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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 12:14

L’ancien collège d’Ernée …

Les salles d’études (2).

Cet instituteur avait donc pour objectif de remonter le niveau et de restaurer une certaine discipline. Ambition louable mais qui passait parfois par un autoritarisme discutable. La tenue des élèves par exemple devait s’améliorer. On ne tolérerait plus les cheveux longs (tout est relatif, cela se passait tout de même avant 1968). Et c’est le Surveillant Général qui décidait de la longueur acceptable ou non de ces cheveux. Tout élève désigné devait, dans la semaine même, passer chez le coiffeur qui exerçait son art dans l’établissement. Il y eut quelques résistances et la plus originale fut le rasage de tête. Je me souviens du retour à l’étude, après un passage théorique aux toilettes, d’un de ces élèves, la tête rasée de près. Cela nous permit un moment de franche rigolade au désespoir, sans doute, du pauvre surveillant qui officiait ce jour-là.

Salle d'étude

Salle d'étude

Heureusement, il y avait toujours la possibilité de s’évader un peu. A l’étude de fin d’après-midi, on se « goinfrait » de friandises achetées à la coopérative scolaire qui nous aidaient à souffrir sur nos devoirs et nos leçons. A celle du soir, nous arrivions à lire des ouvrages pas tous autorisés. Nous avions ce que nous appelions « nos caisses ». Des boîtes en bois fermées par des cadenas dans lesquelles nous rangions nos affaires. Certains surveillants autorisaient les élèves à placer ces « caisses » sur les pupitres eux-mêmes. Et, derrière elles, on découvrait parfois un espace de liberté appréciable. Ce qui pouvait devenir insupportable au Surveillant Général qui décrétait brutalement une fouille générale des caisses après avoir fait sortir tous les élèves. Ces mesures qui s’approchaient parfois de l’encadrement d’un pénitencier aboutissaient le plus souvent à quelques pauvres prises de magazines un peu licencieux qui paraîtraient bien anodins aux enfants d’aujourd’hui. Et, comme bien souvent, ces opérations spectaculaires ignoraient les comportements les plus répréhensibles classiques dans ce genre de communauté.

L'ancien Collège d'Ernée...
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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 12:12

Le retour…

Le premier jour fut consacré à la famille et aux voisins. On respecta mon silence. Il y avait les curieux pas vraiment concernés. Et ceux dont les enfants participaient à l’horreur soupçonnée mais pas encore connue. J’aurais voulu rassurer ces parents qui contrôlaient mal une angoisse permanente. Mais il m’était impossible de leur mentir. Quant à décrire ce que j’avais vécu, il aurait été criminel de m’y complaire. Ce sont les curieux qui m’ont permis de résister aux demandes émouvantes perçues dans le regard des mères. De ressentir leur déception de voyeurs égoïstes renforçait mon mutisme qu’on finit par respecter. Je participais malgré tout aux repas que chacun voulait m’offrir. Je crois que mes parents furent surpris par les verres que je pus alors engloutir. Surtout ceux remplis de goutte, cet alcool qui m’avait toujours fait horreur. Je n’étais pas devenu dépendant comme beaucoup de mes camarades au front. Mais, par habitude, j’allais vers cet état où la réalité devenait un peu flottante et une joie un peu triste s’insinuait, vénéneuse. Heureusement, lorsque je sentais ma langue trop se délier je savais stopper ma consommation. D’ailleurs il me fallait très vite rentrer me coucher comme si j’avais à réparer le sommeil massacré par mes nuits de veille sur le front.

