Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 12:14

Vous trouverez cette semaine (24ème /2013)

 

Catégorie histoire locale :

-          Trente glorieuses : assainissement de la ville…

-          Gorron : évolution des métiers (1962/1975)…(14)

-          Vie économique : les charcuteries…

-     Biographie : Jean-Jacques Garnier (8)…

 

Catégorie échanges :

-          Correspondance : Paris Gorron, mars 1942 (2)…

-          Souvenirs : l’ancien Collège d’Ernée (12)…

 

Catégorie fictions :

-          Saga Gorronnaise : un misérable exploit…

 

Point de vue :

-          La démocratie des crédules : la paresse cognitive…

 

( ! ) Un problème technique empêche l’ouverture de la catégorie « fiction ». Vous pouvez y accéder en cliquant directement sur les articles.

 

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI…

 

stade-lucien-dolle-gorron.jpg

 

Dans le prolongement du complexe sportif Lucien Dollé, un autre complexe a été construit entre la route de Brecé et la route de St Etienne. On lui a donné le nom d’un autre maire de Gorron : Maurice Dufour.

 

stade-lucien-dolle-gorron---Copie.jpg

 

On y retrouve un stade de football (entouré d’une piste d’athlétisme), prolongé par deux terrains d’entraînement divers et bordé par deux courts de tennis couverts.

Partager cet article
Repost0
15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 12:11

Evolution de la salubrité publique sur la commune (assainissement, eau potable, ramassage des ordures…)

 

Avant la Seconde Guerre mondiale, on accédait à l’eau potable grâce à de nombreuses pompes publiques. Les égouts de la ville se déversaient dans les ruisseaux qui pouvaient traverser les propriétés privées. Les ordures quotidiennes (boues) ramassées par les employés de la ville étaient entreposées sur le champ de foire puis vendues comme engrais. L’ancienne carrière de pierre de la Pierre Pichard servait aussi de dépôt d’ordures.

 DSCN3953.JPG

Dès 1945 des projets d’alimentation en eau potable et d’évacuation des eaux usées (« Tout à l’égout ») sont mis en discussion.

 

La réalisation et l’extension de ces projets demanderont de nombreuses années. En 1951, on pose des canalisations pour l’arrivée de l’eau potable dans la rue Corbeau-Paris. En 1953, tous les usagers ont droit à un robinet gratuit dans leur maison, à l’endroit de leur choix. En 1956  on construit une station d’épuration des eaux usées (un nouveau projet verra le jour en 1963).

En 1958, la commune traite avec la Sablaise des eaux pour l’exploitation et le service des eaux ; les immeubles sont branchés sur le réseau d’assainissement. En 1966, le réseau d’assainissement est étendu.

 

En ce qui concerne les ordures ménagères et la décharge de la Pierre Pichard, il y a peu d’évolution. Mis à part l’achat d’une benne à ordures en 1970.

 

En 1960, on vend toujours les « boues » et les ordures ménagères. En 1962, une personne se noie dans la carrière de la Pierre-Pichard dans laquelle s’accumule l’eau stagnante. En 1966, le dépôt d’ordures de la Pierre Pichard est loué. En 1969, il est dératisé…

 

 

Partager cet article
Repost0
15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 12:06

L’évolution des métiers de 1962 à 1975.

 

Les éléments en rouge correspondent aux pages du recensement dépouillées pendant la semaine. Le nombre total indiqué correspond au recensement de 1962.

 

Agriculture / élevage : 180.

Agent technique d’élevage, jardinier, maréchal expert, contrôleurs laitiers (3), vétérinaires (5), pisciculteur, grainetier, ouvrier horticole, ouvriers(ères) pépiniéristes (9), cultivateurs(rices) (16), marchand de bestiaux, motoriste agricole, paysagiste, pépiniéristes (5), inséminateurs (2),  mécaniciens agricoles (2), exploitant agricole, agent du contrôle laitier, ouvrier agricole, négociant en aliments du bétail, employés de ferme (2), porcher, horticulteur, apprenti horticulteur, fleuriste, éleveur, négociant en bestiaux, aide de culture, paysagiste, commerçant graines engrais, ouvrier mécanicien agricole.

 

Usines : 178.

