, etc. »
Joseph Auger est maître chirurgien à Gorron en 1700. Nous le retrouvons avec sa femme Marguerite Garnier sur un acte de naissance de leur fille Françoise le 10 octobre. Il y est précisé « Maître chirurgien juré ». Nommé par ses pairs il faisait partie des « jurés » dirigeant la confrérie locale devant lesquels les nouveaux chirurgiens devaient se présenter.
Paul Lecoq, agrégé de lettres classiques, inspecteur général de l’Education Nationale
Rappel : Paul Lecoq parle de la vie à Gorron avant la Seconde Guerre mondiale dans la préface du livre de M. Béchet sur la libération de la ville.
« La vie rurale signalait partout sa présence….
… par les anneaux destinés à l’attache des chevaux… »
Ces anneaux dont Paul Lecoq parle dans la préface sont encore souvent visibles, scellés dans les murs des maisons et jardins de la ville.
« … par les vestes de velours ou de drap noir que portaient les gens de la campagne… »
« … Ils arrivaient au son des grelots dans des voitures semblables à celles qu’on voit décrites dans Madame Bovary… »
Les vêtements et les moyens de transports dont fait état Paul Lecoq, ont complètement disparu de nos jours. On peut les retrouver, par contre, sur les très nombreuses anciennes cartes postales correspondant à la première moitié du 20e siècle à Gorron.
Après sa formation d’institutrice au couvent des Ursulines, Françoise est recrutée par un prêtre pour enseigner aux filles d’un petit village. Elle reçoit une petite rente de la châtelaine de la paroisse ainsi que les rétributions scolaires de quelques parents aisés de ses élèves. Elle fait venir près d’elle, comme servante, son amie Adèle.
La novice a quitté les Ursulines clandestinement et a coupé les ponts avec sa famille qui ne sait pas où elle est partie. Les deux jeunes femmes s’installent dans une vie modeste qui leur convient malgré les mesquineries de certaines bigotes du village.
Adèle aide Françoise dans ses activités d’enseignement. Elles auraient pu vivre longtemps dans ce refuge mais les parents d’Adèle recherchaient activement leur fille. Quand des gens en armes vinrent enquêter dans le village, les jeunes femmes s’enfuirent vers la Thiercelinais en espérant y trouver de l’aide.
J’avais émis quelques réserves sur les décisions en la matière, notamment l’abattage des arbres. Après deux consultations concernant l’étude de l’aménagement de la place, une des deux a été retenue : aucune indication dans le compte-rendu sur le contenu de ces consultations et les raisons du choix. C’est regrettable.
Clocher de l’église
Une formule plutôt obscure pour les non-initiés « l’idée est d’installer une ligne de vie ». Je me permets de conseiller aux rédacteurs de penser à leurs lecteurs qui ne doivent déjà pas être très nombreux.
Réfection des trottoirs
Une suggestion : penser à ceux de la rue du Maine ne serait pas une mauvaise chose… Chose qui est faite par M. Millet, à juste titre, un peu plus loin. Quant au problème des mauvaise herbes, « il serait difficile de remédier à ce problème ». On aurait aimé lire les suggestions possibles. Comment font les autres villes, par exemple.
Création d’un comité des fêtes.
Aucune information sur les modalités de création de ce comité. Il me semble qu’avant de constituer le bureau, il est nécessaire de réunir une assemblée générale de tous les adhérents (après appel à adhésion). Procédure qui n’est guère habituelles à Gorron, apparemment.
Alors que j’étais en train de rédiger cet article, un texte anonyme (dommage) est arrivé dans ma boîte aux lettres mettant en cause le maire pour un éventuel conflit d’intérêts. Nous y reviendrons la semaine prochaine.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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