La fin de la permission arriva bien vite. Je passais mes dernières heures, seul, près de la rivière. Le Taillis de la Mort, malgré son nom, était pour moi un refuge. J’y avais connu les jeux d’enfants, les cabanes bricolées avec des branches mortes et des fougères entrelacées. Et ces batailles enfantines qui recélaient peut-être déjà les racines du mal que je connaissais désormais dans la réalité triste. J’y avais aussi connu des moments légers, délicieux, près de l’eau dont le cours se heurtait à un petit barrage de pierres immergées. La pêche pour moi servait de prétexte. Je n’aimais pas voir les poissons s’asphyxier lentement, les yeux exorbités, battant de la queue dans l’herbe. Je m’arrangeais toujours pour tendre ma ligne dans des endroits improbables, au risque d’accrocher mon hameçon dans les nénuphars tapissant les bords de la rivière. Et je passais des heures à me laisser bercer par les clapotis et à tenter de déchiffrer les nuages.

Avoir retrouvé ces doux moments m’apporta un peu de joie mais en même temps rendit plus difficile le retour inévitable. Je me confiai à ma mère, évoquant avec elle la perspective de déserter. Je retrouvai des illusions d’enfance. Je me voyais caché dans les broussailles du taillis, pourquoi pas abrité par une de nos anciennes cabanes. Mon père vint brutalement détruire mes rêves immatures. Il évoqua les gendarmes, la honte sur la famille et le conseil de guerre. Et même si ma vie je la mettais chaque jour en danger dans cette guerre infâme, l’heure de la mort restait pour autant incertaine. La sentence prononcée, la certitude est là. Je ne me vis pas affronter la torture morale de l’attente de l’exécution programmée. Et je repris un soir la vieille Ford du père Bayet avec quelques malheureux soldats, muets et tristes. D’une tristesse lourde faite de silences et parfois de sanglots.

Avant d’arriver au front, nous croisâmes dans des gares d’heureux permissionnaires. En nous voyant remonter ils masquaient leur joie, par respect sans doute. Ce qu’ils ne pouvaient savoir c’est que nous luttions nous-mêmes contre des sentiments contraires pour ne pas gâcher le plaisir escompté qui allait s’abîmer dans la fin de la courte trêve. Les retrouvailles des camarades de combat, au repos derrière les lignes, furent plus gaies. L’alcool aidant, beaucoup y allaient de leurs anecdotes. Il s’agissait le plus souvent des femmes, mais aussi des repas merveilleux tout au long de la nuit. Je me tins à l’écart. Qui aurais-je fait rêver avec ma petite rivière, le bruit de son courant et la forme des nuages ? D’autres que moi se faisaient discrets. Ils laissaient derrière eux parfois femmes et enfants. Et si paradoxalement, en retrouvant certains de mes compagnons de misère, j’éprouvais une joie bizarre comme une mélancolie triste, ceux-là touchaient vraiment au profond désespoir.

Me voilà à nouveau dans une de ces tranchées qui étaient devenues notre petit territoire. Je me mets machinalement à rechercher une cavité à agrandir dans le talus. Je relis lentement les quelques lignes tracées au cours de la permission. Mais je referme bien vite le carnet de moleskine. Il serait sans doute très dangereux de vouloir prolonger les quelques jours au pays. Mon pays est désormais ici au cœur des combats, avec mes compagnons d’armes. Et je me surprends à écrire l’inimaginable : jusqu’à la prochaine attaque sans doute je me sens presque bien. Le bruit du canon me berce. Le parapet de la tranchée me protège. Je me sens chez moi…

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 12:10

Le biais de confirmation (La démocratie des crédules – G. Bronner).

La multiplication des informations, leur accessibilité sur Internet, peut être une bonne chose. Mais dans le cas de croyances erronées elle peut renforcer le poids de ces croyances. En toute bonne foi, le « croyant » va aller chercher des informations sur Internet relatives à cette croyance, persuadé de faire preuve d’objectivité. Malheureusement, les sites qui apparaîtront sur Internet iront majoritairement dans le sens de la croyance. Si l’on recherche des informations sur les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, par exemple, on trouvera en premier et en plus grande quantité les théories qui remettent en cause la version officielle. La fréquence de ces théories (dites du complot) est alors interprétée comme une probabilité plus élevée de véracité. Alors qu’en réalité elle ne fait que vérifier l’attirance déjà décrite pour les explications les plus simples et les plus séduisantes pour l’imaginaire.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 11:25