Ouvrières soudeuses (9), ouvrier(ères) d’usine (99), ouvrière mouleuse, manutentionnaire, piqueuses (6), mécanicienne manutentionnaire, soudeuse, contremaître métallurgiste, coupeur en chaussures, tourneur, stratifieuse, piqueuse en chaussures, tourneur sur métaux, tourneur ajusteur, ouvrier en métallurgie, ouvrière piqueuse, chef d’atelier, ouvriers tôliers (2), ouvrière en chaussures, ajusteur, ouvrier fraiseur, directeur d’usine (chaussures), chaudronnier, conducteur de presse.

 

Travail du bois / ameublement : 67.

Ouvriers menuisiers (18), apprenti tapissier, ouvriers ébénistes (3), scieur de bois, apprentis menuisiers (3), menuisiers ébénistes (3), tapissiers/décorateurs (3) ébénistes (3), menuisiers (4), manœuvre menuisier, vernisseur, tapissiers (2), gérants de société (Monnier) (2), ouvriers tapissiers (2), représentant meubles, décorateurs(ices) (2), ouvrier de scierie, ouvriers ponceurs (2). Ouvrier vernisseur.

 

Employés maison : 66

Employées de maison (11), femmes de ménage (15), aide ménagère.

 

Nourriture / restauration : 49.

Débitants(es) de boisson (7), commerçantes alimentation (3), bouchers(ères) (6), employée de boucherie, charcutier, ouvriers charcutiers (2), boulangers(ères) (7), ouvriers boulangers (2), ouvrier boucher, restauratrices (2), employés de restaurant (2), cuisiniers (3), chefs cuisiniers (2), gérante alimentation, serveuse, hôteliers(ères) (2), boucher charcutier, boucher marchand de bestiaux, employée de bar, charcutiers(ères) (2), gérants(es) Economique (2), vendeur alimentation négociant bière et charbon.

 

Administration /  comptabilité / bureaux : 40.

Inspecteur d’assurances, employés de banque (5), comptables (4), employés de bureau (15), secrétaires (10), agents d’assurances (2), clercs de notaire (3), employée aux écritures, secrétaire/vendeuse, directeur de banque, employés d’assurances (3), employé d’assurances, gérant Crédit Mutuel, agent bureau, secrétaire d’atelier, secrétaire de mairie, sténos dactylos (3), secrétaire dactylo, aides comptables (2), agent du recouvrement du Trésor, agent du Trésor, secrétaire comptable, notaires (2), agent d’administration principal des P.T.T., secrétaire aide comptable, aide comptable vendeuse, employé des P.T.T., agent technique eaux et forêts, agent d’exploitation P.T.T., dactylo caissière, receveur local des impôts, préposé aux P.T.T., aide comptable, employées aux écritures (3), adjointe de direction.

 

Bâtiment : 40.

Plâtrier, ouvrier chauffagiste, artisan maçon, ouvriers peintres (2), monteurs en préfabriqué (3), menuisier, ouvriers charpentiers (6), plombiers chauffagistes (3), plombier, ouvriers maçons (11), couvreur/ zingueur, charpentiers/couvreurs (2), peintres en bâtiment (4), menuisier artisan, entrepreneurs de maçonnerie (3), charpentiers (2), carreleur, entrepreneur, ouvriers électriciens (3), peintre décorateur, ouvriers plombiers (4), chef de chantier, chefs d’équipe (2), plombier électricien, maçon, peintre.

 

Mécanique / automobiles / chauffeurs : 40.

Transporteur moniteur auto-école, ouvrier mécanicien auto, conducteurs d’engins (2), dessinateur construction mécanique, chauffeurs de taxi (2), chauffeurs livreurs (8), électromécanicien, chauffeurs (3), mécaniciens cycles (2), ouvrier mécanicien cycle, mécaniciens (4), chauffeurs (6), ouvriers mécaniciens (7), chauffeurs routiers (2), transporteurs (2), chauffeur de car, garagistes (2), tôlier réparateur.

 

Habillement : 38.

