Note de lecture par JC…
« Yellow birds » (Kévin Power).
D’abord le positif. Dépaysement total. La guerre en Irak racontée par un jeune Américain. Le lecteur y est vraiment et peut s’identifier au personnage principal qui raconte. La qualité de l’écriture est incontestable. Avec un mélange de réalisme, d’étude psychologique, et de poésie, remarquable. Le récit n’est pas chronologique, ce serait trop banal. Mais cette construction en chapitres, avec des retours en arrière, de 2004 à 2009 ne nuit pas à la compréhension. Au contraire, elle permet d’entretenir la tension jusqu’au dénouement final.
Et là, je retrouve (en tant que lecteur moyen) ce qui parfois m’irrite. Il faut sans doute accepter de ne pas tout comprendre. Il est certainement très utile de solliciter l’imagination du lecteur. Mais quand on s’ingénie à brouiller les pistes, obligeant ce dernier à revenir en arrière, le charme peut être rompu. Et la construction complexe, très prisée actuellement, peut paraître artificielle. Et gâcher un plaisir au demeurant incontestable…