Vous trouverez cette semaine (26ème /2013)

 

Catégorie histoire locale :

-          Trente glorieuses : la disparition de la justice de paix…

-          Gorron : évolution des métiers (1962/1975)…(16)

-          Vie économique : la famille Gayet…

-     Biographie : Jean-Jacques Garnier (10)…

 

Catégorie échanges :

-          Correspondance : Paris Gorron, avril 1942) - 2…

-          Souvenirs : l’ancien Collège d’Ernée (14)…

 

Catégorie fictions :

-          Saga Gorronnaise : la permission…

 

Catégorie associations :

-          Echiquier Gorronnais : bilan de la saison…

 

Point de vue :

-          De Jean-Jacques Garnier à Ernest Renan : première scolarité…

 

( ! ) Un problème technique empêche l’ouverture de la catégorie « fiction ». Vous pouvez y accéder en cliquant directement sur les articles.

 

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI…

 1908-copie-2.jpg

La rue du Maine…

 cadastre-rue-maine.jpg

Sur l’extrait du cadastre de 1832, cette rue n’apparaît pas dans le triangle limité par la rivière à gauche, la rue Jean Jacques Garnier (rue des Palmes) en haut et la rue du Pré (rue de Mayenne) à droite.

 img988.jpg

Dans le même triangle, sur le plan actuel de Gorron, nous voyons la rue du Maine en jaune qui vient couper la rivière. Elle a été ouverte entre 1851 et 1866. Sur les listes de recensement elle pouvait être nommée rue du Maine ou rue de Brecé voire rue de la gare sur les cartes postales…

img989---Copie.jpg

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 11:23

La justice de paix disparaît en 1945…

 

Les justices de paix étaient des institutions juridiques de proximité, mises en place en 1790.

Il y en avait alors une par canton.

Les Juges de paix assuraient une justice proche des citoyens, rapide, gratuite. Leurs missions étaient de régler des litiges de la vie quotidienne (affaires personnelles, immobilières, petits conflits et faits relevant de contraventions de simple police).

La fonction ne nécessitait aucune qualification particulière en droit. Les juges de paix étaient élus ou nommés parmi les personnalités dotées d’une autorité morale  et d’une bonne situation sociale.

Le premier juge de paix gorronnais est Jean-François Le Marchant (originaire de Colombiers du Plessis). Il est élu en février 1791. Il restera juge de paix jusqu’en 1806.

Les listes de recensement de la population gorronnaise nous permettent  de connaître ses successeurs à partir de 1846, grâce aux listes de recensement de la population.

1846, 1851 : Constant Boullard, quartier de la Mairie.

 

1856, 1861 : Jacques Forton (originaire de Gorron), rue de l’Eglise.

 

1866 : Félix Turpault.

 

1872, 1876, 1881, 1886, 1891, 1896 : Eugène Faverie, Grande Rue.

 

1901,1906, 1921 : Paulin Valette (originaire de Gorron), boulevard Faverie (on a donné le nom de l’ancien juge de paix à la rue de l’Eglise).

 

1936 : René Petit (originaire de Saumur), rue de Bretagne.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 11:21

L’évolution des métiers de 1962 à 1975.

 

Les éléments en rouge correspondent aux pages du recensement dépouillées pendant la semaine. Le nombre total indiqué correspond au recensement de 1962.

 

Agriculture / élevage : 180.

Agent technique d’élevage, jardinier, maréchal expert, contrôleurs laitiers (3), vétérinaires (5), pisciculteur, grainetier, ouvrier horticole, ouvriers(ères) pépiniéristes (9), cultivateurs(rices) (20), marchand de bestiaux, motoriste agricole, paysagiste, pépiniéristes (7), inséminateurs (2),  mécaniciens agricoles (4), exploitants agricoles (50), agent du contrôle laitier, ouvrier agricole, négociant en aliments du bétail, employés de ferme (2), porcher, horticulteur, apprenti horticulteur, fleuriste, éleveur, négociants en bestiaux (3), aides de culture (2), paysagiste, commerçant graines engrais, ouvriers mécaniciens agricoles (2), herbager, apprenti mécanicien agricole, employé paysagiste, journalier agricole, commerçant en veaux

 

Usines : 178.