Commerçants mercerie bonneterie (3), commerçantes de chaussures (4), cordonniers (2), commerce teinturerie laine, ouvrier teinturier, commerçante de laine, commerçant chapellerie, commerçants en bonneterie (2), vendeurs en confection (2), commerçants(tes) en confection (4), vendeurs nouveautés, mécanicienne en confection, corsetière, couturières (4), piqueuse en confection, repasseuse.

 

Artisanat divers (36).

Coiffeurs(euses) (9), photographes (2), sellier/litier, quincailliers/plombiers (2), horloger,  typo-offsetiste, typographes (3), tonnelier, plombier, négociant fuel/charbon, négociant bière/vin, bourrelier, artisan forgeron, installateur électroménager, compositeur typographe, électricien

 

Commerçants divers (22).

Employé(es) de commerce (8), gérante de bijouterie, apprentie vendeuse, commerçants (3), commerçant en tapis, quincaillier, représentants de commerce (3), vendeurs(euses) (5), dépôt de presse/tabac, gérante de magasin, vendeuse comptable, droguiste, commerçante droguerie, représentant, délégué commercial, agent commercial, employé de magasin, radio électricien.

 

Enseignement : 19.

Instituteurs(rices) (21), éducatrices (2), maîtresse de maison (familiale), directeurs(rices) de CEG (2), étudiant(es) (3), professeurs (9), femmes de service (2), employée communale, institutrice remplaçante, enseignante, aide maternelle.

 

Santé : 19

Pharmacien d’officine, docteur en médecine, infirmières (2), préparateurs en pharmacie (2), aides soignantes (3), chirurgien dentiste, agents hospitaliers (2), religieuses infirmières (2), infirmière,

 

Divers : 16.

Magasiniers (6), manœuvres (5), manutentionnaires (7), artiste peintre, concierge, frigoriste, agent technique, , PDG, gérant d’entreprise, chef d’entreprise, directeur de succursale, gérant de société, ouvrier, agents de travaux (2), câbleurs(ses) (5), monteur en chalet, confectionneurs(ses) (4), agent de direction,  employée de laboratoire, S M électricien, prêtres catholiques, présentatrice, électricien frigoriste, chef de service achat, aide familiale, technicien en matière plastique, testeur, ouvrier frigoriste, chef outilleur, micro-électricien, ouvrier manœuvre, retoucheuse, monitrice, ouvrière câbleuse, chef de service, adjointe de direction, agent de maîtrise, technicien, fontainier, employés communaux (2), gardienne d’enfants.

 

Voirie : 13.

Cantonnier communal, assistant technique Ponts et Chaussées, conducteur TPE, cantonniers (2), agent des TPE

 

Police /  justice : 8.

Huissier de justice, garde-champêtre.

 

Evolution

 

Nouveaux métiers / nouvelles appellations :

 

Conducteur de presse, chaudronnier.

Spécialisation qui correspond aux activités industrielles (métallurgie : SERAP ou EMO).

 

Aide ménagère.

Aides à domicile mises en place par l’association « Familles Rurales ».

 

Radio électricien.

Développement de l’électroménager.

 

Fontainier.

Traitement des eaux.

Partager cet article
Repost0
15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:58

Charcuterie : 4, Place du Général Barrabé.

 

Familles : Poirier/Forget/Guérin.

 

En 1975, Jean Guérin (originaire de Colombiers du Plessis) et Marie-Josèphe Guérin/Mabile (originaire de Lesbois) tiennent la charcuterie, 4 Place du Genéral Barrabé.

 

Avant 1936, il n’y a pas de charcuterie à cette adresse.

 

En 1936, Joseph Poirier (originaire de Lesbois) et Madeleine Poirier (originaire d’Ambrières) pourraient tenir cette charcuterie mais elle est recensée rue Jean-Jacques Garnier. Les époux Poirier exerceront dans la charcuterie de la Place du Général Barrabé.

 

En 1962, ce sont André Forget (originaire de Mézières sur Seine) et Marcellina Forget/Aristin (originaire de Mézières sur Seine) qui tiennent la charcuterie.

 

Charcuterie : 17 et 19, rue de Bretagne.

 1925---Copie.jpg

Famille Launay

 

En 1962, Georges Launay (originaire de Coulai ?) et Odette Launay/Bourdon (originaire de Gorron) tiennent la charcuterie, 17 et 19 rue de Bretagne. En 1975, les numéros ne sont pas recensés (erreur de recensement) ?

 

Avant 1936, il n’y a pas de charcuterie à cette adresse.

 

En 1936, c’est déjà Georges Launay et sa femme qui tiennent la charcuterie.

 1925.jpg

Les charcuteries pendant les Trente Glorieuses

 

Sur les trois charcuteries recensées pendant les Trente Glorieuses, une seule existait à la même adresse avant la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit de la charcuterie au n° 15 de la Grande Rue.

 

En 1921, il y avait déjà trois charcuteries mais, pour deux d’entre elles, à une autre adresse.

Partager cet article
Repost0
15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:56

Biographie de Jean-Jacques Garnier (8).

 

La fratrie.

 

Dans les sources retenues (voir articles précédents), on peut relever :

-          Marie-Madeleine Galesne, sa femme, lui aurait donné six enfants (quatre garçons, deux filles). Pour certains, Jean-Jacques est l’aîné des enfants. Pour d’autres, le quatrième.

-          Parmi ces enfants, l’aîné Guillaume aurait hérité du domaine de son père. François serait devenu curé de Lesbois, Julien, curé de Hercé. Les deux filles seraient devenues religieuses.

 

La consultation des registres paroissiaux permet de rectifier ou apporter des précisions.

 

L’aînée est une fille : Marie Madeleine. Elle est née le 29 décembre 1724. Elle s’est mariée le 18 janvier 1753 à Eloy Prodhomme, veuf, originaire de Colombiers du Plessis. Elle serait décédée le 04 janvier 1800 à Gorron.

 

L’existence d’un garçon Guillaume, aîné de la famille, auquel le père aurait transmis le domaine, n’est pas confirmée. De la même façon, l’information selon laquelle  les deux filles  seraient devenues religieuses est en partie contredite par les actes consultés.

 

Le second enfant est aussi une fille : Renée Marie. Elle est née le 23 octobre 1726. Elle est décédée le 15 janvier 1727.

 

Le troisième enfant est encore une fille : Geneviève Marguerite. Elle est née le 04 mars 1728. Il n’y a pas trace de son décès sur la commune de Gorron. Peut-être est-elle une des deux religieuses évoquées dans les sources déjà citées ?

 

Jean-Jacques est donc le quatrième enfant, aîné des garçons, né le 18 mars 1729.

 

                                                                                              Suite la semaine prochaine…

Partager cet article
Repost0
15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:55

Un misérable exploit…

 

C’est pourtant peu de temps après que je gravis encore un échelon sur l’échelle du sordide. La pluie avait cessé. L’accalmie guerrière aussi. Il était en effet difficile d’imaginer une sortie. Les soldats alourdis par la boue tentant d’escalader un parapet mouvant ? La scène paraissait grotesque même pour nos chefs les plus belliqueux. Nous avions donc repris nos charges héroïques au cours desquelles mon souci premier était d’éviter les expositions inutiles. L’affaire était délicate car il ne fallait pas que ma pauvre protection soit prise pour une lâcheté condamnable. Il était en effet parfois plus dangereux de se protéger que de s’exposer. On pouvait échapper aux balles de l’ennemi. A celle du peloton d’exécution, c’était tout simplement impossible.

Ce jour-là donc, emporté par une charge pour une fois victorieuse, je me trouvai au contact direct avec l’Allemand. La plupart avait fui, laissant dans la tranchée sacrifiée quelques pauvres hères. Les uns trouvant là leur moment de gloire, se défendant rageusement, espérant une mort digne. Les autres, levant piteusement les mains, songeant sans doute à leur femme et leurs jeunes enfants. Je glissai sur le dos, la baïonnette au fusil, dans la tranchée ennemie et tombai sur un homme de mon âge, serrant son fusil, hésitant un instant sur l’attitude à prendre. S’il avait eu en face de lui un Français déchaîné hurlant sa haine, il aurait sans nul doute tenté d’épauler et tirer. Mais mon arrivée insolite, cette glissade dorsale, mon allure peu martiale, ont dû l’intriguer un instant. On dit que cela dure une fraction de seconde. Je ne pourrais le confirmer. J’eus le temps d’imaginer deux scénarios possibles : la levée des mains ou la charge avec la baïonnette. Le second l’emporta avant même sans doute que le soldat eût fait son choix.