Ouvrières soudeuses (9), ouvrier(ères) d’usine (106), ouvrière mouleuse, manutentionnaire, piqueuses (6), mécanicienne manutentionnaire, soudeuse, contremaître métallurgiste, coupeur en chaussures, tourneur, stratifieurs(es) (2), piqueuse en chaussures, tourneur sur métaux, tourneur ajusteur, ouvrier en métallurgie, ouvrière piqueuse, chef d’atelier, ouvriers tôliers (2), ouvrière en chaussures, ajusteur, ouvrier fraiseur, directeur d’usine (chaussures), chaudronnier, conducteur de presse.

 

Travail du bois / ameublement : 67.

Ouvriers menuisiers (23), apprenti tapissier, ouvriers ébénistes (3), scieur de bois, apprentis menuisiers (3), menuisiers ébénistes (3), tapissiers/décorateurs (3) ébénistes (3), menuisiers (4), manœuvre menuisier, vernisseur, tapissiers (2), gérants de société (Monnier) (2), ouvriers tapissiers (3) représentant meubles, décorateurs(ices) (2), ouvrier de scierie, ouvriers ponceurs (2), ouvrier vernisseur, vendeuse meubles, négociant en meubles, employé de scierie

 

Employés maison : 66

Employées de maison (16), femmes de ménage (16), aide ménagère.

 

Nourriture / restauration : 49.

Débitants(es) de boisson (7), commerçantes alimentation (3), bouchers(ères) (7), employée de boucherie, charcutier, ouvriers charcutiers (3), boulangers(ères) (7), ouvriers boulangers (2), ouvrier boucher, restauratrices (2), employés de restaurant (2), cuisiniers (3), chefs cuisiniers (2), gérante alimentation, serveuse, hôteliers(ères) (2), boucher charcutier, boucher marchand de bestiaux, employée de bar, charcutiers(ères) (2), gérants(es) Economique (2), vendeur alimentation négociant bière et charbon, hôtel restaurant, plongeuse.

 

Administration /  comptabilité / bureaux : 40.

Inspecteur d’assurances, employés de banque (6), comptables (4), employés de bureau (20), secrétaires (10), agents d’assurances (2), clercs de notaire (3), secrétaire/vendeuse, directeur de banque, employés d’assurances (3), employé d’assurances, gérant Crédit Mutuel, agent bureau, secrétaire d’atelier, secrétaire de mairie, sténos dactylos (3), secrétaire dactylo, aides comptables (2), agent du recouvrement du Trésor, agent du Trésor, secrétaire comptable, notaires (2), agent d’administration principal des P.T.T., secrétaire aide comptable, aide comptable vendeuse, employés(es) des P.T.T. (3)., agent technique eaux et forêts, agent d’exploitation P.T.T., dactylo caissière, receveur local des impôts, préposés aux P.T.T. (2), aides comptables (2), employées aux écritures (5), adjointes de direction (2), agent TVA, commis en comptabilité, directeur de banque, agent d’assurances immobilier, receveur des P.T.T.

 

Bâtiment : 40.

Plâtriers (2), ouvrier chauffagiste, artisan maçon, ouvriers peintres (2), monteurs en préfabriqué (4), menuisier, ouvriers charpentiers (7), plombiers chauffagistes (4), plombier, ouvriers maçons (11), couvreur/ zingueur, charpentiers/couvreurs (3), peintres en bâtiment (5), menuisier artisan, entrepreneurs de maçonnerie (3), charpentiers (2), carreleur, entrepreneur, ouvriers électriciens (3), peintre décorateur, ouvriers plombiers (4), chef de chantier, chefs d’équipe (2), plombier électricien, maçon, peintre.

 

Mécanique / automobiles / chauffeurs : 40.

Transporteur moniteur auto-école, ouvrier mécanicien auto, conducteurs d’engins (5), dessinateur construction mécanique, chauffeurs de taxi (2), chauffeurs livreurs (10), électromécanicien, chauffeurs (6), mécaniciens cycles (2), ouvrier mécanicien cycle, mécaniciens (4), chauffeurs (6), ouvriers mécaniciens (8), chauffeurs routiers (3), transporteurs (2), chauffeur de car, garagistes (3), tôlier réparateur, transport et travaux publics, pompistes (2).

 

Habillement : 38.

Commerçants mercerie bonneterie (3), commerçantes de chaussures (4), cordonniers (2), commerce teinturerie laine, ouvrier teinturier, commerçante de laine, commerçant chapellerie, commerçants en bonneterie (2), vendeurs en confection (2), commerçants(tes) en confection (4), vendeurs nouveautés, mécaniciennes en confection (2), corsetière, couturières (6), piqueuse en confection, repasseuse, monitrice habillement, représentant en chaussures.

 

Artisanat divers (36).

Coiffeurs(euses) (9), photographes (2), sellier/litier, quincailliers/plombiers (2), horloger,  typo-offsetiste, typographes (3), tonnelier, plombier, négociant fuel/charbon, négociant bière/vin, bourrelier, artisan forgeron, installateur électroménager, compositeur typographe, électriciens (2), assistante photographe, peintre décorateur, imprimeur typo et ofset, magasin de papeterie

 

Commerçants divers (22).

Employé(es) de commerce (9), gérante de bijouterie, apprentie vendeuse, commerçants (3), commerçant en tapis, quincaillier, représentants de commerce (3), vendeurs(euses) (5), dépôt de presse/tabac, gérante de magasin, vendeuse comptable, droguiste, commerçantes droguerie (2), représentant, délégué commercial, agent commercial, employé de magasin, radio électricien.

 

Enseignement : 19.

Instituteurs(rices) (24), éducatrices (2), maîtresse de maison (familiale), directeurs(rices) de CEG (2), étudiant(es) (3), professeurs (9), femmes de service (2), employée communale, institutrice remplaçante, enseignante, aide maternelle, religieuse éducatrice.

 

Santé : 19

Pharmacien d’officine, docteur en médecine, infirmières (2), préparateurs(ices) en pharmacie (3), aides soignantes (3), chirurgien dentiste, agents hospitaliers (2), religieuses infirmières (2), infirmières (3), pharmacien, ambulancière.

 

Divers : 16.

Magasiniers (8), manœuvres (6), manutentionnaires (7), artiste peintre, concierge, frigoriste, agent technique, , PDG, gérant d’entreprise, chef d’entreprise, directeur de succursale, gérant de société, ouvrier, agents de travaux (2), câbleurs(ses) (5), monteur en chalet, confectionneurs(ses) (4), agent de direction,  employée de laboratoire, S M électricien, prêtres catholiques, présentatrice, électricien frigoriste, chef de service achat, aides familiales (2), technicien en matière plastique, testeur, ouvrier frigoriste, chef outilleur, micro-électricien, ouvrier manœuvre, retoucheuse, monitrice, ouvrière câbleuse, chefs de service (2), adjointe de direction, agent de maîtrise, technicien, fontainier, employés communaux (2), gardienne d’enfants, industriels forains

 

Voirie : 13.

Cantonniers communaux (2), assistant technique Ponts et Chaussées, conducteur TPE, cantonniers (2), agents des TPE (2)

 

Police /  justice : 8.

Huissier de justice, garde-champêtre, gendarmes (6).

 

Evolution

 

Nouveaux métiers / nouvelles appellations :

 

Ambulancière.

 

Le 10 juillet 1970 une loi structure cette profession avec, en 1973, la mise en place de l'Agrément des entreprises de transports sanitaires et du Certificat de Capacité d'Ambulancier.