Le réflexe prit le pas sur la conscience de l’acte. Ces manœuvres ridicules et répétitives qui ponctuèrent notre formation au combat pouvaient donc servir à quelque chose. La baïonnette s’enfonça dans le ventre bien plus mou que le mannequin de son qui nous servait alors. L’Allemand eut l’air surpris. Je le fus aussi. C’était donc si facile. Au moment où j’écris ces lignes, je ressens encore cette jubilation obscène. Le lâche soulagement, sans doute, d’avoir sauvé ma vie. Mais plus encore, peut-être, le sentiment de puissance de l’avoir ôtée à l’autre. L’euphorie malsaine ne dura guère. La surprise dans les yeux du soldat laissa la place à l’indicible douleur. Et si mécaniquement je remontais la baïonnette comme on me l’avait appris, déchirant, fouillant, pour être bien sûr de commettre l’irréparable, l’horreur tout à coup m’envahit. Et c’est tremblant, hurlant, les yeux pleins de larmes que je terminai l’affaire selon les règles transmises. L’ennemi ne bougeait plus. J’avais rempli ma tâche.

 

Partager cet article
Repost0
15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:54

Correspondance pendant la Seconde Guerre mondiale…

 

Nous avons vu, jusqu’à présent, que la vie parisienne était difficile au niveau nourriture, chauffage, bombardements. Cette semaine viennent s’ajouter des problèmes de garde d’enfant.

 

« Paris le 21.3.42 »

 

« Hier j’ai bien reçu votre lettre datant du 18 et le 18 celle du 17 (…)  ordinairement, les colis mettent 3  jours»

 

Malgré l’occupation, les actes de guerre… on voit que la Poste continue à fonctionner correctement.

 

« En ce moment, je n’ai pas de chance je suis embêtée pour mon petit Gilbert je m’occupe de la mettre quelque part c’est bien difficile en ce moment j’espère bien trouver quand même. »

 

Nous retrouverons les difficultés de garde de l’enfant dans la suite de la correspondance.

 

« Je vous remercie pour les tickets de pain ça me rend grand service mais faudrait pas vous en priver pour moi ».

 

Le rationnement est draconien. Chaque personne a droit à une certaine quantité de nourriture en fonction de l’âge, de la profession…

Partager cet article
Repost0
15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:50

Les méritants et les autres…

 img984.jpg

          Non, ce n’est pas M. Debon (quoique pour la taille…) mais l’auteur de ces lignes photographié par Alain lors de notre dernière intrusion en 1996 alors que le collège/lycée allait disparaître très rapidement.

 

            Derrière la grande porte de bois, sur la droite, les bureaux de la direction. A l’avant, celui du Surveillant Général sur lequel je reviendrai. A l’arrière celui du Principal. C’est dans ce bureau qu’étaient distribuées les « hautes » récompenses aux élèves méritants.

 

            Il existait alors un « tableau d’honneur mensuel »  et des « félicitations  trimestrielles ». Ce sont ces dernières qui étaient solennellement délivrées dans le bureau du Principal. Certains pouvaient être fiers d’avoir obtenu ces distinctions. Ils déchantaient un peu, à la sortie, sur les marches désormais envahies par les herbes. Une haie d’honneur pouvait les attendre et les ramener sur terre grâce à quelques quolibets rappelant que le « bon élève » on dirait « l’intello » actuellement, n’était que le « chouchou » servile de l’autorité.

 

          Derrière cette porte, dans le hall, une grande armoire renfermait le stock de friandises  vendues au bénéfice de la coopérative scolaire. Comment pouvions-nous nous gaver de chocolats et autres bonbons à l’étude de fin d’après-midi, juste avant le dîner ? Mystère.