 

Monitrice en confection.

 

Employées dans les industries de l'habillement, les monitrices montrent les procédures aux mécaniciennes qui assurent le travail de base : le montage du vêtement.

 

Pompiste.

 

La distribution du carburant pour les véhicules automobiles peut être distincte de l’activité de garagiste, compte-tenu du développement de ce secteur.

 

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 11:16

La famille Gayet (pâtisserie et mécanique)…

 img849.jpg

René Gayet

 

« Samedi dernier ont eu lieu, en l’église de Gorron, les obsèques de M. René Gayet, décédé à l’âge de 85 ans. (…)

Excellent pâtissier, il avait, de plus, le sens inné de la mécanique. C’est lui qui, le premier, à Gorron, lança le sport de la bicyclette. En ces temps héroïques, il fit, avec des amis, le voyage de Saint-Malo, aller et retour, dans la journée. Il fut ensuite le premier dans le pays à employer d’abord le tricycle à pétrole puis l’auto et les vieux du volant se souviennent avoir été  tirés souvent par lui d’une ennuyeuse panne. (…) »

 

Cet extrait d’un article nécrologique qui paraît en 1936, résume les deux passions du fondateur  René Gayet : la pâtisserie et la mécanique.

 img848.jpg

Joséphine Levillain.

 

Nous avons suivi, la semaine dernière, l’histoire de la pâtisserie tenue par la famille Gayet pendant plus d’un demi-siècle.

 

René Gayet et sa femme Joséphine Levillain ont eu huit garçons : René, Henri, Auguste, Emile, Adolphe, André, Joseph et Georges. Trois d’entre eux deviendront pâtissiers (Emile, André et Georges qui reprendra la pâtisserie rue de la Montée).

 img851.jpg

Sur la photo, Adolphe est décédé.

 

Joseph, deviendra patron garagiste. Après avoir été patron mécanicien, rue de la Houssaye, il tient le garage rue de Bretagne en 1936.

 

Joseph et Georges sont jumeaux. En 1921, alors que leur père est recensé, sans profession rue de la Houssaye, ils sont tous les deux patrons mécaniciens. Le garage, rue de Bretagne, a donc apparemment été tenu par Georges en 1921 qui redeviendra patron pâtissier en 1936.

 

Pâtisserie et mécanique sont donc bien les deux passions de la famille de René Gayet.

 Gorron_5_bis-copie-1.jpg

Le garage

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 11:13

Les premiers enseignements…

 

Des maîtres religieux…

 

Il n’y a que peu d’informations sur l’état de l’enseignement pour les garçons à Gorron avant la Révolution. Nous savons cependant que des écoles existaient dans la ville, au moins depuis le 15ème siècle. Il est en effet fait état d’un don au « Recteur des écoles », Me Fabien Fiault, bourgeois de Gorron. Le même Fabien Fiault est prêtre en 1510.  Dans les années précédant la Révolution, Il est aussi signalé que l’enseignement des garçons était assuré par des congrégationistes, sans précisions sur l’époque, ni sur la nature de la congrégation. Les enseignants étaient donc, le plus souvent, des religieux.

 

Des maîtres laïques…

 

A la veille de la Révolution, des maîtres d’école laïques enseignent pour les garçons (notamment, Siméon et René Brodin). Ces enseignants sont rémunérés grâce à des dons et des contributions scolaires payées par les parents des élèves. Bien que non religieux, ils sont très souvent dépendant de l’Eglise. Par exemple, le maître d’école enseignant sur le domaine de la Renardière, le fait dans une maison léguée par un prêtre (Julien Brault).

 

L’influence de l’Eglise reste fondamentale dans l’enseignement des garçons à Gorron…

 

Dans les années 1740, au cours desquelles Jean-Jacques Garnier a reçu un enseignement de base, cet enseignement a pu être dispensé par des religieux, des laïques, dans une école ou sous forme de préceptorat. Nous n’avons pas d’informations plus précises à ce niveau.