 

        Près de cette armoire, l’escalier menant aux appartements du Principal. On disait qu’un élève un peu particulier montait parfois la nuit dans ces appartements pour regarder dormir Monsieur le Principal et Madame. Le même élève aurait réalisé d’autres exploits. Celui par exemple de cambrioler, toujours la nuit, un magasin d’électroménager de la ville. Et d’être fièrement rentré dans son dortoir en faisant fonctionner les transistors volés. Il aurait aussi cambriolé la recette de la vente des friandises de la coopérative scolaire. C’est cette « vilenie » qui causa sa perte après une enquête menée dans le collège par des policiers accompagnés de chiens… L’année suivante, le même, qui ne fréquentait plus l’établissement avait menacé, une nuit, de mettre le feu au collège, ou de le faire sauter, je ne sais plus, déclenchant une alerte bienvenue qui permit aux élèves de quitter momentanément les dortoirs.

 

Partager cet article
Repost0
15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:48

La paresse cognitive…

 

La « Démocratie des crédules » met en évidence certains mécanismes qui peuvent expliquer la force des croyances face aux vérités « scientifiques ». Il ne s’agit pas ici de donner des leçons mais de mieux connaître ce qui peut expliquer nos comportements. Car ces mécanismes sont à l’œuvre chez chacun d’entre nous.

Face à deux explications contradictoires d’un même phénomène, on aura spontanément tendance à choisir la plus simple, celle qui demande le moins d’efforts (en terme de réflexion cognitive : mise en œuvre de raisonnement logique et de recherches de connaissances) et la plus séduisante (en terme de mise en œuvre de l’imaginaire). L’exemple le plus banal étant le recours à la présence d’extraterrestres  quand un phénomène non identifié apparaît dans le ciel. Phénomène dont l’explication nécessite une analyse scientifique peu simple à comprendre.

Encore faut-il que l’explication la plus simple ait quelque crédibilité. Sinon on sombre alors dans la pathologie mentale délirante. Ce qui peut parfois être le cas dans certaine dérives sectaires.

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 12:08

Résumé 27b

 

ADMINISTRATION

 

La population

Les premières données disponibles datent du 17èmesiècle. On enregistre une augmentation de la population jusqu’aux années 1880 (avec des irrégularités liées aux épidémies, famines, guerres… jusqu’à la Révolution) puis une progression générale grâce, notamment, aux progrès de l’hygiène et de la médecine. Au 19ème siècle l’agglomération gorronnaise attirent les habitants des campagnes. Puis l’agglomération elle-même perd des habitants au profit des villes qui connaissent une plus grande industrialisation.

 

Les voies de communication

Des chemins, plus ou moins praticables, relient progressivement l’agglomération à ses voisines dans les quatre grandes directions mais il n’y a pas de route importante avant le 19èmesiècle. Dans la ville elle-même, des rues étroites, sinueuses, s’organisent selon deux grands axes : nord/sud, de l’église et les halles vers la rivière et les moulins ; ouest/est, parallèlement à la rivière. Au 19èmesiècle, de nouvelles voies seront ouvertes, d’autres seront retracées et viendront renforcer le réseau ancien. Ce réseau n’évoluera plus, significativement, jusqu’au milieu du 20ème siècle.

 

La noblesse et le château

La présence d’un château est attestée à Gorron dès le 11èmesiècle. Les propriétaires successifs de ce château destiné à asseoir leur pouvoir, à défendre leur territoire et à protéger la population font partie de différentes familles nobles (anglaise, puis françaises). Les fortifications dépendantes de ce château ont connu plusieurs destructions et reconstructions. On en retrouve des traces à l’emplacement de l’ancien donjon, sur la parcelle dénommée « le Château » sur laquelle existe une tour plus récente reposant sur des fondations très anciennes. Le logis de la Renardière (dans l’enceinte de la maison de retraite actuelle) dépendait vraisemblablement du château. Celui-ci, en tant qu’habitation des seigneurs de Gorron, était déjà en ruines en 1404. Des maisons ont été construites sur l’emplacement de l’ancienne forteresse qui se situait vraisemblablement sur la parcelle actuelle « Le château » à la butte St Laurent.

 

L’administration de la châtellenie

Les familles nobles, propriétaires de la châtellenie, n’administraient pas directement la ville. Des gouverneurs au temps de la domination anglo-normande qui représentaient la maison royale d’Angleterre aux baillis à la tête de toute une circonscription administrative judiciaire et financière, des responsables directs de la justice, des finances, de la police... vivaient dans la ville.

Ces juristes, alliés aux riches familles commerçantes se développèrent, acquirent des terres, des immeubles, et leur pouvoir s’affirma lors de la Révolution. Ils supplantèrent alors les familles nobles et jouèrent un rôle fondamental dans la vie des communes comme celle de Gorron.

 

L’administration de la commune

La bourgeoisie d’ancien régime, active pendant la Révolution, assurera en grande partie l’administration de la ville au 19èmesiècle. Qu’ils soient élus ou désignés par les différents régimes politiques qui se sont succédé (royauté, empire, république…), on retrouvera les descendants de ces familles fortement représentés dans les fonctions de maires ou de conseillers municipaux.

L’évolution économique de Gorron, avec notamment l’apparition d’entrepreneurs, industriels (tannerie, chaussures, mécanique…) changera progressivement la composition des conseils et portera à leur tête les représentants de ces catégories socioprofessionnelles nouvelles et dynamiques. Les catégories (recensement de la population) : propriétaires puis propriétaires exploitants cèdent progressivement le pas à une représentation diversifiée des acteurs économiques de la commune.

 

L’Eglise

Nous avons vu le rôle important joué par la noblesse et son château dans l’administration de la ville de Gorron. Parallèlement, une autre institution joua, elle aussi, un rôle incontournable dans l’organisation de la ville : l’Eglise catholique.

On ne peut préciser l’origine du regroupement et de l’organisation d’une communauté catholique à Gorron. Sa présence en tant qu’assemblée de fidèles est attestée dès le 11ème siècle, au même titre que le château. En ce qui concerne l’édification d’édifice religieux sur la paroisse, on peut faire état d’un couvent (vers la Pierre Pichard), d’une église (vraisemblablement proche de l’église actuelle), au 16èmesiècle, et de trois chapelles (St Etienne, St Laurent, le Bignon) plusieurs fois détruites et réédifiées. Seule la chapelle du Bignon (reconstruite en 1860) existe encore actuellement.

 

L’administration de l’église : la Fabrique.

Les biens de l’église, dans une ville comme Gorron, étaient assez importants. Au-delà des revenus réguliers (dîmes, casuel), les dons, legs, fondations étaient nombreux. Ces biens étaient administrés par un procureur, à la tête d’un conseil de paroissiens : la Fabrique.

Nous retrouvons, dans cette fonction, les représentants des familles de juristes qui géraient aussi les biens de la noblesse et qui administreront la commune après la Révolution.

Les prêtres à titre personnel, la Fabrique en tant que telle eurent un rôle important dans des secteurs comme l’aide aux pauvres, l’enseignement et les soins aux malades. Après la Révolution, l’Eglise tenta de maintenir son influence tout au long du 19èmesiècle mais les institutions publiques réduisirent significativement cette influence.

 

L’enseignement

Les premiers documents faisant état d’écoles à Gorron datent du 15ème siècle (1494). Jusqu’à la Révolution, des activités d’enseignement sont régulièrement attestées dans la paroisse. Elles se situent vraisemblablement sur le domaine de la Renardière (actuelle maison de retraite) et sont assurées dans des locaux le plus souvent légués par des prêtres ou des nobles. A partir du milieu du 18ème siècle, l’enseignement pour les filles est dispensé par des religieuses (sœurs de la Chapelle au Riboult). Celui pour les garçons est dispensé par des maîtres d’écoles laïcs.

Après la révolution les écoles deviendront communales. L’école des filles et la maternelle resteront près de la Butte St Laurent. Celle des garçons se situera d’abord sur l’actuelle propriété, 21 boulevard Faverie, puis rue de Normandie (école primaire publique actuelle). Après les grandes lois sur l’enseignement public, laïque, gratuit et obligatoire des années 1880, un enseignement privé confessionnel, concurrent du système public, sera créé, près de l’église, dans les locaux actuels (collège et écoles).

 

La santé

Comme pour l’enseignement, des documents font état de l’existence d’une léproserie à Gorron dès le 15ème siècle. Elle se situait du côté de la Pierre Pichard actuelle. Au 18ème siècle, sur le domaine de la Renardière (proche de la Pierre Pichard), les religieuses assuraient aussi le soin et le soulagement des pauvres malades. Cette activité se poursuivit dans la création d’un hospice en 1822. Ce sont toujours des religieuses qui dispenseront des soins ambulatoires dans la clinique créée en 1900, rue de Normandie.