 Trajet-ecole.jpg

Nous pouvons cependant imaginer le jeune garçon se rendant du hameau de la Grange au domaine de la Renardière en descendant par la Pierre Pichard et en traversant la Colmont au lieu dit le Pontceau (Pont sur l’eau) correspondant à l’extrémité du plan d’eau actuel (le Pont neuf).

 

Les études de Jean-Jacques Garnier se poursuivront au collège de Mayenne…

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 11:11

Correspondance pendant la Seconde Guerre mondiale…

 

Renée écrit à son once et sa tante principalement pour remercier et commander l’envoi de denrées alimentaires. Cette fois, il est question sans doute d’argent. Elle reste allusive tout comme lorsqu’elle évoque la TSF. On devait être prudent à cette époque…

 img936.jpg

« Paris, le 28 Avril 1942 »

 

« Bien reçu votre lettre vendredi. J’avoue que j’ai bien été surprise en l’ouvrant au premier abord je ne comprenais as ce que cela voulait dire. Enfin c’est bien la première fois de ma vie que je suis aussi riche. Je m’en vais la placer merci bien pour vous en avoir occupé »

 

« Mes patrons ont bien reçu les deux colis annoncés par chemin de fer charcuterie et pommes de terre. »

 

« Aujourd’hui lundi  j’ai fait la lessive avec la machine à laver on a tout de même moins de mal. »

 

Les débuts de l’électroménager dans la capitale devaient faire des envieux dans la campagne mayennaise.

 

« Bonjour d’Alfred[1] c’est une blague qui vient de la TSF On avait des alertes chaque fois. Maintenant vous aurez compris. »

 

René fait vraisemblablement allusion à Radio Londres qui, bien que brouillée, était écoutée en France. Elle donnait notamment des informations sur l’avancée des combats des Alliés contre les Nazis.



[1] L’expression vient d’une bande dessinée : « il se trouve que, lorsque Zig et Puce réussissaient à se débarrasser d'un adversaire ou à lui donner une leçon, ils ponctuaient généralement la victoire par un "t'as le bonjour d'Alfred !".
C'est donc grâce à l'engouement de l'époque pour ces histoires illustrées et leurs personnages, que l'expression s'est rapidement répandue dans le langage courant. »

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 11:08

L’ancien collège d’Ernée…

 

Les salles d’étude (1)

 33DB08AD.jpg

            C’est à cet endroit, aussi que se trouvait l’entrée d’une des principales études. Une carte postale ancienne récupérée sur Internet, de l’école primaire supérieure, montre que peu de choses avaient changé dans les années cinquante. Je me souviens de certaines tables noires, patinées, gravées, et des casiers longeant les murs qui devaient « être d’époque ». L’agencement des rangées, le nombre d’élèves n’étaient sans doute pas le même mais ceux de 1894 et ceux de 1958 devaient certainement avoir en commun ce sentiment ambivalent : multitude et isolement ; amusement et profond ennui…[1]

 

Pour les élèves internes, l’étude occupait les moments les plus délicats. Le matin, au réveil quand on regrette les grasses matinées familiales. Le soir quand vos proches vous manquent… Et puis le travail, le silence, la menace des sanctions…

 

Heureusement les esprits sont imaginatifs. Chacun a sans doute une série d’anecdotes, de situations déclenchant les rires, de chahut mémorables… Pour ma part, je n’en retiendrai qu’une seule. Le Surveillant Général, qui avait pris ses fonctions au début des années 1960, était un instituteur chargé de remettre un peu d’ordre dans un établissement qui en avait bien besoin. Sa structure particulière (du classique au technique) servait souvent de recours aux élèves renvoyés d’établissement plus traditionnels (notamment du département limitrophe de l’Ille et Vilaine).

 

                                                           La suite la semaine prochaine…



[1] L’illustration des élèves en étude provient du bulletin « Ernée Informations » consacré à «100 ans de vie associative ».

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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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