Dans cette clinique exerceront aussi des médecins libéraux. Des activités relevant du domaine de la santé (anciens chirurgiens, médecins, pharmaciens, sages-femmes…) se retrouvent dans les listes de recensement de la population dès le 19ème siècle. En général, deux médecins et deux pharmaciens exercent à Gorron tout au long du 19ème et du 20ème siècle.

 

La justice, la police

Avant la Révolution, la justice et la police dépendaient du seigneur de Gorron, représenté par un bailli. Les jugements, les condamnations et l’exécution des peines se faisaient donc dans la ville elle-même, quelle que fut la gravité des crimes et des délits.

La Révolution a remplacé la justice et la police seigneuriales par des institutions nationales. Des brigades de gendarmerie ont été installées dans chaque canton. Une caserne de cinq gendarmes est donc implantée à Gorron depuis cette époque. Elle s’est d’abord située dans l’actuel presbytère puis, rue de la Montée, puis rue Corbeau-Paris.

Parallèlement, une justice de paix (juge de paix, greffier de paix, huissier de paix) justice de proximité chargée des petits conflits, s’est exercée dans la ville jusqu’au milieu du 20ème siècle

 

L’aide sociale

Avant la Révolution, l’aide aux pauvres appelés souvent indigents venait de l’Eglise et de familles fortunées. Cette aide, basée sur la charité, a perduré après la Révolution. Mais, progressivement, dès l’an V (1796/1797) avec les bureaux de bienfaisances, elle a commencé à s’institutionnaliser. Communale d’abord puis s’élargissant au niveau national, elle a abouti à la Sécurité Sociale après la Seconde Guerre mondiale. Parallèlement, des sociétés d’entraide ont vu le jour à l’initiative des citoyens eux-mêmes. C’est ainsi qu’à Gorron, dès la seconde moitié du 19ème siècle, ont été crées plusieurs sociétés de secours mutuels. La plus ancienne étant celle des Sapeurs Pompiers, fondée en 1861.

 

Les drames

La population gorronnaise a connu, au cours des siècles, des drames liés aux calamités naturelles, aux épidémies, aux disettes, voire famines… Mais ce sont surtout les guerres qui par leurs nombreuses dévastations ont pesé sur elle. Invasions (Germains/Bretons/Normands…), guerres seigneuriales (nombreux conflits entre Bretons/Normands/Anglais/Français au cours du XIIème  siècle ;  Guerre de Cent ans entre Anglais et Français aux XIVème et XVème siècles ; Guerres de religion et trouble de la Ligue au XVIème siècle….), et conflits internationaux (guerre contre la Prusse en 1870, contre l’Allemagne en 1914/18). Si cette dernière ne s’est pas déroulée sur le territoire de la commune, la population fut cependant très éprouvée par le nombre de Gorronnais ayant trouvé la mort au cours de ce conflit (127, dans une tranche d’âge de 18 à 40 ans).

 

Les fêtes, les loisirs

En dehors des activités de loisirs privées, la population gorronnaise organisait des fêtes collectives puis, progressivement, des associations proposèrent, notamment aux enfants, des loisirs qui se développèrent particulièrement au début du 20èmesiècle. Ces fêtes étaient liées à ce qui structurait la vie quotidienne : l’économie et la religion. Quatre foires annuelles étaient l’occasion de réjouissances : une seule perdurera, la Foire Fleurie (le dimanche et le mercredi précédant les Rameaux). La Fête Dieu mobilisait aussi toute la population pour la décoration des rues et la création de reposoirs dans les quartiers.

Au milieu du 19èmesiècle, le comice agricole devint progressivement un moment festif très important, accompagné de divertissements divers (courses cyclistes, feux d’artifice, fêtes des fleurs…).  Des associations se développèrent par la suite comme la Jeanne d’Arc puis l’Amicale Laïque. Elles offrirent de nombreuses activités dans les domaines sportifs, musicaux, théâtral…

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de jouvinjc
  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
  • Contact

Texte Libre

Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

Recherche